1 septembre 2011

La véritable affaire Sarkozy, c'est ça.

« Rappel à ceux qui voteront Sarkozy en 2012 : dans l'enveloppe, on met un bulletin de vote, pas du liquide ». Le conseil était sur Twitter, ce dernier mercredi d'août. 

Mercredi matin, Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, annonçait qu'il voulait faire revenir la morale à l'école. Coïncidence fâcheuse, le même jour, le quotidien Libération publiait les bonnes feuilles d'un livre rédigé par deux journalistes d'investigation, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, au titre évocateur: « Sarko m'a tuer ». Et l'on croyait apprendre que le candidat Sarkozy, en 2007, était allé chercher ses enveloppes de billets chez la milliardaire Liliane Bettencourt.

En couverture du quotidien, une révélation, une seule et grave: une juge accuse le président. Isabelle Prévost-Desprez, magistrate en charge de l'un des volets de l'affaire Woerth/Bettencourt entre juillet et septembre 2010 et depuis dessaisie au profit de deux juges à Bordeaux, témoigne dans l'ouvrage que « l'infirmière de Liliane Bettencourt a confié à [ sa ] greffière, après son audition par [ elle ]: "J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal ».

La rapidité avec laquelle la présidence de la République a réagi, directement ou indirectement, n'a pas surpris. C'était comme un hommage involontaire.

Le système Sarkozy était à l'oeuvre.

La juge accuse, Sarkozy récuse
En Sarkofrance, ce fut l'émoi. L'Elysée a bien sûr démenti. Et tout de suite. Cette réaction immédiate de la Présidence de la République a troublé, preuve que l'inquiétude qui a saisi le candidat Sarkozy. Habituellement, Sarkozy s'abstenait plutôt de réagir directement aussi vite. Officiellement, le Monarque méprise. Pas un mot de commentaires, le matin même, lors du Conseil des ministres. Mercredi, il livrait ses traditionnelles consignes aux ambassadeurs. « L'évènement » fut complètement occulté par cette relance de l'affaire Sarkozy/Bettencourt.

La riposte fut ensuite, et tout aussi rapidement, collective et coordonnée: Pécresse (à la presse), Raffarin (sur son blog), Fillon (en déplacement), Copé (à l'UMP), tous ont décliné le même argumentaire: (1) cette révélation sera « curieuse », « bizarre », « politicienne », (2) la juge serait sortie de son rôle (Copé évoqua même la séparation des pouvoirs !), « au mépris de toute règle déontologique » (Fillon), et (3) c'est une « allégation calomnieuse », une « rumeur ». Comme souvent, on y voyait la trace d'un pilotage élyséen manifeste. Les éléments de langage avaient été préparés à l'Elysée la veille.

La manipulation
Cette polémique est pourtant l'arbre qui cache une forêt. Le vrai sujet posé par les quelques 400 pages de l'ouvrage est tout autre, comme l'ont expliqué ses deux auteurs depuis mercredi matin: Nicolas Sarkozy a mis en place un système de protection personnelle hors normes, une machine à évincer les gêneurs, par menaces occultes ou humiliations publiques. Le cas de la juge Prévost-Deprez est exemplaire, mais pas isolé. La couverture de Libé claquait comme un joli scoop. Elle masquait une réalité plus ample.

Dans cette affaire Bettencourt, l'infirmière citée par la juge dans l'ouvrage est très rapidement revenue sur les propos qui lui sont prêtés. Dès mercredi, à 18h06, Marianne2 annonçait une nouvelle confession explosive: « Lorsque j’ai été auditionnée par la juge Isabelle Prévost-Desprez, assure-t-elle, je ne lui ai pas parlé de remise d’enveloppes à Nicolas Sarkozy, ni à personne d’autre. Je n’en ai parlé ni à la juge, ni à sa greffière ». Ce « contre-scoop » fit le bonheur, provisoire, du Figaro:
«Avant que l'audition formelle ne commence, elle m'a dit que nous n'étions pas là pour aborder ce sujet (la question de remises d'enveloppes, ndlr). Mais, de mémoire, pendant quelques instants, nous avons échangé ensemble sur d'autres témoins qui auraient évoqué de tels faits. Mais moi, je ne lui ai rien dit», se rappelle-t-elle, dans son entretien à Marianne à paraître intégralement samedi. Pressée de dire si elle démentait les propos de la magistrate, Henriette Youpatchou affirme qu'elle n'a «rien à cacher». «Je suis une femme honnête, mais je ne veux pas que mes propos se retournent contre moi. Cette affaire m'a déjà causé assez d'ennuis comme ça!».
Le démenti d'une phrase, dans un livre de 400 pages, permettait de s'exonérer de tout autre commentaire.  L'an dernier, un autre témoin, tout aussi crucial, avait déjà accusé Nicolas Sarkozy d'avoir reçu quelques enveloppes de billets pour sa campagne en 2007. Ce témoin, Claire Thibout, était la fidèle comptable de Liliane Bettecourt. L'an dernier, cette dernière confiait: « Les policiers voulaient me faire dire que Mediapart était un journal de voyous ».

Mais, ajoutait-elle, « J’ai reçu des menaces de mort. On m’a fait savoir qu’à cause de mon témoignage dans l’affaire Banier-Bettencourt (NDLR, le 24 janvier 2008), on allait retrouver mon corps dans la Seine ».

Le système Sarkozy
Une menace de mort ? Vous avez bien lu. D'où cette menace venait-elle ? On est impatient de lire la suite. La révélation de la juge est un joli coup. La publication impliquerait une saisie de la justice. L'obstruction serait compliquée car visible. On imagine mal le fantasque Banier convoquer quelques barbouzes pour faire peur à l'une de ses accusatrices. Mais l'important est, malheureusement, ailleurs.

Dans leur ouvrage, les journalistes Davet et Lhomme ont recueilli 27 témoignages de personnes victimes d'un système, de l'écrasement politique, professionnel et/ou médiatique des gêneurs par un homme et/ou son clan. Nicolas Sarkozy a industrialisé la manipulation et la pression. 27 témoignages ? Pourquoi cet aspect-là d'un livre de 400 pages fut-il donc occulté ? Il fallait, vite, jeter l'opprobre sur une micro-révélation. Il y a quelques mois, une autre journaliste, Dorothée Moisan, s'était essayée à dévoiler comment Nicolas Sarkozy, dans un livre intitulé Le Justicier, enquête sur un président au-dessus des lois », avait travaillé à déstabiliser l'institution judiciaire.

Cette fois-ci, l'un des auteurs, Gérard Davet, a reconnu comment il avait été intoxiqué lors de l'affaire Dray. L'Elysée - à l'époque Claude Guéant - livrait quelques confidences croustillantes et En juillet 2010, le journaliste a été espionné par les services secrets de la République, via les fadettes de son compte téléphonique mobile pour découvrir qui au coeur de l'appareil d'Etat pouvait bien lui parler. « Depuis 2002 et son arrivée à l'Intérieur, il est constamment à la manoeuvre » a-t-il expliqué à l'Express.

Son collègue, Fabrice Lhomme, ancien de Mediapart et désormais au Monde, complète, mercredi, toujours à l'Express: « Le système Sarkozy est très sensible aux rapports de forces: on écrase directement le faible, on procède de manière plus fine, voire perverse, avec le fort ». Connaissez-vous beaucoup de démocraties où de telles déclarations resteraient sans réaction ? 


Car le « système » Sarkozy est bien plus complexe que cette simple menace, avérée ou contestée, sur une malheureuse infirmière. Certaines affaires nous sont connus. En moins de 5 ans, que n'avons-nous appris ? On a, sur le tard, dénoncé les présidences Mitterrand et Chirac. Mais de quoi parlait-on ? Pour le premier, d'écoutes téléphoniques - injustifiables - pour protéger le secret d'une fille adultérine; d'un excès de zèle de barbouzes dans l'affaire Rainbow Warrior ou des Irlandais de Vincennes. Sarkozy a fait pareil, en mobilisant les services secrets, au printemps 2010, pour identifier la source des rumeurs d'adultère à l'Elysée, ou en virant un préfet jugé incapable de maîtriser quelques trublions qui dérangeaient une visite de campagne du Monarque. Le second, Jacques Chirac, est accusé de valises de billets et d'emplois fictifs pour financer ses campagnes ou ses frais de bouches à l'Elysée. Sarkozy, lui, a fait dépenser quelques centaines de millions d'euros pour se doter un nouvel avion. Pourrait-on, d'ailleurs, parler de ses invitations à Louxor chez Moubarak, avec Carla

Concernant Nicolas Sarkozy, savez-vous de quoi parlons-nous ? 


L'affaire Bettencourt est presque une broutille. Une indulgence fiscale, déjà, pour l'employeur de l'épouse du ministre du budget et trésorier du parti présidentiel. Un homme que l'on prédestinait à devenir premier ministre, le « Juppé » de Sarkozy.

L'affaire Dray fut une jolie manipulation. Les fuites venaient donc de l'Elysée. Directement. Gérard Davet, victime, s'agace.


Nous pourrions rappeler l'affaire Takieddine, révélée depuis peu, et en plein été, enfin relayée à l'étranger : quelques centaines de millions d'euros pour un intermédiaire qui, ensuite, s'expatria fiscalement avec l'indulgence de Jean-François Copé ministre du budget. Des négociations clandestines avec le régime Kadhafi (en 2009!) pour vendre de l'armement et négocier un autre contrat « curieux ».


Ou évoquer l'affaire Karachi, un autre scandale, d'abord balayé d'un revers de formule, un jour de juin 2009, par notre Monarque, une « prétendue » fable si stupide que la loi sur le secret défense permit de bloquer l'enquête des deux juges, Marc Trévidic (sur l'attentat de mai 2002 à Karachi) et Renaud van Ruymbeke, sur le volet financier de l'affaire.

Ou encore l'affaire Wildenstein, du nom de Guy Wildenstein, ami proche de Nicolas Sarkozy, fondateur de l'UMP, accusé par sa belle-mère d'avoir caché dans des paradis offshore quelques 4 milliards d'euros d'héritage. Les ministres Woerth puis Baroin n'ont pas répondu aux demandes d'enquête de la belle-mère Wildenstein décédée il y a peu.

Nous pourrions évoquer l'affaire Lagarde/Tapie, mal nommée. Un ancien homme d'affaires, mal en point en justice contre le Crédit Lyonnais, fut soudainement réhabilité, blanchi et financièrement très gagnant grâce à l'intervention de Christine Lagarde, ministre des finances qui soudain, en 2007, décida de préférer l'arbitrage avec trois juges choisis qui, un an plus tard, accordèrent 400 millions d'euros bruts à Bernard Tapie, sans que la ministre Lagarde ne pense légitime de faire appel de cette décision historique.

Savez-vous ce quelles sont les relations de Nicolas Sarkozy avec l'émirat du Qatar ? Difficile de savoir. 

Que dire aussi de la valse des préfets, pour convenance ou désagrément personnels ? Gérard Davet, mercredi 1 août, évoque cette anecdote mal couverte: « Un meeting en Corse se passe mal en 2003 - en grande partie de la faute de Sarkozy et de son cabinet, d'ailleurs - et on limoge le préfet. En outre, pourquoi le cabinet du ministre se sent-il obligé de faire circuler des photos ridicules du fonctionnaire ? »


Cette liste est loin d'être exhaustive. D'autres compléments d'information ou des rappels viendront plus tard.

Evidemment, cher ami sarkozyste.


Post-Scriptum: l'auteur de ce blog ne travaille pas au Monde, ne connaît pas Gérard Davet ni Fabrice Lhomme.

20 commentaires:

  1. ah, vous avez publié un poil trop tôt pour pouvoir prendre en considération le fait que les services secrets français ont a priori illégalement violé le principe de secret des sources des journalistes du Monde sur l'affaire Bettancourt...

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  2. Les romains avaient inventé le vomitorium pour se soulager. Si l'isoloir de mai 2012 pouvait en être un!

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  3. Les vomitoires, du latin vomitorium, étaient des passages souterrains voûtés le plus souvent prévus dans les théâtres romains afin de faciliter la sortie des spectateurs. (cf wikipedia et cnrtl)
    Rien a voir avec d'éventuels édicules ou vespasiennes qui à part quelques détails ressemblent assez à un isoloir.
    Si vous y dégobillez l'abstention risque de monter en flèche.

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  4. Ce livre devrait ouvrir les yeux à tous ceux qui croient que 1+1=2. Il remet à jour les bonnes méthodes, pratiques, que Mr S. emploie pour que ses secrets restent secrets. Un clan qui est bien là pour se servir. C'est triste qu'un tel individu ait les coudées franches pour terroriser des citoyens de son propre pays alors qu'il est censé leur apporter paix et prospérité ! L'argent n'a pas d'odeur, vérité pour tous ceux qui veulent s'en mettre plein les fouilles !

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  5. C'est un principe vieux comme le monde, que les puissants versent des sommes d'argent discrètement aux politiques. C'est presque normal. C'est une politique win / win... Maintenant je conçois que cette brave infirmière craigne pour sa vie. la machine Elyséenne est en route et la pauvre doit flipper...
    J'ai un esprit plutôt impartial, mais je n'ai jamais aimé Le Président depuis toujours, c'est viscéral. Je n'aime pas son groupe de copains qui l'entoure, je ne les aime pas point.
    Je rêve d'un présidente ou d'une Présidente honnête tout simplement, qui n'organise pas des meetings au public sélectionné, qui parle vrai, qui avoue ses conneries mais donne de l'espoir aux gens....

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  6. J'ai entendu aux infos ce midi Edwy Plenel parler de son livre "le président de trop" .
    Il explique et décompose ce qui peut conduire une démocratie comme la notre à une monarchie de droit divin que nous subissons actuellement .

    Cet hyper-présidentialisme que les institutions ont légitimé nous a conduit à ça : une hystérisation de la fonction présidentielle : le président devient à la fois l'exécutif et le législatif , il est devenu le seul décideur , et comme son tempérament est proche de l'hystérie et de l'agitation compulsive ça a donné toutes les outrances et les dérives : stigmatisations , bouc-émissairisation , agressions verbales et politiques , attaques en règle des plus pauvres , des assistés , des fonctionnaires .... en un mot ce mal qui nous ronge , le sarkozysme protégé par nos institutions qui le légitimisent !

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  7. Absolument, coup de grisou...tu as raison.

    Pourrait il y avoir sur ce blog, un article sur les amis de notre bon Président qui font partie de son cercle. A priori très régulièrement il se réunit avec les PDG de TF1, du Figaro, de BNP Paribas... Ahhh, le Figaro je manque de m'asphyxier a chaque fois que je regarde leur site, jamais vu un lèche pompage de cette sorte. Le Figaro appartient çà Sarkozy...Triste France...

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  8. J’en perds mon latin ! L’honnêteté moquée ainsi que la reconnaissance de ses fautes, dans son cas vénielles, qui permet à tout homme ou femme de progresser dans la vie. Mais je lis entre les lignes que tu ne dois pas être un franc progressiste. Je n’est point de viscères en moi ! Quelqu’un d’honnête à droite est respectable, le combat ne devrait se situer que sur le terrain des idées. Ce n’est pas ma faute si la droite s’est choisie pour champion un individu de cette classe. Mets la main à la pâte si tu veux que notre République retrouve de la vertu et arrêtes d’ergoter !

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  9. et le controle fiscal de yannick noah anti sarko notoire ( et il a raison) c'est pas un coup des sarkosistes! ils ont toutes les manettes justice,police,services secrets, finance c'est le roi des coups fourrés bientot se sera à son tour ce nain. CITOYENS REAGISSEZ VOTEZ!!!!!!!

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  10. Nul et non avenu, mon petit sarkoziste notoire. Il n'est pas nain, mais homme de petite taille avec les puissants et grand manitou avec les faibles. Tu devrais le savoir en bon troll que tu es ! Ne glisses pas sur la glace, ça fait horriblement mal !

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  11. Bienvenue en $arko$ie !

    Le nabo sait pouvoir compter sur un ramassis de merdeux qui violeraient un curé, si seulement le monarque voulait bien tourner la tête du côté où ils traînent la patte.

    Omar Bongo ? Connais pas ...

    Et pécresse qui piaille .

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  12. Bonjour,

    La France remporte 35% du pétrole libyen en guise de récompense à sa participation à la guerre coloniale en compagnie d'éléments de Ben Laden. Cela vous choque t-il ? Pour le moment, les Français ne disent rien; un peu comme s'ils cautionnaient le petit va t-en guerre. Quel silence coupable !
    Attention au retour de bâton, ça risque de faire mal.

    A2N

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  13. bon c'est pas claire cette affaire cela va pourrire encore longtemps génial la campagne 2012 http://bit.ly/rut3XL

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  14. @ A2N

    ...Fichtre 35% du pétrole libyen ?
    Le CNT a fait une annonce d'un tout autre genre ce matin. Mais bon...on est en pleine guerre des communiqués sans doute .

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  15. "le pouvoir dans les mains, on en use, (...) la poche de tout le monde s'ouvre, on en tire ce qu'on peut, on en donne à ses amis, à des compagnons dévoués auxquels on doit de la reconnaissance, et comme il arrive un moment où l'indiscrétion publique se mêle de la chose, où cette infâme liberté de la presse veut percer le mystère et où la justice s'imagine que cela la regarde il faudrait quitter l'Elysée, sortir du pouvoir et aller stupidement s'asseoir entre deux gendarmes. Allons donc ! Est-ce qu'il ne serait pas plus simple de s'asseoir sur le trône de l'empereur ?"
    Victor Hugo - N. le petit

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  16. Je ne suis pas d'accord avec vous à propos de "l'excès de zèle de barbouzes dans l'affaire Rainbow Warrior".
    Les faux époux Turange n'ont bénéficié d'aucun soutien logistique pour les exfiltrer rapidement des lieux.
    Si se déguiser en touristes voguant sur un petit voilier peut se justifier dans une simple mission de renseignement, cette méthode de fuite n'était pas digne de militaires aguerris du service action de l'ex DGSE.
    Plusieurs hypothèses avaient été émises à l'époque :
    - Amateurisme, peu crédible en raison de leurs grades.
    - Obéissance à un ordre débile.
    - Combat de chefs avec victimes collatérales.
    - Mise "hors circuit" de deux officiers encombrants.
    Quoi qu'il en soit, ils ont eu la vie sauve après avoir passé un certain temps à l'ombre, en remerciement d'actes qu'ils n'ont pas commis de leur propre initiative.
    Ce sont les risques du métier, maintes fois évoqués par les "papys flingueurs" du SDEC, peu sensibles aux intimidations psychologiques...
    A l'heure actuelle, personne ne s'émeut des assassinats en série de joggueuses, dont le métier des conjoints/compagnons n'est jamais divulgué.
    Vous avez dit bizarre ?

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  17. Il était temps que d'autres journalistes que ceux de Médiapart commencent à s'intéresser et à parler de l'enquête menée sur Takkiedine et ses amis.

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  18. J'en ai marre de lire "principes vieux comme le monde, ça a toujours existé" : est-ce une raison pour s'en contenter ? pour laisser faire ? Cette tendance à l'excuse et au laisser faire est insupportable, elle ns fait piétiner ds des sables mouvants puants, donc à terme elle ns fait régresser et ns sommes en plein dans la régression économique, politique, intellectuelle.
    Bien sûr que l'abstention n'est pas une bonne méthode, mais qui aurait envie de voter pour la Gauche, ou pour la Droite, ils en bouffent ts, ils y ont tous croqué. C'est aux citoyens que ns sommes d'être plus exigeants avec ts ces élus qui font des lois qu'ils ne respectent surtout pas, le poisson pourrit par la tête, la grosse tête de ceux/celles qui prétendent incarner et représenter la République Française est totalement pourrie, cette grosse tête pourrie nous a déjà infectée, ns ne réagissons plus, ns regardons, écoutons, comme s'il s'agissait d'une sitcom, en fait il s'agit de notre télé-réalité à nous, et nous en sommes les dindons passifs !

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  19. HONTES A NOS DIRIGEANTS ACTUELS

    les dirigeants de UMP nous ont démontré les dépense que ferait peu être la gauche. ils ont oublier de faire voir leurs déficits depuis 7 ans
    alors que Sarko en 2006 (alors ministre des finance) avait vendu une grande partie de l"or du trésor français.
    depuis rien ne c"est arranger depuis.
    En a peine 15 jours ils ont fait un trou de 8 maillards d"euro avec une erreur de croissance.
    ceci n"est pas la faute de la gauche

    encore 6 mois et ce train là, ont va a une des plus grandes augmentation de la dette,
    plus celle du déficit budgétaire qui devrait être de 3% mais en 2010 il était a 8% du PIB.

    UNE honte a notre ancien ministre des finance et maintenant président, il ne peu pas dire je savais pas ( pour lui les faute c'est toujours les autres).
    La France aurait du être mieux gérer, Honte a lui et sa majorité des irresponsables et incapables.

    qu"il prennent modèle au 5 année de cohabitation de Lionel Jospin ( 1er ministre sous Chirac) et pourtant de gauche,il avait réussi a avoir des comptes positifs et mêmes bénéficiaires en 5 années.

    HONTE A CEUX qui dilapide la FRANCE et la mettre a genou pour tous ses financiers pourri( et maintenant CHINOIS), je ne vous dit pas merci MR le président (qui ce mêle de tout et qui nous coute chère).

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  20. la France remporte 35% du pétrole libyen ?

    mon cul ouais ! c'est les actionnaires de Total qui ont gagné, la France cela lui a coûté 300 millions d'euros !

    Réfléchissez un peu merde !

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