8 mars 2010

Fonction publique: la logique comptable de Sarkozy

Mardi dernier, Nicolas Sarkozy répétait, répétait, répétait les mêmes arguments...

2 commentaires:

  1. Le problème de Sarkozy est que désormais, il peut affirmer n'importe quoi, son crédit est fini à force de mensonges de vendeur d'aspirateur.
    Qu'il se taise, ce sera mieux !

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  2. Voilà ce qui s'appelle mentir par omission. Sarkozy a menti deux fois par omission : en disant que le nombre d'élèves a diminué de 4 % jusqu'en 1998, et le nombre de professeurs augmenté de 16 % dans le même temps. C'est juste. En effet. Mais ce qu'il a oublié de dire c'est qu'il supprime maintenant des professeurs quand le nombre d'élèves augmente de nouveau pour se stabiliser aux alentours de 14 millions tous niveaux confondus. C'est la première omission. La deuxième qui là est un vrai mensonge, c'est d'oublier de signaler que si le nombre d'élèves, de collégiens et de lycéens a diminué, pour ensuite revenir au même nombre, depuis 1981 les jeunes poursuivent leurs études bien plus longtemps. Il n'y avait que 25 % de jeunes qui passaient le BAC en 1981, ils sont maintenant 75 % d'une classe d'âge... Donc beaucoup plus de lycéens (3 fois plus) en lycée et beaucoup plus d'étudiants en supérieur. Ce qui implique que le ratio élèves de primaire / élèves de lycée penche maintenant en faveur des élèves de lycée. Or s'il faut un seul enseignant pour assurer les cours en école primaire pour une classe, il faut entre 1,4 et 1,8 enseignants pour une classe de lycée (les lycéens ayant entre 25 et plus de 32 heures de cours par semaine en fonction des options choisies). Donc pour s'occuper du même nombre d'élèves et de lycéens (Sarkozy n'utilisant sciemment que le mot "élève" pour limiter dans l'esprit de l'auditeur son propos au primaire et que l'auditeur oublie d'évaluer le reste de la scolarité des jeunes), comme la quantité de lycéens a augmenté (triplé) il faut bien plus d'enseignants qu'autrefois, quand la grande masse des jeunes s'arrêtait bien avant le BAC, au CAP ou au BEP... Voilà l'origine de la hausse de 16 % du nombre des enseignants : l'allongement moyen de la scolarité vers le BAC. Mensonge par omission donc. Mensonge voulu.

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