5 juin 2011

Sarkozy président : 12 raisons de désespérer de Sarkozy quand on a moins de 30 ans.


En mars 2007, le candidat Sarkozy promettait grand à la jeunesse : « Je veux permettre à chaque jeune de conquérir l’autonomie financière qui lui permette de financer ses études, sa formation, de ne plus vivre chez ses parents, de vivre sa vie, de vivre avec qui il veut, d’aimer qui il veut, comme il veut. » Près de 5 ans plus tard, on sait que le RSA version jeunes, seul dispositif mis en place en Sarkofrance sur la période, ne concerne qu'une poignée de milliers de jeunes à cause des contraintes édictées par le Monarque élyséen. Mais du côté de l'emploi, le bilan n'est pas plus fameux.

Benjamin Lancar, le jeune président des jeunes Populaires, peut bien s'agiter sur Twitter ou sur le Web. Il y a des chiffres qui ne trompent pas. La jeunesse qui cherche du boulot souffre.

La Dares a publié lundi 30 mai une étude sur l'emploi des jeunes de 15 à 29 ans. Ce rapport, peu commenté, donne quelques raisons de désespérer quand on a moins de 30 ans en Sarkofrance. Davantage au chômage, précaire quand ils travaillent, la situation s'améliore à peine quand ils vieillissent.

Il est de coutume, en France, d'expliquer que le chômage des jeunes est largement supérieur à celui des moins jeunes. C'est vrai, mais les statistiques utilisées pour argumenter sont fausses. Les taux de chômage annoncés par nos responsables politiques tiennent rarement compte de la proportion de jeunes étudiantes. Sur 100 jeunes de 15 à 29 ans sont au chômage, 44 étaient étudiants, 46 avaient un emploi et 9,5 étaient chômeurs.

Bizarrement, la Dares concentre son étude sur une tranche d'âge plus large (15 à 29 ans) que la définition socio-professionnelle des jeunes (i.e. moins de 25 ans). Ceci étant rappelé, les constats sont terribles.

1. Le taux de chômage ressort ainsi à 17%, un taux largement au-dessus de la moyenne des moins jeunes.

2. La situation de l'emploi s'est dégradée dès juin 2008. L'argument sarkozyen selon lequel la grande crise financière de l'automne 2008 a tout déclenché est... faux.

3. Le taux d’activité des 15-29 ans est stable depuis 15 ans, pour se situer entre 54 % et 57%. Mais, en 2010, il reste inférieur en France de 1,2 point à la moyenne des 27 pays membres de l’Union européenne et de 3,2 points à celle de l’Union à 15.

4. Le nombre de jeunes qui travaillent a baissé depuis 2008 : 5,41 millions en 2008, 5,32 millions en 2009, 5,27 millions en 2010.

5. Le nombre de jeunes aidés à l'emploi a drastiquement chuté : 636.000 en 1990 ; 820.000 en 2000 (pour cause d'emplois jeunes); 724.000 en 2005 ; 778.000 en 2007 ; 665.000 en 2010, après trois ans de crise. En proportion, la part des jeunes sous contrat aidé a chuté de 30% en 2000, à 27% en 2007 et 23,7% en 2010... Sans commentaires.
 
6. Parmi ses emplois aidés, l'alternance n'a cessé de diminuer depuis que Nicolas Sarkozy est président : 599.000 en 2008, puis 572.000 en 2009 et 565.000 en 2010.

7. L’ancienneté au chômage a continué à augmenter de 2009 à 2010 pour les jeunes, plus fortement que pour les adultes : +5 points pour la proportion de chômeurs de longue durée versus +4 points pour les adultes.

8. La Dares mesure également ce qu'elle appelle le « halo » du chômage, c'est-à-dire des personnes qui ne travaillent pas, souhaiteraient travailler mais ne sont pas considérées comme chômeurs par le BIT car pas disponibles ou non inscrits. 2,8 % des jeunes de 15 à 29 ans sont, en moyenne, dans ce cas en 2010. « Comme pour le chômage, les jeunes appartiennent plus souvent au « halo » du chômage que l’ensemble de la population en âge de travailler » note la Dares.

9. L'inégalité homme/femme commence tôt. Les « jeunes » femmes travaillent moins que leurs homologues masculins. « Le taux d’emploi est toujours beaucoup plus élevé pour les jeunes hommes que pour les jeunes femmes (+8,1 points fin 2010) car ces dernières pour- suivent plus longtemps leurs études, sont moins concernées par l’apprentissage et cessent plus souvent leur activité en présence de jeunes enfants

10. Les jeunes, quand ils travaillent, sont plus souvent en situation de sous-emploi que leurs aînés. « En moyenne annuelle, parmi les jeunes de 15 à 29 ans occupant un emploi, 5,1 % des hom- mes et 11,5 % des femmes sont en situation de sous-emploi en 2010, contre respectivement 3,3 % et 8,8 % pour l’ensemble des 15-64 ans.»

11. La part du temps partiel subi dans l’ensemble des emplois occupés par les jeunes a augmenté depuis 2008, pour atteindre 8,1% en 2010, dont 11,5% pour les femmes. Au total, quelque 44% des jeunes de 15 à 29 ans sont en situation précaire.

12. La part des CDD a progressé depuis 2008, de 24% des emplois des 15-29 ans à 26% l'an dernier.

4 commentaires:

  1. Une raison supplémentaire de désespérer: Quand on voir un Nicolas Sarkozy prêt à tout pour repartir sur un second mandat, au point de mandater son homme à tout faire, alias Claude Guéant, pour marcher sur les plates bandes du FN afin de grapiller quelques voix... Mais décomplexant dangereusement les sensibilités d'extrême droite, et préparant une france de méfiances et d'intolérances... Belle perspective pour l'avenir...
    Alors au cas où, des fois que: http://www.citylop.com/appel-contre-lintolerance-et-ses-derives-en-france/ histoire de s'indigner un peu en rejoignant l'appel :-)

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  2. Les séniors sont des désespérés du Sarkozisme et les jeunes aussi, ils restent les retraités et ceux qui ont entre 30 ans et 45 ans, c'est déjà trop....

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  3. la majorité des français est désespérée du nain dévergondé et de sa cour d'ignobles traitres

    cette mafia maudite devrait arreter de dépenser les sous du contribuable pour faire leur campagne concue par de cons pour ceux qu'ils percoivent comme des cons

    qu'ils soient tranquiles, ces imposteurs inmondes, on ne va pas les rater l'année prochaine

    c'est comprehensible que sarko soit appuyé par les riches, reste un mystère de voir d'indigents français qui semblent ravis de serrer la main de ce pov'con
    la France a toujours eu de grands traîtres

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  4. il est urgent de passer à une 6eme république ou le peuple aura vraiment son mot à dire et ou on arretera les dérives de la monarchie républicaine incarnée par tous les présidents y compris celui de " gauche " mitterand.

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