21 janvier 2012

246ème semaine de Sarkofrance: Sarkozy cache mal son stress

Qui se réjouit de la perte du Triple A ? Les mines restent sombres, à droite comme à gauche, devant l'état du pays.

On ne se réjouit pas de la perte du Triple A. Mais on s'est réjouit que Sarkozy ait perdu le sien. Le Monarque, dit-on, en est devenu fébrile. Samedi puis dimanche dernier, il a laissé ses proches réagir.

Courage... fuyons !

Lundi, il était à Madrid, pour recevoir une fameuse décoration des mains du Roi d'Espagne, la Toison d'Or. Cet autre monarque voulait ainsi le remercier de l'action conjointe contre l'ETA. Quelques minutes après, Sarkozy a quand même lâché ses nerfs contre un journaliste de Reuters qui osait lui demander une réaction sur la perte du Triple A: «  pouvez-vous me poser une autre question avec les dernières informations ? » s'est-il énervé. Il pensait à Moody's, agence concurrente de la méchante Standard and Poor's. Elle avait décidé... de ne rien décider. Pour Sarkozy, c'était la preuve que la France n'était pas si dégradée. Et il était profondément agacé que personne ne relève l'évènement qui n'en était pas un: Moody's a confirmé plus tard qu'elle attendait encore un peu pour décider si elle dégraderait à son tour la note française.

Le lendemain matin, il a confié sa rage contre François Hollande, en coulisses bien sûr, à quelques ténors de son clan à l'Elysée:  « Il est impossible qu'un homme qui se réjouit de la situation actuelle puisse susciter la confiance ! On l'a vu s'exprimer les yeux brillants de gourmandise ! »

Mardi, c'était au tour des agriculteurs et du monde rural de recevoir leurs voeux présidentiels. Sarkozy s'était déplacé à Pamiers, en Ariège. Officiellement, une populace en joie acclama le bon Monarque. En réalité, la police dut charger, bombes lacrymogènes à l'appui, contre 500 à 800 manifestants récalcitrants à quelques centaines de mètres du meeting. Le village avait été bouclé. Devant son assistance silencieuse et choisie, Nicolas Sarkozy eut d'inévitables mots durs contre l'écologie. Le Grenelle de l'environnement est bien loin. Il a suffit d'une mauvaise cote sondagière parmi les agriculteurs, traditionnellement à droite, et d'une catastrophe à Fukushima, pour que Nicolas Sarkozy envoie bouler ses promesses de développement durable. A Pamiers, le Monarque fustigea donc « l'aspect tatillon de certains règlements administratifs », prenant l'exemple « des règles environnementales, la question de l'eau, la protection de l'eau».

A Paris, son ministre de l'intérieur livrait le dernier bilan de la lutte contre la délinquance du Monarque. Il osa se féliciter d'une baisse de 0,34% du nombre d'actes de délinquance en 2011, soit 12.000 délits. Or l'Observatoire responsable de ces statistiques expliquait très clairement qu'il était incapable de « commenter » quelques 350.000 infractions financières car leurs règles d'enregistrement n'étaient pas fiables... Guéant cherchait des excuses. Pour les cambriolages, dont le nombre explose, ce serait la faute à des « équipes de malfaiteurs venus de l'étranger, notamment d'Europe Centrale et Orientale. ».

Pour justifier la nouvelle hausse des violences aux personnes, le ministre se réfugia derrière une fumeuse statistique par ailleurs non publiée, sur les « violences commises à l'intérieur du cercle familial » qui seraient désormais mieux comptabilisées. Depuis 2002, le nombre des violences contre les personnes a augmenté de 381.000 atteintes à 468.000 en 2011 !

Mercredi, Nicolas Sarkozy tenait son grand sommet social, annoncé lors de son second et raté discours de Toulon, le 1er décembre dernier. On attendait de grandes choses, des « mesures fortes et rapides » puisque « la crise n'attend pas ». Mais Sarkozy ne lâcha que des mesurettes d'intendance, qualifiées de « plan sans précédent »: 150 millions pour renforcer la formation des chômeurs, 100 millions pour l'extension des exonérations de charges pour l'embauche des jeunes dans les TPE, 40 millions pour recruter 1000 CDD à pôle emploi, etc. Au final, quelques 430 millions d'euros ont été débloqués « en urgence » qui seront pris sur d'autres budgets (sans qu'on sache lesquels).

Et les grandes décisions pré-vendues depuis des semaines  ? Et bien, Sarkozy se contenta d'une liste à la Prévert de ce sur quoi il allait réfléchir d'ici la fin du mois: une réforme évidemment « radicale » de la formation professionnelle (confiée au sénateur Gérard Larcher, missionné pour étudier la chose), le financement de la protection sociale, la création d'une banque de l'industrie, des « mesures extrêmement puissantes » sur le logement, et le fameux projet de taxe sur les transactions financières. Au passage, il en oublia même de mentionner les fameux accord compétitivité/emploi... Même le relèvement de la TVA ne fut pas évoqué.

Etait-il fébrile ou inquiet ?

Ce sommet n'avait servi à rien. Même le Medef était déçu. Sarko-le-courageux s'était couché, effrayé par les polémiques. Au passage, il flingua d'une formule le bilan de sa ministre de l'Apprentissage: «  Les chiffres ne sont pas bons. » Nadine Morano, habituellement si prompt à dégainer sa rage ou son enthousiasme sur Twitter, resta numériquement bien silencieuse.

Un peu plus tard, le conseiller Henri Guaino expliqua: «Sarkozy n'a jamais baissé les bras contre le chômage». S'il n'a jamais baissé les bras, il faut croire qu'il fut sacrément incompétent. Un million de chômeurs plus tard, le Monarque voulait nous faire croire qu'il avait de nouvelles idées. Une video buzza plus de 250.000 fois sur le Net: on y voyait le candidat Sarkozy de 2007 s'exclamer à la télévision qu'il faudrait le sanctionner si le chômage atteignait les 10% de la population active en 2012. Ce taux sera atteint le mois prochain. L'UNEDIC s'inquiète publiquement de son déficit, qui devrait se dégrader de 4 milliards d'euros en 2012. Standard and Poor's vient justement de lui retirer son Triple A. Jeudi, l'organisme d'indemnisation chômage a dégradé ses prévisions de chômage. Il anticipe quelque 3 millions de chômeurs sans aucune activité (la fameuse catégorie A).

Une véritable catastrophe.

Le jour-même, ce micro-sommet sarkozyen était entaché d'une autre polémique, plus grave: les bonnes feuilles d'un ouvrage d'enquête sur Bernard Squarcini, le directeur de la DCRI, étaient publiées par le Point. Trois journalistes accusaient le « Squale », témoignages à l'appui, d'avoir installé un espionnage politique, pour l'essentiel au bénéfice de Nicolas Sarkozy. L'homme a porté plainte pour diffamation. Une polémique n'arrive jamais seule en Sarkofrance: Philippe Courroye, ce procureur si proche et décoré d'une Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy a été mis en examen par la juge Sylvie Zimmermann, cette semaine. Le numéro 2 de l'IGS avait révélé comment ce procureur avait commandité l'espionnage méthodique de deux journalistes du Monde en 2010. Sans rire ni gêne, Courroye expliqua que son inculpation représentait un danger pour la justice... Il a déposé une requête en annulation.

Jeudi, Sarkozy est allé à Lyon, délivrer ses voeux aux forces économiques. N'y voyez bien sûr aucune démarche politique. A chacun de ces déplacements, Nicolas Sarkozy enfile son habit de candidat, et prend un malin plaisir à critiquer l'opposition. Ses communicants ont choisi l'agence Web qui s'occupera de la campagne sur internet. Le slogan un moment choisi a été rapidement recalé. Il était déjà pris. Mais le candidat veut rester optimiste, persuadé que « tout ce que disent les socialistes est pulvérisé par la situation actuelle ! » Qu'importent les sondages, inquiétants, qui montre que sa cote déjà basse s'affaisse toujours au profit de Marine Le Pen.

A Lyon, Sarkozy ressassa de vieux arguments. On a cru qu'il avait perdu les pédales. Il s'agaça encore publiquement mais toujours sans le nommer, de la réaction de François Hollande sur la perte du Triple A. Lui, l'homme de Gandrange, fustigea les renoncements de Lionel Jospin face à la fermeture de l'usine Renault à Vilvoorde en 2001. A quelques dizaines des kilomètres de là, la dernière usine du fabricant Lejaby, vendu à un fond de pension italien, fermait ses portes. François Fillon osa louer l'action de son gouvernement contre la fermeture des usines.

Ces gens-là osent tout, c'est même à cela qu'on les reconnaît.

Vendredi, on apprenait la mort de 4 de nos soldats en Afghanistan. Le bourbier devient français. Nicolas Sarkozy a laissé entendre qu'il pourrait anticiper le retrait des troupes françaises. Contraint et forcé. C'est lui qui a décidé de renforcer le contingent français depuis 2007, une erreur historique payée au prix de la vie d'une soixantaine de soldats.

Samedi, le Monarque s'est envolé pour la Guyane, en campagne dans son Airbus présidentiel.

On s'est rappelé que cet Airbus avait coûté deux fois que l'effort « sans précédent » décidé mercredi pour la formation des chômeurs de longue durée.

Ami sarkozyste, où es-tu ?


22 commentaires:

  1. "Ces gens-là osent tout, c'est même à cela qu'on les reconnaît."

    c'est y pas la définition des cons par Audiard ?

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  2. Il est impossible que ce gars là puisse susciter la confiance. Il n'a jamais si bien dit on dirait qu'il parle de lui. solange

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  3. Qu'est ce que cela aurait été s'il avait baissé les bras...

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  4. Comment régler les problèmes sociaux avec un "sommet" social qui ne dure que 4 heures. C'est plutôt pour rendre disponibles les temps de cerveau à travers les lucarnes TF1, France2 et al. Un travail sérieux aurait dû être mené de longue haleine, tout au long du quinquennat. Amateurisme pour régler les problèmes, on ne fait pas mieux, professionnel de la com oui!..avec, hélas, des conséquences graves pour tout le pays.

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  5. Le cadeau de 350 millions d'euros à Tapie, les 175 autres millions pour l'Airbus A330 auraient pu servir plus utilement. Cà aussi, c'est "sans précédent".

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  6. Suivez et regardez le lien ci-dessous, vous comprendrez pourquoi je vais voter FN et avec joie.

    Vidéo hallucinante d'une équipe de Journalistes qui tente de faire un reportage dans une école coranique et qui se fait tabasser ....
    Ce reportage a été interdit d'antenne pour ne pas "blesser" les musulmans....

    Trois journalistes de Canal + de l'émission "90 minutes" s'étaient présentés devant les grilles d'une école coranique du mouvement Tabligh, installée au château de Ville-Maindans à Grisy-Suisnes (Seine-et-Marne)

    http://www.youtube.com/watch?v=2wdUp3f-ISQ

    A DIFFUSER SANS MODERATION, CA REMPLACERA L'INTERDICTION D'ANTENNE DU REPORTAGE
    A voir jusqu'a la fin..

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    1. Operation nettoyage21 janvier 2012 à 16:37

      Ca date de quand ton truc là ? C'est pas un peu réchauffé ! Si t'as que ça comme argument, aucun doute que l'opération nettoyage du débat politique entreprise par le Front de gauche vis-à-vis de l'opération enfumage du FN de Marine Lepen ne s'impose comme une action de salubrité publique absolument nécessaire !

      J'en profite pour poser une question à un sympathisant du FN : en quoi la mouvance politique de la droite extrême a-t-elle jamais participé au progrès social ? Qu'est-ce que les classes populaires lui doivent dans l'amélioration de leurs condition d'existence depuis disons la fin de la seconde guerre mondiale et le CNR ?

      Sachant que la stigmatisation des émigrés et des "assistés" vise à la désignation facile de boucs-émissaires livrés en pâture à la vindicte populaire : autrement dit une vulgaire opération de racolage qui s'appuie sur des réflexes peu glorieux et de bas instincts !

      Pour le progrès humain, on s'adressera à une offre généreuse, ambitieuse et courageuse qui a l'audace de ne pas taper sur les faibles et de s'affronter frontalement (de gauche) aux puissants !

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    2. Après 500 milliards de dette à cause de Sarközy, merci on a donné. Pas envie d'aggraver la situation avec un programme flou Le Pen, avec en prime la garantie d'un régime dictatorial comme en Hongrie actuellement.
      Un train peut en cacher un autre, suivant l'adage SNCF.

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    3. C'est n'importe quoi. Marine Le Pen est une inconséquente qui raconte conneries sur conneries.

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    4. On a déjà la droite décomplexée et c'est pas triste ! Alors on n'ira pas plus loin dans la dérive !

      Le vote d'extrême-droite est un thermomètre qui renseigne sur un mal-vivre certain. Il en est une traduction médiocre. Le FN propose une réponse moisie, sans imagination. C'est la parti du repli, sans perspective d'ouverture et de rebond. C'est un remède ... pire que le mal ! L'adhésion aux thèses simlistes du FN c'est un pis-aller, une réaction de désoeuvrement et de facilité : aucun mouvement social susceptible de le soutenir dans la mise en oeuvre d'une société plus juste.

      Le FN traverse le ciel politique français mu par un mouvement de ressentiment légitime d'une partie de la population qui, à tort ou à raison, ne se sent pas prise en considération, pas entendue dans ses aspiration et peut avoir l'impression d'être un peu snobée, reléguée dans le monde de la (post)modernité ... Les votes FN sont des signaux d'alarme qui expriment une forte exaspération !

      Les électeurs FN ne doivent pas être confondus avec le parti dans les critiques dont l'extrême-droite fait l'objet ! Au contraire ces gens-là ont des choses à nous dire et nous en avons à leur dire. Mais pour cela il faut laisser la porte ouverte au dialogue ; et donc éviter l'invective !

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  7. La SarkoFrance mise en équation :

    un président nul + qui ne doute de rien et donc qui se croit insubmersible + narcissiquement bête + un entourage à son image = un pouvoir ridicule + une France esquintée

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  8. Bernard a la réponse de quelqu'un de très intelligent, qui a tout compris, ce n'est pas parce que l'on déteste le président actuel, que l'on doit forcément se retourner vers des solutions de gauche, le social à outrance, il y en a ras le bol, le RDS et la CSG pour moi sont des taxes aussi impopulaires que les taxes que l'autre nain à mis en place depuis qu'il gouverne, c'est pourquoi ayant toujours voté à droite je continuerai toujours dans ce sens mais vers les extrêmes.

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    1. Serait-ce qu'un parti populaire proche du peuple est un parti qui ne taxe pas les riches ?

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    2. A votre avis pourquoi un nombre non négligeable d'ouvriers et d'employés voteraient-ils pour le FN ? Qu'ont-ils à y gagner de plus qu'à voter pour le Front de gauche ? Votre réponse m'intéresse cher Anonyme de 8 h 53 ...

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    3. Un parti populaire n'est pas mieux que les autres, il taxe tout azimut, riches et pauvres sans distinction, plus qu'il généralise ses taxes, tout le monde y à droit!

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    4. Mais la politique ne se résume pas à la taxation !

      Par ailleurs, je ne pense pas que vous puissiez affirmer que FN et FdG taxeraient à l'identique riches et pauvres !!

      Le barême serait plus fidèle à la règle qui fixe la contribution de chacun à l'effort collectif selon ses moyens et offre à chacun des prestations selon ses besoins !

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    5. A la relecture il pourrait sembler que je mets sur un pied d'égalité FN et FdG qd j'écris : "je ne pense pas que vous puissiez affirmer que FN et FdG taxeraient à l'identique riches et pauvres !!". A toutes fins utiles je réfère préciser qu'il n'en est rien bien évidemment. Dans mon esprit, le parti de la justice sociale et de la solidarité, entre autres vertus, est bien le FdG.

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  9. Quand on bénéficie de services collectifs (soin, éducation,..etc), il faut accepter de mettre la main à la poche, par une imposition juste. Or l'injustice frappe aujourd'hui les "minables" (gagnant moins de 5000 euros selon Copé) et protège les millionnaires, qui à ce jour bénéficient de niches fiscales Copé pour un record de 0 euro contribution collective. Quelque soit le candidat qui passera, il y aura toujours impositions et taxes. L'argument du vote est de savoir si cet argent sera utilisé judicieusement au contraire de ce qui se passe ces 5 dernières années.

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  10. [ contribution à la dissection d'une présidence hautement délétère dont l'une des caractéristique majeure aura été d'être une tentative permanente de subversion/recomposition du rééel par un effet de torsion/enfumage/subjugation/sidération des esprits et des psychismes. Ceci en ayant un recours massif et de tous les instants aux techniques de la manipulation des cerveaux dans le cadre d'une entreprise de communication, pan essentiel et rigoureusement incontournable du dispositif de gouvernance adopté par cette administration au/du pouvoir -- Laurent Solly, directeur adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 quand il déclara : « La réalité n'a aucune importance, il n'y a que la perception qui compte ».]

    On lit sur le site du Monde que notre président, contrairement à Hollande, aurait l'étoffe d'un chef car il aurait suffisamment de caractère pour braver l'opinion publique et rendre des décisions impopulaires mais nécessaires (retraites, traité de Lisbonne) là où d'autres par couardise électoraliste, se défileraient !

    Pour ma part le personnage en question me fait davantage penser à un Robocop ou à un individu automatisé. Dans son cas, cette impression pourrait résulter de l'absorption de substances chimiques modifiant les facultés psychiques à l'oeuvre dans le rapport au réel et dans la perception de sa personne.

    Cet homme parait vraiment agir sous l'emprise d'une drogue qui le transformerait en une sorte de robot programmé pour systématiquement adopter une attitude volontariste, sans ce discernement à quoi on reconnaît les sujets intelligents. Une attitude de crétin formaté pour prendre des postures résolues et recueillies permettant d'avoir l'air de dominer son sujet en toute circonstance.

    Ce qui suppose, en dépit et à cause de son inculture d'avocat d'affaire, une (fausse et artificielle) haute opinion de soi proportionnelle à la confiance que l'on a dans sa capacité à abuser de l'ignorance d'une population conduite à se soumettre à la violence d'un verbe creux et non autorisé car émanant d'un roi nu sans autre qualité que son cynisme et qqs talents de comédien de série B, lui même valet zélé de la classe dominante qu'il lui plaît de servir diligemment !

    L'histoire devrait retenir que nous avons assisté à la plus grande entreprise de faussaire jamais vue dans l'histoire de la démocratie moderne à ce niveau institutionnel ! Sarkozy restera dans les annales comme l'as des escrocs parvenu au prix d'une esbrouffe monumentale à se faire élire démocratiquement aux plus hautes fonctions du régime ! Chapeau l'artiste !

    Puisse cet épisode unique dans notre histoire être étudié par les futurs générations comme le cas d'école d'un corps électoral magistralement abusé dans les grandes largeurs par le spécimpen le plus abouti de la médiocrité politique une fois passé entre les mains expertes des chirurgiens esthétiques que sont les virtuoses de la société virtualiste, passés maitres dans l'art de fabriquer des illusions presque parfaites !

    Ou comment, en travaillant sur les perceptions du public, à force d'insistances et de répétitions, persuader celui-ci de voir un nem des lus appétissants quand il a dans son assiette un étron puant accommodé a minima ! Une imposture en lettres majuscules qui en dit long également sur la perte de repères qui frappe une société déboussolée par une modernité affolée !

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    1. Enfin, tout s'éclaire.
      Classe politique = une bande de toxicos contraints à augmenter la dose journalière en cumulant les mandats.

      dealers en chef: la FED,la BCE, le FMI, l'ONU et cie.

      La dette: 39 ans de came à crédit.

      Afghanistan: un braquage de plans de pavot.

      Les guerres du pétrole: nécessaires, les dérivés de l'or noir entrants dans l’élaboration du produit fini.

      La révolution, le vote et la démocratie Française: L'ultime blague d'une monarchie dégénérée sous narcotiques.

      ah, ah, ah, ohh, mais j'y songe.
      Tous ces gens n'ont que le pouvoir qu'on leur confie.
      Pourquoi pleurnicher quand ça tourne au vinaigre ?
      Il y'a d'autres solutions que les candidats du système, l’Europe des non élus et l'euro moribond.
      Contrôle citoyen, changement de constitution et de république etc...
      bizarrement aucun prétendant au titre n'en évoque sérieusement l'idée, ça ne doit pas être électoraliste.

      @lucida.
      Je partage entièrement votre analyse

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  11. Je ne sais pas si le détournement du blog de Juan à des fins de propagande politique est une une marque de respect pour sa personne et son excellent travail, dont nous profitons tous. "Quand il n'y a plus de solution c'est qu'il n'y a pas de problème" pour pomper les Shadocks. Bon si le peuple du blog nous gueule ouvertement son choix frontiste, il serait sain de demander à Juan si cela ne le choque pas, si la subtile quête qu'il nous fait partager ne sera pas remise en question. Nous ne sommes pas dans les pages faits divers de la PQR.
    Justement! dans le texte soigné signé Juan dont nous devrions tous ne pas trop nous écarter :
    Je lis : "Le slogan un moment choisi a été rapidement recalé. Il était déjà pris." Le lien ne fonctionne pas : on reste sur sa faim sur cet éclair de génie avorté de l'UMP. Mais ce n'est pas important. Car on perçois que c'est maintenant le peuple qui devrait donner le tempo du prochain septennat. Sur le plan économique, si l'on se projette dans l'avenir en tenant compte du passé. Les banques européennes sont asséchées. Deux autres blocs économiques regorgent de liquidité, la Chine et les paradis fiscaux. Deux autres, les U.S. et nos alliés british monétarisent la dette plus vite que nous. En Europe, nous n'en sommes qu'au début, de cette monétarisation. Et pour cause : dans un contexte de raréfaction des ressources et de libre circulation des capitaux, cette création de masse monétaire est une porte grande ouverte à l'inflation. Si l'on tire un trait sur le type de croissance économique abondée par l'endettement, pendant au moins les dix prochaines années, il faut cibler dès maintenant les nouvelles priorités. Rares sont les réformes porteuses d'économies qui ont été menées depuis 20 ans en France. Deux cohabitations puis cet échec colossal du gouvernement Fillon font un pays plombé par les déficits, les mafias institutionalisées, l'immobilisme, une décentralisation bordélique, une classe politique cumularde, une concentration des activités économique entre les mains de grands groupes déja délocalisés de fait, des lobbys archaïques, une jeunesse mal formée, souvent sans métier... Encerclés par les paradis fiscaux, nous, en tant que peuple, avons pourtant pour devoir moral supérieur de respecter l'Autre, qu'il soit l'étranger ou le français de souche avide de plaisirs rustres. Je comprendrais que l'on ait pour programme politico-économique d'annexer Andorre et Monaco, de passer des accord avec la Suisse au lieu de faire l'autruche comme baroin, ou de mettre la pression sur nos pseudo hommes politiques cumulards. Mais pas que l'on salisse davantage nos frères étrangers. S'il vous plait ...

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  12. Fraistival, votre analyse mériterait un prolongement philosophique aujourd'hui devenu indispensable à mon humble avis. La sortie de crise de notre civilisation exige je pense de creuser très profond, bien au-delà de l'écume des événements que donne à voir la grille de lecture constituée par une science économique devenue hégémonique.

    Ceci dès lors que la science économique, qui a tenu à se parer d'un faux prix Nobel pour accroître son aura et assoir son autorité sur le gouvernement du monde, s'est substituée depuis une bonne quarantaine d'années à l'économie politique au nom d'un laisser-faire guidé par une soi-disant main invisible ... Main invisible elle même mue par l'égoïsme des individus qui, poursuivant leur intérêt personnel, œuvreraient à l'arrivée au bénéfice de l'intérêt général.

    Quatre décennies plus loin cette vision du monde se traduit par le spectacle de renards libres évoluant librement dans des poulaillers libres. Sans compter que le renard lui ne détruit pas l'environnement et ne prélève pas plus que ce dont il a besoin pour assurer sa subsistance !

    Mais là où les choses se compliquent avec les humains, c'est que nous devons aussi assuré notre subsistance psychique ; c'est-à-dire existentielle ... Et là c'est le commencement des ennuis !

    En fait, de ce point de vue existentiel, nous ne sommes peut-être pas à la fin de l'histoire de l'humanité mais à la fin de sa préhistoire ! ;) Et donc notre véritable histoire n'en est peut-être qu'à ses balbutiements.

    Ce qui expliquerait le décalage observable entre le progrès des technologies appuyées sur le développement des connaissances acquises dans le champ des sciences dures et la relative stagnation des conduites collectives.

    Celles-ci révèlent de fait l'incapacité de l'humanité à assurer les conditions d'un bien-être partagé alors que les moyens matériels dont nous disposons suffisent largement en théorie pour y pourvoir ... au moins a minima !

    Au lieu de celà, on constate globalement une paupérisation du grand nombre quand une minorité s'enrichit ! Le tout sur fond d'épuisement des ressources naturelles et de dégradation irréversible à brève échéance de la qualité de l'environnement !

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