17 novembre 2010

Nicolas Sarkozy à la télévision : concerné, constipé, consternant

Nicolas Sarkozy s'est donc exprimé à la télévision, mardi soir, peu après 20 heures. Le fond du propos était connu d'avance : le président est à l'écoute des inquiétudes sociales, préoccupé par l'ampleur de sa tâche au service de l'intérêt national ; dépendance et réforme fiscale seront ses grands chantiers ; et il travaillera jusqu'au bout car il a été élu pour cela. Il fallait montrer un Sarkozy sérieux, modeste et concentré.

Si concerné qu'il en fut consternant.

Les sujets évités
Interrogé par trois journalistes, Claire Chazal (TF1), David Pujadas (France 2) et Michel Denisot (Canal+), sur une belle table, dans la bibliothèque de l'Élysée, il espérait 13 à 14 millions de téléspectateurs par cette intervention simultanée qui dura près de deux heures. Le matin même, un premier sondage donnait de piètres résultats : deux tiers des sondés ne faisaient pas confiance au nouveau gouvernement. Quelle surprise ? Il n'y eut pas un commentaire favorable dans les médias ou ailleurs, à l'exception évidente du cercle proche. Pourtant, ce remaniement, un non-évènement politique, reste une belle opération pour Nicolas Sarkozy : les centristes s'agitent un peu, mais retrouveront le droit chemin si la menace de l'alternance se fait sentir ; et François Fillon renforce son rôle de fusible et permet à Sarkozy de se tenir à l'écart de l'action quotidienne.
 
Mardi après-midi, François Fillon était très en verve lors des questions à l'Assemblée nationale, et annonça à l'avance le programme présidentiel du soir : « c'est un gouvernement de combat contre l'endettement, c'est un gouvernement de combat contre le chômage, c'est un gouvernement de combat contre les injustices, c'est un gouvernement de combat contre l'insécurité ! » Tout est dit. Nicolas, le soir même, n'avait qu'à répéter.

Certains sujets ne devaient pas être évoqués, comme par exemple les conflits d'intérêt, qui ont coûté son poste à Eric Woerth (viré du gouvernement) mais pas à Jean-François Copé (promu à l'UMP). A peine sorti de l'équipe, Eric Woerth est sous le coup d'une menace de poursuite : selon Europe 1, le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, a saisi dès mardi la Commission des requêtes de la Cour de justice de la République dans l'affaire de l'hippodrome de Compiègne, révélée en juillet dernier. En 2010, juste avant de quitter le ministère du Budget pour celui du Travail, Eric Woerth avait autorisé la vente d'un terrain de 60 hectares de forêt à la Société des courses de Compiègne, sans appel d'offre et pour 2,5 millions d'euros. En juillet, le ministre, par ailleurs maire de la ville voisine de Chantilly, avait expliqué que cette cession était tout à fait normale... avant qu'on ne retrouve la trace d'un avis défavorable du ministère de l'agriculture datant de 2003.

Parmi les nouveaux promus au gouvernement, cinq ministres mériteraient d'être particulièrement surveillés selon Rue89 : Brice Hortefeux, qui a récupéré l'immigration en plus de l'intérieur, a fait appel de sa condamnation  pour injure raciale. Avant de devenir ministre de la Santé, Nora Berra a travaillé pour 3 laboratoires pharmaceutiques... jusqu'en 2009. Nouveau Garde des Sceaux, Michel Mercier bénéficie d'un heureux classement sans suite par le parquet, il y a 7 jours, dans l'affaire Rhônexpress. Frédéric Lefebvre, enfin secrétaire d'Etat (Commerce, artisanat et tourisme) est réputé pour ses activités de lobbyisme. Enfin, Jeannette Bougrab, qui traitera de la jeunesse, est toujours membre du Cora, le « conseil d'orientation et de réflexion de l'assurance » créé par le lobby des assureurs.

Autre sujet de polémique et d'intérêt citoyen, le Karachigate. La semaine dernière, le président de l'Assemblée avait refusé de transmettre au juge Marc Trévidic une copie des auditions parlementaires sur l'attentat de Karachi de mai 2002. Les députés avaient pourtant reçu et entendu une soixantaine de personnes, dont Edouard Balladur, dont on soupçonne la campagne présidentielle de 1995 d'avoir été partiellement financée par des rétro-commissions. Depuis 18 mois déjà, les juges s'interrogent sur le lien éventuel entre l'attentat et l'arrêt du versement de commissions occultes à des Pakistanais. Les familles de victimes s'indignent régulièrement des obstructions subies par les juges.

Mais ce mardi soir sur nos écrans, il n'était pas question de tout cela.

Sarkozy, concerné
Costume noir, cravate bleue nuit, sur une grande table triangulaire, Sarkozy maîtrise ses intonations, se contrôle, s'affiche mesuré et exagérément poli. On attend le coup de savate verbal qui ne vient pas.Cette séquence télévisuelle s'est déroulée en deux parties : la crispation devant les critiques sur l'actualité récente, puis l'annonce sérieuse de ses prochaines réformes. Pour la première, Sarkozy a joué le malentendu (« ce n'est pas comme ça que cela se passe » ou « ce n'est pas exact. ») et le devoir quasi-gaullien. Pour la seconde, Sarkozy devait montrer qu'il se sacrifiait sur l'autel de l'intérêt national.

Pommade pour Fillon et Borloo
La première question, Michel Denisot, sur le remaniement : « est-ce que vous avez reconduit François Fillon avec enthousiasme ? » Sarkozy fait mine d'être interloqué : « Euh... attendez... euh ... si vous me permettez,...  chacun des mots que vous avez prononcé est important.  » La séquence démarre. Tout au long de l'heure qui suit, il expliquera et répétera que les journalistes, les commentateurs, la France toute entière n'ont rien compris : « ce n'est pas exact ! ». Et il ajoute : « les choix de personnes sont toujours des choix qui demandent d'y penser. » Quelle platitude ! Sur Fillon, « j'ai une grande confiance en lui. (...) Il est très compétent. » Aucun clash ? « nous avons pu avoir ici ou là des discussions. (...) Mais, vous me demandez ... un président ne doit pas procéder par enthousiasme. »

Pujadas embraye ensuite, sur l'humiliation de cette reconduction : un choix contraint ? « C'est un choix qui m'appartient. je l'ai fait en conscience. » Sarkozy maintient ses sourcils froncés, sa voix exagérément posée : « vous savez, je respecte les commentateurs. Le commentaire est libre. Et c'est bien ainsi en démocratie. » Une phrase succulente, émanant d'un président aux plaintes à répétitions.

« Si c'est un choix, il ne peut pas être contraint. » Sarkozy joue sur les mots. David Pujadas est coincé. Et si ce n'était pas un choix ? « j'ai pensé qu'il était la meilleure personne à la place de premier ministre. je n'en ai aucun regret. »  Et il remet ça, sur son devoir de président :  « A la place où je suis, mon devoir est de prendre les bonnes décisions. » Sarkozy évoque la crise « la plus grave depuis un siècle. » Il est de Gaulle et Vercingétorix. Son tempo reste calme. Il veut nous faire comprendre qu'on se trompe, que sa réalité est plus sérieuse, que les commentaires sont futiles et à côté de la plaque. Mais le sourire reste crispé, constipé.

Avec François Fillon, tout va bien dans le meilleur des mondes. «  François Fillon et moi, nous sommes de la même génération. » Et Borloo ? « j'aurai souhaité qu'il restât au gouvernement. » Un peu de pommade : « il a très bien géré toutes les crises que je lui ai demandé de gérer », comme la tempête Xynthia ou la grève des carburants. Claire Chazal l'agace presque : « au fond, vous avez décidé de garder un premier ministre très populaire. » Suprême affront. Sarkozy grimace à nouveau.

« ce n'est pas exact.»
Et la fin de l'ouverture ? « Pardon de vous le dire, mais ce n'est pas exact.» réplique Sarkozy. Et d'évoquer le président de la Cour des Comptes Didier Migaud, le directeur de l'agence de santé en île-de-France Claude Evin, et même ... Eric Besson, « 10 ans député socialiste.» Incroyable ! Il continue sur son nouveau Garde des Sceaux, Michel Mercier, ex-Modem débauché il y a 18 mois, mais qui était « très proche de François Bayrou.» Les trois journalistes insistent presque en coeur sur la fin de l'ouverture. Sarkozy répète : « ce n'est pas exact. (...) Ce n'est pas un gouvernement partisan, c'est un gouvernement resserré.» Nathalie Kosciusko-Morizet serait-elle une ministre de l'écologie au rabais ? Mais non, elle aura la maîtrise de la fixation du prix de l'énergie. Il ne restait à Sarkozy qu'à louer ses « troupes fraîches » ou la jeunesse de son équipe, avec NKM, Wauquiez, Le Maire, ou Chatel.

David Pujadas enchaîne sur la suppression du ministère de l'identité nationale, un sujet sans intérêt : « c'était un concept destiné à grappiller quelques voix au FN ?» Sarkozy se défend, avoue le ratage de son débat identitaire de l'automne 2009 : « le débat sur l'identité national a provoqué des malentendus. » Mais, ajoute-t-il, Eric Besson n'y est pour rien (quel sens de la responsabilité !) et « le sens de l'action que je mène, il est assez simple.» Nous sommes à peine assez intelligents pour comprendre : Sarkozy veut réconcilier « cette espèce de crainte de l'avenir » avec le « besoin d'identité nationale. » Est-)ce une vocation ?

Alors, un échec, ce débat ? « Sans doute, mais il faut être pragmatique.» Mais Sarkozy ne s'appesantit pas : l'immigration est un problème. « la machine à intégrer est en panne. (...) On n'a pas maîtrisé les flux migratoires, c'est important ce point d'analyse.» En quelques mots, Sarkozy recrache le discours quasi-séculaire de l'extrême droite française. Logiquement, Sarkozy enchaîne : « seul le ministre de l'intérieur a les moyens de réguler les flux migratoires. (...) Et ceux qui contestent cela, contestent la réalité...» Et hop, il re-cite Rocard. Aurait-il échoué à lutter contre l'immigration clandestine ? Ben non ! « Bien sur que l'immigration clandestine a diminué. (...) Mais moi je ne veux pas polémiquer. » Nicolas Sarkozy ne veut jamais polémiquer ... sur son propre bilan. Et il conclut : « j'ai renoncé à l'identité nationale comme mots, m-o-t-s, mais sur le fond je n'y ai pas renoncé.» Sans rire ?

Et hop, il glisse ensuite sur l'interdiction du port du voile intégral. Quel amalgame ! Sarkozy n'a pas changé, cette fois-ci : « nous voulons un islam de France mais pas d'islam en France. » Voulons nous un catholicisme de France ?

Le déni de retraites
Passés quelques commentaires sur le remaniement et l'éloge de la stabilité (sic !), Sarkozy enchaîne sur la réforme des retraites. Claire Chazal évoque la dureté du passage en force. Encore une fois, Sarkozy nie et botte en touche : « il n'y a pas eu de violence. (...) Nous avons fait cette réforme considérable des retraites sans violences. (...) Les Français peuvent être fiers, ils ont manifesté leur différence, leur inquiétude. » Les Français peuvent être fiers d'avoir été ignorés...

Sarkozy ressort l'impasse financière (« On ne pouvait plus payer les retraites »), lâche un chiffre faux (30 milliards d'euros de déficit) et loue au passage Eric Woerth, « à qui je veux rendre un hommage appuyé.» Mais Nicolas Sarkozy, dans son immense bonté, « comprend » les Français. Après tout, cette réforme était désagréable. Il ne fallait même pas que les syndicats l'assument. « c'est au gouvernement de le faire.» Couplet facile et prévisible... le sens du devoir, « l'intérêt national », « que chacun gagne en crédibilité ».

Cette réforme est-elle suffisante ? s'interroge Michel Denisot.  Bien sûr ! Elle produit « un excédent jusqu'en 2020 ». C'est faux, complètement et archi-faux. Aucun journaliste ne relance. La réforme laisse 15 milliards d'euros de déficit annuel en 2018, sur des hypothèses économiques fantaisistes (4,5% de chômage en 2020). Sarkozy insiste : « cette réforme rapporte 42 milliards d'euros par an.» L'évaluation est à nouveau fantaisiste. Les mesures d'âge, par ailleurs injustes, ne génèrent que 20 milliards.

Sarko devient prof d'économie : « le travail ne se partage pas.» Il lâche un lapsus : il faut « augmenter la durée de vie au travail. » La durée de vie au travail ?

L'auto-remaniement
David Pujadas ose l'interroger sur l'antisarkozysme ambiant, la cristallisation des oppositions sur la propre personne du Monarque élyséen. Sarkozy fronce le sourcil, le regard reste fuyant : « mais bien sur, mais je ne suis pas un homme qui fuit ses responsabilités. » Il bat sa coulpe, contraint et forcé. « Vous savez, si je devais réagir à chaque outrance...» Il se compare à Barack Obama ou Angela Merkel. Cette impopularité, « c'est normal en période de crise ». Sarkozy est impopulaire depuis ... octobre 2007. Pujadas insiste : « ce n'est que la crise ? » Sarkozy le foudroie du regard : « non, mais on a compris.» Premier dérapage à peine contrôlé.

Sarkozy joue la carte du sacrifice : « la question des retraites n'était pas une affaire de popularité.»  Il accepte presque l'idée qu'il se doit se remanier lui-même : « bien sur, c'est que je fais ». Il poursuit la contrition, pour s'expliquer sur son nouvel avion : il vendra deux Airbus A319 pour financer l'A330. C'est tout ? Deux cent millions d'euros pour ça ?

Son explication sur le sort d'Eric Woerth fut son second dérapage. Après avoir (évidemment) rappeler toute son amitié, le courage et la dignité de l'ex-trésorier du premier cercle, Sarkozy réécrit l'histoire comme un dignitaire de Corée du Nord : « lui même m'a dit qu'il serait plus facile pour lui de se défendre s'il n'était plus ministre. » Sans blague ? Le même Eric Woerth rappelait encore dimanche qu'il souhaitait rester au gouvernement. Sarkozy complète : « Et par ailleurs, je lui ai fait valoir qu'il serait plus facile pour nous de ne pas avoir à gérer ses rendez vous judiciaires.» Paf ! La phrase est lâchée, la vérité qui s'impose au mensonge. Woerth était un boulet.

C'est la faute aux médias !
David Pujadas enchaîne sur la chasse aux Roms de l'été. Sarkozy sort de sa contrition. Il tâcle un à un les trois journalistes, les médias en général. « Quelle drôle de façon de réécrire l'histoire ! Regardons le journal télévisé qui est le vôtre ! » Il rappelle la couverture médiatique donnée aux incidents de Grenoble («Vous ne l'avez pas fait un soir, vous l'avez fait toute la semaine ! ») pour mieux s'exonérer de toute responsabilité, de tout écart :
« Dans le discours de Grenoble, il n'y a pas une outrance.»
« Le problème n'est pas les Roms (...) il n'y a pas eu de stigmatisation. » Sarkozy réécrit l'histoire, comme d'autres hier et ailleurs en Europe. L'homme ne voit plus la même réalité que ses concitoyens.
« Regardez comment les choses sont transformées »
L'Europe s'indigne-t-elle ? « Une dame a fait des comparaisons honteuses et blessantes » réplique-t-il, incapable de prononcer son nom - Viviane Reding - au risque de perdre tout contrôle. Les trois journalistes n'insistent pas. Viviane Reding, la « dame », n'était pas seule, à critiquer la France : la presse étrangère, le conseil de l'Europe, l'ONU. « Qu'a dit la commission ? Qu'il n'y avait pas lieu à enquête.» Sarkozy prend une Claire Chazal tétanisée à témoin. « Mieux, j'ai vu le pape.» ajoute-t-il. Il a un boulevard.

Sarkozy se chiraquise
Michel Denisot attaque enfin sur les écoutes et l'affaire Bettencourt. On attendait la formule sarkozyenne du moment. En son temps, confronté à son tour aux affaires et notamment les mallettes de billets de Jean-Claude Méry, Jacques Chirac avait eu une expression fameuse : abracadabrantesque. Sarkozy, lui, est moins doué. Il interpelle Denisot  : « vous me prêter une intelligence a minima moyenne, n'est-ce pas ? » Et d'ajouter : « quel est l'intérêt d'écouter tous les jours un journaliste qui écrit tous les jours ? (...) Il n'y a qu'un seul cas dans l'histoire de la République... et il est de gauche. »

Sarkozy botte en touche.

Pujadas tente une question sur les vols de portables dans 3 rédactions :  « Et vous voulez qu'en tant de chef de l'Etat je m'occupe des vols de portables ? » Il insiste : «Vous m'accusez de les avoir volés ?» Imaginez un journaliste accuser le chef de l'Etat de vol, alors que ce dernier est pénalement ... inattaquable.

Sarkozy souffle
On passe aux otages, un sujet sur-mesure car consensuel et sérieux. Sarkozy se détend : « ce sont des sujets extrêmement difficiles. » Sans blague ?

Il est 21h09, on change de thème, on quitte l'actualité. Sarkozy est enfin soulagé. On passe aux sujets faciles, ses chantiers pour la fin de son mandat. La promesse tant attendue arrive enfin : la dépendance, le « cinquième risque » qu'il veut inscrire dans le périmètre de la Sécurité sociale, « après avoir réformé les retraites. » Sarkozy annonce une grande consultation pendant 6 mois avec les conseils généraux, les syndicats et les associations : « les décisions seront prises à l'été 2011. Je n'annoncerai pas les solutions maintenant. »

Puis Sarkozy glisse, dérape, sort de route : « c'est pas raisonnable pour moi de m'occuper d'un sujet comme ça.» C'est un sujet pour premier ministre, pas pour un président ! Sarkozy se voulait tellement concerné par sa tâche... qu'il en devient consternant. Le Monarque rate son thème, une problématique en or, à cause d'une éruption narcissique. 

Le boulet fiscal
Puis vint le bouclier fiscal. Quel revirement ! « Je voudrais bien rappeler le contexte. » Il vaut mieux : « je ne peux pas accepter les déficits de compétitivité avec notre principal client et notre principal fournisseur, l'Allemagne.»  Sarko s'embourbe, il ressort les éléments de langages servis en juillet sur la convergence fiscale franco-allemande. « Les socialistes allemands ont supprimé il y a quelques années l'impôt sur la fortune. Ils ont été imités par qui ? les socialistes espagnols ! » Sarkozy manque une occasion de se taire. Les socialistes espagnols viennent de le rétablir pour cause de crise. Il insiste : « je ne veux plus de délocalisations vers l'Allemagne. » A cause de l'ISF ???

Il annonce la couleur : on supprimera le bouclier fiscal (600 millions d'euros) mais aussi l'impôt de solidarité sur la fortune (4 milliards d'euros). Après tant de revirements, il reste un soupçon de convictions chez Sarkozy : pas touche au patrimoine, à l'héritage des plus riches : « il vaut mieux taxer les revenus du patrimoine et les plus-values du patrimoine

« J'ai bien conscience de l'aspiration des Français à la justice ». Mais « la justice, c'est que nous ayons un système fiscal qui permette de récompenser ceux qui travaillent. La justice, ce n'est pas l'égalitarisme.» Voici la trahison décomplexée : Pujadas insiste sur ce tabou - le bouclier - qui saute. « Mais j'disais aussi que je ne toucherai pas à l'ISF » s'excuse Sarkozy, sans gêne. Donnant-donnant... pour les riches !

Un dernier mensonge pour la route
Le naturel reprend le dessus : « Il n'y aura pas d'augmentation d'impôt. Il y aura des réductions de dépenses publiques. » Pensez-vous ! 135 000 postes de fonctionnaires (enseignants, policiers, etc) supprimés ! Et vous avez noté :  « la France a créé près de 50 000 emplois au troisième trimestre ». Ah bon ? Le chiffre exact est de 44 600 postes, un niveau jugé faible par les analystes financiers, mais le chômage continue d'augmenter. « Le chômage reculera l'année prochaine. » Grosse promesse, déjà livrée ... le 25 janvier dernier. « On peut s'en sortir, il n'y a pas de fatalité ! »

Et le G20 ? « La question, c'est d'obtenir des résultats. » Sarkozy n'a pas compris : la question, c'est de ne pas promettre n'importe quoi. Surtout quand on reste moins d'une dizaine d'heures à Séoul...

On approche de la fin. David Pujadas se lance sur Liu Xiaobo. Sarkozy lui fait une leçon de real-politik, une autre trahison décomplexée. Il évoque Aung San Suu Kyi : la Chine est intervenue sur la Birmanie, « parce que je ne lui en ai parlé ». Donc inutile de lui parler de ce dissident chinois et d'agacer notre « partenaire.» Mais qui proclamait, le 6 mai 2007 au soir, que les droits de l'homme seraient le nouveau paradigme de la diplomatie française ? Les journalistes ne relèvent pas.

Sarkozy sera-t-il candidat ? Il prendra sa décision « quelque part à l'automne de l'année 2011. » Il se moque du monde, la décision est prise. Il ne se passe pas une semaine, depuis mars dernier, sans que des confidences hors caméras confirment l'intention sarkozyenne. Ce mardi, il évite de parler de DSK, qu'il rencontre ce mercredi.

« J'ai tellement conscience du ridicule de mon propre intért par rapport aux attentes des gens qui sortent à peine de la crise. Les gens attendent que je travaille jusqu'à la dernière minute.» A en croire les sondages, les gens attendent que Nicolas Sarkozy ... se casse.

Avant de rendre l'antenne, le Monarque évoque encore deux sujets qui lui tiennent à coeur, une réforme de la justice pour la « rapprocher des citoyens », avec jurys populaires et tout le toutim, et une simplification du droit de l'urbanisme et du droit du logement.

La conclusion se veut personnelle : avez vous changé ? Ecoutez-vous davantage ? Les questions inutiles se succèdent. « Quand on a la chance d'être marié avec une femme qui a une grande intelligence, ce serait dommage de ne pas écouter... » Ou encore : « sur les grands sujets, je deviens moins influençable (...). Le pouvoir change votre vision des choses. »

Le sens du devoir, toujours le sens du devoir... quel sacrifice !
« Merci, monsieur le président. »
« C'est moi qui vous remercie.»
Il est 21h42, Sarkozy n'a pas débordé.


29 commentaires:

  1. Tout ça pour ça, et questionné par ça...
    Bien du courage, Juan, pour abattre votre tâche.
    Beau résumé en tout cas, qui fait d'autant plus ressortir la vacuité et l'inexistence des prétendus journalistes, tétanisés de peur sur leur strapontin. Et pourtant, la dernière fois, Pujadas s'est fait pourrir pour son comportement de génie des carpettes. On a bien eu, ça et là, quelques saillies prétendument téméraires, vite étouffées...
    Pour votre abnégation devant le poste, je vais vous recommander pour la Légion d'Honneur.

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  2. Petit je regardais guignol, j'aimais beaucoup.Hier je n'ai pas regardé Sarko: il ne faut pas abuser des bonnes choses.

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  3. C'est surréaliste, il est quoi déjà?

    Président des Français, cela ne se voit pas!
    Président des riches et des inégalités là oui.

    De plus en plus petit, pitoyable caliméro d'opérette ce n'est pas moi ni mon gouvernement, mais les autres...

    Encore 18 mois à se trainer ces boulets.

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  4. Au moins, une chose est sure: Sarko garde le cap. Que ceux qui ont cru à un "virage social" lèvent le doigt...
    Les problèmes concrets des Français, peu importe. Sarko gère le pays comme le stock d'une épicerie: trop de ceci, pas assez de cela... Un projet de société ? Quel vilain mot !
    Pendant les 18 mois à venir, Sarko continuera dans les réformes impopulaires et donc finira d'user Fillon jusqu'à la corde en lui laissant encaisser les mauvais coups.
    Le problème pour 2012 ? Où est l'opposition ?
    Lorsque le PS, empêtré dans ses divisions, désignera un candidat et se mettra d'accord sur un programme de gouvernement, la machine sarkozyste sera déjà en route depuis bien longtemps. Bayrou-Villepin ? Ce n'est pas avec quelques militants et 3 cacahuètes qu'on peut s'opposer à l'UMP. Et en ce qui les concerne, la différence est plus sur la forme que sur le fond. Bref, on est mal barrés.

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  5. Je n'ai pas regardé jusqu'à la fin tant j'ai trouvé notre Président pathétique.
    Ce genre d'interview est bidon, car on sent bien le malaise des journalistes qui laissent passer pas mal d'erreurs. Et en ce qui concerne son avion, la réponse était toute prête(comme les autres). A sa place, j'aurai gardé 1 des 2 avions et par le fait, supprimé aussi un équipage... Pas lui !!
    J'aurai plein de choses à rajouter, mais pour faire bref, beaucoup de Français ne sont plus dupes de ses manoeuvres qui tendent à favoriser les plus nantis et à rabaisser les ouvriers, tout comme nous avons compris la stratégie de son remaniement.
    PS : je suis une mère de 51 ans, employée, qui vit en Province (64)

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  6. C'est franchement incroyable que tu nous livres un tel résumé de l'interview de notre président à nous devant la nation en attente pour son avenir.C'est tout ce que tu nous trouves à dire? Il n'a parlé que de lui. Incroyable...
    La France n'est même plus en république mais en monarchie fasciste.
    Merci en tout cas pour ce remarquable courage d'assister pour nous à cette pantomime.

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  7. Oui, merci à Juan pour son analyse et surtout d'avoir eu le courage d'assister à l'intégralité du discours de sa majesté. Le peu que j'ai entendu m'a confortée dans le choix de reprendre la lecture de mon livre ! "Ecoute des inquiétudes sociales" ? "service de l'intérêt national" ? Je doute, et c'est un euphémisme, que sa majesté sache écouter ; quant à l'intérêt national, sa majesté ne se préoccupe que de son intérêt personnel ! Nous n'avons vraiment pas les mêmes valeurs "votre" majesté...

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  8. Il persévère dans la construction de sa politique de classe. Mais, au fait, les vrais enjeux sont-ils là ? La compétitivité ? Ca sent la poussière des années 70-80, non ?

    -> http://www.voie-militante.com/politique/elections/la-france-donnee-aux-riches/

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  9. blablabla, le liban nouveau blabla, aucune réalisation de ce dont il nous bassine depuis 3 ans: les 100 jours pour réparer: cata
    le chômage: cata
    la recherche: cata
    l'économie: le grand plongeon
    social: la révolution plus proche

    sarko, va crever en hongrie STP

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  10. Juan,

    Quelle incroyable patience! Quelle abnégation !
    Depuis bien avant son élection, je ne peux plus regarder cet homme parler. J'avais le même problème avec G.W.Bush. Ca se voit tellement trop qu'ils sont venus pour mentir que je ne peux assister à tant de fausseté.

    Bravo et merci de votre rôle d'intermédiaire entre ce qu'il dit et moi.

    Mais comment faites-vous ?

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  11. SARKOSI et son gouverne-ment(droite et gauche) ne sont que des pantins serviles du Nouvel Ordre Mondial commandé par les pouvoirs Ocultes Financiers ...
    celui qui a deja compris tous ça a une longueur d'avance sur les autres "moutonnisés" !!!
    et me que ce soit Besancenot ou Aubry ,melenchon,Hulot, sont tous dans le meme sac du Bizness oligarchique mondialisé...

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  12. Oui prendre la peine de tout regarder et faire cet exellent résumé vaut bien la légion d'honneur-)

    Merci à vous pour ce travail.

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  13. Pauvre petit homme, c'est ce que je pensais à la fin de l'intervention, j'en avais presque la larme à l'oeil tant j'avais de la compassion pour ce président qui se sacrifie pour le bien de ses compatriotes... sans blague quelle comédie! Et vos journalistes, quels pantins!
    Mais il n'y avait pas que Chazal, Denizot ou Poujadas! Les Duhamel ou Chabot méritent autant les plumes et le goudron!
    "Pauvre France" comme le dit si bien une pièce de théâtre interprétée en autre par un excelent Jean Lefébvre!
    Merci Juan pour vos décryptages quotidiens, continuez, nous vous soutenons!

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  14. Je n'ai pas voulu gaspiller mon temps en donnant de l'audience à 1 illégitime questionné par 3 larbins.

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  15. Sarkosi a vendu la France aux USA et aux Financiers US ,là il va entammer la privatisation des personnes avec les lois sur la dépendance des personnes agées et la capitalisation des ppauvres retraités !!!

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  16. c'est pathétique!!!
    quand je pense que c'est notre présidant!
    allé la gauche faite vous entendre, plus fort,encore plus fort!
    on vous dit que vous n'avez pas de programme, vous savez bien que cela est faut alors allez y on vous attend
    laurisis

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  17. goche ou droite les meme lobbys financiers donc meme maitres !!!

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  18. Attentat de Karachi : la bombe Millon.

    L'ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon, entendu le 15 novembre par le juge Van Ruymbeke, vient de lâcher une petite bombe, en confirmant, pour la première fois devant la justice, qu'il y avait bien eu des rétrocommissions dans les dossiers gérés par le gouvernement Balladur en 1994 et 1995.

    "En ce qui concerne le contrat pakistanais, a poursuivi Charles Millon, au vu des rapports des services secrets et des analyses qui ont été effectuées par les services du ministère, on a eu l'intime conviction qu'il y avait eu des rétrocommissions."

    En d'autres termes : des retours d'ascenseurs financiers de la part d'intermédiaires, qui ont reversé une partie de leurs propres commissions pour financer des hommes politiques français.

    Charles Millon a également confirmé devant le magistrat parisien que Jacques Chirac lui avait bien ordonné de mettre fin à ce système.

    Lors de son audition, Charles Millon a déclaré : "Le président de la République m'a dit, comme il l'a déclaré lors d'une conférence de presse aux alentours du 14 juillet (1995, NDLR), qu'il souhaitait une moralisation de la vie publique et politique et qu'il y avait trop de bruit autour des contrats d'armement dû à l'existence de rétro-commissions. Il m'a donc demandé de faire procéder à une vérification sur tous les contrats."

    Ce témoignage capital confirme ce que craignaient les familles de victimes, depuis la divulgation, en 2008, du rapport Nautilus effectué par un ancien agent de la DST, qui affirmait dans son enquête que l'attentat de Karachi était la conséquence du non-paiement des commissions des intermédiaires dans les contrats pakistanais et saoudiens.

    Ce rapport, resté secret pendant six ans, est désormais pris très au sérieux par les enquêteurs. Pourquoi les plus hauts responsables de l'Etat ont-ils oublié de communiquer cette information capitale aux juges ? Renaud Van Ruymbeke pourrait bien dans les prochains jours mettre en examen des dirigeants de la DCN, mais aussi d'anciens ministres pour "délit d'entrave à la justice."

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101116.OBS3044/info-obs-affaire-karachi-la-bombe-millon.html

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  19. Si on écoute l'entretien du Président de la République, on entend :
    « Et Jean-Louis Borloo un jour rentrera… rendra d’autres services à la France »

    Le Président n'aurait-il pas promis le poste de Premier ministre à M. Borloo en cas de victoire (après un ralliement de dernière minute de celui-ci !) ?

    Vous pouvez consulter la vidéo sur le blog de l'association pour une démocratie directe : « ET SI M. BORLOO ATTENDAIT D’ETRE PREMIER MINISTRE… EN 2012 ! »

    Cordialement

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  20. « il vaut mieux taxer les revenus du patrimoine et les plus-values du patrimoine.»
    Ben oui. Taxer les revenus du patrimoine, ce que ça rapporte, c'est plus juste. Pour une fois que ça va dans le bon sens, dites-le, sinon on va dire que vous faites de l'antisarkozysme primaire. Ce qui, évidemment, n'est pas le cas...

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  21. Taxer les revenus du patrimoine ? Excellent principe. Ils sont déjà taxés, insuffisamment. Et la question de l'héritage restera entière.

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  22. Mercredi 17 novembre 2010 :

    Jean-Louis Debré refuse de transmettre des documents sur Karachi.

    Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a refusé de transmettre à un juge enquêtant sur de possibles faits de corruption les délibérations sur les comptes de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

    Dans un courrier envoyé le 9 novembre au juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke, auquel cette source a eu accès, Jean-Louis Debré explique que ces délibérations sont couvertes par le secret pendant 25 ans, aux termes d'une loi organique de 2008.

    Le juge Van Ruymbeke avait fait cette demande après la découverte par la police au Conseil constitutionnel d'autres pièces montrant que ses rapporteurs avaient demandé en vain en 1995 le rejet des comptes de campagne d'Edouard Balladur.

    http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE6AG0PO20101117

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  23. Pour notre "cher président", l'affaire de la réforme des retraite semble être classée et pourtant il y a encore une bataille qui est en train de se dérouler et qui peut aboutir si tout les gens concernés se mobilisent au moyen du lien suivant :
    http://porcieu-amblagnieu-municipales-2008.over-blog.com/article-petition-contre-la-reforme-des-retraites-60646665.html
    En effet et légalement, nous pouvons demander
    un référendum concernant l'application de cette loi qu'une bonne partie des français refuse et qui l'a déjà amplement exprimé dans la rue.
    Alors tous à vos claviers et d'une manière, une fois de plus, "pacifique" (constat de notre chef d'état dans son interview), nous obtiendrons peut-être ce qui nous motive depuis déjà quelque temps.
    merci

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  24. Sans parler de l'autre lapsus («Ma détermination n'a rien changé»).

    Merci pour tous ces lecteurs qui viennent de ton blog sur le mien. Je les fais rêver.

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  25. A l'Olympia , Carla Bruni a chanté "La Noyée " sorte de SOS id est "SARKOS" , son pote Grec ,une chanson de Serge Gainsbourg mais au de cette entretien ,pompe à reluire..!"Le Noyé".ou qui se noie c'est bien Nicolas Sarkozy ...Y-aura -t-il quelqu'un pour sauver le Soldat Sarkozy...avec le SarkoGate de Kirachi , La bettencourt Gate ,Clearstream Gate , La Wildenstein Gate....vous allez voir qu'il va se faire lâcher...suis pas sur qu'il tienne jusqu'en 2012...Fillon est là pour la relève..!

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  26. Juan, merci pour votre abnégation et pour votre compte-rendu. ça a permis à la plupart d'entre nous de faire autre chose et de ne pas cautionner la mascarade. Cependant, la transcription "j'aurai souhaité qu'il resta au gouvernement" est erronée, l'élu de 2007 a dit: "j'aurais souhaité qu'il restât au gouvernement". Conditionnel dans la principale, imparfait du subjonctif dans la subordonnée. Pour une fois qu'un plumitif a fait des efforts pour inculquer une concordance des temps surannée à l'élu réputé inculte, ne déformons pas sa leçon.
    cordialement

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  27. je comprends mal pourquoi les journalistes (même politiques) persistent à interroger le président ou tout personnage important. Les réponses sont prêtes,tellement ils ont tourné et retourné les questions dans leur tête, habitués à en parler chaque jour ou presque et rodés à ce genre de relations.C'est comme si un journaliste " scientifique " interrogeait un physicien de l'atome pour essayer de le gêner ou d'en savoir plus; il fera des réponses au niveau du journaliste, c'est tout. Au lieu de perdre du temps en débats stériles, il vaudrait mieux savoir pourquoi les électeurs ont voté Sarkosy, car ils le savent. Cela permettrait à la politique de sortir de la confusion et des faux semblant actuels.
    Mais Jusqu'à présent, l'art (si c'en étaitun ) de gouverner est de protéger les intérêts
    du pouvoir financier," des puissants ", c'est à dire de la minorité,démocratie ou pas. [ OUI ou
    non M.Sarkosy? ]
    Pour que CELA change, il faut un nouveau monde ...
    Merci

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  28. J'ai fait preuve de masochisme,j'ai écouté tout le discours.Mal m'en a pris car j'ai été prise de nausées devant tant de mauvaise foi.

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