10 novembre 2010

A Colombey-les-Deux-Eglises, Sarkozy parle de lui-même et oublie de Gaulle.

Mardi 9 novembre, Nicolas Sarkozy s'est rendu à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute Marne), pour commémorer le quarantième anniversaire de la mort du Général de Gaulle. Dehors, l'hommage était silencieux et grave, les mines sérieuses. Devant la tombe du Général, il faisait froid, il bruinait. Accompagné de François Fillon, Bernard Accoyer et Michèle Alliot-Marie, Sarkozy se tenait raide comme un poteau. Puis, après une courte dédicace sur le livre d'or de l'ancienne résidence gaullienne, il
s'est installé au chaud, sur une tribune dressée spécialement pour l'occasion. Le décor se voulait grandiose, il avait surtout quelque chose de gênant, aux antipodes de la sobriété des obsèques du Général. Sarkozy était debout, le visage fendu d'un large sourire. Sur cette large estrade, sous une tente immense, une toile derrière lui figurant un paysage de campagne « typique » avec l'inévitable Croix de Lorraine dessinée derrière des bois, Sarkozy paraissait ravi. C'était « son » moment. Il pouvait commencer « son » discours. Même sur son pupitre, une Croix de Lorraine avait été placée.

Fidèle à son habitude, Sarkozy a d'abord livré un hommage schizophrénique, puis, comme souvent un discours... sur lui. Pendant une courte demi-heure, il a progressivement dressé, directement ou pas, des parallèles entre l'homme de Londres et lui-même, pauvre chose,  l'homme du Fouquet's.

D'un hommage schizophrénique...
Vers 12h15, Sarkozy se lance : « Qui ne se souvient de ces mots qui nous parlent d'une France éternelle, de « villages tranquilles et peu fortunés, dont rien, depuis des millénaires, n'a changé l'âme, ni la place ? (...). » Il poursuit : « Qui ne se souvient, parmi les gens de ma génération, de cette soirée du 9 novembre 1970 où la France apprit que le général de Gaulle venait de mourir ? Il y eut comme une grande stupeur qui saisit le pays tout entier. Que l'on fût gaulliste ou anti-gaulliste, que l'on se soit battu au côté du général de Gaulle ou qu'on l'ait combattu, chacun d'un coup se sentit orphelin (...) Tout le monde s'est senti orphelin (...).» Sarkozy glisse doucement, mais sûrement, vers une comparaison implicite avec sa propre situation, évoquant l'impopularité du général qui le conduit à démissionner en 1969. De Gaulle en 1969 était un incompris, comme Sarkozy en 2010 : « Un an et demi auparavant, ils l'avaient congédié, fatigués sans doute de le voir encore et toujours brasser de grands rêves et leur proposer une conception toujours plus élevée, toujours plus exigeante de la France. » Et les Français, un an plus tard, « se sentaient un peu coupables » de l'avoir fait partir. Déjà, la comparaison avec son propre cas personnel est posée.

Le patron de Sarkofrance cite ensuite, pèle mêle et sans distance, les multiples facettes du « sauveur» , l'honneur de 1940, l'Etat en 1944, mais aussi la République contre la guerre civile en mai 1958 et en avril 1961, et même mai 1968, « quand il avait fallu mettre fin au désordre et à la violence.» Mai 1968, qui révéla le hiatus entre des pouvoirs en retard d'un siècle et une jeunesse moderne et impatiente, n'était donc que désordre et violence pour Sarkozy. A l'époque, Nicolas Sarkozy avait 15 ans, mais il était déjà vieux.

Eclair de lucidité ou accès schizophrénique, Sarkozy évoque ensuite la simplicité de l'ancien chef de la France libre devenu président: « Il avait voulu tous les honneurs pour l'État. Il n'en avait jamais voulu pour lui-même.» Emanant d'un Monarque Bling Bling, qui sillonne le globe de séjours luxueux offerts par des amis en voyages privés payés par les contribuables et réceptions organisées à sa gloire (comme à New York, en pleine crise en 2009), cet hommage vaut de l'or !

Sarkozy poursuit, et loue la stature internationale du Général, et le message qu'il porta hors de nos frontière; « l'éternelle vocation de notre pays à défendre la liberté des hommes et le droit des peuples contre toutes les forces idéologiques ou matérielles qui prétendaient les asservir.» Quatre jours auparavant, Sarkozy se courbait encore devant un dictateur chinois, faisant nettoyer les rues de Paris et de Nice des contestataires éventuels. En 1964, de Gaulle avait reconnu, le premier, la République Populaire de Chine. En 1964, la France était coincée entre deux blocs qui s'affrontaient. Et cette reconnaissance fut sobre et discrète, quelques lignes dans un communiqué de presse. En 2010, Sarkozy se réfugie sous cet héritage pour justifier quelques contrats commerciaux et des courbettes inédites. Cherchez l'erreur. Depuis mai 2007, le président français s'est aussi attaché à se réconcilier avec tous les dictateurs du monde. Le temps d'un discours qui ne trompe personne, il peut toujours reprendre quelques formules droits-de-lhommistes de sa campagne de 2007. Pire, des dérapages du débat sur l'identité nationale en 2009 aux surenchères insécuritaires de l'été dernier, l'image de la France à l'étranger est dégradée et affaiblie à un point inégalé depuis 40 ans.

Mais Sarkozy, ce mardi, continue. L'hommage devient boomerang : « il avait pu parfois se tromper. Mais dans tout ce qu'il avait dit et dans tout ce qu'il avait fait, il avait cherché à ce que la France restât toujours fidèle à elle-même, à ses valeurs, à son histoire, à son génieLa seule rupture de Sarkozy fut sur les valeurs, et fut multiple : faire le contraire de ce que l'on dit et jamais ne le reconnaître, lier immigration et insécurité ou délinquance et héritage génétique, justifier les moyens par la fin, voici quelques exemples.

L'homme qui a rallié la France sous la coupe du commandement militaire intégré de l'OTAN a pu se permettre, ce mardi de novembre, de s'exclamer : « D'autant plus sourcilleux sur la souveraineté française qu'était grande la faiblesse de ses moyens, d'autant plus intransigeant sur son indépendance qu'il était d'une fidélité sans faille à l'alliance des démocraties contre la menace totalitaire.» Intransigeant sur l'indépendance de la France ? Après l'OTAN, sacrilège gaulliste, en 2008, voici l'accord « historique » avec la Perfide Albion de la semaine dernière. Hypothéquer son développement militaire avec le Cheval de Troie « historique » de l'Amérique en Europe est ... cocasse.

Après la chasse aux Roms, le discours de Grenoble, les quotas d'expulsions de sans-papier, l'immigration choisie par carte de compétence interposée, Sarkozy n'hésite pas : « Il avait ouvert les frontières, fait le choix de l'Europe et du monde où il avait voulu que la France se donnât toujours les moyens de jouer le rôle de premier plan qui, à ses yeux, devait être le sien.»

Sarkozy discourt... sur lui
Au détour d'un paragraphe, le glissement s'opère, presque naturellement. « S'efforçant sans cesse de distinguer ce qui change de ce qui ne change pas, il avait toujours su qu'il y avait des héritages intellectuels et spirituels qui nous venaient du fond des âges et que nous ne pouvions pas renier sans nous renier nous-mêmes, mais il avait toujours su aussi que lorsque rien ne change il n'y a pas d'autre issue que le déclin. » Sarkozy, de Gaulle, même combat ! La réforme ! le contresens historique est total, au service d'un propos de basse campagne. De Gaulle a rétabli un pays et son honneur, et avec d'autres. Homme de droite, il a dû composer avec une résistance de gauche. Homme de droite, Sarkozy a débauché Eric Besson. Chacun son époque...

On enchaîne ensuite avec un hommage à peine voilé au débat identitaire: « Jamais un homme d'État n'avait compris aussi bien que l'on ne construit rien sur le reniement de soi et que pour s'ouvrir aux autres il faut d'abord être assuré de ses propres valeurs, de son identité.» Oubliant le discours de Grenoble, il complète : « Jamais un homme d'État ne comprit aussi bien que la haine de soi finit toujours par déboucher sur la haine de l'autre.» Mais pour se rassurer sur son propre sort, sa propre action, il conclut : « Mais jamais non plus homme d'État n'avait été plus soucieux de précéder les événements pour ne pas avoir à les suivre.»

Ensuite, Sarkozy se lâche, chaque phrase ou paragraphe est un parallèle grossier avec sa propre action présidentielle, un hommage même pas masqué à son propre narcissisme : Sarkozy loue les réformes et oublie le contexte comme les forces de l'époque  (« La sécurité sociale, la planification à la française, la décolonisation, la force de frappe, le nucléaire, le TGV, l'aéronautique, l'espace, l'assurance chômage, l'aménagement du territoire, le plan Rueff, le nouveau Franc, le marché commun, la participation, la régionalisation »). Toujours schizophrénique, l'homme du clivage permanent félicite celui du coup d'Etat tout aussi permanent (« De l'histoire, le général de Gaulle avait tiré la certitude que la condition de la grandeur de la France était son unité »). Il se félicite d'un costume monarchique taillé pourtant trop grand pour lui : « Ces institutions (...), le général de Gaulle les avait d'abord taillées pour lui.» Ou encore : «  Il avait voulu que le chef de l'État soit l'Homme de la Nation et non d'un parti. » Sarkozy s'est efforcé de concentrer les pouvoirs qu'il pouvait, s'imaginant sauveur de la Nation : « En plaçant le Président de la République au sommet des institutions le général de Gaulle n'avait pas voulu en faire seulement le gardien de ces institutions. Il avait voulu en faire le garant de l'intérêt général.» La République sarkozyenne est celle de l'affaire Woerth/Sarkozy, du Fouquet's, des légions d'honneur lâchées comme des hochets de récompense au premier cercle des donateurs, du pantouflage des proches conseiller, du fils Jean que le père Nicolas voulait placer à la tête du plus riche quartier d'affaires du pays. L'intérêt général ?

En rendant hommage au Général de Gaulle, Nicolas Sarkozy a pu faire allusion à la contestation de sa réforme des retraites :
« Il est parfaitement légitime que dans une démocratie chacun défende ses propres intérêts.
Il est légitime que chacun fasse valoir son point de vue, que chacun exprime son opinion.
Il est légitime que ceux qui veulent manifester, que ceux qui veulent protester puissent le faire dans le respect des lois de la République. C'est leur droit.

Mais le devoir du Président de la République, responsable devant la Nation, c'est de décider sur le seul critère de l'intérêt général.»
Mieux, il cite le Général, à cinq décennies d'intervalles. Sarkozy s'amuse et dégrade l'histoire au profit de son petit parcours : « Je voudrais citer une fois encore le général de Gaulle : " Si la France m'a appelé à lui servir de guide, ce n'est certes pas pour présider à son sommeil" ». On croirait l'entendre justifier la réforme des retraites :  « Faire ce qu'il y a à faire. Accomplir ce qu'exige l'intérêt national et pour cela chercher inlassablement au milieu des intérêts contradictoires la voie de l'efficacité et de la justice.» ça y est ! Sarkozy se voit en héritier direct du Général : « Voilà la leçon politique du gaullisme. »

Le parallèle avec la situation actuelle a ses limites, que Nicolas Sarkozy fait semblant de reconnaître (« Car si nul ne peut faire parler le général de Gaulle ni prétendre savoir ce qu'il ferait aujourd'hui, chacun doit méditer sur ce qu'il a fait. ») pour mieux passer outre : « Le général de Gaulle n'a jamais reculé devant la nécessité de décider, quelles qu'aient pu en être les conséquences parfois douloureuses, parce qu'il savait qu'en repoussant trop longtemps la décision, les souffrances seraient plus grandes encore. »Ah ! L'éloge du courage, de la résistance aux intérêts particuliers ! Sarkozy est de Gaulle... La réforme des retraites est son 18 juin... On oublierait le bouclier fiscal, l'espionnage des journalistes (un point commun avec le de Gaulle vieillissant ?), les promesses non tenues, les renoncements en cascade.

Nicolas Sarkozy n'a pas parlé de ses frais. On rapporte que le général de Gaulle remboursait de sa poche jusqu'aux timbres qu'il utilisait à des fins personnelles. Quand Nicolas Sarkozy fut élu en mai 2007, il a d'abord fait rénover les appartements du Palais de l'Elysée pour quelques 500 000 euros et 6 mois de travaux. Puis, on se souvient du premier rapport de la Cour des Comptes qui l'épingla pour ses dépenses personnelles, qu'il se dépêcha, un an plus tard, de rembourser. On n'oserait aussi rappeler combien les frais de déplacements et de réceptions ont bondi depuis que Sarkozy est président. A l'Elysée, on invoque les nécessités de terrain. En fait, ses déplacements à répétition servent davantage les enjeux électoraux (scrutins municipaux, européens, régionaux, puis présidentiel). En 2009, 5 millions d'euros ont été ainsi engloutis dans des « visites de terrain », en hausse de 36% par rapport à l'année précédente.

Mardi 9 novembre 2010, Nicolas Sarkozy s'est donc pris pour de Gaulle, l'espace d'un hommage. Il n'a pas vu, ni lu dans le discours qui lui fut préparé, le décalage entre sa situation et l'héritage gaullien. Il n'a pas entendu, ni perçu combien certains de ses propos étaient indécents, après 3 ans et demi de mandature ratée, reniée, bafouée.

Il a cru que ce nouveau story-telling pouvait fonctionner.

24 commentaires:

  1. merci ....a bas l imposteur !!!
    Niquons le niKKKo
    Fachons le facho
    Saquons le SSarKKKo!!

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  2. le général de gaulle: Un homme d'état. Au service de la France malgrés tout.

    Sarkosy: Un homme de non état.La France à son service avant tout.

    Exellent article.
    Merci

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  3. http://librepaix.over-blog.net/article-airbus-sarkozy-vend-il-plusieurs-fois-les-memes-avions-60487866.html

    Où l'on apprend (ou re apprend) que M. SARKOZY n'est pas un bon VRP !

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  4. rien à ajouter de plus l'article est clair comme toujours, je dis juste qu'il est difficile de ne p'as être 100% d'accord avec ce qui est dit.
    Merci Juan

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  5. Le 11 décembre 1969, Charles de Gaulle déclare à André Malraux :

    "Mon seul adversaire, celui de la France, n'a aucunement cessé d'être l'argent."

    (André Malraux, "Les chênes qu'on abat", Gallimard, page 166)

    Cette phrase de Charles de Gaulle est terrible. Terrible.

    Aujourd'hui, l'adversaire de la France triomphe.

    Aujourd'hui, l'adversaire de la France est au pouvoir.

    http://www.marianne2.fr/Exclusif-les-invites-du-President-au-diner-du-Fouquet-s_a80603.html

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  6. Cynique et/ou indécent, il est.

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  7. jeanpaul de la mata10 novembre 2010 à 11:32

    Ce n'est pas en crachant régulièrement sur mon cher et adoré Sarko que les idées politiques qui vous caractérisent seront représentées à sa place en 2012,d'autant plus que les socialistes,le passé le démontrant plusieurs fois,n'ont pas la côte du prolo en général,la preuve...même la fille Lepen peut se retrouver en face de lui au 2è tour,allez-donc tâter le terrain des prolos dans les entreprises,ne vous fiez pas à la plupart des syndicats soi-disant de gauche ,serviles et lâches, qui roulent pour eux...apparemment c'est un remake de 20002 qui s'annonce ?

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  8. jeanpaul de la mata10 novembre 2010 à 12:19

    Qu'est-ce qu'il y a comme anonyme chez toi,cher et adoré SarkoFrance, je n'avais pas remarqué,troublé sans doute par mon cher et adoré Sarko,c'est certain... d'autant plus que footeux de conséquence,excusez du peu, j'ai du le prendre pour une Zahia ?

    " Raide comme un poteau ",effectivement tu ne mens pas,bravo...maintenant il est rangé, en espérant que ma chère et adorée Carla arrive à le calmer,le connaissant bien,j'ai quelques doutes,d'autant plus qu'Henry,oui,oui,le footeux lui a dit dernièrement qu' il y avait plein de Zahia qui gravitaient autour de nous et comme il adore le foot ?

    " Réceptions et voyages gratuits ",mais c'est un cas d'école politique,même les gosses de 5 ans savent que les bipèdes qui nous gouvernent vivent dans une bulle à essence gratuite...des plus petites communes jusqu'aux élites,réveille-toi SarkoFrance !

    " De Gaulle lors du discours ",j'ai surtout remarqué que les parallèles dont tu te fais l'écho,ne citaient pas les milliers de pieds-noirs qui disparurent lors de l'indépendance et après l'indépendance de l'Algérie...apparemment mon cher et adoré Sarko n'a pas de sang sur la main,conséquence d'un discours mensonger qui rassura les Français d'Algérie et les empêchèrent de partir le moment voulu...lui ?

    " Et le SAC,c'est une douceur politique "...c'est mon Sarko qui a crée une milice d'état...avec combien de crimes d'après toi ?

    Tous les politiques,quel que soit le pouvoir en place, rendront hommage au général De Gaulle car c'est ainsi que l'on vit chez nous,aller à la messe,serrer les pattes des bipèdes dans les bars et les magasins,se montrer dans les stades,au théatre,etc,etc...pour essayer de se faire élire et d'y rester,le fait de penser que les religions sont pour les gogos,que les généraux et autres ersatz de militaires n'ont pas de sang sur les mains,d'ailleurs c'est prouvé,ils jouent tous à la marelle,etc...Sarko et les autres passent outre,le bon peuple,intoxiqué par les médias aime ça !

    PS: mes potes politiques m'ont conseillé de ne pas venir sur ton blog,il paraît que le fait de cracher ton venin ( ? ) tous les jours sur lui...l'arrange !
    J'ai rien compris,tu peux m'expliquer,j'ai quitté l'école à la maternelle,merci d'avance ?

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  9. @jean-paul de la mata : désolé, je n'ai rien compris à votre dernier commentaire...

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  10. Bonjour.
    On n'a pas réellement besoin de recul historique pour estimer que l'actuel Président ne placent pas ses pas dans ceux de De Gaulle. Trop petit. Et je ne parle pas de sa taille...
    Il y aurait comme une différence d'identification : l'argent d'un côté, la France de l'autre. Quant à la stature: "Sarko K O sur la scène mondiale", titre aujourd'hui Le Canard... Entre autres.
    ---
    Juan: je constate encore l'utilisation du terme de "schizophrénique" pour qualifier le discours de Sarkozy... Bien sûr on voit ce que vous voulez dire. Ce terme, outre qu'il ne colle pas vraiment me semble-t-il à son "cas" (cherchez plutôt du côté de ses hypertrophies...) est désobligeant pour les patients atteints de cette pathologie...

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  11. D'accord avec l'analyse... J'ai écouté le discours qu'on lui avait préparé. Les tentatives de parallèle sont nombreuses et inefficaces. Inefficaces parceque mensongères et indécentes. Le Général était un homme d'état. Sarko n'est rien d'autre qu'un sujet au service des soi-disant grands de ce monde (les gros richards qui continuent à se faire du gras sur notre dos). Un discours en forme de tentative de justification des ses actes. De Gaulle menait des actions concrètes. sarko ne fait que perpétrer des actes. De Gaulle était grand (au propre comme au figuré). sarko est petit. Tout petit (au propre comme au figuré). De Gaulle avait du courage. sarko reste planqué et ne fait que diriger mais n'affronte jamais. Après tout, il n'en a pas besoin, il a le pouvoir exécutif en main. De Gaulle discutait et dialoguait. sarko exige et impose. Et enfin, De gaulle a créé la 5ème République. sarko l'a détruite.
    Pour résumer sarko est exactement aux antipodes de ce que De Gaulle était. sarko est un apprenti dictateur qui prend des cours auprès de kadafi et hu jintao. Comme si sa petite taille et sa toute petite stature ne lui donnait pas d'autre choix.

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  12. Le Coucou de Claviers a écrit ça, et c'est génial :

    Ce matin là, au réveil, elle le trouva très pâle, assis au bord du lit, rongeant ses ongles et le regard plein d'effroi.
    —Qu'est-ce qui se passe, tu es malade, chouchou ?
    Il secoua la tête et répondit d'un ton lugubre :

    — C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit.
    Le général de Gaull' devant moi s'est montré,
    Comme au soir de sa mort pas loin de la télé.
    D'un exil des vivants il revenait glacé,
    Plus grand qu'avant encor, drapé de dignité,
    Qui de son ventre fort estompait la surcharge ;
    Le front haut de celui qu'a plus peur des sondages.
    «Tremble, vibra sa voix, me remplissant d'émoi.
    Gaulliste de mes deux, la France n'est pas la proie
    Que tu vas dépecer dans le dessein coupable
    D'enrichir tes amis aux coffres insatiables.
    Ni l'état qui rassemble et veille sur vous tous,
    Ni l'honneur du pays, ne seront tes joujoux.»
    Son spectre au bout du lit tendit un bras qui grince ;
    Moi, j'ai cru qu'en partant, il me tendait la pince,
    Mais je pris dans la face un soufflet monstrueux
    Et de tout le pays monta un rire honteux…

    (mes excuses à Racine)

    C'est lui qui fait ses excuses à Racine, qui, à mon avis, ne lui en aurait pas voulu.

    Le coucou est ici : http://unclavesien.blogspot.com/

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  13. @ZapPow : C'est vrai que le texte est génial. Et je trouve que mettre quelqu'un qui n'aime pas la princesse de cleves de Madame de Lafayette dans un texte paraphrasé de Racine, est encore plus génial.

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  14. @Juan
    Il me semble que Jean paul est un adepte des blogs libéraux (comprendre extreme droite fachiste). Et sur ces blogs, ils t'allument à l'occasion. En fait ce sont des cons très limités, en particulier sur le plan humain.
    Ceci dit merci pour ce compte-rendu qui est comme d'habitude une pépite.
    Domingo

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  15. N. Sarkozy a déclaré : "Qui ne se souvient parmi les gens de ma génération de cette soirée du 9.XI.1970 où la France apprit que le général de Gaulle venait de mourir ?"
    Réponse : Personne ne peut se souvenir de l'annonce de la mort du Général de Gaulle, le 9.XI.70, car elle fût faite le lendemain par Georges Pompidou.

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  16. @ JANE 18h24/... Bien vu. Même problèmes mnésiques, souvenez-vous, à propos du 9 XI 1989 date de la chute du mur de Berlin (Tiens, c'est le même jour! 18 ans + tard)...
    ---

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  17. Sarko s'est en tout cas bien amusé apparemment à Colombey ... Comment peut - il instrumentaliser à ce point un tel personnage de l'Histoire sans le moindre scrupule ? Moi je me suis bien amusé en le regardant toute la journée en boucle sur les chapines d'informations, " amusé " je ne sais pas si c'est bien le mot mais c'était tout de même assez drôle. Pathétique, mais drôle.

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  18. Le rapporteur de la mission d'enquête sur Karachi s'est fait voler son ordinateur.

    Le rapporteur de la mission d'information parlementaire sur l'attentat de Karachi, Bernard Cazeneuve (PS), s'est fait voler son ordinateur portable il y a un an, peu après le début des travaux de la mission.

    L'élu socialiste, qui a plusieurs fois déploré ouvertement les entraves opposées à ses investigations, avait déposé une plainte pour vol fin novembre 2009, mais cet événement n'a jamais été rendu public.

    Interrogé mercredi 10 novembre par Le Point, le député de la Manche a confirmé le vol d'un ordinateur portable, le 26 novembre 2009, dans son bureau de la communauté urbaine de Cherbourg, dont il est le président.

    Mais il a tenu à préciser : "J'ai les pieds sur terre, je ne succombe à aucune paranoïa. J'ai été victime d'un vol, mais je ne dispose strictement d'aucun élément qui me conduise à le relier à mes activités parlementaires, ni a fortiori à la mission d'information sur l'attentat de Karachi. Je ne souhaite donc faire aucun commentaire à ce propos."

    Selon nos informations, ce vol aurait été accompli sans effraction, mais son auteur n'a pas pu être identifié.

    Le dispositif de géolocalisation contenu dans l'appareil n'aurait jamais été déclenché, ce qui signifie qu'il n'a pas été allumé depuis qu'il a été dérobé. Cette indication pourrait signifier que seul le contenu de l'ordinateur intéressait le ou les voleurs, ce qui écarterait l'hypothèse d'un simple acte crapuleux.

    Créée le 7 octobre 2009, la mission parlementaire avait débuté ses auditions le 10 novembre suivant.

    Son objectif était d'examiner les circonstances dans lesquelles un attentat terroriste a causé, le 8 mai 2002 au Pakistan, la mort de 11 Français travaillant pour l'entreprise française DCN.

    Plusieurs éléments découverts par le juge antiterroriste Marc Trévidic conduisent à penser qu'un lien pourrait exister entre l'attentat et une affaire de commissions occultes sur la vente de sous-marins français au Pakistan, ce que le rapport final de M. Cazeneuve, rendu le 12 mai 2010, n'a pas exclu.

    Ce sont les comptes rendus des auditions effectuées par les députés dans le cadre de cette mission que le juge Trévidic a réclamé à l'Assemblée nationale.

    Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, lui a répondu par courrier que ces interrogatoires "doivent être considérés comme des documents internes non accessibles à des tiers", ainsi que le rapporte le journal Le Parisien dans son édition de mercredi.

    http://www.lepoint.fr/societe/le-rapporteur-de-la-mission-d-enquete-sur-karachi-s-est-fait-voler-son-ordinateur-10-11-2010-1260757_23.php

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  19. Attentat de Karachi : des parties civiles veulent porter plainte contre Bernard Accoyer.

    La décision de Bernard Accoyer de ne pas transmettre à la justice les auditions de la mission parlementaire sur l'attentat de Karachi n'est pas du goût des parties civiles dans ce dossier.

    Selon Maître Olivier Morice, qui défend des familles de victimes de l'attentat, "le président de l'Assemblée nationale protège un certain nombre d'hommes politiques des investigations du juge Trévidic".

    L'avocat annonce qu'il va porter plainte contre Bernard Accoyer pour "entrave à la justice".

    http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/karachi-des-parties-civiles-veulent-porter-plainte-contre-bernard-accoyer-10-11-2010-1111660.php

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  20. J'ai écouté un extrait du discours de Nainpoléon aux infos de 13 h mardi midi : on aurait dit d'un gars qui ne comprenait rien de ce qu'il lisait, comme un élève qui lit un texte dans une langue étrangère dont il ne maîtrise ni les intonations ni la compréhension ! Une autre façon de dire la même chose : il donnait l'impression dérisoire d'avoir enfilé le costume du général ! Au-delà de l'étoffe surdimensionnée, c'est la gloire attachée à l'habit qui par contraste jetait une lumière crue sur l'insignifiance de ce personnage, promis à un inéluctable rejet de notre histoire, comme une greffe contre nature !

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  21. Une des vertus du sarkozysme est d'agir à son corps défendant et à l'inverse du but recherché comme un agrégateur du peuple français qui aurait tendance à ressouder les rangs devant le péril encouru du fait de cet énergumène qui a usurpé la fonction et le rôle qui sont les siens, ayant su profiter habilement, en bon escroc qu'il est, de la perte de repères dont est atteinte une bonne partie du pays !

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  22. Ceux qui ont cru et soutenu Sarkozy sont ceux qui ont milité naguère avec la même naïveté et commis la même grossière erreur d'appréciation en faveur d'une intervention en Irak au côté des Etats-Unis ! Ces gens vont sombrer moralement avec le système ! Pour le reste nous risquons certes de connaître le même sort qu'eux, probablement avant eux d'ailleurs !!

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  23. le General a du se retourner plus d'une fois dans sa tombe...la croix de Lorraine n'est pas tombee?

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  24. jeanpaul de la mata14 novembre 2010 à 19:34

    T'as pas besoin d'être désolé...c'est normal,je suis même surpris que t'arrives à l'écrire,c'est dire !

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