13 avril 2011

Françafrique : en Côte d'Ivoire et ailleurs.

Laurent Gbagbo est tombé, le gouvernement français s'en félicite. Le soutien, mardi à l'Assemblée nationale, fut quasiment unanime à gauche comme à droite. A l'extérieur de l'hémicycle, certains doutaient cependant des explications gouvernementales sur l'implication française. Au sein du camp Sarkozy, on dénonça violemment les critiques. Faudrait-il regretter Laurent Gbagbo ? Là n'est pas la question.

1. Laurent Gbagbo n'était pas le président légitime du pays. La France, comme d'autres, n'a reconnu qu'Alassane Ouattara comme président élu, dès l'élection de décembre dernier. La (longue) mandature Gbagbo s'est accompagnée, jusqu'à ces dernières semaines, d'exactions sur lesquelles il faudra enfin enquêter. Mais le camp du président légitime, Alassane Ouattara, n'est pas exempt de reproches ou de soupçons. Quelques-uns de ses soldats sont accusés d'être responsables du charnier découvert la semaine dernière à Duekoué. Le premier ministre de Ouattara, Guillaume Soro, était en charge des opérations militaires. Lors de l'arrestation de Laurent Gbagbo, son ministre de l'intérieur a été tué.

La guerre civile n'est d'ailleurs pas forcément terminée en Côte d'Ivoire. Il faut se préparer à une poursuite des combats, ou, à défaut, d'une relative instabilité.

2. Nicolas Sarkozy a eu la trouille. Très tôt, il eut des mots très durs contre Laurent Gbagbo, ... tout en prévenant que la France n'interviendrait pas, eu égard à son passé dans la région. Cette promesse ne fut pas tenue. Quand les forces pro-Ouattara déboulèrent du Nord vers Abidjan voici quelques jours, la Sarkofrance se sentit contrainte d'intervenir : la Côte d'Ivoire reste un pré-carré d'influence, une zone économique à protéger pour quelques intérêts français. L'hypocrisie est manifeste, et ne fait pas illusion. Une spécialiste expliquait, mardi pour le Point.fr : « L'idée que la France a la capacité de peser ou de changer un président africain reste ancrée. On met donc un vernis pour éviter ce reproche.» En fait, l'administration Sarkozy aurait préféré une intervention de l'Union africaine. Cette association panafricaine a une légitimité démocratique toute relative : on y trouve tous les autocrates du coin ! Les câbles diplomatiques américains publiés par Wikileaks en novembre dernier révèlent combien Nicolas Sarkozy ne savait pas comment gérer Laurent Gbagbo. En décembre 2007, le Monarque français tenta de rassurer Gbagbo sur ses bonnes intentions.

3. La France est directement intervenue dans l'arrestation de Laurent Gabgbo. Et alors ? Un conseiller de Gbagbo a dénoncé l'intervention militaire de la France qui serait, selon lui, « une grave atteinte à la souveraineté » de la Côte d'Ivoire et un « coup d'Etat qui n'a d'autre dessein que de s'emparer des ressources de la Côte d'Ivoire. » En Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo a été renversé et attrapé grâce au soutien militaire actif des forces françaises de Licorne. Pourquoi le nier ? Le gouvernement Sarkozy cache l'ampleur de cette implication française. Il joue sur les mots : les Français ne seraient pas entrés dans le bunker présidentiel lundi dernier. Ils l'encerclaient et des hélicoptères le bombardaient encore le matin même... Nuance.

4. L'indignation française est à géométrie variable. Mardi à l'Assemblée nationale, François Fillon s'est voulu lyrique : « Nous avons envoyé avec l'Onu un message symbolique extrêmement fort à tous les dictateurs. Nous leur avons indiqué que la légalité, la démocratie devaient être respectés et qu'il y avait des risques pour ceux qui ne le faisaient pas.» Notez la confusion : légalité et démocratie. Ailleurs en Afrique, la légalité est respectée, mais rarement la démocratie. La Françafrique a de beaux jours devant elle. « La France continue à soutenir des dictatures au Gabon, au Togo, où on a vu des successions dysnastiques entachées de fraudes, et vient de valider l'élection au Tchad, où sévit un dictateur responsable de la disparition d'opposants » a rappelé Odile Biyidi-Awala, présidente de l'ONG Survie.

5. La diplomatie française est au final incohérente. En Libye, Sarkozy accepte la négociation d'une solution politique et n'exige plus le départ de Kadhafi. Au Gabon, elle a soutenu l'héritier Ali Bongo, « candidat » de la France malgré une élection contestée, et le reçut bien officiellement en novembre puis en février dernier. Elle ne dit rien contre les autocrates voisins du Cameroun, du Bénin, du Tchad ou du Togo. Depuis 2008, elle soigne et signe de nouveaux accords de défense. Et en France, le gouvernement Sarkozy a tout fait, depuis 2007, pour bloquer les enquêtes et plaintes contre les détournements de fonds et autres « bien mal acquis » par des autocrates africains amis :  en octobre 2009, le parquet de Paris avait ainsi déclaré irrecevable une plainte contre le congolais Denis Sassou Nguesso du Congo, le guinéen Teodoro Obiang Nguema et le gabonais Omar Bongo, dont le patrimoine immobilier en France était estimé à 160 millions d'euros..

6. Preuve que la Françafrique est bien là, la France a immédiatement débloqué une aide de 400 millions d'euros. « Cette aide doit également servir, dans un second temps, à relancer l'activité économique et à permettre l'apurement des arriérés vis-à-vis des institutions internationales », a expliqué la ministre de l'économie. Le ministre ivoirien des finances a promis que cette aide serait « bien orientée » : « La ville d'Abidjan est dans une situation cauchemardesque, il faut faire en sorte également de rassurer les opérateurs économiques, remettre en place tous les circuits de distribution, en clair commencer à appuyer sur les différents leviers pour que nous puissions connaître une renaissance de notre activité économique. » On ne sait pas quelles garanties le gouvernement français a obtenu pour s'assurer que ces fonds exceptionnels seraient utilisés à bon escient. Pour mémoire, l'aide publique au développement de la France ne s'est élevée qu'à 7,7 milliards d'euros en 2010.




8 commentaires:

  1. Personne en France n'est dupe des intentions et des buts réels des interventions tant en Libye qu'en Côte d'Ivoire. La protection des populations civiles et les résolutions de l'onu leur servent de justificatifs. Au final ici et là rien n'est et ne sera réglé de cette manière. La France est en faillite a déclaré son premier ministre mais étrangement après avoir "sauvé" ses banques elle trouve les moyens de mener des actions ruineuses dont les financements auraient pu être utilisés réellement au bénéfice de la paix et des populations civiles. En attendant la Chine a beau jeu de constater le décalage entre les discours sur les droits de l'Homme et les actes et surtout d'avancer ses pions pour la prise d'intérêts dans le monde. Sur le long terme cette politique est suicidaire pour les intérêts français en Afrique

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  2. "La (longue) mandature Gbagbo s'est accompagnée, jusqu'à ces dernières semaines, d'exactions sur lesquelles il faudra enfin enquêter. "
    @Sarkofrance,
    Excuse moi, mais j'ai peut-être mal compris ton article: j'ai l'impression qu'il ressemble à une tribune de propagande qui se colle à la pensée unique diffusée par la Droite Française et leurs relais ivoiriens.
    Avant de juger Laurent Gbagbo, il conviendrait de bien connaître les méandres de l'Histoire ivoirienne qui va de paire avec la mainmise de la France sur ce pays.
    L'examen des rapports électoraux montre que Ouattara est le Président élu par Sarkozy et par la Communauté Internationale et pas par les Ivoiriens. Si tel n'était pas le cas,tout ce monde-là, Choi qui s'est substitué au Conseil Constitutionnel ivoirien, Sarkozy qui avait demandé à Bakayoko de proclamer les résultats et que Paris aller le couvrir et le soutenir, Soro, Ouattara, allaient accepter le recomptage.
    La résistance de Gbagbo avait entre autres buts de montrer jusqu'où peut aller la Françafrique, les contradictions de l'ONU, un instrument de répression et d'injustice entre les mains des puissants, la fraude électorale organisée en Afrique par les dirigeants du Monde,et surtout de faire comprendre à la France néo-colonialiste qu'une Aube nouvelle pointe en Afrique et que la souveraineté des états de ce Continent comme leurs dirigeants, devraient être respectés. la fraude en CI était savamment préparée dès l'élection de Gbagbo et surtout après l'échec de la guerre civile lancée par Ouattara et Soro aidés par la France, le Sénégal et le Burkina Faso.
    Qui a commis les exactions, ceux qui ont occupé les 60% d'un pays pendant 9 ans par une guerre civile meurtrière couverte par la France, ou le Président légitimement élu en 2000 et qui n'a pas pu exercer son autorité dans de bonnes conditions pendant toute sa mandature?
    Gbagbo est l'un des Chefs d'état africain à avoir mis moins de temps au pouvoir parce que son mandat a été sans cesse désatbailisé par une armée Française qui occupe le pays depuis 2002 et qui a fini par imposer le candidat qu'il n'a pas réussi à imposer par la force en 2002!

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  3. je complète mon intervention:

    Sur les massacres actuels: qui a réellement massacré, celui qui se contentait de résister ou ceux qui ont lancé bombes, missiles , blindés et des hordes sauvages soutenues par l'ONU et la France dans le reste du pays contrôlé jusqu'alors par le Président Gbabgo?
    Des villages rayés de la Carte par le Camp Ouattara, les gens massacrés partout où il y avait la victoire, on les voit à l’œuvre à Abidjan, on a vu comment ils ont frappé et injurié Mme Gbagbo , le fils Gbagbo a failli être lynché, quand la France les leur a livrés.
    Radio France Internationale signale la chasse à l'homme à Abidjan: exécutions sommaires des pro-Gbagbo, pillages, incendies des maisons. Le Ministre de l'intérieur a été tué suite aux mauvais traitements et une balle logée dans la mâchoire: à cela Soro dit qu'il faudra prouver qu'il n'est pas mort suite à une tentative de suicide: une tentative de suicide par balle au milieu de cette bande d’analphabètes qui ne sait pas qu'un ivoirien pro-Gbagbo n'est pas un ennemi comme ils les appellent mais un autre ivoirien et qu'ils ne doivent pas tuer tous les ivoiriens qu'ils soupçonnent d'être pro-Gbagbo?
    Il faut bien que vous sachiez tous une chose: Gbagbo n'a jamais cru ni aux révolutions par la violence, ni à la prise de pouvoir par la violence; il s'est donc toujours opposé aux coups d'état et aux guerres civiles dans son propre pays; Ouattara l'avait jeté en prison pour deux ans quand il était Premier Ministre, ensuite il a été envoyé en exil; six ans d'exil! s'il était comme Soro, il aurait pu comploter avec le gouvernement socialiste de l'époque pour aller faire la guerre à son pays, mais il n'a jamais songé un seul instant à aller prendre le pouvoir par la force dans son pays. Alors, comme les progressistes africains et les véritables défenseurs des Droits de l'Homme, pas les tueurs de la Licorne, je suis pour un Procès équitable hors de Côte d'Ivoire, un procès où l'on jugera tous les protagonistes: les commanditaires de la guerre civile de 2002, ses acteurs, les commanditaires des meurtres actuels à commencer par ceux qui ont fait appel aux armées étrangères pour venir détruire leur pays.
    Les Africains écrivent eux-mêmes leur Histoire maintenant, le Monde est devenu un grand village; nous ne sommes plus aux siècles précédents où les destructeurs de l'Afrique racontaient ce qu'ils voulaient sur l'Afrique sans qu'ils rencontrent des contradicteurs: l'Histoire réhabilitera Laurent Gbagbo comme elle a réhabilité Lumumba, Kwamè Nkrumah, UM Nyobè, Ernest Ouandié, Felix Moumié, tous ces combattants pour la libération de l'Afrique tués par la France ou l'impérialisme occidental et qui furent traités de "criminels", etc, en leur temps.

    Soro, Ouattara, Choi, Sarkozy, ont le sang des ivoiriens sur les mains et sur leur conscience, s'ils en ont une, et ils devraient répondre de leurs crimes! Gabgbo n'est pas un Saint, mais à chaque fois, c'est quand même lui qui s'est retrouvé en situation de légitime défense. Sa révolte contre ceux qui s'octroient le droit de piétiner les autres peuples par pur mépris pour eux et par racisme est une révolte saine.
    Il ne faut pas couvrir ces meurtres par une soit-disant "réconciliation et unité nationales", sinon, ça va recommencer; si on avait jugé les exactions perpétrées de 2002 à 2005, les gens auraient réfléchi avant de remettre ça en 2011!
    Soro est un criminel, un vrai; sa place est en prison!

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  4. je regrette de voir que les considérations électorales des ivoiriens soient relayées au second plan par vos débats franco français. et l'éternel épouvantail de la Françafrique. Pour une fois , je dis bien POUR UNE FOIS, la diplomatie française et l'armée française a servi les interets du peuple, qui s'est largement exprimé pour Ouatarra. De plus, si la France n'était pas intervenue je t'assure que la situation humanitaire, à l'heure ou nous écrivons ces lignes, aurait été tragique.
    Bref je ferai volontiers avec toi le procès de la colonisation, du néo colonialisme, mais aujourd'hui, en tant qu'africain et type optimiste, j'y vois la victoire de la démocratie, l'évitement du génocide et un tournant dans la politique africaine de la France.
    merci à la France d'avoir "pour une fois" joué juste. Il faut le reconaitre sinon les critiques seront de moins en moins crédible.

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  5. Et les intérêts de Bolloré dans le port d'abidjan. Au fait ce n'est pas sur le Yatch de ce dernier que notre Président passait ses vacances et que dire de notre Ministre de la Défense ce n'est pas le Beau frère du premier...En famille et entre amis je vous dis...Je me trompe

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  6. @Koffi,
    je ne suis pas française!
    Tu vois, vous faites partie des Burkinabès de Côte d'Ivoire qui ont vendu ce pays aux impérialistes et à Sarkozy, car l'intervention de Sarkozy en CI relève plus d'un règlement de comptes personnels que d'un comportement politique responsable. Il en va de même de sont intervention en Libye!
    Avant d'être balayé en 2012, il aura fait coulé beaucoup de sang africain!

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  7. Post 1 de 2
    Côte d'Ivoire: "J'accuse Sarkozy, Jupé, Fillon, Ban Ki Mon, Choi, Soro Guillaume, de crime contre l'humanité"

    jeu, 14 avr. 2011 - 9:46 Catégorie:Diaspora

    Le Premier ministre français, François Fillon, à l'assemblée nationale.
    Le 14 avril 2011 par IvoireBusiness - J'accuse! Je suis Français et j’accuse Sarkozy - Jupé - Fillon - Ban Ki Mon - Choi - Soro Guillaume - de crime contre l'humanité, de génocide et de crimes de guerre à l'encontre de l'état souverain de

    Côte d'Ivoire et de ses représentants légaux SEM Gbagbo, ses Ministres et ses proches ainsi que à l’encontre de la population Ivoirienne. J’accuse les médias français de complicité active et volontaire dans l'ensemble de ces crimes, de désinformation qualifiée et honteusement amplifiée. J’accuse toute la classe politique française pour non dénonciation de crime, pour son inertie et sa torpeur devant une telle injustice et forfaiture. J'accuse l'Assemblée Nationale Française hormis quelques membres très minoritaires, d'êtres complice pour avoir encouragé et applaudi ce coup d'état électoral suivi d'un acte de guerre illégal de la France.
    Je demande aux députés de l'opposition de faire voter une motion de censure contre ce gouvernement criminel et de demander la démission sans délai du criminel Sarkozy qui devra répondre de ces actes devant le Tribunal Pénal International.
    J'accuse la classe politique française de connivence avec les dictateurs Compaoré, Wade, Bongo, Denis Sassou-Nguesso, Eyadema et j'en passe....

    Les médias français, AFP en tête nous intoxiquent abondamment en présentant le Président Gbagbo comme un dictateur. Je tiens à rappeller ici que Monsieur Gbagbo fut le premier Président de Côte d'Ivoire qui instaura un véritable multipartisme, une liberté de la presse et une politique de décentralisation des pouvoirs au bénéfice des régions. Le tort de Monsieur Gbagbo est surtout de ne pas obéir aux ordres de l'Elysée, principalement en ce qui concerne les accords de défense incluant le pillage des ressources en matières premières.
    Laurent Gbagbo n'a en fait dirigé le pays que pendant 2 ans, de 2000 à 2002. Dès le début de son mandat, il a pratiqué une politique d'ouverture en invitant des leader des autres partis à participer au gouvernement EN 2002, Guillaume Soro à lancé une tentative de coup d'Etat qui n'a pas fonctionné et s'est transformé en rebellion, coupant le pays en deux. Déjà à ce moment là, l'armée française est intervenue pour éviter que cette rébellion soit totalement repoussée jusqu'au Burkina Fasso d'où elle s'était préparée et avait établie sa base arrière avec la complicité de Blaise Compaoré.
    Depuis, Gbagbo n'a pas cessé de faire des compromis pour conserver la paix en Côte d'Ivoire. Mais, respectueux de la constitution et de l'ensemble des institutions de son pays, il n'a pas pu organiser d'élection présidentielle tant que la pays était coupé en deux avec la partie nord occupée par des rebelles en armes. C'est vraiment en tout dernier recours qu'il a accepté que cette élection se déroule en octobre et novembre 2010 sous couvert de l'ONU.

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  8. Post 2 de 2
    Ces élections furent entachées de nombreuses irrégularités découvertes pendant le décompte par la commission électorale indépendante. Ce n'est que sous la pression de Monsieur Choi, émissaire de l'ONU en Côte d'Ivoire et de Monsieur Sarkozy, qu'une mascarade grossière pour annoncer la victoire de Ouattara fut organisée. Depuis, la communauté internationale a emboité le pas sans vraiment se préoccuper du véritable résultat des élections proclamées cette fois par l'instance supérieur de la nation, le Conseil Constitutionel.
    Quand on sait que la CEDEAO dépend en grande partie des largesses de la France via le Franc CFA dont 40% des recettes des exportations sont stockées au Trésor Public Français et redistribuées dans l'ensemble des pays de la sous-région adhérant à la CEDEAO, que la France dispose d'un droit de véto sur toutes les décisions de la BCEAO (banque centrale), que c'est encore la France qui frappe la monnaie de ces pays, que l'Union Africaine dispose d'un budget financé à près de 80 % par l'Union Européenne, on ne peut pas s'étonner de voir les gentils dictateurs qui composent ces organes faire allégeance et surtout éviter de contredire le maître de l'Elysée sous peine de subir le même châtiment que Laurent Gbagbo.

    Tout ceci explique que c'est la communauté internationale qui a élu Ouattara et non les ivoiriens. Et il serait dommageable pour la plupart des pays de la CEDEAO de créer un précédent en ne laissant pas Gbagbo être élu par son peuple avec sa volonté d'indépendance. Car l'indépendance des ex-colonies françaises d'Afrique n'existe que de nom.
    Je pourrais écrire tout un livre sur les différentes raisons qui justifient cette ingérence de la part des hôtes de l'Elysée, De DeGaulle jusqu'à Sarkozy en passant par Mitterand et tous les autres. Mais ces raisons ne sont que purement d'intérêts financier et de stratégie politique. En aucun cas, la France ne s'est souciée une seule fois de l'éxercice de la démocratie dans ces pays.

    J'en appelle aux français sensibles aux respect des droits de l'homme, aux valeurs de notre République chèrement acquises et auxquelles les africains ont participé à leur défense lors des deux dernières guerres mondiales, de dénoncer par tout moyen à leur convenance, l'attitude honteuse de la France. Alors que nous pourrions aisément faire de l'Afrique une terre où il fait bon vivre, nous l'avons transformé en un véritable enfer.

    Je vous supplie de prendre quelques instants pour réagir. Vous n'êtes pas obligés de me croire, mais faites seulement un travail de recherche et d'analyse sur ce qui se passe en Afrique depuis 50 ans, et vous serrez surement mieux à même d'en tirer les conclusions.

    Nous avons un devoir moral auprès des africains. Nous leur devons notre liberté d'aujourd'hui. Nous leur devons de ne pas parler allemand à l'heure actuelle et d'avoir conservé notre belle langue, le Français.

    Faites suivre ce texte à vos élus, Maires, Députés, Sénateurs, mais aussi à vos amis, voisins, collègues...

    Merci pour eux qui ne demandent qu'une chose: vivre en paix chez eux.

    Bien cordialement
    Christian Bailly-Grandvaux
    Citoyen Français

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