9 novembre 2009

Collectivités locales : la fin de la parité politique locale ?

Quelques blogueuses vigilantes ont dévoilé un autre effet pervers de la prochaine réforme des collectivités locales : la présence d'éluEs sera grandement affectée et diminuée par la fusion des mandats de conseillers généraux et généraux prévu par le projet de Nicolas Sarkozy.

Alors que Xavier Darcos, le ministre du travail, annonçait son projet de mettre en place un dispositif de pénalités financières à l'encontre des entreprises ne respectant pas la parité homme/femme dans leur gouvernance, cette nouvelle fait tâche.

Le 3 novembre dernier, plusieurs femmes politiques, présidentes des délégations aux droits des femmes du Sénat, de l'Assemblée Nationale et et du Conseil Economique et Social, publiaient un communiqué de presse dénonçant ce funeste projet. En cause, le mode de scrutin retenu par Nicolas Sarkozy : il serait uninominal à un tour pour 80% des 3000 futurs mandats territoriaux. En d'autres termes, la liste parvenue en tête emporte le poste en un seul scrutin. Les 20% de postes restants seraient pourvus à la proportionnelle, sur la base de listes départementales.

En 2004, le mode de scrutin des élections régionales était proportionnel, sur la base de listes soumises à l'obligation de parité, ce qui a permis l'élection de 47,6% de femmes. Pour les élections cantonales, le scrutin uninominal à un tour, sans obligation de parité lors de la constitution des listes n'avait permis l'élection

Le projet gouvernemental, adopté en conseil des ministres le 21 octobre dernier sur la base de recommandation d'un comité composé de onze hommes et une femme (on ne se refait pas !), ne prévoit une obligation de parité dans la composition des listes que pour les 20% de mandats restant à pourvoir sur une base proportionnelle...

Une rapide extrapolation, sur la base du taux de présence des femmes dans les mandats actuels (12% dans les conseils généraux, 47% dans les conseils régionaux) donne un résultat effrayant pour la parité dans nos futures instances politiques locales : 19%...

Sur 39 ministres et secrétaires d'Etat du gouvernement Fillon, on compte 13 femmes, soit 34%.
Sur les 50 proches et conseillers du Président de la République, on compte six femmes, soit 12%.

En 2006 à Périgueux, Nicolas Sarkozy n'avait pas assez d'éloquence pour louer la parité politique. Rappelez-vous :

"Depuis qu’en 1944, le général de Gaulle a fait entrer les femmes de plain-pied dans la République en leur donnant le droit de vote, les progrès ont été bien insuffisants. (…) Malgré la loi sur la parité, malgré la loi sur l’égalité professionnelle, les femmes ne sont pas encore des citoyennes à part entière dans notre République. Je veux un État exemplaire en matière d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et on est encore bien loin du compte. Je veux que dans les conseils d’administration des entreprises publiques il y ait au moins 50% de femmes. Je veux que le principe de la parité tel qu’il s’applique à la politique s’applique aussi aux représentants du personnel dans les entreprises."




Lire aussi :

4 commentaires:

  1. Nicolas Sarkozy raconte qu’il était à Berlin le 9 novembre 1989 avec Alain Juppé.

    Nicolas Sarkozy ment comme un arracheur de dents.

    Lisez cet article :

    Mur de Berlin : le 9 novembre 1989... ou presque d'Alain Juppé.

    Alain Juppé a modifié lundi sur son blog le récit de "son" 9 novembre 1989 à Berlin, reconnaissant qu'il n'était en fait peut-être pas dans la grande ville allemande au tout début de la chute du mur, mais "quelques jours plus tard".

    Joint par l'AFP, le maire de Bordeaux a indiqué qu'il ne se souvenait plus précisément de la date.
    "Je ne sais pas si c'était le 9, le 10 ou le 11", a-t-il dit, précisant ne pas avoir gardé ses archives du RPR.
    Interrogé sur sa présence à Colombey-les-deux-Eglises le 9 novembre 1989, jour anniversaire de la mort du général de Gaulle, il a répondu: "il très possible que nous y étions le soir du 9. Je me souviens qu'il faisait un froid de gueux. On a passé la soirée et on est rentrés le lendemain".
    Cette mise au point survient alors que le récit par Nicolas Sarkozy de sa soirée du 9 novembre 1989 à Berlin avec M. Juppé est contesté dans ses détails et dans son calendrier.

    Dans une première version, l'ancien Premier ministre corroborait la version présidentielle, relatant s'être trouvé "le 9 au soir" à Berlin.
    Dans la nouvelle version, il précise entre parenthèses que cela pouvait être "quelques jours plus tard".
    Son récit devient ainsi: "Le 9 au soir (ou quelques jours plus tard, ma mémoire est imprécise sur la date exacte) il gelait à pierre fendre. Nous avons franchi le mur à Check Point Charlie....".

    Le maire de Bordeaux maintient le récit de cette soirée historique tel quel et notamment la présence à ses côtés sa "petite équipe du RPR, dont Nicolas Sarkozy".
    M. Juppé était alors secrétaire général du parti chiraquien et M. Sarkozy secrétaire général adjoint.
    Dans son livre "La tentation de Venise" paru en 1993, M. Juppé relate tous ces épisodes avec précision mais en les datant du 16 novembre. Rien n'est mentionné entre le 2 et le 16, dans cet ouvrage en forme de journal de bord.

    Interrogé sur ce qui est évoqué dans ce livre, le service de presse d'Alain Juppé a répondu lundi à l'AFP: "à l'époque ses idées étaient peut-être plus claires". "Moi je sais pas", a dit l'intéressé, interrogé lors d'un appel téléphonique qui a suivi immédiatement.
    Une dépêche AFP datée du 17 novembre 1989 fait état d'une déclaration de M. Juppé au retour d'"une visite express à Berlin", où le responsable du RPR qualifiait la chute du mur d'"événement historique" dont il ne "faut pas avoir peur".

    http://www.lexpress.fr/actualites/1/mur-de-berlin-le-9-novembre-1989-ou-presque-d-alain-juppe_827151.html

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  2. Sur sa page Facebook, Nicolas Sarkozy raconte qu’il s’est rendu à Berlin le 9 novembre 1989 avec Alain Juppé.

    C’est un mensonge.

    Samedi 18 novembre 1989, le journal Le Figaro écrivait qu’Alain Juppé s’était rendu à Berlin dans la nuit de jeudi 16 novembre à vendredi 17 novembre 1989 ! ! !

    « Alain Juppé, qui s’est rendu à Berlin dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé hier la création d’une association … »

    http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/juppe_fig_1989.pdf

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  3. Plusieurs témoignages et anciens articles de presse font planer un doute sur la date de la visite à Berlin de Nicolas Sarkozy, qui a écrit dimanche sur Facebook avoir assisté dès le 9 novembre 1989 à la chute du Mur.

    Le chef de l'Etat a décrit sur sa page du réseau social sa version de cette journée particulière dans l'Histoire.

    "Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l'Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé pour participer à l'événement qui se profile", peut-on y lire.

    Or, le même jour, la présence d'Alain Juppé aux cérémonies du 19ème anniversaire de la mort du général De Gaulle, à Colombey-les-Deux-Eglises, est attestée par un article du Figaro du 10 novembre 1989, reproduit sur le site internet du journal (www.lefigaro.fr).

    Joint par Reuters, l'Elysée a maintenu la version relatée par Nicolas Sarkozy, précisant sa journée du 9 novembre 1989.

    "Dans l'après-midi, ils avaient rencontré le maire de Berlin. Ils ont dormi deux heures dans un hôtel de Berlin dans la nuit du 9 au 10", a dit la présidence de la République.

    http://www.lexpress.fr/actualites/2/cor-nicolas-sarkozy-etait-il-a-berlin-le-9-novembre-1989_827320.html

    Comme d’habitude, Nicolas Sarkozy ment.

    Comme d’habitude, Nicolas Sarkozy s’enferme dans ses mensonges.

    Samedi 18 novembre 1989, le journal Le Figaro écrivait qu’Alain Juppé s’était rendu à Berlin dans la nuit de jeudi 16 novembre à vendredi 17 novembre 1989 !

    « Alain Juppé, qui s’est rendu à Berlin dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé hier la création d’une association … »

    http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/juppe_fig_1989.pdf

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  4. Le premier ministre François Fillon raconte qu'il était à Berlin du 7 novembre au 10 novembre 1989. Il prétend même qu'il a vu Nicolas Sarkozy à Berlin le 9 novembre 1989.

    Pour expliquer son séjour à Berlin du 7 novembre au 10 novembre, François Fillon raconte ceci : « J'étais à Berlin depuis le 7 novembre, je participais à un colloque organisé à la fois par l'Allemagne de l'ouest et l'Allemagne de l'est sur les relations est-ouest ».

    http://www.liberation.fr/politiques/0101602068-chute-du-mur-la-bande-a-sarko-se-prend-les-pieds-dans-le-tapis

    François Fillon ment : les archives de l'Assemblée Nationale montrent que François Fillon était le 8 novembre 1989 à Paris, à l'Assemblée Nationale.

    Lisez le haut de la page 14 :

    http://archives.assemblee-nationale.fr/9/cri/1989-1990-ordinaire1/066.pdf

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