1 décembre 2010

Cette précarité que Sarkozy voudrait oublier

Mardi 30 novembre, Nicolas Sarkozy n'était pas content des fuites de Wikileaks. Et il l'a fait savoir, par l'intermédiaire de son nouveau fidèle François Baroin. L'énervement du président des Riches n'était rien à côté de son inquiétude : le fameux nouveau plan européen de sauvegarde de l'Irlande, loin de rassurer les marchés, les a littéralement emballé, provoquant un regain de spéculation cette fois-ci contre le Portugal et l'Espagne. Et Sarkozy ne peut même compter sur la France pour un peu de répis. Il fait pourtant tout ce qu'il peut pour assurer les Français de son soutien sur des grandes causes telles le Sida ou la dépendance. Et qu'importe si le chômage croissant est rapidement occulté, et la dépendance un vrai chantier... pour l'assurance privée.

Le discours contre les actes.
Mardi, lors du point presse du porte-parole du gouvernement Sarkozy, François Baroin n'avait rien à dire, dans sa communication officielle, sur le chômage, la précarité ou cette récente information, révélée lundi dernier : on apprenait en effet que 378 000 foyers aux revenus supérieurs ou égaux à 5 300 euros par mois avec un enfant et 6 400 euros avec deux enfants sont logés ... en HLM. 53 000 d'entre eux déclarent même des revenus supérieurs à 11 000 par mois. Lors du conseil des ministres du jour, on a préféré parler économies d'énergie (Eric Besson), bilan de l'année de la biodiversité (NKM), réforme des chambres de commerce et d'industrie (Frédéric Lefebvre), plan de lutte contre le sida (Xavier Bertrand), et propositions de la Commission européenne pour la relance du marché unique (Christine Lagarde). Non pas que ces sujets ne soient pas importants, mais ils sont complètement hors de propos avec l'actualité du moment : les Bourses dévissent, le chômage s'envole, la précarité s'aggrave. Quand François Baroin déroula donc ses différents sujets, la caméra d'Elysée.fr avait quelque peine à masquer les bâillements et distractions de l'assistance.

L'attention gouvernementale était ailleurs : les « marchés » ont pris le dessus. La spéculation s'emballe.

François Fillon a brandi, comme un sparadrap au secours d'un grand blessé, l'idée d'inscrire l'interdiction du déficit dans la Constitution. L'idée est d'imposer à chaque gouvernement, par une modification de la Constitution, un engagement pour cinq ans sur une « trajectoire » de réduction des déficits. Tout est bon ou nécessaire pour rassurer les traders du monde, y compris baisser sa culotte de gaulliste repenti. Il faut « rassurer avant tout », décode le Figaro. L'Elysée est tellement occupée par la panique intertionale que François Fillon a finalement les coudées franches : « C'est le premier ministre qui gère, on ne peut pas tout faire. » a confié un conseiller présidentiel. Il lancera une consultation d'ici quelques semaines auprès des différents partis : « Ce sera le sujet du début d'année.»... Si l'Espagne n'a pas fait faillite d'ici là.

Le problème principal est qu'aucun de ses sujets n'était prévu dans l'agenda officiel.

La lente envolée du chômage
Le chômage n'est plus un problème. Vous n'étiez pas au courant. C'est réglé. La reprise est là. Circulez. On pourrait pourtant revenir sur le vrai bilan, publié il y a 8 jours. A la publication des statistiques du mois d'octobre, Xavier Bertrand, tout nouveau ministre du Travail, s'est réjoui. Pensez-vous ! Pôle emploi répertoriait 22 900 inscrits de moins dans sa première catégorie, celles et ceux sans aucune activité. On entend toujours les mêmes commentaires officiels : en octobre 2007, Christine Lagarde nous promettait un chômage sous la barre des 5% de la population active en 2012. Trois ans plus tard, crise oblige, la ministre de l'économie en était réduite à commenter des hausses comme des bonnes nouvelles. En mars 2010, elle se réjouissait déjà : « En février c'est une hausse inférieure à celle de janvier.»  En juin 2010, Lagarde constatait que « l’augmentation du chômage en France depuis le début de la crise est un peu plus faible que dans la zone euro. » Fin septembre, elle commentait : « On descend graduellement et on améliore la situation ». En août dernier, Lagarde notait « avec satisfaction » « une stabilisation globale du marché du travail depuis le début de l'année ». Et en octobre ? En octobre, on n'écoute plus.

Cette fois-ci, une lecture exhaustive des chiffres communiqués par le ministère du travail donnait quelques informations terrifiantes. A fin octobre 2010, quelques 4,6 millions de personnes étaient toujours inscrites à pôle emploi dans les 5 catégories habituellement recensées.

- Les radiations administratives (+5,5% sur un mois, +14% sur un an) ou « pour défaut d'actualisation » (210 000, soit +17% sur un mois et +11,4% sur un an) en octobre ont augmenté. Comme le rappelait Intox2007, il suffit de rater de quelques clics à la fin du mois lors sa réactualisation de situation pour sortir ainsi des statistiques.

- L'inactivité de longue durée a encore augmenté.

- Les licenciements économiques ont cru de 10% en un mois.

- Les plus de 50 ans inscrits à Pôle emploi sont toujours plus nombreux (+1,2% d'inscrits sur le mois et +16% sur un an).

- Certaines régions deviennent des zones sinistrées de l'emploi (Alsace, Corse, Franche-Comté, Pays-de-Loire, Rhône-Alpes). 

- Les reprises d'activité ont baissé (de 2,2% en octobre versus septembre).

- Le nombre d'offres d'emploi collectées par pôle emploi a baissé (271.000 offres, en baisse de 1,5%).

- les radiations pour maternité, maladie ou retraite ont explosé (de 7,9% en un mois).

Le chômage ne serait plus un problème. Vraiment ?

A l'Elysée, on préfère parler de la « dépendance », plus consensuelle. Voici donc la prochaine arnaque sarkozyenne.

Dépendance, la belle arnaque.
Dans un long article, Laurent Mauduit, pour Mediapart (*) décrypte le débat sur la dépendance, le nouveau grand chantier social de Nicolas Sarkozy d'ici la fin de son mandat. Notre confrère Slovar l'évoquait déjà en juin dernier. De déclarations en promesses, de Sarkozy(s) à Fillon, les contours du débat se dessinent. Et une nouvelle privatisation de la sécurité sociale aussi.

Le planning annoncé par Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée le 16 novembre dernier est de présenter la réforme au Parlement dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale débattue à l'automne 2011 pour l'exercice suivant. D'ici là, a promis François Fillon dans sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale le 24 novembre, une grande « concertation nationale »sera lancée. Sarkozy veut créer une cinquième branche de la Sécurité sociale, aux côté de la maladie, de la retraite, de la famille et des accidents du travail. Quels sont les termes du débat proposés ?

La première tartuferie est de faire croire que la dépendance n'est pas traitée aujourd'hui; c'est tout le sens de la formule choisie, la création d'une cinquième branche de la Sécu. Or, comme l'ont confirmé François Fillon, le 24 novembre, puis Roselyne Bachelot, le 26 novembre, la dépendance est d'ores et déjà financée à hauteur de  22 milliards d'euros en 2010 d'ores et déjà financés par l'Etat (17 milliards) et les départements (5 milliards). Le problème est ailleurs : la dépendance va coûter de plus en plus cher à cause du vieillissement de la population.

La seconde tartuferie est d'abriter la piste de l'assurance privée sous l'égide de la consolidation de la Sécurité sociale. Sarkozy expliquait que la dépendance était « le plus souvent un risque assurable qui peut être couvert en partie par des produits financiers innovants ». Et le 16 novembre, il avait avancé :  « Faut-il faire un système assurantiel ? Obliger les gens à s'assurer ? Faut-il augmenter la CSG ?
Faut-il avoir recours à la succession quand les enfants n'ont pas la volonté ou pas les moyens ? » Huit jours plus tard, Fillon renchérissait : « Il faudra ensuite sérier les pistes de financement : assurance obligatoire ou facultative, collective ou individuelle ? » Et le 26 novembre, Bachelot complète sur «l'éventuelle mise en place d'une assurance privée? » : «Je ne veux pas encore me prononcer. Le débat à venir sera aussi un débat de prise de conscience pour nos concitoyens. Les Français devront s'exprimer sur ce qu'ils jugent être la meilleure solution.» La ministre des Solidarités disqualifie presque l'une des trois pistes évoquées par Sarkozy, le recours à la succession, une mesure qui pourtant, si elle est correctement calibrée, pourrait permettre d'imposer aux plus riches d'utiliser leurs héritages, désormais quasiment intégralement exonérés de droits de succession, de contribuer à la prise en charge de la dépendance. Mais pour Bachelot, cette piste présente surtout des inconvénients : « le recours sur succession peut créer un phénomène d'exclusion. Beaucoup de personnes risqueraient de se passer d'une aide pour ne pas «priver» leurs enfants d'une partie d'héritage

Le 23 juin dernier, une députée UMP, Valérie Rosso-Debord, a remis un rapport d'information à l'Assemblée nationale sur la prise en charge des personnes dépendantes, rapport derrière lequel Roselyne Bachelot s'est abritée le 26 novembre dernier quand elle a lancé le débat voulu par Nicolas Sarkozy. L'ampleur du phénomène est expliqué, les prévisions sont explicites. Et la députée n'hésite pas à prévenir que le « contexte de finances publiques exsangues » obère l'avenir :  « Alors même que les prélèvements obligatoires français sont parmi les plus élevés des pays industriels, l’écart croissant entre les recettes et les dépenses est à l’origine d’un déficit chronique et l’endettement de la France s’est accru en conséquence au fil des années.» Autrement dit, on ne doit pas augmenter les impôts et cotisations, la dépense publique va augmenter, donc ... privatisons !

La députée Rosso-Debord ne se prive pas de recommandations, notamment en matière de financement :
- elle propose le recours à la succession, pour les héritages d'au moins 100 000 euros, mais plafonnée à 20 000 euros par succession. Pourquoi prévoir un tel plafond si ce n'est protéger les plus riches ?
- elle suggère aussi de « rendre obligatoire dès l’âge de cinquante ans, la souscription d’une assurance perte d’autonomie liée à l’âge », auprès de mutuelles, d'une société de prévoyance ou d'une compagnie d’assurance. La proposition était prévisible. Par précaution, Mme Rosso-Debord complète : il faudrait assurer « l'universalité progressive » de cette assurance via « la mutualisation des cotisations et la création d’un fonds de garantie ». Cette universalité consisterait en fait en un simple label pour sociétés d'assurance privée.
- Pire, la recommandation suivante consiste à « maintenir à titre transitoire une prise en charge publique », précise-t-elle, « en attendant que l’assurance dépendance puisse se substituer au régime actuel de l’allocation personnalisée d’autonomie.» Vous avez bien lu.... cette grande cause nationale serait financée par la solidarité nationale... « à titre transitoire ».

La troisième tartuferie est la discrétion officielle sur le rôle des frères Sarkozy dans le secteur de l'assurance privée. Deux frères du président Sarkozy y sont très actifs. Le premier, François, conseille les frands du secteurs sur les meilleurs placements dans le secteur de la santé. L'autre, Guillaume, est le délégué général de Malakoff-Médéric, travaille ainsi activement à un projet de « joint-venture » conclu avec la Caisse nationale de prévoyance , une filiale de la Caisse des dépôts. Le projet Médéric/CNP vise le marché de l'assurance privée, retraite et autres diversifications. Mediapart a publié la plaquette d'information relative au projet. Et en février dernier, Guillaume Sarkozy s'expliquait déjà, publiquement, sur les grands enjeux de la dépendance, lors d'un  déjeuner de presse organisé par l'institut de l'entreprise. Avec 9 mois d'avance sur son petit frère de président... Il sensibilisa l'assistance sur le fait que « la dépendance coûte 19 milliards d’euros, ce qui représente environ 15 % du coût des dépenses de santé ou 10-12 % du coût de la retraite.» Le frère du président exprimait déjà son soutien à une assurance privée obligatoire, un vrai bon contrat juteux pour son nouvel employeur :  « pour ce qui est de l’assurance collective, Guillaume Sarkozy plaide en sa faveur avec un régime par point pour un montant de 11,50 euros par mois, comme le propose Malakoff Médéric, permettant d’obtenir une rente d’environ 450 euros si l’on cotise de 40 à 75 ans. » La boucle est bouclée...

Ce scenario n'est pas l'élucubration de quelque cerveau gauchiste dérangé. Les mêmes conclusions sont à lire dans le Point.


Ami sarkozyste, pourras-tu assurer tes parents ?



(*) article payant.


12 commentaires:

  1. Merci Juan de cette clarté qui ne se dément pas.
    Le monde publie aujourd'hui un article synthétique sur sarko l'américain dont voici l'url:
    http://www.lemonde.fr/international/article/2010/11/30/wikileaks-nicolas-sarkozy-l-americain_1447153_3210.html#ens_id=1446739&xtor=RSS-3208

    Bonne continuation

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  2. faut arreter là !!!
    les chiffres truqués du chomage sont en réalité bien superieurs ,si tu sort de la "matrice" comme Néo tu vera qu'il est en réalité de 20 % de la population francaise en comptant toutes les catégories...
    pour l'economie c'est pareil on nous emfume profond ,la chute un a un des pays de la zone Euro est imminante!!
    le mensonge est légion depuis Mai 2007...

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  3. extraordinaire de clarté cette chronique, Juan, avec le détricotage méthodique des bidouillages sarkoziens et umpistes!
    mais comment agir avant 2012? car alors il sera bien trop tard...

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  4. Excellent article!.. Merci juan..

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  5. Toujours d'excellents articles Juan ! Au sujet de l'assurance privée, je peux ajouter, de source privée mais je pense que c'est un secret de polichinelle, que les dépenses engagées pour maladies de longue durée seront, prochainement, remboursées par la S.S. à hauteur d'une certaine somme... Ce qui revient à dire qu'il faudra souscrire une assurance privée si l'on veut se soigner ! Je trouve cela SCANDALEUX ! Une monstrueuse inégalité de plus !

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  6. Les belles âmes alignent les commentaires pour se scandaliser des pratiques du faf de l'Elysée.

    Mais nous n'étions que trois millions, au maximum, dans la rue pour défendre les retraites.
    Les socialistes n'alignèrent qu'une poignée de gens et les rares élus qu'on vit passèrent se montrer, en de s'éloigner bien vite.

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  7. Eh oui ... il faut demanteler la sécu et le systeme social. En plus de ce qui est dit, un petit coup supplémentaire se produira en 2011: les consultations généralistes seront facturées de façon variable en fonction de la pathologie et de leur nombre (prix majoré jusqu'à 70 euro). Il y a du pognon à la sécu c'est bien connu ...
    Le souci, c'est que le PS a aussi pour programme de démanteler la sécu, par ex Hollande propose 30 milliards de dégrèvements supplémentaires pour les entreprises, au nom de l'emploi biensûr.
    Quant aux retraites, pour répondre au message précédent, il n'y a aucune opposition réelle de la soit disant gauche. ump=droite dure, ps=droite molle, mais le combat est le même: haro sur le petit peuple jusqu'à ce qu'il en crève car c'est ça le but final.
    Domingo

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  8. Salut Juan ! Les chiffres parlent et les recensements des riches occupants de ces logements sont à mettre en miroir avec ceux de la DRESS (non ce n'est pas une robe! : Au 1er janvier 1998, 22200 personnes dont 6500 enfants étaient HEBERGES en Centre d'Hébergement et de réinsertion sociale, les personnes lorsqu'elles ont des ressources (R.S.A, A.AH.,salaires et/ ou indemnités chômage règlent une participation financière dont le montant est fixé par le Préfet. Cette participation peut correspondre ou être souvent supérieure à un résiduel de loyer=reste à payer après versement au bailleur social de l'allocation logement. Allez, les riches, soyez à fond, soyez libéraux jusqu'au bout, libérez ces logements... A la mémoire d'une dame de 40 ans inconnue des services d'hébergement décédée il y a quelques nuits dans un hall d'immeuble à Marseille.

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  9. Suricate (la petite mangouste qui veuille sur ses deux pattes arrières et qui tue les serpents)

    Surpris de ne pas vous avoir trouvé sur Marianne2 aujourd'hui, Juan.

    Anonyme a dit…

    "Mais nous n'étions que trois millions, au maximum, dans la rue pour défendre les retraites."

    J'ai plutôt été étonné qu'il y en ait eu tant.

    Le virtuel s'insinue dans nos vies et tue le réel. Nous crachons notre désarroi dans les tuyaux du web mais nous ne bougeons plus, nous ne créons rien, nous ne nous organisons pas. Les mots remplacent l'action et remplissent le vide sidéral de nos préoccupations individuelles, de nos sociétés atomisées.
    Il faut du terrain, rien ne remplacera le terrain, rien ne remplacera le porte-voie qui s'égosillent dans le parc (sic) de HLM, ni le mec avec son petit journal au coin du marché, parce que les gens voient que nous sommes physiquement là (et non pas las) et que nous avons fait l'effort. La présence, l'occupation de l'espace, la magie de la communication réelle produit une dynamique irremplaçable. Nous devons créer les regroupements pour agir. Il faut se donner des rendez-vous au troquet à l'angle de la rue machin, boire une mousse et aller heureux d'être ensemble au contact, non pour vendre (du vent, des cartes du parti truc, etc), pas pour créer du lien comme disent les bourgeois, mais forger la solidarité. Sinon c'est factice, c'est de l'illusion (rappelez-vous "ceci n'est pas une pipe" disait le surréaliste).
    Aussange fait du bon boulot, mais ça passe trop haut. Pour les gens c'est de la péripétie, ça ne concerne pas leur solitude et leur quotidien.
    Donner son avis c'est bien mais sortir et agir c'est autre chose et c'est la que que l'on franchit la frontière entre le réel et l'abstraction, nous croyons que nous sommes libres, alors que nous sommes de plus en plus cernés. La liberté ce n'est pas un concept, c'est de l'espace vital et il faut s'y frotter, bien sur c'est rugueux et alors ? la vie ce n'est pas du gâteau.
    Sans le regard et sans la voix, sans la fraternité, la chaleur humaine, c'est la solitude et l'impuissance.
    Il faut laisser tomber la télé, le clavier, sortir et vivre l'aventure avec les autres.

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  10. Ce que je pense de Julian Assange: Une machinerie pour foutre le "bordel" et mettre a bas toute la diplomatie internationale.Pour Obama, c'est bonus a 300%, les US sont maitre a bord, plus qu'à définir de nouvelles regles de jeu. Lesquelles, l,avenir nous le dira.

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  11. Suricate a mis le doigt sur une réalité navrante et dangereuse.
    Mollesse ou lâcheté?

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