10 juillet 2010

166ème semaine de Sarkofrance : les 7 jours qui ébranlèrent Sarkozy

Il était satisfait de sa tactique, content de sa concertation. En quelques mois, à force d'annonces officieuses et de démentis officiels, de faux suspenses et de vraies manipulations médiatiques, Nicolas Sarkozy était parvenu à faire présenter sa réforme des retraites sans trop de secousses le 16 juin.

C'était sans compter un majordome et une comptable, des enregistrements de conversations et des enveloppes. En quelques semaines, l'affaire Woerth-Bettencourt, devenu véritable Sarkogate et malaise d'Etat, aggravée par une cascade de révélations sur les petits abus de privilèges de sous-ministres marginaux, est venue bouleverser son agenda. Et cette semaine, la 166ème depuis son élection à la présidence, fut l'une des plus secouées de son mandat.

Jusque là, tout allait bien
Jusque là, Eric Woerth avait brillamment mené la réforme des retraites. Tout au long des quelques mois de «concertation», certaines pistes de réformes avaient allègrement fuité dans la presse. Mais à chacune de ses interventions officielles, Eric Woerth démentait. Les arbitrages du Monarque ne seraient rendus que le 15 juin au soir, la veille de la présentation publique. La scénarisation du processus avait été peaufinée dans les bureaux de l'Elysée. On avait même prévu deux ou trois épouvantails sur lesquels on pouvait très vite revenir : la prise en compte de la pénibilité fut le premier. la réforme proposée était ignoble sur le sujet. Il fallait prouver un handicap indemnisé d'au moins 20% (un bras en moins ? Un dos cassé ? Des poumons amiantés ?) pour prétendre échapper au recul du départ à la retraite. Et tant pis si la maladie professionnelle vous frappait après vos 60 ans. Bref, il était facile, pour le Monarque, de jouer ensuite les grands seigneurs sur le thème «c'est vrai que la pénibilité de la carrière est un sujet légitime». Autre épouvantail, la réduction des pensions des retraitées de la fonction publique avec 3 enfants. Le ministre et son assistant George Tron annoncèrent bien vite que la mesure était reportée au 1er janvier...

Le 16 juin au matin, Eric Woerth n'avait pas lu Mediapart. Le site d'information publiait quelques extraits d'enregistrements pirates de conversations entre Liliane Bettencourt et son gestionnaire de fortune. L'affaire démarrait. Trois semaines plus tard, la voici qui dérive enfin vers son vrai sujet : Nicolas Sarkozy. N'en déplaise à Eric Woerth, des révélations majeures de ces trois dernières semaines ont été confirmées: la fraude fiscale de Liliane Bettencourt, la validité des enregistrements, les 30 millions d'euros de remboursement de bouclier fiscal; le conflit d'intérêt entre ses fonctions de trésorier de l'UMP et de ministre et l'activité de son épouse auprès de Liliane Bettencourt. Eric Woerth lui-même, et dès le début de l'affaire, a annoncé la démission de sa femme.

Monarchie fébrile
Samedi dernier, le Monarque a été pris de court par la démission surprise d'Alain Joyandet, annoncée par ce dernier sur son blog dimanche soir. Il fallait récupérer l'affaire, et, passés quelques moments d'hésitations le soir même (difficiles à gérer pour Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP qui n'avait pas tous les éléments de langage en bouche aussi rapidement), le message était rodé : c'est Sarkozy qui a exigé ce départ, tout comme celui de Christian Blanc. Les réactions furent conformes à cette récupération in extremis : maladroites. D'un côté, les ténors de l'UMP louaient l'honneur de Joyandet, l'homme intègre et blessé par les calomnies, de l'autre on célébrait la réaction présidentielle qui sanctionnait des abus jugés évidents. Alors, Joyandet, coupable ou pas coupable ? De toutes façons, cette affaire ne changea rien au Sarkogate.

Mardi matin, l'Elysée a tremblé. Mediapart publiait un témoignage (et non un ragot) de l'ancienne comptable de Mme Bettencourt, Claire T.. Immédiatement, cette dernière voit son nom jeter en pâture, après que certains zélotes de l'UMP eussent parlé de dénonciations anonymes. Claire T. n'est plus anonyme. Elle a surtout tenu les comptes personnels, carnets de caisse en main, de Mme Bettencourt entre 1995 et décembre 2008. Et Mediapart fait son travail.

Dès mardi matin, l'Elysée calait le discours de riposte : faire plaindre Eric Woerth (il parlera le soir même à TF1), expliquer que le gouvernement n'est pas déstabilisé puisqu'il travaille, et ... attaquer la presse et surtout Mediapart. Les suppôts du président se déchainent sur toutes les ondes: «fasciste», «populiste», «ragots», «cabale», les chiens, et leurs mots, sont lâchés. La calomnie a trouvé son camp, celui du président. La petite comptable, harcelée, paniquée et effrayée, s'enfuit près d'Avignon. La police la cherche, le fait savoir à la presse, et la retrouve pour l'interroger sur place jusqu'à minuit.

La démarche est si massive qu'elle démontre l'état de trouble et de panique dans lequel se trouve la Présidence de la République. Les pires outrances ont été dites contre Mediapart. Pour un peu, on nous aurait fait le procès de l'ultra-gauche version bande de Tarnac comme en novembre 2008 (tiens, d'ailleurs, où en est cette enquête ?). Frédéric Lefebvre, l'ancien lobbyiste de Pic Conseil et actuel porte-parole de l'UMP joue au «Zola du Fouquet's» en écrivant un « J'accuse » dans France Soir, le journal récemment racheté par le fils d'un proche de Vladimir Poutine. Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet, Nadine Morano, Christian Estrosi, tous défilent.  

La monarchie devient fébrile. Mediapart a décidé de porter plainte pour diffamation. Et Eric Woerth, malgré les «calomnies» multiples dont il ferait l'objet, choisit de porter plainte contre X pour dénonciation calomnieuse. Un motif difficilement compréhensible, car il lui faut prouver que la comptable a agi spontanément (ce qui est faux, puisqu'elle a été convoquée par la police et même placée en garde à vue les 18 et 19 juin dernier). Mais porter plainte pour diffamation eut été plus dangereux: l'enquête aurait risqué de s'attarder sur la véracité des accusations..

Pourquoi Nicolas Sarkozy a eu si peur ? En son temps accusé d'avoir reçu une mallette avec 5 millions de francs par l'homme d'affaires Jean-Claude Méry quelques mois avant sa mort, Jacques Chirac, alors président, s'était précipité à la télévision pour juger cette affaire «abracadabrantesque». La formule, inventée dit-on par Dominique de Villepin, fit mouche et calma les journalistes. Nicolas Sarkozy n'a pas ce talent, ni ce courage. Il ne veut pas parler. Il fait dire qu'il souhaite maîtriser son calendrier. Il cherche surtout à maîtriser sa trouille et contenir sa rage. En visite dans un hôpital de banlieue mardi matin, il a joué le dédain et la distance. Tétanisé, hors sol, déconnecté, il cherchait comment reprendre prise sur une actualité qui lui échappe. Le 13 juillet prochain, il pensait tranquillement valider sa réforme des retraites, la veille d'un 14 juillet sans garden party ni interview de journalistes. A-t-on d'ailleurs entendu une quelconque contre-proposition gouvernementale aux critiques formulées par les syndicats et les partis d'opposition depuis les manifestations réussies du 24 juin dernier ? Non, aucune.

Sarkozy a donc eu peur. L'ancienne comptable de Liliane Bettencourt a déclaré que le gestionnaire de fortune lui avait demandé 150 000 euros en liquide pour financer sa campagne électorale, mais qu'elle n'avait pu retirer que 50 000 euros quelques semaines avant le 1er tour de scrutin. Mercredi, la police met la main sur les fameux carnets, et le soir même, l'ex-comptable, se rétracte partiellement : elle s'est trompée sur les dates et Mediapart aurait «romancé» son propos; elle n'aurait jamais voulu incriminer le Parti Républicain, ni Edouard Balladur; elle s'est trompée sur une date de retrait, à trois ans d'écart, et n'a jamais voulu dire que Sarkozy venait chercher sa petite enveloppe chez les Bettencourt quand il était maire de Neuilly. La belle affaire ! La contre-attaque sarkozyenne commencerait-elle à porter ses fruits ? L'Elysée crie victoire, «la vérité» serait «rétablie» explique Claude Guéant.

Jeudi, Mediapart publie l'intégralité du PV d'interrogatoire de Claire T.. On découvre qu'elle confirme son accusation de financement politique illégal. Elle mouille même d'autres politiques. Jeudi, elle est confrontée, trois heures durant, à Patrice de Maistre qui, lui, dément, et même à la commerciale de la BNP qui gérait les comptes de Bettencourt. Parole contre parole, encore et toujours. C'est son quatrième interrogatoire par la police, toujours sans instruction indépendante. « On essaye de la faire craquer » commente son avocat.

Enquêtes ? Quelles enquêtes ?
L'Elysée, qui pilote la riposte, multiplie aussi les contre-feux. A l'opposition qui réclame une instruction judiciaire indépendante et une commission d'enquête parlementaire sur l'ensemble de l'affaire, il répond que le procureur ami du Président a commandé une enquête préliminaire sur la fraude fiscale de Mme Bettencourt. Vacances obligent, il n'y a qu'un décret présidentiel qui peut autoriser avant septembre la création d'une telle commission. Quand à l'instruction réclamée sur les conflits d'intérêts d'Eric Woerth et de Nicolas Sarkozy, le gouvernement s'abrite derrière un rapport soit-disant demandé à l'Inspection Générale des Finances, qui devait être remis vendredi à François Baroin et deux enquêtes préliminaires lancées par le procureur Philippe Courroye. La précipitation de ce dernier à investiguer, alors qu'il était critiqué pour son inaction voici encore 15 jours, ne lasse pas de surprendre...

Le rapport de l'IGF, lui, est contesté avant même d'être publié: primo, il ne s'agit pas d'un rapport de l'IGF, mais d'un rapport personnel demandé au directeur du service. Ce dernier, aussi indépendant soit-il, n'est absolument pas protégé par un quelconque statut particulier. Secundo, il doit travailler et assumer seul ses conclusions. Le pauvre Jean Bassères, directeur de l'IGF, n'a qu'une dizaine de jours, seul et sans équipe, pour vérifier qu'il n'y aucune trace écrite que son patron de l'époque (Eric Woerth) ait bloqué ou freiné d'éventuelles enquêtes fiscales à l'encontre de Liliane Bettencourt de mai 2007 à juin 2009. Une telle mission exigerait des mois d'instructions et d'interrogatoires. On imagine bien Eric Woerth assez lucide pour éviter de laisser une quelconque trace écrite. Sur une affaire pareille - l'absence de contrôle fiscal 15 ans durant de la première fortune de France malgré des soupçons étayés de fraude - il n'existe que trois vérités possibles : les agents du fisc se sont auto-censurés, ou ont été bien légers, ou quelqu'un est intervenu. Enfin, Baroin a annoncé qu'il ne rendrait pas public le dit rapport. Finalement, sa livraison, prévue vendredi, a été décalée à lundi.Vendredi, Sarkozy s'est déclaré «confiant» sur son résultat. On le croit.

Vendredi au petit matin, le camp Sarkozy tentait bien de convaincre que les rétractations partielles de l'ex-comptable signifiaient discrédit de Mediapart et preuve de l'innocence du couple Sarkozy/Woerth. Un effort bien vain. La machine s'emballe. Le domicile de Patrice de Maistre est perquisitionné. Pire, l'ancienne secrétaire d'André Bettencourt confirme les affirmations de Claire T. sur l’argent versé à des politiques. Et l'hebdomadaire Marianne, qui s'est procuré certains carnets de caisse de la comptable de 2007, révèle, dans son édition du 10 juillet, que les retraits en liquide ont été fréquents et très élevés dans les 4 mois précédent le scrutin présidentiel, pour atteindre 388.000 euros de retraits en liquide, des sommes qualifiées d'argent de poche par l'avocat de Liliane Bettencourt. Tracfin, la cellule de Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits FINanciers clandestins, a-t-elle été prévenue de ces retraits ? Sinon, pourquoi ? Vendredi soir, Sarkozy cède: il s'exprimera lundi à la télévision. Le jour de la remise du rapport du directeur de l'IGF... 

Une autre affaire, plus discrète, agite également l'Elysée. L'un des membres fondateurs de l'UMP, Guy Wildenstein s'oppose à sa belle-mère Sylvia, veuve du marchand d'art Daniel Wildenstein. Cette dernière tente de déterminer l'ampleur de la fortune de son mari, décédé en 2001. Le 16 juin dernier, la justice reconnaissait l'existence d'une «évasion du patrimoine dans des sociétés étrangères et des trusts, conformément à la tradition familiale» ! Depuis 2009, Eric Woerth et Nicolas Sarkozy avaient parfaitement connaissance de cette évasion fiscale finalement reconnue. Mais Guy Wildenstein est un donateur du Premier Cercle, un membre fondateur de l'UMP, un conseiller à l'Assemblée des Français de l'Etranger (AFE).

Intouchable.

Vendredi, la semaine se clôt sur l'ouverture d'une troisième information judiciaire, pour blanchiment de fraude fiscale. La police a authentifié les enregistrements pirates. Que d'enquêtes pour des ragots et des calomnies !  Tout peut commencer.

L'affaire est bien d'Etat. De morale, elle est devenue politique. D'Eric Woerth, elle mouille désormais Nicolas Sarkozy. D'une polémique judiciaire, elle est aussi devenue un débat sur la liberté de la presse.

Cette polémique a occulté le travail gouvernemental. La loi sur la Burqa, adoptée, fut à peine mentionnée. Passées les échauffourées prévisibles avec l'opposition, mardi après midi à l'Assemblée nationale, le gouvernement a fait voter un «cadrage» budgétaire par ses députés UMP. François Baroin proposait 14 milliards d'euros d'économies dès l'an prochain. Jean-Louis Borloo détaille 2 milliards qu'il entend trouver sur les niches fiscales relative à l'environnement et le logement. Les ministres, ou plutôt leurs successeurs d'octobre prochain, sont prévenus. Eric Besson, un temps envoyé tacler son ancien parti, tenta de distraire l'attention avec une interview dans le Figaro. Il présentait les principaux axes de sa future nouvelle loi sur l'immigration, la quatrième depuis 2002. Il veut aussi évaluer le coût de l'immigration clandestine. Il est toujours content. 14 670 clandestins ont été reconduits aux frontières au premier semestre.

Rien ne change en Sarkofrance.

Ami sarkozyste, où es-tu ?


Crédit illustration Mauvaise Tête

http://www.wikio.fr

13 commentaires:

  1. Question : est-ce qu'on est en droit de se demander à quoi ont servi les 388 000 euros ?

    A acheter des voix, à payer des gens pour meubler les meetings, à rémunérer des colleurs d'affiches, etc ?

    Dans ces cas-là, est-ce que l'électeur qui a voté Ségolène Royal n'est pas en droit de se sentir "spolié" puisque les règles de l'élection n'ont pas été respectées ?

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  2. Il y a un point à développer :
    Woerth avait une déclaration à propos de son épouse. Cette déclaration reposait sur deux points :
    - Clymène est une société qui gère la fortune professionnelle de la veuve dorée et n'a aucun rapport avec la fortune privée
    - dans ce genre de société tout est étanche
    Le second point laissait supposer une espèce de multinationale avec des milliers d'emplois, ce qui ressort du possible cloisonnement. Or on a appris qu'il n'y avait avant l'engagement de Florence Woerth que 5 personnes dont un seul gestionnaire. On ne peut que s'interroger sur cet engagement quand un seul gestionnaire suffisait grandement à gérer les revenus de la fortune de la veuve dorée de 2000 à 2007. Pourquoi doubler ce poste tout en sachant que ce métier n'a qu'un seul obket gérer les revenus d'une seule société Loréal. Dinc la complexité est nulle. une personne en quart de temps y suffit très largement. Ce n'est pas un métier de trader. On place les revenus quand ils tombent (une fois par an pour L'Oréal) et ensuite on fait des arbitrages. L'importance de la somme ne change rien car cela veut simplement dire que les lignes sont plus grosses mais pas plus nombreuses. De toutes façons il n'y a que 40 sociétés au CAC 40. Une vraie question est là : quel besoin avait Climène d'engager Florence Woerth ?

    L'autre point est cette notion surréaliste de fortune professionnelle. c'est la première fois que j'entends ce terme. Une fortune professionnelle cela n'existe pas. Bettencourt n'est pas une SA mais une personne physique et le fait que sa fortune transite par une société ne rend pas cette fortune professionnelle pour un sou. Et surtout on apprend que Claire T. est comptable. Mais où ? A Climène ! Ce qui veut bien dire qu'en plus de gérer les avoirs financiers de la veuve dorée, Climène s'occuper des dépenses domestiques de madame Bettencourt ce qui détruit complètement l'argument de l'époux de l'épouse au service de la veuve dorée.

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  3. Merci à vous de corriger les diverses fautes d'orthographe que j'ai laissé passer par inadvertance comme Climène s'occuper au lieu de s'occupait ou comme obket au lieu d'objet etc.

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  4. si on va par là...l'électeur ségoliniste à été depuis bien longtemps plus que spolié, quand on voit le traitement réservé par TF1 aux deux candidats (sans parler de la coupe de champagne sur le plateau du journal de TF1 le soir du 6 mai 2007 AVANT les résultats de l'élection).

    Quand on fait le compte des avanies de ce gouvernement et de son chef depuis cette période(et j'ai failli en mourir d'épuisement, j'ai arrêté avant), on se dit qu'il serait vraiment temps qu'on les dégage tous de là, le pire président de la République Française de tous les temps ne devrait même plus avoir droit de cité dans ce pays qu'il foule aux pieds quotidiennement. Qu'on l'expédie sur l'île de sa copine!!

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  5. Jean Bassères est le chef de l’Inspection générale des finances (IGF).

    Jean Bassères a été nommé par le pouvoir politique. La carrière de Jean Bassères dépend du pouvoir politique. Jean Bassères peut être placardisé par le pouvoir politique.

    Au contraire, Jean Bassères peut obtenir une promotion grâce au pouvoir politique.

    En clair : Jean Bassères n’a strictement aucune indépendance par rapport au pouvoir politique. Et c’est à lui que le ministre François Baroin a demandé de mener l’enquête sur Eric Woerth !

    Tu parles d’une enquête indépendante !

    Cette enquête est une mascarade pour tenter d’étouffer le scandale.

    Le rapport rédigé par Jean Bassères est un rapport complètement pipeau.

    Relisez cet article que Juan met en lien dans sa chronique :

    http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=8619

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  6. Trois ex-employés des Bettencourt confirment la corruption de personnalités politiques. Ces trois ex-employés des Bettencourt sont :

    - Claire Thibout, l'ex-comptable des Bettencourt de mai 1995 à novembre 2008 ;

    - Chantal Trovel, l'ex-secrétaire de la fin des années 90 à novembre 2007 ; elle disposait d'un bureau au domicile du couple Bettencourt ;

    - Pascal Bonnefoy, le maître d'hôtel, auteur des fameux enregistrements pirates qui ont déclenché une cascade de révélations.

    Et en face ?

    Qui trouvons-nous dans le camp d’en face ?

    - Patrice de Maistre nie tout en bloc.

    Patrice de Maistre est le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Il a accepté la demande d'Eric Woerth d'embaucher son épouse Florence Woerth : Patrice de Maistre a embauché Florence Woerth le 12 novembre 2007 au sein de la petite entreprise qui gérait la fortune de Liliane Bettencourt. Il a été décoré de la Légion d'Honneur par Eric Woerth le 23 janvier 2008.

    - De même, l’ex-banquière de Liliane Bettencourt nie tout en bloc : Eva A. dément avoir reçu une demande de retrait de 150 000 euros en liquide.

    Mais l’information la plus importante est la suivante : l’ex-banquière Eva A. est l’amie de la sœur de Patrice de Maistre !

    Lisez cet article :

    L'ex-banquière connaissait le gestionnaire.

    Lors de son audition vendredi soir, l’ancienne banquière de Liliane Bettencourt à la BNP Paribas a reconnu être une amie de la soeur de Patrice de Maistre, en faveur duquel elle a témoigné... Mais a démenti toute influence de cette relation sur ses déclarations, précise le parquet de Nanterre.

    Contexte : Patrice de Maistre est mis en cause par l’ancienne comptable de la milliardaire, affirmant qu’il lui avait demandé en 2007 d’effectuer un retrait d’argent en vue de remettre 150.000 euros à Eric Woerth, alors trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy.

    Patrice de Maistre rejette en bloc ces accusations, soutenu par l'ancienne banquière entendue une première fois jeudi 8 juillet.

    Entendue une seconde fois vendredi soir pour « clarifier » ses relations avec l’entourage de Patrice de Maistre, elle a affirmé que cette proximité n’avait « strictement aucun rapport » avec la teneur de ses déclarations aux enquêteurs, a expliqué le parquet de Nanterre.

    http://www.liberation.fr/politiques/0101646317-sarkozy-me-soutient-de-maniere-incroyable-se-felicite-woerth

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  7. COMME LE MONDE EST PETIT....
    EVA AMEIL, la banquière amie de la soeur de DEMESTRE fait partie des 14 memeres du Conseil d'administration du Cercle MBC.

    Le Cercle MBC, a été créé en 1968, sous le nom Maxim’s Business Club, par André-Pierre Tarbès, Paul Dupuy, Patrick Guerrand-Hermès et Jean Poniatowski dans le but de réunir, en particulier autour du restaurant Maxim's et de nombreuses activités, de multiples personnalités du monde culturel, économique et sportif et autres, françaises et étrangères.
    En octobre 2003, le MBC a quitté Maxim’s en vertu d’accords avec le Groupe Lucien Barrière pour se retrouver au FOUQUETS'S, lieu désormais privilégié pour permettre aux Membres de se rencontrer, de se restaurer et d’assister aux déjeuners-débats, causeries et autres manifestations. Ce faisant, le Maxim’s Business Club a abandonné cette appellation pour s’appeler le Cercle MBC. ETONNANT , NON ? http://www.absolute-trading-method.com/article-1621573.html

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  8. Paradoxale l'attitude du pouvoir qui prétend n'avoir rien commis de mal et que toutes les "rumeurs" (des faits précis et des accusations portées devant la police) sont le fait de gens vraiment mal intentionnés : si le pouvoir était serein, il y a longtemps qu'il aurait fait suite aux demandes d'enquête indépendante sans cesse réitérées ! Au lieu de cela, complètement déphasé et affolé, le pouvoir a la naïveté de penser que sa stratégie de communication qui consiste en une intervention télévisée du président lundi soir qd les différents enquêteurs à sa solde auront fraichement rendu des conclusions forcément favorables, le pouvoir a donc la stupéfiante naïveté de penser que ce scénario primaire suffira à plier l'affaire !!! !

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  9. Question à l'intervenant "ANONYME" de 19h55 :

    Vous écrivez que la mystérieuse banquière Eva A. s'appelle Eva Ameil.

    Ensuite, vous donnez un lien concernant un club huppé, le "cercle MBC" dans lequel apparaît une certaine "baronne Eva Ameil" ainsi que d'autres grands noms de l'UMP et du MEDEF.

    Cette information a l'air d'un scoop.

    Mais comment savez-vous que l'ex-banquière des Bettencourt "Eva A." est bien la "baronne Eva Ameil" ?

    Comment le savez-vous ?

    Je n'arrive pas à trouver un seul journal papier, ni un seul site internet, qui soit au courant de ce scoop (si en effet c'est bien un scoop).

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  10. TRIBUN Pourquoi tant de discrétion ? Eva A. chez BNP c'est Eva Ameil. Donc la baronne Eva Ameil qui est au Maxims Business Club (entre autres. Son mari est lui au Jockey Club avec de Maistre. Eva est responsable du secteur Luxe chez BNP, et n'a certainement aucun intérêt à se froisser avec les Arnault (Monsieur de Maistre est le beau - père de Delphine et Antoine Arnault). Que des coïncidences......

    http://plus.lefigaro.fr/page/bernard-ribet/commentaires

    A part ça, la baronne Eva Ameil apparaît ici :

    December 1, 2002 - (Le Figaro) - We are happy to announce the engagement of Pauline Ameil, daughter of Baron Gilles Ameil and the baroness, née Eva Nordlund, with Jérôme Archambeaud, son of Mr Bertrand Archambeaud and Mrs, née Yann Fraval de Coatparquet.

    http://worldroots.com/brigitte/royal/royal36q.htm

    Si l'information de l'internaute ci-dessus est exacte, l'ex-banquière des Bettencourt Eva A. serait donc la baronne Eva Ameil.

    La baronne Eva Ameil fait partie d'un club très huppé, qui regroupe certains membres de l'UMP et aussi du MEDEF.

    Ce club s'appelle "le Cercle MBC".

    Lisez cet article :

    http://www.absolute-trading-method.com/article-1621573.html

    Voici la présentation des activités du "Cercle MBC" sur son site :

    Le MBC organise trois types de rendez-vous où les membres rencontrent ceux qui font l’actualité :

    - Les déjeuners débats qui accueillent des personnalités de premier plan ; hommes d’affaires, politiques, journalistes…

    - Les petits déjeuners Economiques où des économistes de renom dialoguent avec les membres sur les perspectives économiques, boursières, financières …

    Les « Causeries du MBC » vers 19 heures autour d’un cocktail avec des personnalités du monde littéraire, économique, culturel ou associatif.

    Quelques unes des personnalités reçues par le Cercle MBC au fil des ans : Valery Giscard d’Estaing, NICOLAS SARKOZY, Bernadette Chirac, Edouard Balladur, Christian de Boissieu, Helène Carrère d’Encausse, Henri de Castries, Serge Dassault, Jean-Charles Decaux , FRANCOIS FILLON, Alain Juppé, BERNARD KOUCHNER, CHRISTINE LAGARDE, Christophe de Margerie, Alain Minc, Laurence Parisot, Michel Pébereau , Matthieu Ricard, Jean-Marie Rouart, Geoffroy Roux de Bezieux, Jean-Claude Trichet, Hubert Védrine…

    http://www.mbc-club.org/site/activites/

    Conclusion numéro 1 : la baronne Eva Ameil est membre du Conseil d'administration, et vice-présidente du Comité Exécutif du "Cercle MBC". Le "Cercle MBC" est un club très huppé qui regroupe certains hommes politiques de l'UMP et certains membres du MEDEF (entre autres).

    Basé au Fouquet's, le "Cercle MBC" a reçu Nicolas Sarkozy, François Fillon, Bernard Kouchner, Christine Lagarde, etc. pour des "causeries" autour d'un cocktail.

    Conclusion numéro 2 : la baronne Eva Ameil est l'ex-banquière de Liliane Bettencourt. Elle est l'amie de la soeur de Patrice de Maistre, comme elle l'a elle-même reconnu vendredi 9 juillet.

    Surtout, la baronne Eva Ameil s'est placée dans le camp de Patrice de Maistre, c'est-à-dire dans le camp de ceux qui nient que les Bettencourt ont corrompu plusieurs personnalités politiques.

    Dans le camp d'en face, trois ex-employés des Bettencourt affirment que les Bettencourt ont corrompu plusieurs personnalités politiques. Ces trois ex-employés des Bettencourt sont :

    - Claire Thibout, l'ex-comptable des Bettencourt de mai 1995 à novembre 2008 ;

    - Chantal Trovel, l'ex-secrétaire de la fin des années 90 à novembre 2007 ; elle disposait d'un bureau au domicile du couple Bettencourt ;

    - Pascal Bonnefoy, le maître d'hôtel, auteur des fameux enregistrements pirates qui ont déclenché une cascade de révélations.

    Quel camp dit la vérité ?
    Quel camp dit des mensonges ?

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  11. La Roja n’a pas été la foudre de guerre que l’on attendait. Mais néanmoins elle est passée à travers les mailles du filet.
    Des passes courtes, quelques balles léchées, des tirs moins fréquents qu’à l’accoutumé, et un Villa qui fait à chaque fois ce qui lui plaît. Sans oublier Pujol qui a réussi avec sa tête ce que toute la Mannschaft n’a pas réussi avec les pieds :
    Marquer l’Afrique et ses divins esprits.
    Un seul bémol : aucun madrilène n’avouera jamais que toute l’Espagne n’est pas représentée mais essentiellement la catalogne … c’est le Barça qui joue et c’est le Barça qui gagne !
    Je sais que ça peut faire jaser Casillas et sa petite amie mais c’est la vie !
    Un club au dessus de toutes les nations, ça devrait nous faire réfléchir sur l’avenir des sélections.
    Il faudrait peut-être y renoncer un jour ou l’autre et demander à chaque pays de confier son destin à sa meilleure équipe et non à ses plus brillants individus.
    Et nous aurons alors à faire à des gens qui savent vivre et mourir ensemble, qui se retrouvent sans se chercher et s’entendent sans se forcer.
    Le Barça a peut-être créée une nouvelle danse après la Java et la Samba… la Roja !
    http://www.tueursnet.com/index.php?video=Balle%20de%20la%20Roja

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  12. @Anonyme : même remarque que BA, cette information, si elle est vérifiée, est un scoop.

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