Sarkozy a mis la France en guerre.

Dans quel pays vivons-nous ? Depuis samedi, l'armée française est engagée contre les forces gouvernementales libyennes, prétendument pour soutenir les forces démocratiques. La France est en guerre. Le Parlement n'a pas été saisi.  On s'est vite emballé pour une résolution onusienne qui se révèle finalement très ambigüe. Sarkozy veut la peau de Kadhafi comme George Bush celle de Saddam en 1991. Sa réélection, croit-il, en dépend. Surtout, coûte que coûte, il fallait faire oublier que l'on votait, ce dimanche, pour la dernière élection intermédiaire avant le scrutin de 2012.

Précipitation sarkozyenne
Dimanche 20 mars, le porte-avion Charles de Gaulle, à propulsion nucléaire, est parti de Toulon pour rejoindre les côtes libyennes. Les caméras des journaux télévisées étaient évidemment là. On apprend à connaître les deux porte-paroles de l'armée, le colonel Thierry Burkhard, pour l'état-major des armées, et Laurent Teissere, pour le ministère de la Défense.

Les premiers raids aériens français ont eu lieu dès samedi après-midi. Sans attendre, Sarkozy avait donné le feu vert`. Il fallait être le premier, avant même les Américains. Une vingtaine d'appareils français ont été aussitôt engagés. Une grosse centaine de missile Tomahawak britanniques et américains ont suivi, quelques heures plus tard. L'opération ne s'appelle pas «Desert Storm» mais «Harmattan», du nom d'un vent sec soufflant en Afrique du Nord.

A l'Elysée, les conseillers jubilent. L'un d'entre eux pense à 2012 : « Si tout se termine bien, ce sera un triomphe. Il était dans les cordes, et le voilà qui réunit le monde entier à ses pieds !»  Tout le weekend, des confidences sont distillées dans la presse, pour retracer les dernières heures de ce succès français, comment Sarkozy a convaincu Obama, comment Ban Ki-moon a loué le « leadership français », etc, etc. La machine à story-telling bat son plein. Les premiers bombardements interviennent juste à temps pour les JT de samedi soir. 

Après son sommet de Paris, samedi, Nicolas Sarkozy sur-jouait le devoir et cette nouvelle « responsabilité de protéger », un concept inventé il y a quelques jours à peine, dont ni les Tunisiens ni les Egyptiens ni même les Yéménites n'ont eu le bénéfice ces dernières semaines :   « Je ne fais pas ça par plaisir. Je ne suis pas un belliqueux. Que pouvais-je faire d’autre? Il fallait tout faire pour éviter que Kadhafi rentre dans Benghazi en vainqueur. Ce n’était plus qu’une question d’heures. Ça fait quelque chose, quand même, de voir les drapeaux français à Benghazi. »

Alain Juppé a complété : « Nous allons aider le peuple libyen à se libérer. Ce n'est pas inscrit dans la résolution du Conseil de sécurité qu'il doit s'en aller. Mais il est bien évident, ne racontons pas d'histoires, que le but de tout cela est de permettre au peuple libyen de choisir son régime. » Quelques heures plus tard, le chef d'état major interarmes de l'armée américaine disait l'inverse.

Dimanche matin, le ciel libyen dans la région de Bengahzi était sous contrôle occidental. Mais les raids se sont poursuivis. Des journalistes de l'AFP ont témoigné de combats et de morts entre rebelles et soldats de l'armée officielle. Les autorités kadhafiennes ont dénombré une soixantaine de morts civils, sans qu'on sache s'il ne s'agissait pas d'une nouvelle propagande. Le dictateur a à nouveau promis l'enfer avant de prononcer un nouveau cessez-le-feu dans la soirée. Kadhafi ressemble jour après jour à son ancien homologue Saddam Hussein.

Premiers désaccords
Les premières failles dans la coalition onusienne sont apparues dès dimanche, 24 heures à peine après les premiers raids. Nicolas Sarkozy avait déjà failli partir tout seul. Mais, raconte-t-on en coulisses, son ancien mentor Jacques Chirac lui aurait conseillé de coaliser quelques pays arabes pour faire joli. Samedi, le Monarque insistait : « l'avenir de ces peuples arabes leur appartient. Au milieu des difficultés et des épreuves de toutes sortes qu'ils ont à affronter, ces peuples arabes ont besoin de notre aide et de notre soutien.» Ce message semble difficile à entendre de la part des soutiens arabes que Nicolas Sarkozy tente d'obtenir : Arabie Saoudite, Qatar, Emirats arabes unis, Maroc sont loin d'être des démocraties éclairées.

Dimanche, pour le plus grand malheur du story-telling français, les chefs d'Etat sud-africain, malien, mauritanien, congolais et ougandais, tous chargés par l'Union africaine de trouver une solution à la crise libyenne, ont exigé la fin des combats. Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe a également critiqué les bombardements français et anglo-saxons : « Ce qui s'est passé en Libye diffère du but qui est d'imposer une zone d'exclusion aérienne, et ce que nous voulons c'est la protection des civils et pas le bombardement d'autres civils. »  La veille, il était pourtant présent au sommet de Paris à l'Elysée.

La Russie a accusé la France, le Royaume Uni et les Etats-Unis d'avoir causé des victimes civiles: « nous appelons dès lors les pays impliqués à cesser le recours non sélectif à la force », a déclaré Alexander Loukachevitch, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Négliger les élections
En France, il faudra attendre mardi 22 mars, à 15 heures, pour que la « représentation nationale » soit enfin informée par le gouvernement de la situation libyenne. Vendredi dernier, Fillon avait reçu les présidents de groupe. Mais l'actualité internationale a surtout totalement occulté les élections cantonales. L'abstention fut record. En Libye, des femmes et des hommes se sacrifient pour pouvoir voter. En France, 56% des électeurs ne se déplacent pas pour un scrutin local.

Même Nicolas Sarkozy avait « autre chose » à faire que de commenter sa cinglante défaite. Dimanche, il a attendu 18H45 pour tenir une réunion interministérielle sur la Libye. Juste avant le début de la soirée électorale... Dans la journée, François Fillon communiquait sur sa visite du Centre de planification et de conduite des opérations du ministère de la Défense à Paris.

Les commentaires politiques officiels seront d'ailleurs quasi-absents sur cette élection. Jean-François Copé, secrétaire désigné de l'UMP, assura le service minimum. Il commença son intervention du soir, vers 20h05, par un hommage aux soldats français et à « l'action du président.» Le FN est crédité de 15% des voix. A Hénin-Beaumont, il est en tête, avec plus de 40% des voix. L'UMP et ses candidats « divers droite » trop effrayés d'assumer leur étiquette présidentielle sont crédités de 15% des suffrages.

L'attention était ailleurs, à Tripoli ou à Benghazi.
 


14 commentaires:

  1. Sur près de 99 % des bulletins dépouillés, le PS obtient 25,04 % des voix, l'UMP 17,07 %, le FN 15,18 %, le Front de gauche plus de 9 %, et Europe Ecologie-Les Verts 8,28 %, selon le ministère de l'Intérieur.

    http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/cantonales-forte-poussee-du-fn-en-duel-avec-le-ps-dans-plus-de-200-cantons_974386.html?actu=1

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  2. Pendant que l'on tue et que l'on joue les va-t-en guerre en Afrique, Marine Le Pen et le FN creusent profondément leur sillon en France.
    Bien joué, Sarko, fils spirituel de G.W. Bush!

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  3. La résolution n'était pas 'ambigüe' à mon avis

    L'interprétation de Sarko et meute est de très mauvaise foi comme dab

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  4. et la menace nucleaire qui nous menace;si sarko se représente et qu'il est re élu ;la france serait plus qu'en danger ,déjà qu'elle est en danger a cause de ce va t'en guerre,risque d'attentat,et tout les contrats que ne signeront pas les pays arabe avec la france et les états qui se sont alliés a cette guerre ;depuis quand intervient -on pour une guerre civil dans un état ,un pays,,,,???

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  5. Sarko compte sur la connerie de la gauche à savoir donner la consigne suivante : "voter UMP contre le FN !"

    Pourquoi se fatiguerait-il ? La gauche et autres ont déjà, sans réfléchir, donné leur consigne pour le second tour !

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  6. et une guerre de l'énergie une de plus bien entendu sous le prétexte d'aider l'avènement de la démocratie en Libye, encore un peu de temps et les libyens comprendront qu'ils ne valent pas plus que les Irakiens. C'est dommage pour eux et dommage pour tout ceux qui honnêtement estimait qu'il fallait intervenir. Ils ont servi de caution.

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  7. Engager le pays dans une guerre sans consulter les instances de la république (parlements) ça me laisse sans voix ... c'est beau l'ump :-(

    Mais où vivons nous ?

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  8. Il est étonnant que des politiques internationaux se laissent berner par les intentions de Sarkozy et sbires.
    Mais les français n'ont-ils pas réélu mme Chirac et d'autres UMP, eux qui les subissent depuis 4 ans voire plus ? Ceux qui pompent la France depuis des décennies, par leurs cumuls !

    NS a l'épine sensible. Faire plier le chef libyen est jouissif pour lui. Comment nous faire gober que tout n'était pas prémédité avec les américains, leurs bâtiments en place, bien avant la décision de l'ONU ? Faire tirer les français les premiers n'est que stratégie ne serait-ce que pour l'opinion américaine, à savoir : L'Amérique n'a pas déclenché une 3ème guerre avec les arabes !!! Ou alors Cambronne serait-il de retour ?
    Seulement comment expliquer qu'à peine quelques heures après le vote de l'ONU, juste après le tir français, une centaine de missile Tomahawak tombent en Libye ???? Même si Barouin avait annoncé que l'engagement était imminent... !
    Comme vous le soulevez une fois encore le Parlement français n'est que roupie.

    Comment peut-on faire croire à l'opinion, c'est ce que tentent les américains, entre autres, qu'il n'y a pas de victimes civiles alors que des véhicules nous sont montrés carbonisés dans des lieux déserts. Des bâtiments éventrés... Ils ne se déplacent pas sans chauffeurs, minimum !

    Vous écrivez : "Alain Juppé a complété : « Nous allons aider le peuple libyen à se libérer. Ce n'est pas inscrit dans la résolution du Conseil de sécurité qu'il doit s'en aller. Mais il est bien évident, ne racontons pas d'histoires, que le but de tout cela est de permettre au peuple libyen de choisir son régime. » "

    La France s'était exprimée contre la Constitution européenne. Qui la lui a imposée, contre la voix du peuple ? Certains l'oublient en votant !

    Alors, nous dire qu'il y a abus d'interprétation de la résolution de l'ONU. Très certainement, mais lorsque le parlement européen accepte comme député un Hortefeux jugé pour racisme sans contester, il me semble qu'il était plus expressif lorsqu'il s'agissait d'un élu autrichien à idées FN !

    Lorsque Sarkozy a expulsé par la violence des roms l'Europe s'en est indignée. Ou a t-elle fait semblant ?

    N'a t-il pas délogé des étudiants grévistes en envoyant des CRS en 2007 pour les matraquer ? etc...

    La Tunisie aurait nationalisé les intérêts des sociétés qui auraient fait des affaires avec la famille de l'ancien dictateur, alors la Libye représente quelques $$$$$ £££££ €€€€€€...

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  9. additif :

    La Tunisie aurait nationalisé les intérêts des sociétés qui auraient fait des affaires avec la famille de l'ancien dictateur, alors la Libye représente quelques $$$$$ £££££ €€€€€€...

    Intérêts de sociétés françaises évidemment.

    Alors les contrats signés avec la Libye n'ont pu être honorés, c'est une façon comme une autre de les actualiser !

    Politique du fric, politique du copinage avant tout ! Ensuite : faîtes passer les enveloppes dodues !!!

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  10. Bonjour,

    En guise du pouvoir d'achat, il a offert la guerre en Libye, façon GW Bush en Irak. Et tout ça 1 an avant la présidentielle 2012. Que va t-il faire après ? Bombarder l'Iran ? Il a pris goût à la guerre, il faut s'attendre au pire.

    http://0z.fr/12omB

    A2N

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  11. N'oublions pas que jusque là la quasi totalité de la classe politique souhaitait cette intervention, à mon grand désespoir.
    Maintenant il va falloir en assumer les conséquences. Notre Président est maintenant trop en pointe pour faire marche arrière. Des voix s'élèveront-elles pour lui faire entendre raison?

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  12. Le petit fou a enfin sa guerre.
    Il va pouvoir user de sa folie à outrance.
    Merci aux sales cons de Français qui ont votés pour ce cinglé.

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  13. C'est vrai qu'il est dangereux ce Sarko. Vivement qu'on le vire avant qu'il soit trop tard...

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  14. Cantonales : l'UMP au bord de l'implosion.

    Coup de tonnerre : François Fillon contredit Nicolas Sarkozy !

    La consigne décidée par Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé -refuser toute notion de front républicain contre le FN- passe mal au sein de l'UMP. Déjà, les centristes et les radicaux s'en étaient éloignés.

    Lundi soir, au bureau politique de l'UMP, François Fillon, en demandant à son tour, en cas de duel entre le Parti socialiste et l'extrême droite, de "voter contre le FN", commet un acte politique majeur. Celui qui s'érige en chef de la majorité contredit ainsi le chef de l'Etat et le chef de l'UMP.

    "Notre position n'est pas tenable pendant une semaine, à moins que l'on nous enferme dans un loft, s'exclame un conseiller ministériel. Il y a une espèce d'hypocrisie à ne pas vouloir prononcer le mot PS."

    De son côté, selon les informations de LEXPRESS.fr, l'ancien secrétaire général du mouvement, Xavier Bertrand, a recommandé le vote blanc.

    Cette réunion s'est tenue dans une ambiance "très particulière". Aucun intervenant n'a été applaudi.

    La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s'était déjà démarquée, avant le premier tour, de la ligne de la direction, a reproché à Jean-François Copé de mettre sur le même plan FN et PS. Les deux ex-ministres de Jacques Chirac, Nicole Ameline et Nicole Guedj, ont, de leur côté, fait part de leur malaise.

    Sur le terrain, il est des endroits où les instructions parisiennes ne connaissent pas davantage de succès. Dans les Yvelines, par exemple, le président UMP du conseil général exhorte ses électeurs à soutenir les candidats qui se présentent contre l'extrême droite.

    Un député UMP de l'ouest s'avoue lui aussi "pas très à l'aise" avec la consigne de "ni-ni". "On est tellement obsédé par le FN qu'on prend des décisions qui nous reviennent dans la figure.

    Sur le plan des valeurs, cette course à l'échalote avec Marine Le Pen me gêne", avoue cet élu, qui redoute à terme "une implosion de l'UMP".

    Le calcul de Nicolas Sarkozy était simple: préserver la possibilité de bons reports de voix entre Marine Le Pen et lui en 2012 et retenir les très nombreux électeurs UMP de plus en plus tentés par un vote FN. Le président voulait ainsi envoyer un message fort. Le résultat est illisible.

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/cantonales-l-ump-au-bord-de-l-implosion_974727.html

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