29 janvier 2011

195ème semaine de Sarkofrance : les premiers ratés du candidat Sarkozy

Jusqu'ici, c'était un sans faute. Depuis l'échec de sa polémique sécuritaire estivale, Nicolas Sarkozy s'était replié sur le terrain diplomatique. Il lui fallait montrer à l'opinion, avant de se lancer officiellement en campagne en octobre prochain, qu'il était expérimenté et protecteur. La présidence française des G20 et G8 en 2011 était un prétexte idéal pour servir cette cause électorale.

Sarkozy revêtit donc un nouveau costume, qui ne fit illusion auprès de personne : ses voeux à répétition depuis janvier étaient tous posés et prudents. Son ton était toujours calme, l'attitude sereine, parfois compassée; ses propos sans un dérapage ni clivage. Et le Monarque prenait bien soin de ne quasiment jamais évoquer l'actualité bassement quotidienne de son propre pays. Pas un mot sur le chômage, la croissance plus faible que prévu, la précarité, la santé, l'insécurité ou les scandales. Il est « parti très tôt en campagne » a reconnu l'un de ses ministres.

Vaine modestie
Lundi 24 janvier, il clôturait à la fois sa tournée préélectorale des voeux, mais aussi ses consultations internationales, si nombreuses nous disait-on, en vue du prochain G20. Sa conférence de presse, la troisième seulement depuis son élection, était le point d'orgue de ce début d'année. Son sujet, diplomatique, avait été soigneusement encadré. Interdiction était faite de poser une quelconque question sur l'actualité française. Même sur les affaires étrangères, il s'était restreint à n'évoquer que 4 thèmes : petit mea-culpa sur l'indifférence française face à la révolution tunisienne ; fermeté contre Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, soutien à la démocratie libanaise, et guerre contre le terrorisme. Là encore, il ne s'agissait pas de discuter de ses nombreux échecs diplomatiques passés (sommet de Copenhague, Europe, droits de l'homme, Françafrique, Géorgie, paradis fiscaux, etc).

Tout le monde expliqua qu'il avait été convainquant, pédagogique, et calme. Il déroula l'ensemble de ses ambitions, si nombreuses : réforme du système monétaire international mais en préservant le « rôle éminent » du dollar ; instauration d'une « taxe sur les transactions financières » mais l'idée traîne depuis 30 ans ; adoption d'« un code de conduite en matière de gestion des flux de capitaux », mais sans imposer de contrôle ; Accord sur « un socle de protection sociale universel », mais qui existe déjà. Il rappela ses voyages, rapports et rencontres préalables, si nombreux également. Et tout ça pour quoi ? Pas grand chose. Sur le plan des idées, il enfonça beaucoup de portes ouvertes, affichant peu d'idées neuves pour ce monde nouveau. Sur les résultats attendus, il resta modeste. « L'ordre du jour et l'agenda ont fait consensus. Les solutions ne font pas consensus, ça c'est certain » s'excusa-t-il. Promettre peu, parler de tout, pour espérer gagner quelque chose, telle semblait être sa feuille de route. Hors caméra, le candidat s'épancha de sa nouvelle boulimie culturelle tous azimuts auprès des journalistes présents. Il redoublait d'efforts pour montrer combien il avait changé, enfin.

Le jour même, des proches de Laëtitia Perrais, cette jeune Française de 18 ans disparue depuis 8 jours à Pornic, avaient organisé une marche blanche. Le suspect arrêté avant le weekend serait un violent récidiviste, mais il n'a pas avoué de viol, juste un accident. Les familles s'indignent.

Emotion électoraliste
Le lendemain, Sarkozy redevient lui-même. Il tombe le masque, abandonne son costume de « Président présidentiel » tout en hauteur, retenue et compassion. Devant des parlementaires UMP, invités aux frais de la République pour leur traditionnel petit-déjeuner hebdomadaire de l'UMP à l'Elysée, le Monarque veut montrer que personne ne peut lui disputer le terrain sécuritaire. Il leur demande une loi en urgence, une nouvelle, la 18ème depuis 2002. Ô surprise ! Il rencontre une résistance. Copé, Jacob, Léonetti, Larcher refusent toute « loi d'opportunité ». On n'est plus en 2007, quand il fallait bondir comme un cabri à chaque fait divers. Les Français ne sont plus dupes. Trop de loi tue la loi. Les dirigeants de l'UMP préfèrent un groupe de travail pour réfléchir 3 mois durant aux améliorations de la gestion des récidives.

Quelques heures plus tard, à Saint-Nazaire, Nicolas Sarkozy récidive. Il modifie son discours, et lit devant une assistance silencieuse d'ouvriers et de militaires, quelques lignes sur sa « très grande émotion » et sa « profonde compassion ». Il retrouve ses accents du passé. Seulement voilà, personne ne l'écoute. Tout le monde est évidemment choqué par la disparition. Mais Sarkozy est en charge de notre sécurité, comme il se plaît à le répéter dès qu'il le peut, depuis bientôt 9 ans. Le bilan de la délinquance en 2010, publié 4 jours auparavant, n'est d'ailleurs pas fameux. Si les meurtres sont en baisse (moins de 1000 par an), les violences aux personnes, crapuleuses ou non, progressent encore, comme chaque année depuis 2002 (exception faite de 2007, ... année électorale). Et un syndicat de policiers vient de s'émouvoir, auprès du Sénat, que la loi Loppsi II en cours d'examen prévoit le recrutement de volontaires retraités pour compenser la baisse des effectifs policiers. On marche sur la tête !

Mercredi, Sarkozy s'obstine. Il réitère, devant les ministres réunis en conseil à l'Elysée, son « émotion ». L'après-midi, il communique sur une réunion improvisée sur la récidive criminelle après la tragédie de Pornic. Mais jeudi matin, il craque. Dans un courrier direct au Garde des Sceaux Michel Mercier - François Fillon appréciera - il demande à ce dernier de faire la lumière sur les dysfonctionnements éventuels de la justice « si possible en évitant un nouveau dispositif législatif. ». Le suspect, imprudemment dénoncé comme un récidiviste sexuel, n'a toujours pas avoué. Sarkozy a cédé aux ténors de l'UMP. En aparté, il confie une mission d'évaluation des conditions d'exécution des peines au sécuritaire Eric Ciotti, député UMP des Alpes Maritimes. Coïncidence de date, une autre proposition du sieur Ciotti devenue loi, la suspension des allocations familiales des parents d'élèves absentéistes, vient d'entrer en vigueur. 

A Saint-Nazaire, Sarkozy avait d'autres choses à faire que de céder à ses propres pulsions. Il voulait illustrer, à l'aide d'une signature symbolique d'un transfert inédit de technologie vers la Russie sur 4 navires de guerre, combien sa politique industrielle est réussie. Il lança aussi l'appel d'offre tant promis de l'éolien offshore : 5 projets choisis juste avant l'élection présidentielle en 2012, 10.000 emplois promis dans l'Hexagone, 600 éoliennes au large des côtes françaises, une puissance prévue de 3000 mégawatts (MW), ... Quel chantier !

Candidat des Riches
Mardi, le Monarque avait commis une deuxième bourde préélectorale. Il s'est rendu une trentaine de minutes dans un hôtel de luxe parisien, porte Maillot, pour une réunion du Premier Cercle, ce club des riches donateurs de l'UMP. Pire, l'un des invités témoigna le lendemain de ses propos. Sarkozy, selon ses dires, fustigea le « scandale » de l'ISF, dont le rendement vient de croître de 360 millions d'euros en 2010. Il railla également les faibles mobilisations d'enseignants samedi dernier. Et surtout, il s'est démasqué, confirmant à l'assistance que son nouveau profil plus « modeste » n'était que « temporaire. « Pour l'instant, j'ai l'obligation d'être discret car je suis président, mais attendez que je sois en campagne.»  L'homme se moque de nous, et il ne le cache pas.

Un rapport sur les conflits d'intérêts lui a été remis cette semaine. Trop heureux de marquer le coup après les affres de l'affaire Woerth/Bettencourt en juin dernier, le candidat Sarkozy s'est empressé de promettre une loi « visant à promouvoir une véritable culture de la déontologie dans la vie publique française ». Quel enthousiasme ! En fait, il faut lire le rapport, et surtout décrypter la communication sarkozyenne. Primo, si les recommandations des 3 auteurs sont ambitieuses, elles ne concernent ni les parlementaires ni... le président lui-même. Secundo, Nicolas Sarkozy prit quelques précautions : il a expliqué qu'il mettrait en oeuvre « les mesures contenues dans le Rapport de la commission qui auront été retenues. » Dès jeudi, Fillon informa qu'il était hors de question d'interdire à un ministre d'être patron de parti, en se réfugiant, comme souvent, derrière quelques exemples étrangers mal choisis. La France, rappelons-le, est un cas bien différent des démocraties britanniques, allemandes ou espagnoles : le régime y est présidentiel, et non parlementaire. Le gouvernement, finalement, ne procède que du Monarque élyséen qui est par ailleurs politiquement et même pénalement irresponsable. En novembre dernier, le parquet de Paris a même étendu cette irresponsabilité pénale aux collaborateurs directs du président de la République !

Il y aurait beaucoup à dire sur la prévention des conflits d'intérêt au sommet de l'Etat. Le pantouflage de certains conseillers du président a été porté en justice. La privatisation des services secrets pour des causes personnelles (rumeurs d'infidélité conjugale n février 2010 , espionnage d'un journaliste dans l'affaire Woerth/Bettencourt) ou les liens d'affaires entre le Monarque et son ancien cabinet d'avocat, dont Jacques Servier était un fidèle client, interrogent l'éthique républicaine.

Attentisme diplomatique
Cette semaine, Nicolas Sarkozy est à nouveau passé à côté de l'Histoire avec un grand H. C'est un comble, pour un président qui a choisi ce terrain diplomatique pour redorer son blason intérieur. Vendredi, le président égyptien Hosni Moubarak, 82 ans, a révoqué son gouvernement. Toute la semaine, les manifestations n'ont pas faibli. C'est l'onde de choc tunisienne.

La révolution de jasmin a montré qu'on pouvait renverser un autocrate sans leader d'opposition. Evidemment, l'avenir démocratique n'est pas assuré. Mais pour le Monarque français, quelle bourde ! Il aurait pu, à l'instar des Etats-Unis, soutenir le mouvement. « Il est vital que l’Egypte accueille les réformes » a déclaré Hillary Clinton. Au lieu de quoi, nous n'eûmes droit qu'à une déclaration prudente de Michèle Alliot-Marie : « La France exprime sa vive préoccupation face aux manifestations qui secouent l'Égypte depuis quelques jours et qui ont connu une nouvelle vigueur ce vendredi. »

Et la France ?
Mercredi, Xavier Bertrand a dû commenter les mauvais chiffres du chômage. Le bilan de l'année 2010 est mauvais, très mauvais. Il y a exactement un an, le 25 janvier 2010, Sarkozy promettait à une dizaine de Français sur un plateau de TF1 que le chômage allait baisser dans les prochaines semaines. Quelle bévue ! Quel échec ! Les seniors, objets de toutes les attentions électorales du chef de Sarkofrance, payent également un lourd tribut à la dégradation de l'emploi. Parmi les 4,65 millions d'inscrits à Pôle Emploi à fin décembre dernier, les plus de 50 ans ont cru de 106.000. Leur durée d'inscription est aussi la plus longue : 353 contre 225 jours en moyenne. Face à cette situation, Xavier Bertrand promet des contrats aidés. Il fait mine d'oublier que le gouvernement, sans son budget 2011, a réduit de 15% les moyens de la politique de l'emploi.


Son collègue Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, est devenu un expert ès licenciement. Il a promis des bonus aux chefs d'établissements les plus performants. était DRH chez l'Oréal. Pour divertir l'attention des suppressions d'emplois, il multiplie les contre-feux, en vain : après l'aménagement des rythmes scolaires, voici l'apprentissage de l'anglais dès 3 ans. L'échec de la suppression sans contrôle de la carte scolaire, l'augmentation des effectifs par classe, l'abandon des ZEP sont des sujets qu'il faut éviter.

Jeudi, Sarkozy a filé à Davos, autre sommet des Puissants. Il a rassuré quelques banquiers et industriels de l'énergie inquiets de trop de régulation : « la France ne remet pas en cause le marché ». Il a crié pour défendre l'euro. Ce weekend, il partait en Ethiopie, pour un sommet de l'Union africaine. Le candidat s'échappe. Il faut encore tenir 15 mois.

Ami sarkozyste, où es-tu ?




4 commentaires:

  1. Vous écrivez : "Le suspect, imprudemment dénoncé comme un récidiviste sexuel, n'a toujours pas avoué". (??? avoué quoi ?)

    Le fait : "Tony Meilhon nie avoir tué la jeune fille volontairement et campe sur la thèse d'un accident de la route mortel, sans expliquer ce qu'il a fait du corps".
    Répété ici : http://www.saint-nazaire.maville.com/actu/actudet_-Disparition-de-Laetitia-de-terribles-indices_loc-1672891_actu.Htm

    J'admire votre travail, mais ça m'ennuie que vous soyez aussi rapide dans votre survol de l'info. De plus, côté activité industrielle, St Nazaire était au bord du KO : je serais étonné que les habitants de la ville ne soit pas reconnaissants. Sarkozy semble effectivement s'être défoncé pour maintenir les Chantiers et Airbus.
    Ce serait une erreur que de ne pas constater qu'il engrange aussi des victoires. Comment vos lecteurs comprendront qu'il soit réélu ?

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  2. Bientôt la retraite à 67 ans pour tous !

    Les Français n’ont pas aimé la retraite à 62 ans, ils vont détester la retraite à 67 ans.

    Mais ils n’y couperont pas. Ceux qui souhaitaient une harmonisation sociale européenne ne s’attendaient sans doute pas à ce qu’elle se fasse dans ce sens… Mais la crise est passée par là.

    Ce recul de l’âge de la retraite va concerner non seulement les Français, mais l’ensemble des Européens afin d’alléger les contraintes pesant sur les budgets de l’Union Européenne.

    C’est le prix à payer pour la solidarité financière que la zone euro a été obligée d’instaurer sous les coups de boutoir des marchés inquiets des dérives des finances publiques, comme je vous l’ai annoncé ici.

    L’Allemagne, la plus réticente face à cette véritable révolution de la gouvernance de la zone euro, s’est résolue à payer pour venir en aide aux États les plus fragiles, mais à condition qu’ils restaurent leur compétitivité, ce qui passe par une harmonisation sociale (par le bas, faute de moyens) et fiscale (afin de supprimer la concurrence fiscale).

    Un document interne du gouvernement allemand révélé aujourd’hui par l’agence de presse Reuters prône l’instauration d’un « pacte » qui imposerait, outre l’obligation constitutionnelle de l’équilibre budgétaire, un recul de l’âge de la retraite.

    "Vous ne pouvez avoir une monnaie unique et des systèmes sociaux complétement divergents", a martelé tout à l'heure au forum de Davos, la chancelière allemande Angela Merkel.

    Paris est exactement sur la même longueur d'onde, parfaitement conscient qu’une politique monétaire unique ne peut plus survivre avec dix-sept politiques économiques et budgétaires.

    Pour l’instant, seule l’Allemagne a instauré la retraite à 67 ans dans la zone euro et même dans l’Union. Mais l’Espagne, menacée par les marchés, a annoncé cette semaine un projet de loi afin de faire passer l’âge légal de 65 à 67 ans, et le Danemark a mis le sujet à l’étude.

    La plupart des pays de la zone euro sont déjà à 65 ans (dont la Grèce qui a dû se plier à l’injonction de l’Union et du FMI), à l’exception de Malte, de la Slovaquie, de la Lettonie, de la Slovénie et, bien sûr, de la France.

    Autant dire qu’après 2012, l’Hexagone n’aura guère d’autre choix que de suivre ce mouvement, comme on le reconnaît à l’Élysée. Ce qui promet de belles manifestations… Bref, à terme, la zone euro ressemblera à une grande Allemagne.

    Jean Quatremer, sur son blog bruxelles.blogs.liberation.fr

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  3. Ma phrase était peut être trop rapide : le Tony en question n'a pas avoue avoir viole Laetitia, et Sarkozy aurait donc du rester prudent. Sur St. Nasales, Sarko a mis le paquet, pour faire oublier le reste (gandrange, molex, etc.). merci du soutien en tout cas.

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  4. @Anonyme,

    Avez-vous vu une seule marque de reconnaissance des habitants de Saint-Nazaire à propos de la venue de Sarkozy ? Si ça avait été le cas la télé n'aurait pas manqué de nous en faire des tonnes !
    Sarkozy ne peut s'empêcher de récupérer le malheur des gens à son profit , c'est sa marque de fabrique ! Il en profite généralement pour accuser la justice de ne pas faire son boulot alors qu'il est le premier responsable de la diminution des juges et de leur pouvoir ..ainsi d'ailleurs que de celle de la police . Cherchez l'erreur .
    J'habite tout près de Saint-Nazaire et j'y ai de la famille , je connais évidemment des amis qui bossent aux chantiers de l'Atlantique .

    TOUS les présidents avant lui ont fait la même chose pour la bonne raison que c'est le seul chantier de construction navale , les autres ont disparu !
    Tout le monde sait très bien ici que ces contrats ont une contre-partie , la caution de l'état et son aide financière . Si la communication lui rapporte d'abord à lui , pour le reste c'est donc nous et vous qui paierons !
    Alors confier la fabrication de bateaux militaires (étrangers... bizarre?) ça va les occuper un temps , mais ça n'empêchera pas à terme le démantèlement qu'il a d'ailleurs accepté implicitement en suggérant l'idée d'y construire des éoliennes .

    Les construire c'est bien mais les implanter ça rapporte pas mal non plus et personne ne voit ici déplacer les grues des chantiers sur les terrains boueux ou même en pleine mer .
    Quant au parc éolien "off-shore" dont il s'est vanté , d'abord il est toujours à l'étude car les maires UMP n'en voulaient pas car ça faisait tache dans la baie de La Baule ! Alors on va plutôt les déplacer sur Saint-Nazaire , c'est bien bon pour eux !
    Et puis , il faudrait d'abord qu'il commence par encourager le développement d'énergies alternatives et là c'est mal barré ! Le solaire qu'il avait tant vanté est en panne .
    Du vent , rien que du vent !!!

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