13 août 2011

223ème semaine de Sarkofrance : pourquoi Sarkozy est si mauvais

Il y a quatre semaines, l'hebdomadaire Marianne attribuait quelques notes, globalement très moyennes, à l'action de Nicolas Sarkozy. Il nous fallait donc rappeler, à l'inverse, pourquoi Nicolas Sarkozy nous semble l'un des pires présidents que notre République, la Vème, ait connu. Cette dernière semaine, d'une réunion surprise et ratée qui inquiéta les marchés à un hommage militaire anachronique, en fut une nouvelle et triste illustration.

Il bosse peu
Pendant les 6 premiers mois de son mandat, il s'est donné l'image d'un président volontariste et omni-présent, l'antithèse – voulait-il – du « roi fainéant » précédent, c'est-à-dire Jacques Chirac. Ce fut peut être vrai quelques mois. Personne, pas même les envoyés spéciaux élyséens que nous pouvons être, ne peut prétendre connaître l'agenda de travail de notre Monarque dans ses moindres détail.
Mais depuis deux ans, son agenda se résume à deux déplacements expresses par semaines, quelques remises de rapport, et des weekends vides sauf anniversaires ou célébrations obligatoires. Depuis la fin juin, le Monarque avait même allégé son agenda au point d'être en weekend de trois jours chaque fin de semaine. On applaudit le travailleur !
Quand la crise financière, mêlant instabilité boursière, attaques spéculatives contre les dettes souveraines de pays proches (Italie, Espagne), et dégradation de la note de crédit américaine, s'est aggravée, Sarkozy est même restée au Cap Nègre où il s'était réfugié le 1er du mois. Il a fallu 10 jours de Krach pour qu'il interrompt enfin ses vacances, et revienne à Paris sans crier gare et ni rien annoncer de concret, au risque de raviver les plus folles rumeurs.


Il bosse mal.
Même au plus fort de son omni-présence médiatique, Nicolas Sarkozy agissait finalement peu. Il déclamait beaucoup, et confondait toujours la boulimie législative avec l'action réelle. Bref, Sarkozy avait inventé l'agitation immobile. Parler beaucoup mais agir peu. Mais même sur les rares sujets dont il tenta de s'emparer, son bilan fut médiocre. En quoi Sarkozy est-il compétent ?
Combien de rapports et d'analyses faudra-t-il pour que les Français comprennent ? L'un des derniers ouvrages de la Cour des Comptes, sur la gestion des forces de sécurité, a sonné comme un coup de tonnerre en Sarkofrance : une centaine de conseillers s'étaient minutieusement penchés sur le domaine favori du chef de l'Etat depuis 2002, la sécurité, décortiquant la définition et le suivi des objectifs, l'allocation des moyens, et la cohérence de l'action par rapport à ces objectifs « politiques ». Les conclusions étaient désastreuses pour Nicolas Sarkozy, et enfin pouvions-nous comprendre pourquoi les résultats en matière de lutte contre l'insécurité étaient également très mauvais. Les violences aux personnes ont augmenté, en bientôt dix années de gestion sarkozyenne, de 350.000 par an à près de 500.000 par an.
Autre exemple d'incompétence, politique celle-là : rappelez-vous la séquence de mai 2007 à janvier 2008. Nicolas Sarkozy avait les pleins pouvoirs, les faveurs de l'opinion du jeune élu, l'atonie de l'opposition, bref, tout pour réussir un minimum. Et bien, en 6 mois, il s'est complètement auto-détruit : il a raté l'occasion des réformes difficiles et s'est brouillé durablement avec l'opinion. Au printemps 2008, on se demandait déjà si Fillon ne devait pas le remplacer...
En novembre 2010, la réforme des retraites est adoptée. On pourrait croire que c'est le seul élément « positif » de son bilan, la « véritable » réforme de ce quinquennat. C'est pourtant faux. Les parlementaires, mêmes à droite, ont critiqué l'impasse budgétaire, et les hypothèses de croissance économique farfelues. En pleine crise, la réforme a aussi transformé des futurs retraités en chômeurs. Une première étude de l'Unedic chiffre à 8.700 le nombre de chômeurs restant inscrits à Pôle Emploi cette année malgré une durée de cotisation suffisante.
Last but not least, comment ne pas s'émouvoir de la dégradation des comptes publics, au-delà du simple effet de la crise ? La Cour des Comptes l'a écrit et répété. Les défiscalisations « ante-crise » de Nicolas Sarkozy ont été anachroniques et contre-productives. Même en matière de gestion des propres deniers de l'Elysée, ses caprices aéronautiques ont coûté une grosse trentaine de millions d'euros de trop !

Il n'est pas au contact des Français
Sarkozy fait semblant de travailler. Toutes les semaines, il s'impose deux déplacements, parfois de terrain, parfois internationaux. 110 en 2009, 99 en 2010. Même pour quelques heures, il dépense entre 100 et 200 000 euros entre l'aménagement, les transports et le filmage systématique de ces prises de paroles.
A chaque fois, une table ronde, avec ses questions pré-cadrées, ses réponses préparées, ses anecdotes pré-choisies. Depuis 2009, les lieux sont toujours à l'écart, facilement sécurisés par des centaines de policiers et gendarmes. L'assistance est toujours choisie parmi des militants ou sympathisants UMP invités. Jamais elle n'a le droit à la parole de façon improvisée. Le Monarque lit souvent des fiches préparées par ses conseillers, et repart comme si de rien n'était. Les journalistes non plus n'ont pas droit à poser une quelconque question. Ils sont contraints à suivre le parcours.
Ce tour de France dure depuis plus de deux ans. Certains sujets, pourtant nationaux et importants, sont totalement occultés: la crise de l'euro, la montée du chômage, la précarisation d'une frange croissante de la population. Sarkozy thématise à l'extrême ses déplacements pour éviter les questions gênantes.

Il n'anticipe rien
Depuis quelques mois, on voudrait nous faire croire qu'il est « expérimenté » et « crédible », devant « des risques terroristes, de guerre et des risques financiers autour de l'euro. » Pourtant comment l'un des hommes les mieux informés du pays a-t-il à ce point tout raté ? Voici trois exemples, si frappants.
La crise des subprimes a débuté aux Etats-Unis dès l'été 2007. A l'époque, Sarkozy nous vantait encore l'emprunt immobilier sans apport personnel ! Et son gouvernement maintenait que la crise ne concernerait pas la France. En décembre 2007, les économistes de tous bord craignaient déjà le spectre de la crise de 1929. En septembre 2008, c'est la déconfiture financière et... médiatique. Sarkozy mit 11 longs jours à réagir officiellement au krach boursier. Cet aveuglement a eu d'autres effet : chaque année, le gouvernement bâtit son budget sur des hypothèses de croissance, qui déterminent le niveau de rentrées fiscales attendues. Parfois, en cas de crise soudaine, il est pris de court. Ce ne fut pas le cas de Nicolas Sarkozy. Dès l'été 2007, les prévisions gouvernementales étaient contredites par tous les instituts et organisations internationales. Et Quatre ans plus tard, rien n'a changé. Il y a deux jours, la Banque de France, suivant l'INSEE, annonçait que la croissance serait moindre que les 2 à 2,25% attendus par Sarkozy en 2011. Qu'importe ! Le gouvernement s'obstine.
Autre lieu, autre exemple. En août 2008, il rencontrait Vladimir Poutine, en partance pour l'inauguration des JO de Pékin. On les voit tous les deux s'embrasser. Quelques heures avant, Poutine avait pourtant envahi la Géorgie, une information qui ne deviendra publique que plus tard. Sarkozy a-t-il au moins discuté de la chose ? Etait-il prévenu d'une confidence de son ami russe, ou fut-il pris au dépourvu comme tout le monde ?
En décembre 2010, le printemps tunisien démarre un peu avant Noël. Il faudra attendre des morts et des mois pour que la Sarkofrance réagisse timidement. Quand des émeutes secouent à leur tour l'Egypte de Moubarak, rebelote. L'aveuglement est total. Sarkozy crut bien se racheter en attaquant la Libye sous mandat onusien. Il oublia au passage qu'on tuait davantage ... en Syrie.

Il ne comprend rien
Etre président n'a jamais nécessité de comprendre les moindres détails de chacun des sujets sur lesquels on sera amené à intervenir. Mais Nicolas Sarkozy, candidat puis président, espère toujours nous faire croire qu'il a tout compris. Comme c'est évidemment faux, c'est dangereux.
Son insistance à simplifier des enjeux que ne peuvent pas l'être, comme fin juillet lors de la crise de l'euro, en est devenue gênante. Cette semaine passée, l'incroyable ratage de son exercice de communication politico-financière mériterait réflexion. En revenant secrètement à Paris mardi soir pour tenir une réunion ministérielle surprise mais sans annonce le lendemain matin, Nicolas Sarkozy semblait s'adresser à l'électorat plus qu'aux marchés, quitte à provoquer encore davantage de panique boursière. 

Il raconte tout et son contraire
Les historiens s'amuseront plus tard de deux séquences incroyables. Pendant 3 ans, Nicolas Sarkozy nous a répété combien la France devait s'inspirer du bouclier fiscal allemand, mis en place par les « socialistes allemands ». A chaque fois qu'il répétait cette ânerie, journalistes, éditorialistes et blogueurs répétaient que le bouclier fiscal allemand était un mythe, que Sarkozy faisait de graves raccourcis. Puis, à l'automne 2010, changement de registre. Au nom de la convergence fiscale franco-allemande, il nous fallait abroger ce bouclier fiscal franco-français...
Second exemple, le partage de la valeur ajoutée. Combien de fois Nicolas Sarkozy a-t-il répété depuis 2008 qu'il souhaitait qu'un accord soit trouvé « dans les trois mois » entre patronat et syndicats pour que les bénéfices des entreprises soient partagés en trois tiers, investissement/actionnaires/salariés ?
Son narcissisme l'aveugle
Le narcissisme de Sarkozy est devenu légendaire. Ses caprices coûtent cher à l'Etat, comme l'a récemment rappelé la Cour des Comptes. Pouvez-vous trouver un seul discours sans une avalanche de « je » ? Un seul sujet d'intervention publique réellement désintéressé ? Prenez l'actualité récente, et le prétendu sauvetage de l'euro par sa Majesté Nicolas Ier.
Une récente livraison du Canard Enchaîné, le 27 juillet dernier, nous livrait quelques perles : « si je n'avais pas été là, il n'y aurait pas eu d'accord. (…). J'ai fait exactement comme Henry Fonda, dans un film que j'adore, « Douze hommes en colère », qui retourne un à un les jurés pour sauver la tête d'un jeune homme promis à une condamnation à mort. J'ai retourné les uns après les autres les chefs d'Etat et de gouvernement, ceux qui voulaient faire peur à la Grèce (…). J'espère qu'on aura l'honnêteté de le reconnaître. »
On oublierait presque que (1) Sarkozy s'est publiquement désintéressé de la crise de l'euro et de la Grèce pendant les 15 jours qui précédèrent le sommet du 21 juillet, (2) qu'il a exclu son propre gouvernement des derniers jours, (3) qu'il a surtout lui-même cédé sur les points essentiels qui bloquaient avec l'Allemagne (concours du secteur privé, prêts du FESF, défaut de paiement de la Grèce).

Incompétent, narcissique, incohérent, imprévoyant,... qui dit mieux ?

20 commentaires:

  1. Il m'arrive d'en avoir assez de vous lire, d'être fatigué, las, et pressé d'en finir avec ce président trop nerveux, trop imbu de lui-même. Durant quelques semaines au début de son mandat, et malgré son comportement fébrile et agité et ses façons de ne frayer qu'avec les puissances économiques qui l'avaient porté jusqu'au but suprême, j'ai cru qu'il parviendrait à endosser le lourd et grand costume de président et s'élever à la hauteur de la fonction. A répondre aux attentes d'une nation qui avait manifesté un intérêt aussi soudain qu'improbable pour la politique durant les longs mois de campagne. Durant quelques temps je tentais de défendre cette opinion face à quelques amis et j'attendais, bien en vain, qu'il devienne le président de tous. Et quelques amis me disaient mais arrête donc ça, tu ne le connais pas, ce n'est que le début. Ah, combien ils avaient raison et combien j'étais, moi, dans le fourvoiement.
    Il n'a jamais endossé le costume et n'est pas parvenu à s'élever. Il est resté petit et médiocre, il a déçu, énervé, crispé jusqu'à dans son propre camp.
    Au final je ne l'ai jamais regardé comme le président, mais, à l'instar de Louis de Funès, comme un histrion qui joue une mauvais farce bien trop longue. C'est un spectacle affligeant et j'en suis, souvent malgré moi, le spectateur honteux.

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  2. Il faut être honnête, ce qui donne du poids à la critique, il a été une fois au niveau de la fonction : c'est lors d'un discours du 11 novembre 2007 ou 2008, quand il a appelé à réhabiliter les fusillés pour l'exemple.

    Bon, c'était symbolique, pas vraiment utile dans l'immédiat vu qu'il ne restait plus qu'un survivant de 14 même pas mutin, réducteur puisque l'on ne parlait que des fusillés et pas de tous les condamnés au bagne ou à la prison ou aux bataillons disciplinaires, mais ça restait le seul discours humaniste et conforme à la fonction présidentielle qu'il ait prononcé...

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  3. Incompétent, narcissique, incohérent, imprévoyant. CANCRE, CAMELOT, BLUFFEUR, MENTEUR et MALHONNETE.
    En somme, un imposteur de la plus haute fonction de l'Etat français.

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  4. Une nullité dont les médias nous évoquent sans le dire, laissent planer dans l'air la réélection... Plus pitoyable tu meurs.

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  5. Le pire.. c'est qu'il n'est pas tout seul.. Coppé, Bertrand, Guaino, Guéand, Hortefeux, Daty, Lefebvre.. sans oublier les papas flingués que sont Pasquat, Balkany, Gaudin, Raffarin..

    Mobilisons-nous et allons voter pour les mettre hors de ce système !!

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  6. Et le pire...C'est qu'il n'est pas du tout sûr qu'il ne soit pas ré-élu... Les gens oublient, et les gens ne s'intéressent pas.

    Merci pour l'article, même si on a envie de crever en le lisant.
    ;o)

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  7. "qui dit mieux?" :Vantard , xénophobe , sans scrupules , anti-démocrate , quasi-dictateur , qui s'est entouré comme le dit anonyme (08/44) par des tout aussi nuls et malhonnêtes que lui et qui a réduit le poste de premier ministre à rien du tout ( ce n'était pas difficile).
    Sans compter son népotisme chronique , son goût morbide pour les faits divers et les enterrements, ses lois anti-sociales , son manque d'éducation , sa psychologie à deux sous et sa couardise . Dangereux psychopathe politique qui revient en permanence sur les lieux de son crime préféré: l'immigration et la sécurité .

    Un cancre politique que certains médias ont mis en avant en 2007 par bêtise , par facilité , par intérêt ou par machisme pour ne pas avoir une femme à la tête de l'état.

    Et qui nous dit qu'en 2012 ils ne vont pas nous le présenter comme le Sarkozy nouveau ,celui qui aura changé surtout après la naissance de son rejeton ? Attendons-nous à des éditions spéciales "naissance de l'enfant de Sarko et de Carla" dont tout le monde s'extasiera le temps d'une campagne . Le hasard en Sarkozie fait si bien les choses !

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  8. Tout de même "Coup de Grisou" ; Je ne suis pas sûre du tout que le peuple de France supporte si facilement que cela des éditions spéciales "naissance de l'enfant de Nicolas et Pimprenelle" NON ; Son "bilan" est déjà à gerber et comme dit Val, chaque semaine "Juan & ses excellents articles" nous laisse quand même envie de crever après chaque lecture ! Alors, non 5 ans de plus perso j'irai voter, si le monde ne s'est pas écroulé avant !!! JBL

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  9. Que d'ignorance dans cet article, sans parle des ignorants qui commentent. Allez étudier à la london school of economics, et vous comprendrez qu'on est plutôt très bien loti depuis 2007, par rapport au contexte économique mondial.

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  10. ... Et ses militants se pâment d'admiration dès qu'il grimace un sourire ou hausse une épaule ^^
    Le culte de la personnalité m'a toujours sidéré !

    Ce président , néanmoins élu par une majorité de français béats depuis la prise d'otages de la Maternelle de Neuilly , a tout donné pour accéder au pouvoir sans penser que voler trop haut brûlerait ses ailes.

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  11. @Juan: si Sarko ne fout rien depuis le mois de juin, vous oubliez qu'il est enceint avec sa Carlita à ses côtés. D'ailleurs il fait une sacrée couvade!
    @Anonyme qui nous conseille un tour à la London School of Economics, oui et alors, nous n'avons pas à nous comparer au reste du monde. Cet argument est complétement stupide. Mes compatriotes vivent en France, et c'est en France qu'ils subissent ce mec, le chômage, des salaires de merde, une éducation nationale en dessous de tout - lire "le pacte immoral" de Sophie Coignard... édifiant. De plus sa vantardise, immodestie, le "Y-en-a-point-comme-moi-même" est absolument insupportable.abc

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  12. Comme les autres écoles la LSE vit sur sa renommée ancienne , aux temps "héroïques" du capitalisme triomphant : dernier prix nobel d'économie attribué à l'américain Akerlof en 2001 !
    Prix Nobel très contesté comme tous les autres d'ailleurs , attribué sur quelles bases .. celles qui sont définies par une Banque , celle de Suède !
    La LSE avait-elle prévu le dernier crack boursier avant les autres ? Non ! Quels remèdes propose-t'elle à nos sociétés malades ,à part bien sûr quelques emplâtres sur des jambes de bois ? Aucun !
    Si c'est elle qui nous dit qu'on est plutôt "bien lotis" depuis 2007 on a donc de grands soucis à se faire !
    Et encore Sarkozy n'a t'il pas eu le temps de réaliser toutes ses forfaitures , la crise a brisé son élan , sinon la casse systématique des services publics , la privatisation tous azimuts aurait entraîné notre pays dans un gouffre bien plus profond encore . Merci qui ?

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  13. Oui, d'autant que l'anonyme de 12H20 dit une sacrée connerie : si la France a relativement bien résisté (relativement, faut rien exagérer...), c'est d'abord parce que le reste des services sociaux, le reste des services publics et le système de redistribution (quoi que écorné de ci, de là) a bien fonctionné.

    Celui-là même que l'on est en train de démonter.

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  14. @Anonyme de 12:01, la London School of Economics j'en ai rien à foutre. Tu parles d'ignorance, qu'est ce que tu sais? Qu'est ce que tu sais faire, de tes mains par exemple? Tu sais répéter les beaux mensonges qu'on veut nous faire gober à longueur de temps? Bravo! Le problème c'est qu'il y en parmi nous qui ont autre chose que du vent entre les oreilles et une pierre à la place du cœur

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  15. Je vous trouve cruel avec ce Président qui manie pourtant avec dextérité la langue française... La preuve: http://quolibets.fr/apprendre-les-figures-de-style-avec-nicolas-sarkozy :)

    Plus sérieusement, bravo pour votre boulot quotidien sur sarkofrance et bonne continuation (même si je souhaite que votre blog n'ait plus vocation à exister en 2012...).

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  16. "[…] c’est un personnage puéril, théâtral et vain."

    "Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien.

    Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être.

    Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.

    L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.

    Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.

    Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse.

    Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise.

    On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé."

    Victor HUGO - N. le petit

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  17. @anonyme de 12h01: j'avoue que l'argument de la London Schools of Economics est assez énorme. Nul besoin de partir si loin. Ce blog ne conteste pas que la France a mieux résisté. Comme le rappelle l'anonyme de 13h13, c'est grâce à tous nos filets sociaux que la France a mieux résisté que d'autres.

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  18. Je pense cependant qu'il a de fortes chances d'être réelu, la faute à une sorte de je m'en foutisme français et de manque de renouvellement de la classe politique... Le plus important pour un Président c'est d'être entoué d'une bonne équipe compétente. Pas les plus beaux, pas les plus charismatiques, mais les plus compétents. Avec sa bande de potes autour de lui, nous n'avons qu'un gouvernement de pacotille qui ne fait rien d'autre que de lui cirer les pompes au lieu de le tirer vers le haut...

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  19. il m'avait suffit de l'entendre parler ,de le regarder gesticuler, de suivre sa vie pour me rendre compte qu'il était dépourvu de scrupules, cet homme n'a aucune compétence, à part je reconnais un grand art de l'esbrouffe et ce celui aussi de diviser pour régner.Sa virée fouquet's et yatch a dévoilé le vrai personnage. Aucun don pour l'expression en publique, lié à une inculture qui fait froid dans le dos,,,,,,le point positif de son élection, c'est qu'elle a vraiment mis et continue à mettre en lumière le vrai sarkozy,,,,,,,,,,nul,,,,,je pense que ses acolytes attendent le bon moment pour le lâcher et tous se lancer dans la ""compète",,,,,,,2012,,,

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  20. j'ai oublié de remercier jean ,pour sontravail excellent comme toujours,,,,, quant à @anonyme 12h01, j'aimerais qu'il me rapelle les ""diplômes "" de monsieur le président ,, j'ai une absence brusquement,,,,,

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