7 février 2010

Nicolas Sarkozy, futur accusé du Karachigate ?

L'affaire du Karachigate a discrètement rebondi la semaine dernière. Six familles de victimes avaient déposé une nouvelle plainte, pour corruption et entrave à la justice, cette fois-ci. Maître Morice, leur avocat a annoncé, que le parquet avait ordonné une enquête préliminaire.

Bref rappel des faits : en mai 2002, un attentat coûtait la vie à 14 personnes à Karachi (Pakistan) dont onze ingénieurs français. Il y a un an, les juges chargés de l'enquête laissaient entendre que cet attentat était une représaille pakistanaise, contre l'arrêt des versements de commissions occultes, dues par le gouvernement français à l'issue de la vente (à perte) au Pakistan de sous-marins nucléaires français. A l'époque, Edouard Balladur était premier ministre, et Nicolas Sarkozy son ministre du budget. Ce dernier avait autorisé le versement des commissions. On soupçonne cette vente d'avoir également donné lieu à des "rétrocommissions" en faveur du camp balladurien pour financer sa campagne présidentielle de 1995. Nicolas Sarkozy était directeur de campagne d'Edouard Balladur.

L'avocat, maître Morice, avait été menacé par l'Elysée de représailles, après une conférence de presse en décembre dernier où, comme le rappelle notre confrère clavésien, il déclara notamment : « La difficulté qu’il y a dans ce dossier, c’est que M. Sarkozy est au cœur de la corruption parce qu’elle a été validée lorsqu’il était au ministère du Budget».


Jean-Claude Marin, le fameux procureur de Paris auteur de l'appel contre la relaxe de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream il y a dix jours, a été donc saisi d'une plainte.

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1 commentaire:

  1. Karachi encore un cauchemar qui révèle la corruption de l'état francais. La justice a-t-elle déjà traité correctement une affaire d'état?

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