21 octobre 2010

Retraites : Sarkozy veut nettoyer au Karchër les contestataires

Il a envoyé son super-flic, son clone imparfait, Brice Hortefeux, répliquer à la contestation toujours énergique à sa réforme des retraites. La réponse est claire. A la demande d'un débat, Sarkozy préfère la force et la fermeté. Qu'importe s'il est le premier responsable de la situation, lui qui voulut passer en force, mais en traînant. Qu'importe si la contestation est une réaction à sa propre action. Qu'importe si Sarkozy a choisi d'économiser sur la retraite du plus grand nombre pour ne pas toucher à la fiscalité de quelques-uns. A quelques jours de l'adoption de la loi au Sénat puis à l'Assemblée, Nicolas Sarkozy veut jouer à Napoléon ou Clémenceau au risque de paraître tel Louis XVI.

Le show sécuritaire
Mercredi, Brice Hortefeux s'est rendu à Lyon, après le Conseil des ministres. Auparavant, il avait tenu un point presse, place Place Beauvau, « en tant que président de la cellule interministérielle de crise ». Ses propos furent d'une incroyable violence verbale. Le ministre de l'intérieur ne fait pas dans la demi-mesure. Le show sécuritaire doit reprendre ses droits : « Nous ne laisserons pas bloquer le pays et nous ne laisserons pas les voyous impunis. » a conclut Hortefeux.

Plutôt que d'engager le débat et discuter, enfin, de sa réforme, l'Elysée veut faire peur à la « majorité silencieuse » et caricaturer l'opposition comme une minorité incontrôlable, une curieuse alliance de jeunes racailles et de grévistes marginaux dans les raffineries et dépôts de carburant. Les scènes de violence, en marge des manifestations de mardi 19 octobre et le spectre d'une pénurie d'essence et de gasoil - qui frappe déjà plus d'un tiers des départements français - sont les deux prétextes tous trouvés pour ce glissement politique. Pourtant, à en croire tous les sondages, la contestation à la réforme, après quatre jours de pénurie croissante de carburant, reste populaire : mercredi, d'après un sondage BVA pour les Echos, 59% des Français interrogés se déclaraient toujours favorables à la poursuite du mouvement de grève même après l'adoption de la loi par le Parlement. Selon une autre enquête, 79% des sondés étaient favorables à une renégociation de la réforme.

Au Sénat, le ministre Woerth a refusé de suspendre les débats demandés par les 3 groupes socialistes, radicaux et communistes : « Nous avons été au bout du dialogue social lors de la préparation du texte, ce texte, il n'est pas tombé du ciel comme cela, tout cru, tout emballé, il est le fruit d'un dialogue avec les organisations syndicales, avec les partis politiques, avec les Français. » Cet argument est faux. Primo, le gouvernement n'a pas négocié sa réforme. Il a consulté puis annoncé son projet. Secundo, il avait posé comme préalable non négociable le triptyque 62 ans/67 ans/41 ans de cotisations.

La stratégie de la peur
Mercredi, Hortefeux devait donc jouer les durs : « l'immense majorité n'a pas à subir la loi d'une minorité. » Dénonçant les « blocages d'une vingtaine de dépôts parmi les plus importants de notre territoire », il a oublié d'une pirouette l'imprévision gouvernementale du weekend, quand les ministres et responsables UMP se succédaient dans les médias pour expliquer qu'il n'y avait aucun problème d'approvisionnement. Pire, Hortefeux a agité la menace d'une paralysie des services publics et d'urgence : « Ce blocage a gravement désorganisé la distribution des carburants dans notre pays et peut menacer désormais le fonctionnement des services publics et des services de secours et d'urgence

Les forces de l'ordre sont intervenues très tôt pour débloquer les dépôts de La Rochelle, du Mans et de Donge. Mais les grévistes, s'ils n'opposèrent aucune résistance, se sont déplacés sur d'autres dépôts. Des barrages filtrants et des opérations escargots se sont multipliés. Mercredi, Jean-Louis Borloo a confirmé que 3 190 stations service étaient à sec. Dénoncer la gêne occasionnée par une grève est un argument traditionnel de la droite au pouvoir. Cette fois-ci, le gouvernement pousse le bouchon un cran plus loin. A Paris, Hortefeux en rajoute :
« Ces actes sont inacceptables, mais ils sont aussi irresponsables. Irresponsables, car ils ont pour première conséquence d'empêcher nos concitoyens de circuler librement. Irresponsables, car ils empêchent des salariés d'aller travailler et de gagner leur vie. Irresponsables aussi, je vous le dis, car ces travailleurs, ce sont notamment des médecins chargés d'aller soigner en urgence, des infirmières à domicile qui doivent dispenser des soins quotidiens aux malades, des parents qui doivent aller chercher leurs enfants, des conducteurs de bus qui, dans l'impossibilité d'aller eux-mêmes au travail, pénalisent par ricochet les usagers du service public. La liste est longue et dans ces cas-là, la spirale, infernale.»
L'irresponsabilité du gouvernement est pourtant évidente : à droite, on reproche désormais à Sarkozy d'avoir fait traîner le vote de la loi alors que la marge de négociation était dès le départ très faible. Rapidement, le monarque a lâché ses quelques concessions, convenues d'avance, croyant qu'elles suffiraient à calmer la contestation. Certaines mesures proposées, comme assimiler la pénibilité au handicap physique, ont pu agir comme de véritables provocations.

Jouer les durs
Hortefeux, mercredi, a ensuite dérivé sur les violences : « Je l'affirme de manière la plus directe, la plus ferme et la plus déterminée : le droit de manifester, ce n'est pas le droit de casser, le droit d'incendier, le droit d'agresser, le droit de piller. » Il faut faire peur. Et sur ce registre, Hortefeux avait des exemples tous trouvés : « Hier encore à Lyon, 1 300 casseurs, dont la moitié de mineurs, ont semé la terreur dans le centre-ville, pillé 10 magasins, incendié 7 véhicules, en ont retourné 21, et détruit de nombreux abris-bus.» Après les statistiques roumaines sur la délinquance, Hortefeux déploie ses statistiques spéciales « jeunes » D'où sort-il ses chiffres ? Le même jour, le ministre expliquait n'avoir interpelé « que » 1400 casseurs en une semaine sur l'ensemble du territoire. Mais à Lyon, il en sûr et certains, plus de 600 d'entre eux étaient des mineurs ! « A Nanterre, deux jours de suite, une bande de délinquants n'a eu de cesse de terroriser les lycéens du lycée Joliot-Curie. »

Le ministre de l'intérieur aurait pu se poser la question des moyens de la police, ou de l'efficacité de son dispositif, sans cesse renforcé, de répression. Ainsi à Lyon, Jean-Paul Borrelly, secrétaire local du syndicat Alliance Police National, demandait à ce que les moyens « légaux » d'intervention soient élargis. La requête est dangereuse. Borrelly pense notamment au flashball - dont Hortefeux a déconseillé l'utilisation après le drame de Montreuil vendredi dernier. Mais, plus globalement, l'affaiblissement des moyens et effectifs de police depuis 2007 est un vrai sujet. La désorganisation des services de renseignements en est un autre, déjà pointé du doigt lors des émeutes dans la banlieue de Grenoble en juillet dernier. Les RG ne jouent plus leur rôle d'alerte. Mercredi, Marianne2 révélait que le numéro 2 de la DCRI, le directeur de la sous-direction de l’information générale (SDIG) avait démissionné de son poste en pleine crise sociale. Serge Guillen n'aurait pas supporté la faible place accordée aux ex-Renseignements généraux dans la nouvelle organisation des services français.
Que dire de l'efficacité du fameux décret anti-cagoules, pris au début de l'année 2009 ? Sarkozy devait enrager de voir autant de casseurs, le visage dissimulé. La Sarkofrance accumule des lois d'affichage, à défaut de moyens.

Provoquer sur le terrain
Brice Hortefeux a ensuite poursuivi sa journée sécuritaire par une visite à Lyon. Le maire Gérard Collomb, découvrant le dispositif médiatique entourant cette venue, a refusé de participer à la réunion prévue. Hortefeux souhaitait se montrer. 70 journalistes avaient été conviés à la dite réunion ! Après une petite heure de discussions avec des responsables policiers locaux, il s'est empressé de débouler, accompagné de ministres et responsables UMP, dans les rues du centre-ville pour se faire filmer et photographier auprès des commerçants victimes de saccages la veille pendant les manifestations. Cinq jeunes osèrent l'apostropher, à coups de « fasciste » et autres « T'es pas le bienvenu ici ». « La France n'appartient pas aux casseurs, aux pilleurs et aux caillasseurs. Elle appartient aux honnêtes gens qui veulent travailler paisiblement » a rétorqué le ministre.

Hortefeux, à Lyon, rappelait l'un de ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy, à l'automne 2005, quand ce dernier était venu promettre à la Courneuve, près de Paris, qu'il nettoierait « au Karchër » la  « racaille » de la cité des 4000. On connaît la suite : une flambée de violence inédite et inouïe après un fait divers dramatique quelques semaines plus tard, et... une progression des agressions contre les personnes.

A Paris, un député UMP suggérait d'expulser les casseurs étrangers. Rien sur la déchéance de nationalité ?


Jeudi, Nicolas Sarkozy devrait parler ruralité, à Bonneval, en Eure-et-Loire. Le déplacement était tenu secret, pour éviter, comme souvent, les manifestations d'hostilité. Le décalage entre l'agenda « officiel » du président français et l'actualité du pays demeure incroyable : un sommet international à Deauville (lundi et mardi), une nouvelle visite aux agriculteurs (jeudi), déplacement en Suisse pour le XIIIème sommet de la Francophonie (samedi); jamais la réforme des retraites, et ses contestations, n'est à l'ordre du jour. On aimerait que Sarkozy prenne le temps et le courage de s'expliquer publiquement, plus longtemps que quelques phrases de commentaires lâchées en fin de conférence de presse, ou par le biais de ses ministres.

14 commentaires:

  1. Jean-Louis Borloo : "Quatorze dépôts de carburant sont toujours bloqués".

    Interrogé sur le retour à la normale dans les stations-service, dont environ 5.000 étaient à sec ou en rupture d'au moins un produit jeudi, le ministre n'a pas voulu s'avancer :

    "Je ne peux pas le dire précisément, et celui d'ailleurs qui le dirait, je pense qu'il serait bien imprudent."

    http://www.lepoint.fr/economie/jean-louis-borloo-quatorze-depots-de-carburant-sont-toujours-bloques-21-10-2010-1252267_28.php

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  2. Comment peut-on écrire de telles bêtises.

    La loi permet, au nom de la liberté d'expression, de dire n'importe quoi.

    Alors la porte est ouverte à tous les malades pour exprimer leurs haines.

    Ils se sentent probablement mieux après avoir écrit ce genre de truc. Laissons les faire c'est leur thérapie.

    Mais à l'avenir évitons de les lire et surtout de les croire.

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  3. jeanpaul de la mata21 octobre 2010 à 10:29

    Fais gaffe qu'il ne t'élimine pas aussi...c'est la mode de la paranoîa en ce moment ?

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  4. @ Anonyme 09:34

    Après qui en as-tu ? L'auteur de ce billet ?
    Si la liberté d'expression permet, comme tu le dis, de dire n'importe quoi, la liberté de penser permet elle de lire et de croire en ce que l'on veut.

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  5. Rameur
    Pourquoi ne parle-t-on pas des salaires à vie des Enarques Des repas 10 étoiles des ministres deputes et senateurs et des retraites plus que confortablesdes sénateurs

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  6. Sarkosy devra acheter beaucoup de karcher ,car il y a des millions de contestataires

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  7. suis entièrement d'accord avec les deux derniers commentaires !! il faut dénoncer les retraites plus que confortables de nos gouvernants !!ils sont déjà bien trop payé pour le travail fournit !!!!ce sont des incapables !! bons a s'en mettre plein les poches !!! et nous retirer nos acquits !! !! alors continuons le combat !!

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  8. ""On aimerait que Sarkozy prenne le temps et le courage de s'expliquer publiquement""

    eeuuuhhh.... enfin, NON!! on a assez vu sa face à çui-là!!!

    DESTITUTION!!!!!!


    parce que si démission, il va toucher sa retraite!!!! :-O


    à propos de leurs retraites, détails très clairs ici = http://www.facebook.com/video/video.php?v=1264257375925&ref=mf

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  9. Carburants : "Gros problèmes" dans 1 station sur 2.

    La moitié des stations-service françaises (hors grandes surfaces) ont de "gros problèmes d'approvisionnement" en carburants, a prévenu jeudi Christian Roux, représentant des exploitants de stations-service.

    "Il y a la moitié des stations-service qui ont des gros problèmes d'approvisionnement, qui sont à vide ou en manque d'un produit", a dit à l'AFP M. Roux, qui préside la branche des propriétaires-exploitants de stations-service au Conseil national des professions de l'automobile (CNPA).

    Cette branche représente les plus de 7.000 stations françaises (sur 12.300 au total) non détenues par des grandes surfaces, a affirmé M. Roux.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/10/21/97002-20101021FILWWW00434-gros-problemes-dans-1-station-sur-2.php

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  10. Ils sont pourtant pas sales, nos petits lycéens militants, vu qu'ils passent leur temps à s'astiquer depuis des semaines ! Quelques casseurs (c'est eux qui le Karcher vise) au milieu de bandes de branleurs ! Et ils s'imaginent faire peur à Sarko (qui avait eu les couilles d'aller négocier avec le sinistre Human Bomb, preneur d'otages dans une maternelle de Neuilly).
    François Thomas

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  11. CRAPULERIE D'ETAT

    Cette réforme ne se justifie ni socialement ni économiquement.Le marché des retraites complémentaires(ou "retraites par capitalisation")qui se constitue progressivement est la seule vraie raison de cette réforme brutale et ordonnée depuis l'Elysée sans véritable consultation des organisations professionnelles.Ce marché constituerait une manne de plusieurs centaines de milliards d'euros que les sociétés privées seront amenées à se partager.Pour des millions de salarié(e)s cela signifiera concrètement des pensions de misère ne leur permettant pas de vivre dignement.Cette véritable raison-un peu crapuleuse quand on regarde avec soin cette affaire-devait être cachée sans quoi....Elle a été soigneusement cachée(non pas ignorée!)par les soit-disants experts en économie.Presqu'aucune personnalité médiatique n'a alerté l'opinion publique sur cette réalité...à de rares exceptions près parmi lesquelles Ségolène Royal...Bonjour la démocratie et le pluralisme de l'information!!

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  12. Carburant : pas d'amélioration de l'approvisionnement.

    PARIS - La Fédération nationale des transporteurs routiers français (FNTR) a indiqué jeudi s'attendre à une fin de semaine "difficile" et ne pas voir d'amélioration du côté de l'approvisionnement en carburant, demandant à accéder aux stocks en priorité.

    "On attend une fin de semaine difficile et le week-end tout autant, voire plus, si rien ne change (...) On a du mal à s'approvisionner, on n'attend pas d'amélioration sensible avant plusieurs jours", a déclaré à l'AFP Jean-Paul Deneuville, délégué général de la principale organisation du secteur.

    Stations et dépôts "ne sont pas totalement accessibles" et les camions eux-mêmes "ne pourront bientôt plus transporter le carburant et les produits nécessaires à l'approvisionnement des magasins", a-t-il prévenu.

    La Fédération Nationale des Transporteurs Routiers regrette que les véhicules utilitaires ne bénéficient d'aucune priorité spéciale pour obtenir du carburant, a-t-il expliqué.

    "S'il n'y a pas de décision prise pour le week-end et en début de semaine en matière de hiérarchisation des priorités pour les véhicules utilitaires, nos véhicules ne seront plus en mesure de livrer (le carburant) et on va dans le mur", a dit M. Deneuville.

    "Il y a effectivement pénurie", a confirmé de son côté Philippe Grillot, président de la Fédération des Entreprises de Transport et Logistique de France (TLF) lors d'une conférence de presse.

    http://www.romandie.com/ats/news/101021144344.pilpf42i.asp

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  13. RIDICULES

    Le sénateur-maire ps de Lyon (G.Collomb), obligé de revenir d'urgence d'un voyage en Asie, alors qu'il y a le débat sur les retraites au Sénat (pourquoi aller au Sénat qd l'absence n'engendre aucune retenue sur l'indemnité de sénateur ?).

    Le ministre B.Hortefeux = visite rapide, ballade lyonnaise, déclarations sévères sur les casseurs qui st diffusées au JT du 20H...puis retour à Paris.

    Gauche comme droite, ces politiciens st lamentables, seuls LEURS carrières, LEURS mandats les intéressent...

    ps : j'habite à Lyon

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  14. Nous faudra-t-il vraiment une révolution
    Pour que gouvernement rime avec solution ?

    Arracher au sol les pavés et les lancer
    Au front des démocrates aux valeurs éventées,
    Couper à l'Elysée l'immonde pompe à fric,
    Interdire, exiler, politiques et flics.

    Il y a deux siècles à peine qu'on a tondu la reine,
    Guillotiné le roi pour en vider les veines,
    Aujourd'hui, pas de gêne, le peuple fait la loi,
    La haine nous gangrène, l'exprimer nous nettoie.

    Je suis poli, je tique et je garde patience,
    Mais cette politique est hasard et pas science ;
    Ces impôts-de-vin sont au vol qualifié
    Ce que sont aux voyous les tyrans statufiés.

    Alors sus aux mensonges, sus à l'envahisseur
    Qui, comme un bon cancer, nous prend de l'intérieur,
    Arrêtons de penser, redoublons nos efforts :
    Il faut frapper la tête et nous frapperons fort !

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