28 octobre 2011

Sarkozy face à sa crise de crédibilité.

Jeudi 27 octobre au soir, en diffusion simultanée sur TF1 et France , Nicolas Sarkozy s'est donc imposé dans quelques millions de foyers français pour vanter son action européenne de la veille. L'exercice n'avait qu'un objectif, montrer combien il était crédible.

Car Nicolas Sarkozy, cruelle ironie, n'avait plus que son comportement comme argument électoral.

La nuit précédente avait été courte. Il avait fallu attendre 10 heures de discussions et négociations pour un accord minimaliste sur le sauvetage de la Grèce, la recapitalisation des banques européennes et le renforcement du Fond Européen de Stabilité Financière. Dans la journée, les Bourses du monde avaient célébré cet accord européen comme autant de perspectives spéculatives retrouvées. Les Etats avaient une fois de plus décidé de sauver le système, quitte à rallonger leurs garanties bancaires jusqu'à l'astronomique montant de 1.400 milliards de dollars.

Personne, répétons le mot, personne ne s'était demandé si l'occasion n'était pas trop belle d'imposer une quelconque régulation.

ce jeudi soir, Nicolas Sarkozy avait choisi deux intervieweurs très « pédagogues », selon les termes d'un communicant. On a souri. Sarkozy prenait donc les Français pour des abrutis au point de leur laisser le présentateur de Combien ça Coûte dans les pattes. Jean-Pierre Pernault de TF1 avait dû réviser le sujet de la crise mondiale pendant des heures durant pour comprendre l'énoncé des questions posées par et pour l'Elysée. Dur métier.

Ce soir-là, Nicolas Sarkozy était évidemment candidat.
Il avait préparé ses piques contre l'opposition:  « Je trouve un peu triste que nous ne soyons pas capables d'adopter cette règle d'or au prétexte qu'il y a des élections présidentielles » Les allusions politiciennes ne manquaient pas. Mais elles restaient suffisamment vagues pour que ces deux heures de monologue élyséen restent hors quota du temps de parole politique de l'UMP dans les décomptes du CSA. Mais il attaqua la démondialisation, le « candidat du système », les 35 heures (4 fois), et même la retraite à 60 ans (3 fois). Le Monarque remonta le temps jusqu'en 1983 (sur la retraite) ou 2001 (pour les 35 ans). On en oublierait presque que la droite gouverne depuis 2002 et lui depuis 2007.

« Quand en 1983 on a expliqué aux Français qu'on pouvait passer à la retraite à 60 ans les Allemands eux faisaient l'inverse (...) et quand en France on a fait les 35 heures, M. Schroeder, pourtant socialiste, faisait l'inverse...»

« Quand j'entend dire qu'il faut embaucher 60.000 enseignants de plus. Mais où est-ce qu'on va trouver l'argent ? » L'arnaque est facile. S'il avait prononcé le nom de François Hollande, dans cette attaque de candidat, sa parole serait tombée sous les fourches caudines du CSA.

Candidat hypocrite ?

Ce soir-là, Nicolas Sarkozy mentit beaucoup. 
Ainsi, il justifia qu'on « ne pouvait pas être président de la République et candidat ». Mais « le débat sur ma candidature sera tranché quelque part fin janvier, début février ». Comment alors expliquer ses multiples conseils politiques à l'Elysée, les confidences répétées de ses propres conseillers, ses propos « off » toutes les semaines contre l'opposition, ses instructions contre François Hollande ? Sarkozy est est en campagne depuis deux ans déjà.

« J'essaye de me faire comprendre d'une situation complexe sans être caricatural ».

On a sourit.

Nicolas Sarkozy ne voulait pas non plus avouer être à la remorque d'Angela Merkel. Il insista sur le faible écart de taux d'intérêt (2,31% pour l'Allemagne contre 3% pour la France). Ce qui était faux, la France emprunte vers 4% (dixit France Trésor). Mais qu'importe, la convergence franco-allemande, ça compte et ça veut dire « L'impôt sur le bénéfice des sociétés, la TVA, des échanges d'informations, une fiscalité du patrimoine qui soit la même ». 

Les deux journalistes, incompétents en la matière, ne contredisaient pas.

Ce soir-là, Nicolas Sarkozy jouait un rôle
Comme depuis des mois, il voulait être l'homme de la situation, quitte à dramatiser les enjeux ou sur-célébrer les résultats : « s'il n'y avait pas eu d'accord hier soir, ce n'est pas simplement l'Europe qui tombait dans la catastrophe, c'est le monde entier qui sombrait. » On savait pourtant ce qu'il en était. Il fallait un accord, même minimaliste, histoire de se procurer quelque répit en Bourse. Ce fut fait mercredi soir, sans gloire ni résultat définitif.

Mais Sarkozy, ce jeudi, voulait être Zorro.

Ce soir-là, Nicolas Sarkozy racontait n'importe quoi
Contre les banques, mais pas les nôtres - ces « banques françaises qui sont solides et vertueuses » - Sarkozy avait plein d'idées à quelques mois de la présidentielle. Ainsi, « il faut réguler le marché financier. Les banques ont choqué les Français par une pratique des bonus et des rémunérations incompréhensibles.»

Et Sarkozy promit que la banque de France allait enfin s'occuper de ces abus de bonus et rémunérations. Ah bon ? Mais pourquoi n'a-t-elle alors rien fait depuis la Grande Crise de 2008 ? Et pourquoi donc expliquer, dans la même interview, que les banques françaises ne posent aucun problème ?

Ce soir-là, Nicolas Sarkozy défendait les agences de notation
Serions-nous otages des agences de notation. Ben non ! ... On ne comprenait plus. Sarkozy avait perdu l'auditeur.  « Le problème, ce ne sont pas les agences de notation, le problème c'est que nous dépensons trop, il faut travailler plus. » Le raccourci était terrible. Fitch, Moody's et Standard's and Poor's n'avaient rien à se reprocher.

Ce jeudi soir, Sarkozy était leur attaché de presse.

Ce soir-là, Nicolas Sarkozy n'avait qu'une annonce à faire. 
Elle ne concernait ni les scandales en cours - espionnages de journalistes, corruption du Karachigate - ni même les injustices du moment (augmentation de la TVA, réduction des indemnités maladies). Nicolas Sarkozy ne voulait même pas commenter la réalité, comme la régulière hausse du chômage - le mot ne fut pas prononcé !  Le Monarque n'avait donc qu'une annonce à faire, la révision à la baisse de la prévision de croissance économique l'an prochain sur laquelle est bâtie l'hypothèse de recettes fiscales du projet de loi de finances: « Nous avons décidé de revoir notre prévision de croissance  et de la ramener à 1% pour l'année prochaine, comme nos amis allemands » Cela fait des mois qu'on le poussait, des semaines qu'on le savait, des jours qu'il hésitait. Il s'était gardé lui-même l'annonce de cette « preuve de réalisme ».

Mais, évidemment, notre candidat n'osa pas énoncer comment il comptait trouver les 8 à 10 milliards d'euros d'économies pour compenser cette baisse de recettes, à l'exception d'une hausse ciblée mais « pas généralisée » de la TVA. Tout juste facilita-t-il la tâche de son premier collaborateur, rebaptisé « Monsieur Fillon », en réduisant l'effort supplémentaire de rigueur à 6-8 milliards d'euros: « Nous allons adapter le budget à cette nouvelle réalité. Le premier ministre y travaille ».

Notre Monarque était trop trouillard ou trop en campagne pour annoncer lui-même les mauvaises nouvelles.

Ce soir-là, Nicolas Sarkozy se défendait.
Il avait fini par répondre à une question d'Yves Calvi, sur le financement de la campagne politique d'Edouard Balladur en 1995. « Cela fait bientôt 17 ans, est-ce-que vous imaginez que s'il y avait quoi que ce soit à reprocher à M. Balladur, on ne l'aurait pas trouvé en 17 ans ? » Le Karachigate menace. Sarkozy répéta sa défense depuis juin 2009, combien il était « odieux qu’on utilise la douleur de familles qui ont perdu leurs proches ». Nicolas Bazire, mis en examen dans l'affaire, reste son « ami ». Et contre les journalistes, il prévint: « Laissez la justice faire son travail; (...) n'inventez pas la présomption de culpabilité ».

Il voulait aussi apparaître, comme depuis un an, comme un président protecteur. Les Français, « Je dois les protéger ». Il voulait s'abriter derrière un modèle allemand prétendument incarné par Angela Merkel. Il ne cessa de se présenter comme le réparateur des erreurs des autres, jamais des siennes. Tous coupables, sauf lui ! Pour un Monarque au bilan si détestable et contesté, à gauche comme à droite, la manoeuvre était facile.

Car le plus fascinant de ce nouveau monologue déguisé en interview fut l'incapacité de Nicolas Sarkozy à affronter son propre bilan. L'homme a peur qu'on lui oppose ses échecs, ses renoncements. Il choisit d'infantiliser son auditoire (« la dette c'est mal », « les méchants, c'est les autres »).

Ami sarkozyste, où es-tu ?

Ton mentor a toujours la trouille.




24 commentaires:

  1. il s'est arrêté à 83 , ce qui veut dire qu'il ne veut plus effacer les traces de 68
    il nous prend vraiment pour des truffes

    RépondreSupprimer
  2. Convergence fiscale France-Allemagne : finalement...http://fr.wikipedia.org/wiki/Fiscalit%C3%A9_en_Europe#Imp.C3.B4t_sur_les_soci.C3.A9t.C3.A9s

    Nouvelle charge lourde contre les 35 h (2001) qui sont la cause de tous les maux (délocalisations industrielles) avec la retraite à 60 ans (1983). Dans les faits seul le seuil légal de déclenchement des heures supplémentaires reste effectif aujourd'hui. Tout le reste a été balayé au fur et à mesure des réformes successives, et des accords de branches ou d'entreprises. D'ailleurs la durée effective du travail est plus longue, au alentours de 38 h/hebdo. Voudrait-il supprimer les bonifications sur les heures supplémentaires aussi ?
    Sur la retraite il faut bien reconnaître qu'il faillait faire quelque réforme. Désormais nous avons la durée de cotisations la plus longue d'Europe.

    RépondreSupprimer
  3. Brassens dit "quand on est con on est con".... esperons que les français auront du bon sens .. Plus j'avance plus j'ai peur

    RépondreSupprimer
  4. Tu vas voir qu'avec toutes ses anneries, il va remonter dans les sondages. La gouvernance par la peur !

    RépondreSupprimer
  5. merci pour cette excellente analyse....
    c'était assez difficile de rester calme devant la télé hier soir...
    j'en arrive à me demander : qu'est ce qu'on attend pour le mettre dehors lui et à sa clique ? à coups de pied dans le derrière, s'il le faut !

    RépondreSupprimer
  6. Pour N S (que j’exècre, au cas où on ne l’aurait pas soupçonné) :
    « L’entendement vulgaire ne voit pas le monde à force d’étant. » Martin HEIDEGGER
    Ou encore :
    « Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles. » William SHAKESPEARE

    N B : "Vous reprendrez bien une part de flan."

    RépondreSupprimer
  7. Je n'ai pas eu la force de regarder ce bouffon hier soir. Je déteste Sarkozy A JAMAIS !
    Sur RMC j'ai entendu ce matin que les conseillers du Président l'ont informé qu'il pourrait perdre les élections sur sa personnalité (ohhhh ?)et qu'il devait faire preuve d'humilité et meme faire des mea culpa, ce qui explique qu'il aurait admis du bout des lèvres que "c'est pas bien de s'énerver" mais qu'il est un homme comme les autres.
    Mais les français sont moins dupes qu'il ne pense. On t'a repéré, coco....

    Merci d'écrire chaque jour un nouveau billet, c'est un gros boulot !

    RépondreSupprimer
  8. Et dans la série, je vais loin dans la réflexion, Monsieur Sarko et son triste sbire François Barouin réfléchissent à augmenter...la TVA !
    Bravoooooo ! Quelle imagination ! Cela valait le coup de faire l'ENA !!!

    RépondreSupprimer
  9. Moi j'ai bien écouté sagement tout ce qu'il a dit.
    Et comme la fille de Madame Bettencourt je me demande toujours ou fini le financement de parti politique et ou commence le racket .
    Augmenter la TVA c'est bien mais il ne faudra pas qu'il oublie de tripler son salaire surtout.

    RépondreSupprimer
  10. Cher Renaud,

    Quand un pays accumule des déficits et des dettes depuis près de 4 décennies, vous vous doutez bien qu'à un moment donné, la situation deviendra difficile et peut-être un peu intenable. Qu'il faut commencer à songer à trouver le moyen de régler ces dettes et à réduire ce déficit.
    On en est là. Exploration des pistes pour augmenter les recettes de l'Etat, et tenter de maîtriser les dépenses (malgré les groupes de pression et le clientélisme plus incontournables que jamais en période pré-électorale)
    Si vous avez mieux (évitons de tomber dans le populisme en braillant qu'il suffirait de réduire le train de vie de l'Etat et tout particulièrement celui de l'Elysée, les salaires des parlementaires et/ou des élus en général ou leurs pensions de retraite) on vous lira avec le plus grand intérêt.

    RépondreSupprimer
  11. Pour lui opposer ses échecs et ses renoncements, il faudrait qu'il ait des "intervieweurs" à la hauteur et pas à sa botte....

    RépondreSupprimer
  12. Pour les taux, cher Juan, vous faites une erreur. Voici un lien montrant les taux de marché : http://www.boursorama.com/bourse/taux/

    Il n'a pas raconté d'histoire sur ces chiffres là.

    Par contre, les 35h, elles appartiennent au gouvernement qui en conserve la pratique : de quoi se plaint-il en fait ? d'impuissance ? c'est son histoire et ça fait de la peine de le voir bloqué sur cette question depuis tant d'années. C'est un magnifique contre-point qu'il s'inflige. Et qui le fait passer pour une Chèvre. (c'est son signe astrologique Chinois).

    RépondreSupprimer
  13. Côté agences de notation, je regrette énormément cette critique permanente du thermomètre : que se passerait-il sans agence de notation ? L'opacité des comptes serait encore plus profonde. Il faut reconnaître qu'un banquier peut faire ce qu'il veut, ou à peu près, malgré tous les contrôles. Il faut donc un organisme supra étatique capable d'objectiver des chiffres à partir de critères connus. C'est avec ce genre de technique, d'approche mathématique, qu'on a pu aller sur la Lune.
    Par contre, ce que disent ces agences est intéressant : Sarkozy a cru faire le suffisant en repoussant l'âge de prise de retraite, mais c'est se foutre de la gueule du monde. Les réformes n'ont pas été faites, et la France va évidemment perdre son AAA.
    Ce que n'a pas expliqué sa Suffisance Boursouflée, c'est qu'avec l'inévitable remontée des taux, le poids de la dette rendre juste pathétique son absence d'action. Sur les 9 milliards qu'il dit devoir trouver, il y en a la moitié qui étaient stockés dans cette attente, mais surtout, c'est 70 milliards par an et sans croissance qu'il va falloir trouver les années à venir. Je n'ai pas l'impression que les gens ou les journalistes visualisent très bien ce qui arrive. Jamais les impôts des Riches (mettons les 10% de la population sans oublier le 1% et surtout pas le 0.1%) ne suffiront : il va falloir comprendre une autre façon de gérer les sociétés humaines. Ca va être très dur, et à droite tendance réaliste, Sarkozy aura été une erreur de casting.

    RépondreSupprimer
  14. Ah... le journalisme français, quelle classe !

    Vous prenez les chaines info, pour une heure par exemple :

    1/2 heure de sport
    15 minutes de pub
    6 minutes de météo
    2 minute de jingle
    6 minutes d'info générales

    et...1 minute pour l'opposition, toujour sur le trottoir comme de vulgaires alcooliques éructants

    EXTRAORDINAIRE !!!!

    RépondreSupprimer
  15. @Brucolaque

    "évitons de tomber dans le populisme en braillant qu'il suffirait de réduire le train de vie de l'Etat et tout particulièrement celui de l'Elysée, les salaires des parlementaires et/ou des élus en général ou leurs pensions de retraite"

    Au contraire, parlons en! Est il vraiment necessaire de déplacer toute la police de France pour chaque vin d'honneur en province ou se rend le president? Est il superflu, a l'heure ou tout le monde doit se serrer la ceinture, de mettre a contribution les elus qui vivent tres confortablement?

    Financierement, c'est peut etre une goutte d'eau, mais symboliquement une vraie reduction du train de vie des elus montrerait aux gens qu'on ne les prend pas que pour des citrons a presser.

    Ca nous ammene au 2eme point: taxer les riches, facon gros baton. Facon "je prends 100% de ce que tu touche au dessus de 30 fois le smic".
    L'effet a long terme sur le moral de la population et la criminalite serait plus fort que tous les tazers.

    RépondreSupprimer
  16. Abrutis, nous sommes pris pour des abrutis!
    Je ne supporte plus ses mimiques, ni sa tronche, j'ai envie de gerber lorsque je le vois.
    Nous dépensons trop, le mauvais, il a le culot de nous refiler sur le dos sa mauvaise gestion.

    RépondreSupprimer
  17. A Anonyme 11:23,

    Il serait en effet souhaitable que l'Etat réduise son train de vie.Et chaque fois que l'annonce en a été faite (sonnez hautbois, résonnez musette) on s'est très vite aperçu de la supercherie. Les parcs de voitures, les voyages en avion, les logements de fonction, les sinécures et les prébendes sont ancrés dans les moeurs et la vie politiques aussi profondément que la racine du pissenlit qui pourrit mon gazon. Et ce n'est pas peu dire.
    Pour changer cela il faudra plus d'une crise. Et même la crise accentuera t-elle probablement ces comportements. La carrière politique est tellement incertaine n'est-il pas ? Une élection perdue et c'est la fin, la ruine, la déchéance. Ces gens n'ont pas d'autre vocation que le bien public auquel ils sacrifient tout (ou presque) et vivent, une fois déchus, en quasi-parasite, en somnolant dans des institutions consultatives, ou en présidant des comités théodule avec émoluments, secrétaire, chauffeur et logement. Il ne faut pas s'en faire d'ennemis en les abandonnant à leur triste sort d'oisifs pouvant être nuisibles.
    Le symbole serait fort en effet. Sauf que la confiance est depuis longtemps trahie et que personne de sensé ne pourrait y croire sérieusement. D'ailleurs si l'annonce en était faite je chercherais immédiatement à découvrir quelles en seraient les contreparties.
    L'idée même de classe politique vertueuse est désuète et saugrenue.

    RépondreSupprimer
  18. Merci pour ce compte rendu d'un exercice que je n'ai pas regardé (je tiens trop à mon écran pour risquer de lui balancer quelque chose ou bien de faire une crise d'épilepsie).

    Cela dit, je pense que notre cheeeeeerrr NS a dit une vérité. Sans même s'en rendre compte. "on ne peut pas être président de la république et candidat". C'est vrai. il n'a JAMAIS été président de la république. Seulement candidat perpétuel.

    Sinon, @ Brucolaque, Anonyme 10:22 et Anonyme 10:23

    Je ne pense pas que le train de vie de l'Etat et les impôts des riches soient une goutte d'eau dans les finances, parce qu'ils accaparent la majorité des richesses.

    Entre les salaires exhorbitants, les frais de mandats (qui pour un député, sont l'équivalent de son salaire !) l'enveloppe pour rémunérer les collaborateurs, le salaire présidentiel, les conneries présidentielles type Airbus et "je me déplace toutes les semaines avec 150 gardes du corps et trois avions au cas où", le premier ministre qui chaque fois qu'il part en week end dépense 2 SMIC annuels ( 27 000 euros) payés par la république, et toutes les transgressions dont nous n'avons pas connaissance, ça fait minimum 3 million d'euro par mois à économiser (ben oui à peine 1000 euros par mois en moins pour les députés, c'est déjà 577 000 euros d'économisé) . Ce n'est peut être pas beaucoup, mais quand on voit des associations qui ont un réel impact sur la vie des gens se cracher faute de dix millions d'euros, ça fait réfléchir...

    Et puis surtout, si cet argent était donné à ceux qui en ont besoin, ça ferait repartir la croissance puisqu'ils le dépenseraient immédiatement et hop, TVA. (sans même avoir besoin de l'augmenter, si c'est pas beau...)

    Bien sûr, je suis d'accord avec vous, l'éradication des niches fiscales ferait mieux (53 milliards). Eh bien...faisons tout ça.

    ;o)))

    RépondreSupprimer
  19. Val,
    Le PIB de la France s'élève à 1.800 Mrds d'euros, la dette cumulée est de 1.600 Mrds ,
    Le déficit annuel (tous budgets confondus) sera pour 2011 d'environ 90 Mrds,
    Rester dans les critères de Maastricht avec un déficit à 3 % du PIB soit 54 Mrds va exiger des efforts dont vous n'avez pas idée pour trouver les 36 Mrds nécessaires chaque année. Et ces efforts ne permettront même pas de commencer à envisager de rembourser la dette.
    Je vous souhaite un bon week-end.

    RépondreSupprimer
  20. Je suis tout-à-fait d'accord : je suis pour la retraite à 84 ans, les 87 heures hebdo, les classes à 78 élèves. Les chômeurs devraient travailler 74 heures par semaine pour toucher le RSA (RMI), les salaires ne devraient pas dépasser le SMIC. La relance ne doit pas passer par la consommation mais par les investissements pour que les actionnaires puissent s'acheter leurs yachts. Et pour manger, les pâtes à 5 € les 150 grammes c'est très bien. Nous pouvons manger de la viande seulement pour les fêtes du 14 juillet et du 1er mai, les seules qui resteront fériés à condition que nous allions bien sûr travailler le 1er mai pour la journée de solidarité.

    RépondreSupprimer
  21. Oui ils vont nous le faire payer mais y a de l'argent en France mais ce gouvernement ne veut pas le chercher là où il se trouve. Les efforts sont toujours pour les mêmes car comme il a été dit à maintes fois ici même, ce président veut épargner les plus riches. Juste une remarque la 3ème fortune de France a payé 400 M€ d'impôts en 10 ans. Et qu'on ne nous sorte pas la rengaine qui consiste à dire que les riches s'en iront, la france compte plus de 2 Millions de Millionnaire (cf étude du crédit suisse sic!) et est au premier rang Européen.

    RépondreSupprimer
  22. "La Grèce continuera dans ses lourdes difficultés, même si son ardoise est effacée à 50 %.

    Les banques qui perdent ainsi une grande partie de leurs avoirs dans la dette de l’Etat grec, vont demander obligatoirement une grande compensation (inconnue à ce jour !...)

    Et qui seront une fois de plus les perdants ?
    Incontestablement les consommateurs et les citoyens qui doivent constamment « mettre la main à la poche » …

    Mais, mais … j’oubliais … Il y a Zorro et … Zorro est arrivé. Le « bon Zorro » c’est tout simplement la Chine qui est prête à nous soutenir financièrement dans tous nos problèmes, à condition que la France ou d’autres pays lui achètent toujours plus … et toujours plus !

    Facile à comprendre que les multitudes d’achats chinois entraînent la fermeture de nos usines, la délocalisation de nos entreprises, l’impossibilité d’en créer de nouvelles sur le sol français, et l’accroissement inéluctable du chômage dépassant officiellement à ce jour le chiffre impressionnant de 2.850.000 demandeurs d’emplois.

    Bravo Mesdames et Messieurs de l’UMP ! En souhaitant la politique de Nicolas Sarkozy, vous coulez la France et vous anéantissez l’avenir des français."
    Agoravox

    RépondreSupprimer
  23. @ Brucolaque :

    Effectivement. je sais tout cela. Je sais aussi que ce cher Sarkozy est responsable de part sa politique de 400 milliards d'euros de dette pour son seul quinquennat, et que chaque fois qu'il a été au gouvernement (notamment aux finances) le déficit et la dette ont explosé.

    Je sais que la majeure partie de cette dette est virtuelle. Je sais que la façon dont est gérée la dette en France permet aux banques de spéculer encore plus et d'alourdir la dette de façon à ce qu'elle ne soit jamais apurée.

    Je sais que depuis 1973 et Pompidou, ancien membre de la banque Rostchild, les Etats se sont stupidement interdit de créer leur propre monnaie et ont donné ce privilège aux banques... sous prétexte de juguler l'inflation. Je sais que de redresser la situation grâce à la BCE est possible, mais que Merkel le refuse. Je sais que le modèle allemand est un mensonge, et que si la dette des administrations publiques française est de plus de 85 % du PIB (65,2 % en 2007, voir INSEE), la dette des allemands calculée de la même façon est plutôt à 180 % du PIB.

    Je sais que si nous cessions de jouer le jeu mortel du capitalisme, les gens vivraient mieux. Je sais que les "dettes" pourraient être revues à la baisse, et même stabilisées, par une politique de gauche. vraiment de gauche.

    Je sais que si nous appliquions leur propre credo à tous les sarkozystes de "haut niveau", si nous faisions vraiment jouer le "libéralisme" qu'ils prônent, ils seraient dehors avec perte et fracas. Car ils sont incompétents, nuls, au delà de toute expression. Je suis leurs actions depuis novembre 2006 et je ne suis pas loin de penser que n'importe quel groupe de 15 personnes pris au hasard dans la rue et voulant bien faire, pourrait mieux gérer le pays que cette bande de bras cassés.

    Ils prônent le libéralisme mais pratiquent le népotisme et le favoritisme à outrance. ils prônent le mérite mais placent leurs fils filles cousins famille à des postes à responsabilité sans qu'ils aient aucune des compétences requises. Ils prônent la concurrence libre et non faussée et donnent les marchés publics à leurs amis. Ils ne paient jamais leur erreurs. Ils plantent une entreprise et se donnent des primes alors que leur gestion est calamiteuse !!! N'importe quel travailleur qui aurait le même comportement serait viré et quasiment mis au banc de la société, ils sont applaudis.

    Alors ne parlons pas de remboursement de dette quand nous avons à notre tête des personnes qui ne pensent qu'à ruiner le pays et écraser les citoyens.

    bref je m'emporte un peu, ce n'est pas contre vous, mais la rhétorique du remboursement de la dette et des "sacrifice qu'il est courageux de demander aux français", j'en ai un peu marre. Que tous ces "courageux" aillent vivre dans un taudis avec 400 euros par mois et on reparle de leurs propositions.

    RépondreSupprimer
  24. Il est grand temps d'insister sur les réelles motivations de notre Etre Suprême : rester au pouvoir assez longtemps pour se mettre, ainsi que ses proches, supports rarements désintéressés, et "amis" définivement à l'abri de soucis financiers et juridiques. Et de mettre en garde l'électorat sur ce qu'il est capable de commettre lorsqu'il n'aura plus à s'agiter pour se faire réélire une troisième fois. S'il nest pas sûr que l'alternance pourrait nous sortir de la récession, il est tout à fait évident qu'un nouveau mandat n'a aucune chance d'améliorer le sort de la France.

    RépondreSupprimer

Merci par avance de votre commentaire. Les insultes, les commentaires racistes, antisémites, pornographiques, révisionnistes, sexistes ou en général tout sujet contraire aux valeurs humanistes ne sont pas acceptés.
Les commentaires PEUVENT être modérés et donc censurés.