2 août 2010

Insécurité : la pensée unique irresponsable de Nicolas Sarkozy

Vendredi, il fallait écouter le discours du chef de Sarkofrance dans l'enceinte de la préfecture de l'Isère. Un grand discours, l'un de ceux qui donne la nausée aux républicains, l'un de ceux qui décrédibilise un homme, l'un de ceux qui mêlent injonctions, approximations et outrances. L'homme qui parlait vendredi ainsi à Grenoble était pourtant, paraît-il, président de la République. De laquelle ? La sienne, fiscalement indulgente avec son premier cercle de donateurs, idéologiquement complaisante avec l'extrême droite, politiquement inefficace sur le terrain. Ensemble et pour lui, tout est possible, pourvu qu'il soit réélu.

Sarkozy, tout en self-contrôle
Vendredi, le ton du chef de Sarkofrance était posé, très posé. Sarkozy évita de se couper la parole, répétait certains arguments, se ménageait quelques silences pour appuyer sa détermination, les yeux souvent rivés sur son papier, parfois fixant le fond de la salle pour marquer un silence, ou prenant à témoin deux socialistes locaux, Michel Destot, maire de Grenoble, et André Vallini, président du conseil général de l'isère. Ce long monologue, calme, approximatif et fastidieux, contrastait avec la grossièreté de ses propos. Sarkozy mélangeait tout, citant pêle-mêle les cocktails Molotov jetés par des mineurs de 12 ans dans les cités, les petit et grand banditismes, l'immigration «incontrôlée», les multirécidivistes, les parents irresponsables de leurs gamins délinquants, et les attaques à l'arme de guerre contre les forces de l'ordre. Il ne manquait qu'une mention d'Al Qaida et Ben Laden pour que la bouillie fut complète.

Paradoxe suprême, tout au long de ces 33 minutes de paroles, Sarkozy chercha constamment à devancer les critiques, à nier qu'il instrumentalisait les sujets évoqués ou pratiquait l'amalgame. Une vraie gageure ! Il y a deux jours, nous nous posions la question suivante : quelle différence subsiste encore entre Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen sur le sujet de l'insécurité et de l'immigration ? Une seule, Sarkozy est au pouvoir.

Au fait, pourquoi est-il venu ?
Sarkozy commença par rappeler les faits. Il a raison. Les violences de Grenoble sont avant tout une affaire de banditisme.

«Grenoble vient de connaître une flambée de violence sans précédent qui a profondément choqué nos concitoyens. Les actes qui ont été commis ici... je n'irai pas par quatre chemins, je les qualifierai d'une extrême gravité. Et ils méritent une condamnation sans réserves. (...) Les forces de l'ordre ont été prises à partie par des assaillants qui se sont permis de tirer à balles réelles avec l'intention de tuer. Ce sont des tentatives de meurtres. Tout sera mis en oeuvre pour que les auteurs soient retrouvés et châtiés.» (silence, Sarkozy fixe la salle...) Et je le dis aux Français, nous les retrouverons tous...» (silence, regard fixe).

«Des policiers de la BAC - Brigade Anti-Criminalité de Grenoble - ont l'objet de menaces de mort. C'est i-n-a-c-c-e-p-t-a-b-l-e, inacceptable. Je veux les assurer de notre soutien, de ma confiance, de ma reconnaissance, et leur dire que nous n'aurons aucune complaisance, aucune faiblesse, vis-à-vis des délinquants et des criminels qui seront mis hors d'état de nuire et dont la seule place est en prison

Il s'avance: «vous verrez que les résultats ne vont pas tarder.» On a peine à le croire. Comme le notait Julien Dray, interrogé sur Europe1 la semaine dernière, la fusion des Renseignements généraux avec la DST pour créer la DCRI en juillet 2008 a eu des effets dévastateurs sur la qualité du renseignement de terrain.

Porte ouverte
Sarkozy enfonce une porte grande ouverte. Pas une critique n'a été publiquement émise contre l'action des forces de l'ordre. Pas une seule. Pourtant...
«L'homme qui est tombé sous le tir d'un policier venait de commettre un braquage. Non content d'avoir commis un braquage, il a ouvert le feu avec une arme automatique, une arme de guerre, contre les policiers. Les policiers ont riposté en état de légitime défense. En tant que chef de l'Etat, je veux dire que les policiers n'ont fait que leur devoir. Les policiers ont fait leur devoir.
Et j'appelle chacun à ne pas confondre les délinquants, les victimes, et les forces de l'ordre. Les policiers ont bien agi. Il n'y a rien à leur reprocher. Il y a à les soutenir totalement.»
Il s'obstine: «si on ne veut pas d'ennui avec la police, on ne tire pas à l'arme de guerre sur la police, dans un pays qui est un Etat de droit comme la France.» Sans blague ? Le chef de Sarkofrance détaille ensuite la réponse judiciaire et policière : 26 gardes à vues, 5 personnes écrouées, 10 convocations devant un juge. Il lâche ensuite un curieux constat : «les violences à Grenoble sont le fruit d'une petite minorité certes, mais d'une minorité qui a voulu marquer son allégeance envers les truands.» Sarkozy cherche un prétexte, une transition facile qui reste maladroite, vers les annonces du jour, sans rapport avec le problème évoqué. Il lui faut trouver un fil directeur à sa pensée fouillie, désarçonné qu'il est par son incapacité à résoudre l'insécurité.
«C'est trop facile de dire qu'il y a d'un côté la grande délinquance, et de l'autre la petite délinquance. En l'occurrence, la petite délinquance a été instrumentalisée par la grande délinquance.»
Quelles sont les preuves de ce qu'il avance ? La violence des tirs ? Des aveux des premiers interpellés ? Comment est-il parvenu en si peu de temps à la conclusion que les combats de la semaine précédente étaient le fruit de petits délinquants ordinaires ? Il livre son explication: «ces deux individus [NDA : les auteurs du braquage du casino voisin] sont venus à dessein dans ce quartier pour bénéficier de l'impunité de ce quartier.»

Le moment est venu de dévoiler les nouvelles nouvelles nouvelles annonces du moment:
«C'est donc une guerre que nous avons décidé de mener contre les trafiquants et les délinquants, comme nous l'avons fait en Seine-Saint-Denis. Nous avons décidé de nous occuper particulièrement de certains territoires qui ont besoin d'une action ciblée pour que les conditions de l'ordre républicain y soient rétablies
Des préfets-flics
Sarkozy invoque donc l'ordre républicain. Jugez donc les annonces qui suivirent, tantôt effets de style guerrier, tantôt menaces démocratiques. Après une rapide éloge du nouveau préfet nommé en Isère, Eric Le Doiron, Sarkozy fustige le «grand débat pour savoir si un policier pouvait être préfet.» Pour justifier son choix de nommer coup sur coup deux policiers comme préfets (Isère et Seine-Saint-Denis), Sarkozy évoque leur expérience, leur connaissance, leurs «capacités humaines» et leurs «envies de travailler.» Les préfets apprécieront. Il remercie au passage le précédent préfet: «il ne faut jamais accabler les gens.» Son limogeage a suscité un certain émoi au sein du corps préfectoral.
«Face à certaines situations, il est de mon devoir de trouver la meilleure personne à la meilleure place.  Par ailleurs, je vous annonce que notre volonté de dégeler... de déloger les trafiquants de leurs repères va nous amener à créer à Grenoble et dans l'Isère un GIR départemental qui pourra porter l'effort d'investigation au plus près des besoins du terrain. Depuis 3 jours, un inspecteur du fisc est installé dans les services de police, et nous allons nous intéresser au patrimoine des délinquants à Grenoble comme dans l'Isère de façon extrêmement approfondie.»
Quelle belle affaire ! On découvre qu'une milliardaire, première contribuable de France, a réussi des années durant à (1) éviter un contrôle fiscal, (2) soustraire une île aux Seychelles et deux comptes en Suisse pour quelques 80 millions d'euros. Mais en Isère, un inspecteur du fisc va traquer des trafiquants de quartier...

Les Grenelles, ça ne sert à rien
Ensuite, Nicolas Sarkozy justifie sa présence sur place, à Grenoble, combien il aime ce département mais que la situation est grave et exigeait qu'il vienne. Il critique l'idée d'un Grenelle de la Sécurité (qui s'est quand même tenu sans lui ni le gouvernement quelques jours auparavant) : «mais réfléchissez ! Si j'étais venu ici pour vous dire on a tiré à balles réelles sur des policiers et j'organise un colloque... Qui m'aurait pris au sérieux ? Ce n'est pas un problème social, ce qui s'est passé. C'est un problème de truands. Ce sont des valeurs qui sont en train de disparaître.» L'heure est donc grave.
Sarkozy se trompe. Le banditisme a toujours existé. Il ne veut simplement pas admettre qu'il a affaibli tant les forces de l'ordre que la prévention.

Des caméras plutôt que des policiers
Il évacue d'une boutade la question des moyens, alors que les syndicats de policiers se plaignent justement de leur manque d'effectifs et d'équipements vétustes. «Qui peut penser que c'est quelques îlotiers supplémentaires qui permettront d'éradiquer les trafiquants, les caïds et les trafics ?» Qui peut penser que Nicolas Sarkozy croit encore à ce qu'il dit ?

«Je souhaite d'ailleurs qu'au-delà des différences entre nous, nous nous rassemblions. La videosurveillance, la videoprotection, on en a besoin. Il n'y a pas les caméras de gauche et les caméras de droite.» Et il rappelle: «60 000 caméras seront installées d'ici 2012. Je laisserai ceux qui le veulent crier à l'atteinte à la liberté individuelle.»  Sarkozy semble ignorer le fait qu'une caméra ne remplace pas un policier ni un gendarme... L'efficacité des caméras de surveillance n'est pas prouvée, bien au contraire. Et sa promesse d'équipement en 3 ans date déjà de ... 2007.

Vive la loi anti-bandes ?
Sarko replonge dans son texte : «la loi anti-bandes adoptée par le parlement en mars dernier prévoit une peine d'un an de prison pour quiconque appartient à une bande violente.» Combien de condamnations depuis mars ? Motus et bouche cousue... Il se contente de préciser : «Des procédures sont en cours.» Et il ajoute : «Nous allons également développer les polices d'agglomérations. C'est le cas, depuis l'an dernier, en région parisienne. Lille, Lyon et Marseille seront bientôt concernées» car «les délinquants ignorent les frontières administratives de nos communes, de nos départements et même de nos régions.» Une nouvelle porte ouverte, enfoncée tambour battant... A moins qu'il n'ait découvert le problème 8 ans après avoir été nommé ministre de l'intérieur...

Il ment sur son bilan
Au passage, le président doit défendre son bilan. Il s'auto-félicite : «depuis 2002, je suis en première ligne dans la lutte contre l'insécurité. Le nombre de crimes et délits a diminué de 17,54% depuis 2002. Le taux d'élucidation qui reflète l'efficacité des forces de l'ordre a augmenté d'un tiers. En 2001, les forces de police et de gendarmerie trouvaient 25% des coupables. En 2010, ils trouvent 38% des coupables. J'ai fixé au ministre un objectif de 40%

Sarkozy ment par omission. Son bilan, d'après les statistiques officielles, est bien moins flatteur. Les chiffres qu'il avance ont peu à voir avec le motif précis de sa visite à Grenoble : la violence aux personnes. En fait, selon l'Office National de la Délinquance, si le taux d'élucidation global était bien de 25% en 2001, la progression jusqu'à 38% masque des réalités différentes : il faut d'abord soustraire l'élucidation des faits révélés par l'action des services (par exemple, l'interpellation d'un consommateur de cannabis compte à la fois comme un fait, et comme un fait élucidé). Ensuite, les résultats de Sarkozy apparaissent du coup piteux : le taux d'élucidation des atteintes volontaires à l'intégrité physique (hors vols violents) avait progressé de 70% en juin 2001 à 75% en juin 2007. Il est depuis retombé ... à 57% en juillet 2010 ! Concernant les vols violents, il est d'une stabilité redoutable, à 14%, depuis 2001. Sur les escroqueries et infractions économiques et financières, il a stagné de 56% en juin 2001 à 57% en juin 2007, pour chuter à 53% en juillet dernier !

De nouvelles peines planchers... pour rien ?
Sarkozy avance sa première véritable annonce du jour : «Dès le 7 septembre prochain, les peines planchers, qui fonctionnent bien, mais qui ne s'appliquent qu'aux multirécidivistes - 24 000 peines planchers ont été prononcées - seront désormais étendues à toutes les formes de violences aggravées, c'est-à-dire notamment des violences sur des personnes dépositaires d'une autorité publique.»

Qualifier de succès les peines planchers sous prétexte que 24 000 ont été prononcées en 3 ans est un peu court. S'agissait-il d'encombrer les prisons ? Ou d'être dissuasif ? Ou de réduire la délinquance ?

Sarkozy ajoute sa seconde grande mesure du jour: «l'instauration d'une peine incompressible de 30 ans pour les assassins de policiers ou de gendarmes sera discuté au Parlement dès la rentrée. Et là... je veux que les choses soient claires... En tant que chef de l'Etat, mon devoir est de travailler avec tout le monde... tout le monde... Je n'ai pas à voir si Grenoble qui a choisi un maire de gauche ou un maire de droite, je dois travailler avec les élus, comme les élus doivent travailler avec le chef de l'Etat..

Encore une fois, Sarkozy veut convaincre qu'il ne cherche pas à instrumentaliser l'insécurité à des fins électorales. On a peine à le croire. D'ailleurs, il menace ses opposants: «chacun d'entre nous sera mis en face de ses responsabilités. Sur une peine incompressible de 30 ans, je demanderai au Parlement d'en débattre, et je demanderai à chacun de faire abstraction de ses appartenances partisanes pour voter des textes non pas en fonction du ministre qui le présente mais de l'utilité de ce texte

La belle affaire ! Le texte a peu à voir avec Brice Hortefeux. ce dernier n'est qu'un messager, un fusible. Celui qui présente ce projet, c'est Sarkozy. Ce couplet semblait tout droit adressé à André Vallini, député socialiste et président du conseil général de l'Isère, présent dans la salle. Ce dernier, voici quelques jours, avait exprimé le souhait que gauche et droite se retrouvent sur le terrain de la lutte contre l'insécurité. Une future prise de l'ouverture sarkozyenne ?

Posture guerrière...
Il enchaîne : «Les policiers nous regardent, les gendarmes nous regardent, la population nous regarde. Les postures politiciennes, d'un côté comme de l'autre, ne sont pas à la hauteur de la situation.» C'est pourtant exactement ce que fait Sarkozy devant nos yeux. Comment comprendre sinon les raisons qui ont poussé Sarkozy ce même jour à glisser dans un discours sécuritaire à propos du banditisme vers ... l'immigration clandestine ?

Les multiréitérants...
Sarkozy évoque ensuite le bracelet électronique, dont il souhaite que le Parlement débatte également à la rentrée: «je souhaite notamment que les magistrats puissent condamner automatiquement les multirécidivistes au port du bracelet électronique pendant quelques années après l'exécution de leur peine.» Comme pour prévenir la surprise de son auditoire, il s'exclame aussitôt : «Je parle des multirécidivistes, des multiréitérants.» Multiréitérant ? Sarkozy produit comme souvent un vocabulaire multi-redondant... comme pour excuser ses propos. Et il livre quelques chiffres : «nous avons plus de 19 000 délinquants en France qui ont plus de 50 inscriptions, 50 condamnations sur nos fichiers.» On ne rappellera pas combien les fichiers de police, notamment le fameux STIC, ont été longuement critiqués, y compris par la CNIL, pour leur inexactitude...

Et à quoi bon cette mesure ? On croyait que les peines planchers, qui fonctionnent bien d'après Sarkozy, servaient justement à dissuader les délinquants les plus sérieux de récidiver... Le serpent sarkozyen se mord la queue...

Haros sur l'immigration...
Puis, sans crier gare, ni ménager une quelconque transition, Sarkozy dérape littéralement sur l'immigration. Rien, dans ses précédents propos, ne laissait prévoir un tel amalgame. Pas une révélation (par exemple sur la nationalité des délinquants ou des suspects interpellés). Rien. Sarkozy, tout seul, plonge dans le bain.
«De même, nous allons réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité français.» 
Le gros mot est lâché. Depuis Vichy, jamais la France n'a fait le tri dans ces citoyens, ni dans leur degré de citoyenneté. Le même Sarkozy, alors en campagne électorale en 2006, s'était exprimé contre la double peine. Un crime ou un délit commis par un Français de première génération est-il plus grave que le même crime ou délit commis par un Français de plus grande ancienneté dans la nation ? Une source anonyme au Ministère de l'identité nationale a confirmé que le enième projet de loi sur l'immigration prévu pour l'automne avait été durci en conséquence. Sarkozy s'égare, mais s'obstine.
«Je prends mes responsabilités. La nationalité française devrait pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police ou d'un militaire de la gendarmerie, ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique. La nationalité française se mérite, et il faut pouvoir s'en montrer digne. Quand on tire sur un agent chargé des forces de l'ordre, on n'est plus digne d'être Français
Et quand on ne paye pas son juste impôt en France ? Le débat sur l'identité nationale refait ainsi surface. Après nombre de dérapages nauséabonds des ténors de l'UMP, voici Sarkozy qui s'y colle. Personne n'égale le maître.

... et les mineurs !
Sarkozy enchaîne. Il réclame une réforme profonde du droit pénal des mineurs. Le voici qui utilise à nouveau les mêmes éléments de langage sur la délinquance des mineurs qui aurait changé et mériterait un «examen sans tabou de toutes les pistes envisageables.» Trébuchant sur son discours, il précise :
«convenons que l'ordonnance de 49 est-elle adaptée aux mineurs d'aujourd'hui de 2010? (...) Là aussi, ce n'est pas une question partisane, c'est une question de réflexion.» Et inutile d'invoquer la question sociale, la précarité des parents, ou l'impasse scolaire. Sarkozy prévient : «la délinquance actuelle ne provient pas d'un mal-être comme je l'entends trop souvent, elle résulte d'un mépris des valeurs fondamentales de notre société. La question de la responsabilité des parents est clairement posée. Les parents manifestement négligents pourront voir leur responsabilité engagée sur le plan pénal.»

N'est-ce pas le principe même de l'irresponsabilité pénale des mineurs ? Sarkozy rappelle la suspension des allocations familiales, votée récemment, pour les parents d'élèves absentéistes. Il s'essaye, quelques secondes, pas plus, à la compréhension : «je comprends parfaitement que telle ou telle mère de famille, notamment dans les familles monoparentales, soit dépassée. C'est si difficile d'élever des enfants. Mais je ne comprends pas qu'on ne le signale pas au chef d'établissement.»

Faudrait-il lui rappeler que la loi récemment votée ne soumet pas la sanction éventuelle d'une suspension d'allocations au signalement de l'absentéisme ?
«Il ne s'agit pas de sanctionner, il s'agit de faire réagir.»
Il ne s'agit pas de résoudre, mais de faire peur. Le chef de Sarkofrance rappelle ensuite l'ouverture d'une vingtaine d'établissements dès la rentrée prochaine (donc dans quelques semaines), pour les collégiens et lycéens particulièrement turbulents...

Et surtout, pas d'amalgame
Sans rire, Sarkozy se prend à préciser : «nous devons nous poser les questions, sans tabous, sans stigmatisation, c'est vrai... sans amalgame, c'est vrai... mais sans faiblesse non plus... (...) il ne s'agit pas d'opposer ceux qui ont un coeur et ceux qui sont fermes...(...) il nous faut nous adapter à la situation, et pas décliner les uns comme les autres un catéchisme qui serait frappé par la plus grande inefficacité.»
Une habile transition vers le grand saut... Récapitulons : Sarkozy invoqua d'abord un braqueur, puis le grand banditisme, des préfets-flics, des caméras plutôt que des effectifs. Puis il glissa sur la déchéance de nationalité, puis la délinquance des mineurs, la responsabilité des parents... et, sans aucun amalgame... voici l'immigration «incontrôlée» et clandestine ...
«Enfin, il faut le reconnaître... et je me dois de le dire... Nous subissons les conséquences de 50 années d'immigration insuffisamment régulée qui ont abouti à un échec de l'intégration. Nous sommes si fiers de notre système d'intégration. Peut-être faut-il se réveiller pour voir ce qu'il a produit. Il a marché, il ne marche plus. Je ne me suis jamais laissé intimider par la pensée unique.» 
Lisant son texte, il complète : «il est quand même invraisemblable que des jeunes gens de la deuxième voire de la troisième génération se sentent moins Français que leurs parents ou que leurs grands-parents. (...) Tous ici vous avez des exemples. pourquoi ne le dit-on. (...) Nous n'avons pas le droit à la complaisance. (...). Pour réussir l'intégration, il faut pouvoir contrôler nos flux migratoires. Avec un taux de chômage des étrangers non communautaires qui a atteint 24% en 2009.... je ne reprendrai pas la célèbre phrase de Michel Rocard dans laquelle je me retrouve...» (et il la reprend quand même) «... la France ne peut accueillir toute la misère du monde.»
Pour que la posture soit parfaite, il manque un argument, le voici : «Nous allons donc évaluer les droits et les prestations auxquels ont aujourd'hui accès les étrangers en situation irrégulière.» Il s'arrête, lève le doigt, puis reprend: «Je ne parle pas des étrangers en situation régulière qui ont naturellement le droit à des prestations et ce serait un comble qu'il en soit autrement. Je parle des étrangers en situation irrégulière. Mesdames et Messieurs, mes chers compatriotes, une situation irrégulière ne peut conférer plus de droits qu'une situation régulière et légale ! Là aussi c'est pas une affaire de majorité ou d'opposition, de gauche ou de droite.»

Et les Roms ?
Le tableau est complet, ou presque.  Il manquait les Roms.  «Les clandestins doivent être reconduits dans leur pays. Et c'est dans cet esprit d'ailleurs, que j'ai demandé au ministre de l'intérieur de mettre fin aux implantations sauvages de campements de Roms. Ce sont des zones de non-droit qu'on ne peut pas tolérer en France. Il ne s'agit pas de stigmatiser les Roms.»
Non, bien sûr. Pour quelqu'un qui dénonçait les amalgames quelques minutes auparavant, il fait fort !

La pensée unique... de Sarkozy
Sarkozy termine par quelques constats sur la politique de la Ville, désormais réduite à une peau de chagrin. Il loue l'action des associations de quartiers, mais demande une évaluation. «L'évaluation n'est pas un gros mot.» Il a raison. Mais qui évaluera le Plan Marshall pour les banlieues promis par Nicolas Sarkozy en 2007 ?

Sans rire, et sans gêne, il invoque la mixité sociale défaillante des quartiers : «Et puis par ailleurs, réfléchissons à la diversité sociale aussi. parce que si on met toujours les mêmes dans les mêmes quartiers, ne nous plaignons pas ensuite qu'ils deviennent des ghettos.»  L'ancien maire de Neuilly-sur-Seine sait de quoi il parle, lui qui n'a jamais respecté le quota de 20% de logements sociaux dans son ancienne commune.

Le discours s'achève, enfin. Sarkozy conclut.

«L'Etat, ça ne peut pas être donner toujours plus et attendre toujours moins. La société ne fonctionne pas comme ça (...) Et bien les évènements de Grenoble, et leur gravité, imposent de notre part une réponse ferme mais ce peut être une opportunité de sortir de la pensée unique sur la politique de la ville, sur la politique de l'immigration, et sur la politique de sécurité.» Pompier pyromane, Sarkozy démontre au contraire, par ce discours, combien il reste enfermé dans une pensée unique vieille de trente ans, incapable d'apporter des solutions autres que des clichés répressifs qu'il n'est d'ailleurs même pas en mesure de tenir.
«La guerre que j'ai décidé de mener contre les trafiquants et les voyous est une guerre sur plusieurs années. (...). C'est une guerre nationale. Et je suis sûr que dans toutes les formations politiques il se trouve des femmes et des hommes de bonne volonté qui sont décidés à réagir et à apporter leur soutien dans cette action au gouvernement de la République.» 
Ce jour-là, à Grenoble, Nicolas Sarkozy a dérapé et échoué. Loin d'apporter un constat lucide sur la situation et les problèmes, il a tout amalgamé, du grand banditisme à l'échec de l'intégration, de l'immigration, légale ou pas, à la délinquance des mineurs. Il a ressorti l'une des pires bouillies idéologiques que le Front National, et d'autres, servent aux médias et à l'opinion depuis l'aube des années 80.

Ami sarkozyste, es-tu encore là ?


Décheance Nationalite Francaise "inconstitutionnell"...?
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19 commentaires:

  1. B-R-A-V-O ! la republique bananière est enfin aux commandes . N'ayez plus peur de rien bonnes gens le couvre feu arrivant l'état veille sur votre sommeil vos bonnes consciences . Dans quel monde vivons nous depuis quelque temps?
    Des fois je me surprend à avoir honte d'être français

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  2. Pour Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy "confirme officiellement" les thèses du FN.

    Le Front national n'a pas tardé à réagir au discours de Nicolas Sarkozy visant les délinquants d'origine étrangère. Tout en sommant le président de la République de "tirer toutes les conséquences" de ses nouvelles annonces sur la sécurité "en rétablissant l'expulsion effective et définitive des délinquants étrangers", Marine Le Pen, a estimé samedi 31 juillet que le chef de l'Etat donnait raison aux thèses que son parti défend depuis trente ans.

    Pour la vice-présidente du FN, "les propos du président de la République, qui procèdent d'une nouvelle gesticulation estivale, n'ont qu'un mérite, celui de confirmer officiellement le caractère criminogène de certaines immigrations, vérité pour laquelle le Front national est persécuté depuis trois décennies".

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/31/pour-marine-le-pen-sarkozy-confirme-officiellement-les-theses-du-fn_1394523_823448.html

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  3. Le 20 janvier 1942 (si mes souvenirs sont bons?)a eu lieu la conférence de WANSEE, on y va doucement...

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  4. Il faut vraiment être un imbécile pour croire à cette histoire de déchéance de nationalité. Pour rappel : quand on change de nationalité, on renonce à la première, ce qui fait l'objet d'une décision administrative dans son pays d'origine.
    Or, la France ne peut pas changer une décision administrative d'un autre pays. Il s'agit donc de retirer toute nationalité à des personnes, qui deviendraient apatrides. Et cela, si je ne m'abuse, c'est interdit par la déclaration des Nations Unies.

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  5. Assez d'accord en général avec cet article.
    De toutes façon, le gaulois moyen, a toujours aimé la soumission...de 81 à nos jours par exemple...
    Et comme me le rappelles souvent un ami, le français aura toujours le cœur à gauche et le portefeuille à droite !
    Il sait participer à des "ballades" du dimanche avec ses "camarades" ou bloquer des autoroutes par exemple, mais incapable de s'unir intelligemment pour un avenir meilleur et ceci, sans ces vieux clivages à des sous : droite-gauche !
    Il voudra toujours avoir ses 3 millions d'articles présent dans son magasin, en se foutant éperdument de comment tout cela ça marche dans l'économie et ses ravages...
    Il ne diminuera toujours pas ses habitudes de consommation (faut ressembler à son voisin...sic...) et il préfèrera toujours ! faire des heures supplémentaires défiscalisées, au détriment de l'emploi, pour avoir plus de fric !
    Pendant ce temps, les vrais ! pauvres à la rue ou les familles décimées par les licenciements à gogo, n'ont que les yeux (ou leurs larmes) impuissants, spectateurs, devant tous ces français qui se la "coulent" en râlant... !
    Il ne s'agit pas d'avoir systématiquement une réaction critique (beaucoup trop facile et simpliste) il est temps de passer à l'action : saine, dans le respect, intelligente et constructive !
    Bonne semaine

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  6. On devrait être habitué à ce genre d'exercice, en particulier de la part de la droite dont c'est la méthode favorite.

    1 - On a fait des économi dans le budget (ici sécu) sans se soucier de la réalité.

    2 - ça a des conséqunces, mais pour l'instant personne ne le remarque, à part les gens concernés.

    3 - Coup médiatique. Projectueur sur les problème de sécurité. Le Boss arrive, trouve le seul et unique bouc émissaire (les méchants bandits)

    -> Lui n'y est donc pour rien + il arrive comme un sauveur.

    4 - Effet d'annonce : Quelle belle détermination, on en a la larme à l'oeil.

    5 - Le Bilan : Un budget qui a été mal géré avec des économies de bout de chandelles suivi par des pb et des annonces qui couteront les yeux de la tête pour un résultat inferieur à celui d'u bonne gestion.

    6 - Bilan Politique : Bon coup électoral. Outre la gestion hasardeuse de la sécurité, concept inaccessible au ventre mou électoral peu intéressé, les annonces sont logiques et très vendeuses.


    Perso, il y a peu d'hommes politiques dont je ne trouva pas le jeu insupportable. le "jeu" d'acteur j'entends.

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  7. Pour travailler avec des mineurs en situation de glissement vers la délinquance, j'ai le sentiment que nombre d'entre eux intégreront le sens de la loi avant Celui qui pond à longueurs de mandature des envolées inconstitutionnelles.

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  8. Sarkozy part dans les extrêmes de façon très inquiétante, inacceptable et insultante même... N'allant jamais chercher les causes, il veut dès lors des conséquences... Personnes ne va réfléchir plus loin que le bout de son nez.

    je n'ai pas de mots assez fort ( ni correcte pour se message ) pour illustrer mon dégout de cet homme... à par peut être que en ce moment, j'ai bien du mal à ressentir cette fierté, dont ils parlent, d'être français...

    Restez éveillé ! les deux yeux bien ouverts car, ces gens là, veulent nous endormirent...

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  9. Il s'étonne que les jeunes "issus de l'immigration" comme on dit si bien, se sentent moins français que leurs parents ou grand-parents, mais se demande-t-il pourquoi la population bien française continue toujours à les décrire comme Français de l'immigration, plutôt que Français point barre!

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  10. Bonjour !

    A quoi s'attendaient donc les 53% de zozos qui oont élu cet homme indigne ? Encore deux ans à tenir ! Putain, c'est long !

    A2N

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  11. Et la liberté de créer ?

    J'avais un restaurant du coté de Lyon. En 2 ans, celui-ci a été cambriolé et saccagé 3 fois. Et dans les 3 cas, c'était des maghrébins, qui s'en sont tirés avec des petites peines de rien du tout.

    Du coup, j'ai déménagé mon restaurant à Nyon en Suisse. Depuis que je suis ici, je n'ai jamais eu de problème. Car ici, les délinquants qui nuisent aux cercles économiques vertueux sont sévèrement punis. Désormais, je paie mes impôts en Suisse (et je ne suis pas parti pour des raisons fiscales mais uniquement de sécurité). C'est tout ce que ces délinquants auront fait gagner à la France.

    Vous les soutiendrez jusqu'au moment où on demandera vraiment de payer cher, et là vous retournerez tous votre veste comme l'Allemagne de 1935. Il faudra chercher des coupables !


    En France, la liberté de détruire est devenue aussi importante que la liberté de construire.

    Vous ne faites jamais d'articles pour soutenir ceux qui essaient de créer. Mais par contre, vous soutenez toujours ceux qui cherchent à détruire. Et bien vivez entre destructeurs, que voulez que je vous dise ? Mais ne venez pas vous plaindre après que la France va mal et qu'elle croule sous les dettes...

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  12. Le commentaire ci-dessus, posté par un courageux Anne Onyme, est MA-GNI-FI-QUE. C'est vrai que tous les maghrébins sont à mettre dans le même moule, non? Vu que trois d'entre eux ont saccagé votre bien (ce qui est inacceptable), vous avez déménagé car au moins, en Suisse, il n'y a que des gens vertuaux! Je le transmettrai à M Woerth et à son épouse, ils connaissent aussi bien le pays (et leurs banques).

    Dites-moi tiens, c'est vraiment bizarre non? Comment se fait-il que tous les délinquants en col blanc (vous savez, tous les pourris qui font des détournements d'argent, des délits d'initié, etc...et qui foutent par terre des économies entières) soient systématiquement des blancs? Ca doit être génétique aussi ça, non?

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  13. Bravo toff de aix toi t'es courageux. Pour moi le courage, c'est mettre son nom, son prénom son adresse et son numéro de téléphone. Pas de mettre un pseudo qu'on vient de choisir. 70% des gens qui ont posté sur cette file vont être contents d'apprendre qu'ils sont des anes onymes.

    Poster ici en tant qu'anonyme, c'est par mesure de simplicité. C'est lié à ce site.

    Sinon, c'est bien pratique de dire que la petite délinquance ce n'est pas grave parce qu'il y a la délinquance en col blanc. C'est un peu comme ceux qui disent qu'on ne devrait pas s'occuper du fascisme, on ferait mieux de s'occuper du nazisme avant. Ou ceux qui disent qu'on ne devrait pas s'occuper des sdf français avant d'avoir résolu la faim dans le monde qui est un problème plus grand.

    Bref je condamne autant que toi la délinquance en col blanc. Est-ce une raison pour ne pas condamner la délinquance issue de l'immigration ?

    Moi j'accorde un mérite à Sarkozy : il redonne du droit à la liberté productive face à la liberté destructrice.

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  14. Et je rajouterai que Sarkozy ne met pas tous les maghrébins dans le même sac. A-t-il dit qu'il allait supprimer la nationalité du type qui faisait pas de conneries extrêmement grave ?

    Vous êtes en train de défendre des meurtriers, des tueurs de flics, des gens qui en ont rien à faire de votre vie. Vous vous retrouveriez en face d'eux, ils vous demanderaient de leur la lécher avant. D'ailleurs, vous parlez mais vous n'êtes certainement pas leurs amis, bobos que vous êtes.

    Défendez plutôt les gens qui vous nourrissent, les gens qui vous logent, plutôt que de défendre tous ces gens qui détruisent.

    Les tueurs ne sont certainement pas des suiveurs ou des innocents. Alors arrêtez de les défendre. Moi j'irais même plus loin dans la déchéance de la nationalité : j'incluerais tous les grands trafiquants de drogue qui font mourir par overdose des milliers de gens. Et quand il s'agit de leur vie à eux, on devrait avoir pitié ?

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  15. Ecoute moi bien coco: je suis pas plus courageux que toi, c'est un fait, car j'utilise un pseudo. Mais moi je ne tombe pas sous le coup de la loi mon gars; alors que toi, si. Des propos tels que "et dans les 3 cas, c'étaient des maghrébins" relèvent de la généralisation outrancière et sont passibles de poursuites. Tu sembles l'oublier? Ton ami Hortefeux aussi l'avait oublié.

    Quand à défendre "ceux qui me nourrissent, et qui me logent", merci : je me défends moi-même, c'est exactement ce que je fais. Tu n'as AUCUN monopole : ni celui du travail, ni celui de la respectabilité. Je paie mes impôts en France (c'est ton cas?), je bosse, je n'ai droit à aucune aide. Ca m'est également arrivé de me faire agresser(ehhh oui! même pas ça, ça ne t'es exclusivement réservé!). Et oui, il y avait des maghrébins dans le tas.

    Seulement, je fais fonctionner le peu de cerveau que j'ai : et j'essaie de rélféchir (c'est ton cas?)
    Au lieu de généraliser, j'essaie de comprendre. JE NE DEFENDS PERSONNE en particulier, certainement pas les trafiquants de drogues,, les tueurs d'enfants ou je ne sais quelle autre saloperie (QUI les défendrait? JE TE LE DEMANDE, QUI? réponds-moi franchement au lieu d'afficher tes lieux communs à 3 centimes!!)

    TOUJOURS la même rengaine, toujours les mêmes généralisations hâtives.

    Je ne nie pas qu'il y ait de gros problèmes dans ce pays...j'essaie juste de trouver des solutions à ma manière. Parce que les vôtres me semblent idiotes, excessives et disproportionnées.

    Ton ami Sarko est au pouvoir depuis 2002 et ça alors! A-t-il réussi UNE SEULE FOIS à traiter ce "problème de l'insécurité??" REGARDE LES STATISTIQUES mon ami. Et réfléchis un peu, pour une fois!

    Tu verras qu'il nous refait le coup à chaque fois, depuis huit ans (comme ministre de l'intérieur ET comme Président) et à chaque fois, rien ne bouge (tu le dis toi-même!)

    Réfléchis. Essaie, tu verrras, ça fait du bien. Changer fait du bien.

    Signé : le bobo qui t'aime

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  16. C'est sur que l'utilisation d'un pseudo aidera largement à m'identifier mdr. Et je n'en vois pas l'intérêt vu que je suis citoyen suisse. Donc Hortefeux...

    De plus, je ne vois pas en quoi l'utilisation du terme maghrébin est répréhensible mdr. Dans ce cas là, tu peux aussi condamner les juges qui précisent l'origine des gens dans leurs réquisitoires. T'es parti dans le grand n'importe quoi. Dans ce cas, tu n'as plus le droit de préciser que tu t'es fait agressé par un italien, une femme... sous peine d'être poursuivi. mdr.


    Allez va appeler et SOS Racisme, et continue à lutter afin que les meurtriers ne soient pas déchus de leur nationalité. Tu vas dans le bon sens... mdr.

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  17. mdr mdr mdr!!!! Vive la Suisse, je les plains : apparemment en plus de ne pas savoir réfléchir, tu ne sais pas écrire, et au final tu ne sais pas lire non plus. SI tu avais lu ce que j'ai dit, tu aurais noté : 1/ Que le fait de généraliser, comme tu le fais, en mettant en lien le fait de commettre une agression, et qu'à chaque fois, ce sont des maghrébins (je te cite)= le terme à chaque fois, les 3 fois, explicitement signale que tu y mets une relation de cause à effet.

    "Les Auvergnats, quand il y en a un, ça va..." tu te rappelles cette phrase de ton cher Hortefeux? C'est ce qui l'a fait condamner récemment, pour affirmation à caractère raciste (je cite les magistrats). Et tu viens de faire exactement pareil....Apparemment,tu ne suis pas l'actualité, il faudrait se renseigner un peu avant de répondre des âneries plus grosses que la porte d'Aix!
    Pour ce qui est du pseudo, là aussi laisse-moi t'expliquer(j'adore perdre mon temps):
    C'est vrai que dans ton cas, tu fais bien de ne pas révéler ton identité, qui sait? quelque gauchiste mal intentionné aurait pu signaler à quelque juge qui trainait par là le délit que tu venais de commettre (tu sais, le racisme est un délit, et ton chéri Sarko il aime pas ça, mon ami, tu le savais aussi? Lefèbvre nous à dit que la dénonciation était un devoir civique, nous on applique!); et tu aurais dû en répondre devant la justice, qui sait?...ahh non c'est vrai j'oubliais tu es en Suisse, pas de basanés par là-bas hein? On doit respirer! MDR

    Et tu as TOTALEMENT RAISON : les meurtriers, les pédophiles, etc... je milite pour qu'ils conservent leur nationalité, MAIS qu'ils aillent en taule. On ne peut pas en dire autant de toi, apparemment tu les aime beaucoup, puisque tu continues à militer uniquement pour qu'ils soient "déchus de leur nationalité". ohhhh làlà LA sanction!... MDR!!!

    C'est vrai que pendant que tu débats de ces imbécilités dans ton petit coin, tu ne vas pas penser aux enveloppes en papier Kraft dans les hôtels particuliers à Neuilly, ni des voyages du Ministre des Finances dans ton Beau Pays.

    Ooops, pardon! je suis vache là (avec un suisse c'est normal hein: ne vas pas me traiter de raciste! MDR). Désolé, j'avais oublié que l'industrie bancaire, c'est ce qui vous fait vivre à vous, les Suisses. Et je ne voudrais pas te harceler sur tes moyens d'existence, hein. D'ailleurs, sont-ils légaux? Et, si ils le sont, sont-ils moraux au moins? Je peux en douter, tout le monde sait qu'en Suisse, dans ton pays, on planque les valises de billets, c'est un sport national non?

    Mais dis moi...tu n'irais pas porter plainte contre moi pour "généralisation outrancière" non? Je plaisaaaaantais, voyons! MDR MDR kikoooloool

    Le bon sens est partagé, Camarade. Continue, Droite devant! Le mur arrive!

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  18. Je persiste et je signe : 3 cambriolages de mon magasins, 3 fois des maghrébins. Que faudrait-il que je dise ? Que ce sont des bretons depuis 2 siècles pour te faire plaisir ?

    Pour le reste, pfiou quel ramassis de débilités qui ne valent même pas de réponse. Tu confonds race et nationalité. T'inquiètes pas j'irai pas te taxer de racisme quand tu parles de la suisse : car suisse n'est pas une race.

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  19. Plus de sécurité, moins de liberté : équation évidente !

    On doit toujours se méfier d'un gouvernement qui prend des mesures restrictives de liberté au nom de la sécurité nationale. Adolf Hitler affirmait d'ailleurs : « Un gouvernement national énergique peut se permettre d’empiéter largement sur la liberté des particuliers aussi bien que sur celle des Pays, du moment que chaque citoyen se rend compte que de pareilles mesures sont nécessaires à la grandeur de la nation » (Adolf Hitler, Mein Kampf : mon combat, trad. par J. Gaudefroy-Demombynes et A. Calmettes, Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1934 à la p.568).

    Eric Folot

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