14 juillet 2010

Sarkozy à la télévision: 20 mensonges, 4 enveloppes, et un parc.

Ne croyez pas Nicolas Sarkozy quand il explique qu'il va travailler «tout l'été» avec François Fillon et Eric Woerth pour discuter et peaufiner la réforme des retraites. Il part ce soir en vacances. L'an dernier déjà, il s'était accordé 5 semaines de congés.


Lundi soir, la prestation télévisuelle de Nicolas Sarkozy n'a réservé que deux surprises : Eric Woerth va démissionner de ses fonctions de trésorier de l'UMP, une preuve supplémentaire, s'il en est, que la polémique de ces dernières semaines a porté ses fruits. Autre sujet, Sarkozy a promis la création, dès la rentré prochaine, d'établissements scolaires spécialisés pour «redresser» les collégiens et lycéens les plus dissipés voire violents.

20 mensonges pour 65 minutes d'interview
Pour le reste, les propos furent prévisibles. Le chef a «évacué» l'affaire Woerth-Bettencourt-Sarkozy en une quinzaine de minutes. Il fut même surprenant de constater à quel point il n'a rien compris au problème de conflit d'intérêt. Il n'a pu s'empêcher de récupérer à son compte l'initiative d'évènements qui le dépassent, tels le départ de Joyandet de son gouvernement. Sans surprise non plus, il a réitéré que sa réforme des retraites irait à son terme, et qu'importe l'ampleur des manifestations le 7 septembre prochain. Pas un mot sur son revirement au sujet de l'âge de la retraite. Si Sarkozy n'a pas compris l'ampleur de la situation, c'est peut être parce qu'il ne connaît pas bien la réalité. Le nombre d'erreurs et de mensonges, incroyable pour une intervention télévisée soit-disant préparée depuis un mois, est stupéfiant.

Outre les réactions négatives, sauf à l'UMP et dans les colonnes du Figaro, certaines déclarations de Nicolas Sarkozy ont été rapidement démenties. Ainsi, Pierre-Alain Muet, économiste et député socialiste du Rhône, a détecté 10 mensonges, plus ou moins grossiers, dans les propos présidentiels. d'autres démentis sont venus de toutes part.

Voici donc la liste des 20 mensonges de Nicolas Sarkozy.

1. «La France est le pays qui travaille le moins.» C'est faux: les salariés français travaillent en moyenne 36,5 heures en 2008 par semaine, contre 34,6 heures en Allemagne, 34,5 heures au Danemark, 35,6 heures en Suède, 33,2 heures en Norvège, et 33,9 heures aux Etats-Unis. Ces statistiques agrègent temps complet et temps partiel.

2. «Les pays qui ont le plus réduit le chômage sont ceux qui ont augmenté le temps de travail». La réalité est ... inverse : Pierre-Alain Muet rappelle que «les pays qui ont le plus réduit leur temps de travail sont ceux qui ont le taux de chômage le plus faible. Les Pays-Bas (4,3 % en mai 2010) ; la Norvège (3,7 %), l'Allemagne (7,5 %), le Danemark (6 %) alors que le taux de chômage harmonisé approche 10 % en France

3. «Les 35 heures ont détruit la compétitivité». Faux : elle s'est améliorée de 1997 à 2002. Le solde extérieur de la France est redevenu négatif ... depuis 2002.

4. «La France est le pays qui taxe le plus les hauts revenus». Faux à nouveau. Grâce aux niches fiscales et à la faible taxation des revenus du capital, le taux d'imposition des plus riches reste faible : «Il est de 25 % pour les 1 000 plus hauts revenus et tombe à moins de 20% pour les 10 plus hauts revenus» note le député Muet. Et le taux d'imposition de Mme Bettencourt est estimé à 20%. Pas plus.

5. «La France est le pays qui taxe le plus les entreprises.» Toujours faux. Le taux d'imposition des bénéfices des grosses PME (>500 salariés) est d'environ 20%, et inférieur à 13 % pour les entreprises de plus de 2 000 salariés.

6. «Le bouclier fiscal évite de verser plus de 50 % de ce que l'on gagne à l'Etat.» C'est argument a été maintes fois démonté. le bouclier fiscal protège le patrimoine et la rente, pas le travail.

7. «Il existait avant mon élection des contribuables qui payaient 100% d'impôt. C'est-à-dire qu'ils gagnaient 1.000, ils payaient 1.000. » Ce mensonge est l'un des meilleurs, le plus grossier, le plus énorme. Personne, en France, ne paye 100% d'impôt. Lundi soir, David Pujadas n'a même pas relevé. Faut-il rappelé que la tranche la plus élevée de l'impôt sur le revenu est de ... 40% ? Et même en ajoutant la taxation des revenus de l'épargne et du patrimoine (moins imposés que le travail), on ne parvient pas à ce chiffre mirobolant.

8. «Le collectif Sauvons la recherche ne s'exprime plus, les chercheurs ne font plus grève». Evidemment, la réponse n'a pas tardé. L'arroseur de l'Elysée s'est fait copieusement arrosé. Le collectif Sauvons la recherche s'est fendu d'un communiqué intitulé: «Aujourd’hui en France quand des chercheurs font grève, seul le chef de l’Etat croit qu’ils travaillent». Et il a rappelé que l'année 2009 écoulée «a été marquée par une grève dans les universités et organismes de recherche comme on n’en avait pas vu depuis 1968.» Depuis 2007, on recense 1600 mouvements de grèves dans la recherche. La dernière manifestation date ... du 1er juin dernier.

9. «En 1997, les socialistes allemands ont supprimé l'impôt sur la fortune en Allemagne». On appellera cela un mensonge par omission : Sarkozy oublie de préciser que les Allemands, socialistes ou pas, n'ont pas supprimé les droits de succession sur l'héritage. Surtout, Sarkozy attribue aux socialistes allemands la décision politique de supprimer leur ISF. Ce n'est pas tout à fait ça : après une décision de leur Cour constitutionnelle du 22 juin 1995, les Allemands ont renoncé à leur ISF. De surcroît, cette décision de la Cour a été invalidée par une autre décision de justice depuis.

10. «Le bouclier fiscal existe en Allemagne depuis plus de vingt ans». Sarkozy récidive. Il n'y a pas de bouclier fiscal en Allemagne. Le président français, qui paraît-il use de Facebook, pourrait-il prendre la peine de regarder sur le Net à quel point cette récidive mensongère finit par amuser la galerie ?

11. «En 2008, les socialistes espagnols ont supprimé l'impôt sur la fortune en Espagne.» José-Luis Zapatero a rétabli une forte imposition sur le patrimoine depuis mars dernier, crise oblige.

12. «Il n'y a aucune raison que l'Etat s'impose une gestion rigoureuse et que les collectivités territoriales, notamment les régions, continuent une politique d'augmentation du nombre de fonctionnaires: 34.000 chaque année depuis 10 ans à compétence constante». Ainsi Sarkozy voulait-il dénoncer l'inflation des budgets régionaux. Le socialiste Martin Malvy, porte-parole de l'Association des régions de France (ARF) lui a répondu : l'Etat a transféré 80 000 fonctionnaires aux Régions ces dernières années.

13. Pour le défendre, Nicolas Sarkozy a qualifié le procureur de Nanterre de «juge». C'est faux. Il est procureur. C'est d'ailleurs toute la différence. Un procureur dépend du parquet, c'est-à-dire du ministère de la Justice. Un juge est indépendant.

14. Le taux de chômage en France serait de 9,5%, et non pas de 10%. C'est faux. Il faut être précis, comme l'a rappelé Nicolas Sarkozy à David Pujadas. Le taux de chômage en France (Outre-mer comprise) est de 9,9% selon l'Insee.

15. Au début de son intervention, Sarkozy cite le «rapport extrêmement fouillé de l'inspection des finances» au sujet de l'éventuelle intervention d'Eric Woerth dans l'examen de la situation fiscale de Mme Bettencourt. Le rapport n'est pas de l'IGF mais de la seule responsabilité de son directeur, comme ce dernier le rappelle en préambule. De surcroît, il ne contient que 12 pages, et multiplie les précautions d'usage à cause du faible délai imparti à l'enquête (10 jours).

16. Aucune enquête sur les soupçons de conflit d'intérêt du couple Woerth ni sur le financement politique illégal n'a été conduite à ce jour.

17. A propos de la nomination des patrons de l'audiovisuel public, Sarkozy explique que ces nominations sont soumises à l'approbation des commissions culturelles du Sénat et de l'Assemblée Nationale. C'est faux. Ces deux commissions ont un droit de veto, au 3 cinquièmes. Elles n'approuvent rien. Bien au contraire, un obstacle majeur (3/5èmes de vote) leur est imposé si elles veulent contester la décision du Chef.

18. «En 35 ans, jamais on ne m'a accusé de quoique que ce soit de sérieux.» Sarkozy oublie simplement le Karachigate, et ces accusations émanant de la police luxembourgeoise. Rien que ça.

19. Selon Nicolas Sarkozy, la prise en compte de la pénibilité dans sa réforme des retraites, serait «un droit nouveau». C'est faux. Le principe même des régimes spéciaux des cheminots, des mineurs, et d'un certain nombre de professions jugées physiquement éprouvantes était cette prise en compte de la pénibilité. Sarkozy, qui se félicite de les avoir abroger (ce qui est également partiellement faux, mais c'est un autre sujet), devrait s'en souvenir...

20. Lundi soir, Sarkozy s'indignait aussi qu'on le soupçonne d'être allé chercher des enveloppes d'espèces chez le couple Bettencourt. Effectivement, certaines enveloppes étaient directement portées au siège de l'UMP, sur instruction du trésorier Eric Woerth. Mais cela, c'est la révélation du jour. Malgré ses efforts, le Sarkogate continue.

"Le stade ultime de la corruption"
Mardi, le Nouvel Observateur publiait en effet une nouvelle information relative au financement politique de la campagne Nicolas Sarkozy en 2007 : un mémo de Patrice de Maistre, daté du 29 septembre 2006, via la Fondation Bettencourt-Schueller, à André Bettencourt, qui demandait à son actionnaire de verser, avec son épouse Liliane, 30 000 euros au futur candidat dès septembre 2006. Le tout, en jonglant avec la loi. Cette dernière interdit à une personne physique de verser plus de 7 500 euros à un même parti politique, et plus de 4 500 euros à un candidat. Patrice de Maistre suggère à son patron (1) de profiter que Nicolas Sarkozy n'ait pas été déclaré officiellement candidat, et (2) de verser, avec son épouse, à deux associations politiques pour contourner le plafond de 7 500 euros. Au total, de Maistre demande à Bettencourt de verser 30 000 euros pour la campagne, dans 4 enveloppes séparées. Mieux, dans ce courrier, Patrice de Maistre explique qu'il fait suite à «la réunion avec Monsieur Eric Woerth, trésorier de l'UMP». Maistre précise : «Nous avons convenu avec Monsieur Woerth que vous pourriez faire déposer ces quatre chèques à son attention, à l'UMP, 55 rue de la Boétie, Paris 8ème

On savait, depuis le rapport du directeur de l'IGF publié dimanche, que Patrice de Maistre avait ses entrées auprès d'Eric Woerth, vu le nombre de visites personnelles répertoriées dans le document. On comprend aujourd'hui l'origine de ces faveurs.

L'affaire Woerth-Bettencourt se poursuit donc. Sarkozy avait peine à comprendre qu'on puisse s'inquiéter du conflit d'intérêt potentiel. Le conflit d'intérêt est pourtant «le stade ultime de la corruption» expliquait Séverine Tessier, porte-parole d'antiCor quelques heures avant l'intervention présidentielle. Sarkozy, lundi soir, fut bien en peine pour débattre du sujet. Il s'est abrité derrière de vieilles pratiques, et a annoncé la création d'une commission qui viserait non seulement les ministres mais aussi les parlementaires.

Cette dernière révélation sur 30 000 euros remis, légalement et en quatre enveloppes à l'UMP pour financer la campagne électorale de Sarkozy, n'était pas la seule information du moment.
La veille, pas moins de sept perquisitions concernant l'affaire Bettencourt et les soupçons d'évasion fiscale ont été menées sur ordre de Philippe Courroye. Faudrait-il rappeler, une fois de plus, que ces enquêtes n'existent que grâce aux révélations de ces dernières semaines ?

Autre information, Patrice de Maistre, selon l'Express, a bénéficié d'un don de 5 millions d'euros de Mme Bettencourt.

Et Mediapart, de son côté, revenait sur la fameuse Eva Ameil, banquière à la BNP qui a démenti avoir reçu un appel de Claire T., l'ex-comptable de Bettencourt mentionnant un éventuel financement politique illégal de la campagne de Sarkozy. Eva Ameil est «une super VRP pour le compte de BNP Paribas. Elle utilise son carnet d'adresses pour ramener vers la banque une clientèle sélecte et fortunée, qui préfère généralement des établissements bancaires plus discrets.» Voici donc le témoin à charge avancé contre l'ancienne comptable de Bettencourt. Qu'attend-t-on pour lancer une instruction judiciaire en bonne et due forme ? Philippe Courroye, dans une interview au Monde, jugeait toujours, lundi dernier, qu' «en l'état, il n'y a aucune raison technique, juridique ou procédurale pour ouvrir une information judiciaire.»

Le procureur de Nanterre a subi un échec : mardi matin, la cour d'appel de Versailles a rejeté son appel en urgence contre le supplément d'information ordonné le 1er juillet par le tribunal correctionnel dans le procès visant les dons de la milliardaire au photographe François-Marie Banier. Une magistrate indépendante, la juge Isabelle Prévost-Desprez,va ouvrir une seconde enquête, cette fois-ci sur la fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt.

Mercredi, le Canard Echaîné et Marianne lançaient un nouveau scud contre l'honnête homme du ministère du Travail. Le maire de Chantilly, ministre du Travail et trésorier de l'UMP aurait bradé une parcelle de la forêt de Compiègne, contre l'avis de son collègue ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire.Cette propriété de l'Office National des Forêts, qui comprend également un hippodrome et un golf, a été cédé à la Société des courses de Compiègne. L'heureux acquéreur, Antoine Gilibert, est une proche connaissance d'Eric Woerth, dont la commune et l'hippodrome sont voisins.

Les affaires continuent. Il est temps de partir en vacances. Au Cap Nègre.

Ami sarkozyste, où es-tu ?

Lire aussi :



http://www.wikio.fr

17 commentaires:

  1. Vous avez trouvé le mot : "STUPEFIANT" !!!

    RépondreSupprimer
  2. (...vraiment pas timide du tout...)

    L'affaire de la forêt de Compiègne vient resituer les choses après la manipulation Élyséenne du début de semaine.
    Puisque NS a choisi de passer la période estivale sans rien changer, il suffira donc d'une petite affaire comme celle-ci pour remettre le feu aux poudres...

    Je trouve NS de moins en moins bon dans sa conduite stratégique à convaincre les français.

    RépondreSupprimer
  3. Chez les WOERTH, on n'a pas peur des conflits d'intérêtes !!!!!!

    http://www.tdg.ch/geneve/actu/florence-woerth-candidate-banques-suisses-2010-07-14

    RépondreSupprimer
  4. COMME LE MONDE EST PETIT....
    Qui est le dirigeant de l'Office National des Forêts ? ? ? Devinez ... C'est Hervé GAYMARD !!!!! qui l'eût cru ? http://www.actu-environnement.com/ae/news/herve_gaymard_onf_9288.php4

    RépondreSupprimer
  5. COMME LE MONDE EST PETIT....
    Eric Woerth, la Monnaie et l'auditorium André Bettencourt
    http://blogs.lexpress.fr/les-couloirs-de-bercy/2010/06/quand-eric-woerth-jouait-contr.php

    RépondreSupprimer
  6. La Citoyenneté. Le Civisme. La Collectivité Nationale. Voire l'Identité Nationale. Tout cela n'a pas de prix. Mais tout cela a un coût : la contribution de chacun en fonction de ses possibilités. Autrement dit : l'impôt.
    Une poignée de richissimes fraudent avec l'argent de la collectivité (l'impôt), des sommes énormes.
    Les mêmes donnent une (petite) partie du montant de la fraude au parti, beaucoup plus que le montant des cotisations des adhérents. Le grand argentier est de ce parti, ses subordonnés restent inertes face aux fraudeurs. Et on dira que le parti est financé par l'argent noir de la fraude.
    Et on se demandera si que ce parti est fondé a prononcer les grands mots de Citoyenneté ou d'Identité Nationale.
    Comment se moquer désormais de l'argent-berlusconi-mafia ? Ou de celui de telle dictature de pays à diamants?
    Balayer, certes, devant notre porte: un camion-poubelle suffira-t-il ?

    RépondreSupprimer
  7. C'est un véritable bonheur ce récapitulatif...
    Le pire, c'est que dans quasiment tous les autres pays Européens, le journaliste en face aurait relevé et contredit au moins les deux tiers de ces mensonges.

    RépondreSupprimer
  8. Tout ce qui était prévu avant son élection arrive au grand jour.

    Personne ne pourra dire : on ne savait pas.

    RépondreSupprimer
  9. WAUQIEZ AUSSI, TOUCHE LES FONDS...


    Woerth commence à faire des émules:
    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/wauquiez-et-ses-soutiens-financiers-de-la-city_906193.html

    RépondreSupprimer
  10. Liliane Bettencourt vient de déclarer :

    « Il est absurde de penser que des hommes politiques aient pu recevoir des enveloppes à notre table », se serait exclamé l'héritière de L'Oréal lors d'un récent entretien avec son conseil, avant d'ajouter : « Si cela avait été le cas, jamais la secrétaire comptable Claire Thibout n'en aurait été informée. »

    Selon Maître Kiejman, Liliane Bettencourt aurait même ironisé : « Remettre des enveloppes à table serait vraiment une entorse à la bonne éducation…»

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/07/14/01016-20100714ARTFIG00426-liliane-bettencourt-ordonne-un-audit-de-ses-societes.php

    Mais Claire Thibout n'a jamais dit que les enveloppes étaient données à des hommes politiques à la table des Bettencourt, pendant le repas.

    Claire Thibout , l'ex-comptable des Bettencourt de mai 1995 à novembre 2008, raconte que des hommes politiques recevaient de l'argent liquide après le repas, dans l'un des petits salons situés au rez-de-chaussée.

    Par exemple, Claire Thibout raconte :

    « Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe, ça se passait dans l’un des petits salons situés au rez-de-chaussée, près de la salle à manger. Ca se passait généralement après le repas, tout le monde le savait dans la maison. Comme M. et Mme Bettencourt souffraient tous les deux de surdité, ils parlaient très forts et de l’autre côté de la porte, on entendait souvent des choses que l’on n’aurait pas dû entendre. Encore une fois, tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l’argent. C’était un habitué. Le jour où il venait, lui comme les autres d’ailleurs, on me demandait juste avant le repas d’apporter une enveloppe kraft demi-format, avec laquelle il repartait. Je ne suis pas stupide quand même, inutile de me faire un dessin pour comprendre ce qu’il se passait... ».

    http://www.mediapart.fr/journal/france/060710/lex-comptable-des-bettencourt-accuse-des-enveloppes-dargent-woerth-et-sarkozy#comment-571471

    RépondreSupprimer
  11. Merci pour ce travail.
    * Sur le 100% d'imposition, en fait ça existe mais c'est un bug, et ça n'est vrai que si on inclut tous les prélèvement obligatoires (y compris charges sociales) dans le mot "impôts". Par ailleurs, ce "bug" ne touche pas les plus grandes fortunes de France mais au contraire les petits artisans ou commerçants dont les revenus sont en baisse.
    * Une autre connerie que personne n'a relevé : "il n'est pas normal que les fonctionnaires ne paient pas les mêmes charges que les privés, parce que ce sont nos impôts qui paient" -> oui mais de toute façon ce sont nos impôts qui financent le salaire des fonctionnaires et donc les charges qu'ils paient, non ? Un rien démago, dans le genre "salauds de fonctionnaires".
    * sur l'appétit des collectivités locales : en transférant de nouvelles responsabilités au collectivités locales, il est logique que de nouveaux postes de fonctionnaires territoriaux soient créés. Par contre en supprimant la taxe professionnelle, on prive les collectivités d'un revenu qu'ils ne peuvent assurer... Qu'en augmentant le nombre de leurs fonctionnaires territoriaux, afin que l'état augmente sa dotation compensatoire. Enfin si j'ai bien compris.

    RépondreSupprimer
  12. C'est l'auteur de ce billet qui ment sur le point 7: il suffit de cumuler ISF et impôt sur le revenu pour pouvoir dépasser 100% d'imposition. De fait avant le bouclier fiscal, il y avait des contribuables qui devaient payer plus d'impôts qu'ils n'avaient de revenu (ce qui a généré un certain nombre de litiges juridiques avec l'administration, l'impôt ne pouvant être spoliatoire)

    RépondreSupprimer
  13. @Anonyme de 4:14 : vous vous trompez. L'ISF n'a jamais ponctionné 100% du patrimoine détenu.

    RépondreSupprimer
  14. @Juan Vous lisez mal (ou trop vite) : il s'agit de 100% des revenus.

    RépondreSupprimer
  15. J'ai arrêté de lire vos âneries aux points 5 et 6.

    Vous n'avez rien compris au bouclier fiscal et il est totalement faux que l'impot sur les sociétés soit de 13% pour les sociétés de plus de 2000 personnes!

    Bref, vous sentez la hargne anti travail et la jalousie anti riches.

    RépondreSupprimer
  16. Ou sont les sources de tout ce que vous avancez?

    Votre texte pue l'opposition de principe, approximative et polémique sur quasiment tout ce que vous avancez.

    RépondreSupprimer

Merci par avance de votre commentaire. Les insultes, les commentaires racistes, antisémites, pornographiques, révisionnistes, sexistes ou en général tout sujet contraire aux valeurs humanistes ne sont pas acceptés.
Les commentaires PEUVENT être modérés et donc censurés.