30 octobre 2009

Les secrets de la Cour de Sarkofrance

L'Express se lâche, ce jeudi. La une est sans équivoque: "Les secrets de la Cour", photos de Nicolas et Jean Sarkozy à l'appui. L'affaire du népotisme présidentiel à l'EPAD a laissé des traces. La veille, sur France Inter, le conseiller spécial Henri Guaino, avait reconnu l'évidence: quel pouvoir ne suscite pas de phénomène de cour ? Il y a 15 jours déjà, le très conservateur Times de Londres écrivait: " Le président de la Ve République est victime du ­phénomène de cour, un sentiment d'omnipotence qui vient de l'isolement du poste de dirigeant le plus puissant du monde démocratique."

Dans une cour, le monarque est seul, personne n'ose le critiquer, il préfère les conseils de son épouse à ceux de ses conseillers. Il protège ses proche et place sa famille, aux détriments de l'intérêt national.

Toute ressemblance avec des personnages réels n'est pas fortuite.

Extraits.

"Personne ne bronche. Depuis que la controverse a éclaté, douze jours plus tôt, chacun est tétanisé et tout le monde se tait."

"un ami du chef de l'Etat dresse le bilan: "Je pensais que le côté informel de ce président si atypique empêcherait ces phénomènes de cour. Il n'en est rien. Et il est devenu le roi.""

L' "affaire Jean" restera comme un cas d'école. "Il y a deux sujets qu'on s'interdit d'évoquer avec lui: la famille et les Hauts-de-Seine, relève un proche du chef de l'Etat. Alors, là, vous imaginez!"

"Qui dit silence au château dit mutisme au gouvernement. Beaucoup de ministres ­jugeaient pourtant l'attitude du fils et du père "indéfendables". Mais aucun n'a osé déplaire."

"Les ministres ne sont que des marionnettes", pointe le
député (UMP) de l'Aube, François Baroin."

"Ils se rêvent tous en saint Jean et se demandent en permanence : "Suis-je le ministre le plus aimé du Seigneur ?'' ", confie un conseiller élyséen"

"Nicolas Sarkozy n'accepte pas la critique sur quelques moments héroïques, ceux qu'il considère comme des faits d'armes établis de son épopée, par exemple la Géorgie", nuance un autre. "Je choisis les sujets en fonction de son humeur", complète un troisième."

Au sein de la majorité, une question fait florès: Nicolas Sarkozy est-il trop sous l'emprise de Carla Bruni? "Est-ce à cause de son épouse? Toujours est-il qu'il n'aime plus ses électeurs", regrette un dirigeant du parti majoritaire. "C'est vrai qu'elle lui a fait découvrir que l'on s'amuse plus avec un intellectuel de gauche qu'avec un élu UMP!", sourit un ami du président.
Au final, on tire tout de même deux enseignements de cet intéressant dossier :
1. Sarkozy a été atteint par l'affaire du Prince Jean.
2. Il est isolé dans sa bulle et ne fait confiance qu'à lui-même.

A bon entendeur...

2 commentaires:

  1. Relire le conte d'Andersen: "Les habits neufs de l'Empereur" !
    Edifiant n'est ce pas ?

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  2. ceci est un point de vue d'un citoyen algérien qui suit comme beaucoup d'autres Algériens, de très prés ce qui se passe de politique en France,je pense que M.Sarkosy veut faire du bien à la France, mais à sa façon, M.Sarkosy a trop souffert de s'être trop effacé devant Baladure et compagnie quand il était à leur service, effacement qu'il avait alors délibérément choisis par stratégie pour arriver à ses fins.Après cela il s'était aventuré, et avec quel absence de bon sens, à se choisir comme héros Georges Busch, un homme qui a failli basculer le monde dans les ténèbres. Finalement je crois que Sarkosy a des comptes à régler avec ses semblables, c'est une revenche qu'il se serait juré de prendre de tout le monde ou presque.

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