16 mai 2010

Rigueur, Polanski ou Ben Ali: il n'y a aucun problème en Sarkofrance

Il n'y aura pas de rigueur imposée par l'Europe, nous explique le porte-parole de Sarkofrance. Il n'y a pas non plus de problème pour que la Tunisie se rapproche de l'Europe. Et Polanski conserve tout le soutien de Nicolas S, malgré une nouvelle ténébreuse affaire.

Circulez, il n'y a rien à voir...


Aucun problème de rigueur
Le gouvernement français, et Nicolas Sarkozy, n'ont rien compris, rien appris de la crise de l'euro. A moins qu'ils nous cachent quelque chose. Mercredi dernier, quelques heures avant que Nicolas Sarkozy ne parte en weekend prolongé de l'Ascension, le porte-parole Luc Chatel répondait à quelques questions de journalistes, dans la foulée du Conseil des ministres, comme il en a l'habitude. Un exercice de langue de bois (inévitable ?) où le ministre a esquivé une interrogation cruciale: un journaliste lui demanda si le récent plan de soutien européen à l'euro impliquait une pré-validation des budgets des Etats membres par la Commission de Bruxelles. Bien sûr que non, répondit le ministre, avec trois arguments à la clé. Primo,  «la France défend une coordination des politiques économiques européennes.» Kesako ? Les situations nationales restent éminemment différentes: l'Allemagne engrange des excédents commerciaux à l'export, la Grèce souffre d'un système de collecte fiscale visiblement défaillant, le Royaume Uni a été pénalisé plus que d'autres par l'effondrement des marchés financiers, la bulle immobilière espagnole a ruiné la construction du pays. Secundo, dans le cadre de la crise actuelle, «nous avons besoin de travailler sur l'harmonisation de nos budgets». Comment ? On ne sait pas. Samedi, Angela Merkel semblait répondre à Luc Chatel en mettant la pression. Elle a proposé un plan d'action concertée de lutte contre les déficits européens. Tertio, Luc Chatel, prudent, rappelle la Constitution, et le rôle du Parlement qui a la prérogative du vote du budget. N'y-a-t-il donc eu aucune contrepartie de rigueur budgétaire au plan de soutien ?

Aucun problème en Tunisie
Vendredi, Nicolas Sarkozy et le président Ben Ali se sont parlés. L'évènement n'a rien d'incroyable, mais il mérita un communiqué de presse officiel. Ils ont pu se parler de «questions d'intérêt commun,» de leurs relations «d'amitié privilégiée» et de leur volonté «d'aller de l'avant sur la voie du partenariat entre les deux pays et de hisser la coopération tuniso-française aux plus hauts niveaux». La Françafrique, y compris au Maghreb, a de beaux jours devant elle. En fait, cette intervention médiatique s'inscrit dans une démarche de rapprochement de la Tunisie vers l'Europe. Il y a 6 jours, un groupe de travail s'est constitué au sein de la Commission européenne pour discuter de l'octroi à la Tunisie du « statut avancé ». Un tel statut favorise l'harmonisation des législations commerciales. La situation des droits de l'homme pouvait gêner.... mais pas en Sarkofrance : quelques jours plus tard, le Monarque s'empressait d'encourager son homologue tunisien.


Aucun problème avec la justice
Michèle Alliot Marie a dû enterrer sa réforme de la procédure pénale. De son côté, Gérard Larcher, le président (UMP) du Sénat annonçait déjà que le sujet n'était plus d'actualité. Sarkozy fait toujours délivrer ses reculs par d'autres. La suppression du juge d'instruction, sans contrepartie d'indépendance du parquet, était une cause difficile à défendre. Jeudi, Alliot-Marie a dû confirmer que cette réforme ne serait pas votée avant 2012, évoquant «un certain nombre de difficultés compte tenu de l'encombrement du calendrier parlementaire». La ministre est gênée. Des mois de travail pour rien ?

Autres lieux, autre justice, une nouvelle affaire frappe le cinéaste. Une Anglaise a décidé de porter plainte contre lui pour des abus sexuels quand elle avait 16 ans. Le coup médiatique fut bien monté. Il n'empêche... Nicolas Sarkozy n'a pu s'empêcher de s'enquérir du sort du cinéaste une nouvelle fois accusé auprès de son homologue suisse Doris Leuthard.


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