30 janvier 2012

Le président Sarkozy voulait récupérer son Triple A.

Ce dimanche soir 29 janvier, Nicolas Sarkozy avait réservé 6 chaînes de télévision nationales (TF1, France 2, iTélé, BFM-TV, LCI, LCP) et deux chaînes internationales (France 24, TV5-Monde). Les deux premières devaient lui assurer une quinzaine de millions de téléspectateurs. L'interview était prévue courte, une heure tout au plus à compter de 20H15, avec 4 journalistes.

Il ne fallait pas trop de questions, et si possible faire oublier la furieuse semaine du rival François Hollande.

Le Sarkoshow...
Mardi, il livrera ses voeux à la presse, à l'Elysée, pour la seconde fois seulement depuis mai 2007. La dernière fois, le 8 janvier 2008, il avait laissé un grand souvenir: taquin, violent, imprévisible, narcissique, outrancier. Ses conseillers ont mis 4 ans à faire oublier la prestation de leur mentor. Désormais, Nicolas Sarkozy se dépeint comme ce capitaine expérimenté.

« C’est le courage qui donne la force d’agir » serait le prochain slogan de campagne. Sans rire ? Le clip de pré-campagne, dévoilé samedi par Jean-François Copé au Conseil national de son parti à Paris, a rapidement été ridiculisé. Le vrai spectacle était pour dimanche soir. Nicolas Sarkozy y jouait son va-tout, un « pari fou », c'était son « grand soir ». Un petit parfum de dictature télévisuelle tant la débauche de moyens télévisés surprit.

Claire Chazal et Laurent Delahousse, jugés insuffisamment compétents en matière économique, avaient été secondés de Jean-Marc Sylvestre, ancien chroniqueur libéral de France Inter et LCI passé à i-Télé, et de François Lenglet, directeur de la rédaction de BFM Business qui s'était frotté à François Hollande jeudi dernier. L'Elysée avait prévenu que le Monarque ne répondrait pas aux questions sur sa candidature éventuelle.

Quatre journalistes pour une heure d'entretien, le temps était trop court pour que la contradiction fut portée. L'un des journalistes avait été soutenu par Sarkozy quand il fut évincé d'une radio publique. Une autre était restée proche. Des bandes annonces encombraient depuis trois jours les écrans pour faire la pub de ce grand moment. On espérait 15 à 20 millions de téléspectateurs.

Des fuites avaient permis d'apprendre l'essentiel dès samedi: une hausse de la TVA, une baisse des cotisations patronales, et un micro-impôt de Bourse.


A 20h15, ce  quinzième Sarkoshow commençait donc. « Merci de nous accueillir dans cette salle des fêtes de l'Elysée » débuta Claire Chazal, de blanc vêtue. La salle était immense et richement décorée. Sarkozy semblait Louis XVI interrogé à la veille d'une Révolution.

Immédiatement, la journaliste de TF1 s'inquiéta de la dégradation de la note française « qui a ému l'opinion ». Car, précisa-t-elle « les Français sont inquiets sur leur avenir ». Laurent Delahousse, de France 2, résuma le déroulé de cette interview. Un petit groupe d'invités semble coincé au fond de la salle des fêtes.

« En tant de crise, je suis là en tant que chef de l'Etat » précisait-il. « Nous avons dû consacrer la totalité du deuxième semestre 2011 à arrêter une crise financière ». Pourtant, rajouta Chazal, « la chancelière allemande vous considère comme en campagne »... Nicolas Sarkozy fit mine d'être surpris. Sarkozy précise qu'elle « ne vote pas en France ». Il bafouilla, « c'est un tout autre sujet ».

Lucide sur son bilan ?
Nicolas Sarkozy joua d'abord au protecteur. Rassurez-vous, bonnes âmes, le pire est derrière nous. La preuve avancée fut ... alambiquée : « Je crois que l'on peut dire que les éléments d'une stabilité de la situation financière de l'Europe et du monde sont posée...». Et d'ailleurs, il promit une bonne nouvelle, « un résultat de déficit bien meilleur », 5,3% de déficit budgétaire.. Ouch !... une sorte d' « amélioration des problèmes »...

Avez-vous compris ? Il s'agaça contre Standard and Poor's, et préfère Moody's « qui est deux fois plus grosse ». « Les agitations de Standard & Poors n'ont pas eu plus d'effet sur la France qu'elles n'en ont eu sur les Etats-Unis ». « En ce début d'année, la France emprunte à un taux historiquement bas. La crise financière s'apaise (...) L'Europe n'est plus menacée. »

Donc, ajouta-il, « il faut consacrer tous nos efforts à la crise économique », évidemment avec l'Allemagne voisine. «  En France, depuis mi-2008, c'est 500.000 destructions d'emplois. Au Royaume Uni, c'est un million de chômeurs en plus ». Sarkozy mélangeait les statistiques, les destructions d'emplois et le nombre de chômeurs. Un peu plus tard, il accusa le retournement économique de l'été dernier.

Le chômage reculerait au début de l'année, nous assura-t-il. Faux encore, il suffisait d'observer les courbes de la DARES. Le chômage n'a jamais baissé depuis 2008.

Les mesures qui font pschitt

« Pour attraper plus de croissance du monde », Nicolas Sarkozy annonça une première décision sur le logement. Et quelle décision ! Les propriétaires pourront augmenter leur surface de 30%...
« Nous avons décidé que pour les 3 ans qui viennent, tout terrain, toute maison, tout immeuble, verra ses possibilités de construction augmenter de 30 % »
Même Laurent Delahousse fut interloqué: « mais, pour agrandir son logement, il faut des moyens ! ». « Pour répondre à la pénurie de logements, il faut libérer les possibilités de logement » expliqua-t-il. Sarkozy bottait donc en touche. Mais il exclua l'encadrement des loyers, car « plus personne n'achètera ».

Seconde mesure, « Nous allons créer une banque de l'industrie sur le modèle d'Oseo » ajoute-t-il, chipant une mesure du programme Hollande. Il y a 4 jours, ses sbires répétaient qu'elle existait déjà. Il faudrait savoir...

Troisième annonce, comme un aveu d'échec pour l'un des chantiers majeurs du quinquennat passé de Nicolas Sarkozy, l'apprentissage. Il promit une plus forte sanction contre les entreprises de plus de 250 salariés ne respectant pas un minimum de 4 % de contrats d'apprentissage dans leurs effectifs. « Pour les petites entreprises, c'est plus compliqué ». Un texte sera voté en février. « C'est un effort absolument national ».

Laurent Delahousse demande quand les premiers effets d'une telle mesure se feront sentir. « Mais tout de suite ! » s'exclame le Monarque. « L'avenir des jeunes, c'est dans les entreprises, pas dans les administrations et dans l'assistanat ».

Sarkozy zappe l'élection présidentielle
Puis Claire Chazal cite François Hollande et mentionne la TVA sociale. Nicolas Sarkozy s'énerve. TVA sociale ? « Ce mot n'a aucun sens ! Vous ne m'avez jamais entendu le prononcer. » Et il se lança dans une trop longue explication sur les écarts de charges entre la France et l'Allemagne. Selon lui, les charges sociales des salariés français seraient deux fois supérieures que celles des salariés allemands.

Parfois, il s'énervait tout seul: « Il faut arrêter que n'importe qui raconte n'importe quoi ». Souvent, il cita l'Allemagne, dont l'amitié est un « trésor », un trésor qu'il faillit abîmer au début de son mandat.


« La décision que le gouvernement proposera au parlement sera d'exonérer la cotisation totale ou partielle des cotisations familiales ou patronales » entre 1,6 et 2,1 SMIC, puis une exonération partielle jusqu'à 2,4 fois le SMIC. Cette mesure, se félicita le Président des Riches, concernera « 97% de l'agriculture, 82% de l'automobile et les deux tiers des effectifs de l'industrie ». Et Sarkozy de rajouter: « Nous enlevons des charges sans toucher aux salaires.» Mais pourquoi donc un tel cadeau, sans distinguer les entreprises qui exportent ou délocalisables des autres ?

Ces 13 milliards d'euros seront financés par une augmentation de la TVA: le taux normal, actuellement l'un des plus élevés d'Europe (19,6%) passera à 21,2% au motif d'une baisse légère des cotisations patronales. C'est trop peu pour changer grand chose à la compétitivité des entreprises française, c'est toujours trop pour le panier de la ménagère modeste: « Ca mettra la TVA française dans la moyenne de la TVA des pays européens. » Faux, cette mesure la mettra 1,4 point au-dessus de la moyenne européenne, qui est en de 20,2%.

« Les Français sont très lucides. Ce qui les inquiète, c'est quand on leur raconte n'importe quoi.»

Seconde augmentation, la CSG sera relevée de 2%, pour un gain d'environ 2 milliards d'euros par an: pour faire bonne figure et couper court à la critique évidemment sociale, le Monarque a ajouté une hausse de la CSG sur les revenus du capital. Trop faible pour changer grand chose.

Pour les salariés, comme les non-salariés, l'addition sera donc salée. Une pure perte de pouvoir d'achat. Une de plus. Pour se justifier un peu plus, Nicolas Sarkozy ajouta : « sur les 10 dernières années, la consommation des Français sur les produits importés a augmenté de 50 %, c'est leur droit. »

La hausse de la TVA n'entrera en vigueur qu'en octobre prochain « pour des raisons techniques » d'abord, mais aussi parce qu'il espère, « avec François Fillon », que l'annonce de cette mesure incitera les Français à consommer d'ici et les entreprises à anticiper une baisse de leurs coûts du travail.

Un peu plus tard, François Lenglet rappela 2 critiques sur la TVA sociale, son effet négatif sur le pouvoir d'achat du plus grand nombre, et son insuffisance à véritablement diminuer le coût du travail de manière significative. Le risque d'inflation ? « Aujourd'hui, le risque d'inflation n'existe pas ». Faux ! Lenglet cite l'exemple britannique. « Mais... Ben... le Royaume Uni n'a plus d'industrie » répondit Sarkozy par une pirouette.

Faux. Le Royaume Uni, comme le rappela le Monde, a davantage d'industrie que la France. Nicolas Sarkozy avait déjà commis publiquement cette erreur en 2008.

« Sur la question de la TVA... d'abord... nous n'avons pas touché le taux médian... » ... Le taux médian ? Nicolas Sarkozy vient d'augmenter le taux réduit de 5,5% à 7% au 1er janvier pour l'essentiel des biens et services concernés.

Et la modération des salaires constatée en Allemagne ? s'inquiéta Delahousse... « ça, c'est une autre question » répond Sarkozy. Et il continua sur le risque de délocalisation ... en Allemagne. On n'y comprenait plus rien. Aucun journaliste ne parla du temps partiel subi ni du taux de pauvreté en Allemagne.

Avec 32 ans de retard, Nicolas Sarkozy faisait passer une vieille mesure réclamée par l'ancêtre du MEDEF.



Le sens du ridicule
François Fillon écrira « dès demain matin » aux partenaires sociaux pour leur demander de négocier, « dans les deux mois », des accords compétitivité/emploi par entreprise. « Je ne vois pas pourquoi la loi, l'Etat devrait s'immiscer dans un débat responsable à l'intérieur de l'entreprise ». La négociation devra porter sur la modulation de la durée du travail en fonction de la charge de travail. Une manière d'éviter le paiement d'heures supplémentaires.

Une fois conclus, ces accords s'imposeront à la loi, a promis Sarkozy. Claire Chazal rappelle que ces mêmes partenaires sociaux ont refusé cette démarche lors du micro-sommet social du 18 janvier dernier.

Ces grandes annonces faites, Jean-Marc Sylvestre s'indigna de l'ampleur du déficit extérieur. Sarkozy grimaçait presque, puis bafouilla une curieuse explication: « ça passe par fabriquer des produits que les gens veulent acheter ». Mais qu'avez-vous fait en 5 ans de mandat ? se demanda le journaliste.

Nicolas Sarkozy défendit un peu mollement son bilan. « J'ai passé toute l'année 2010 à résoudre le problème des retraites. (...)  Et l'année 2009, j'ai fait quoi ? L'autonomie des universités. Et en 2008, j'ai fait le service minimum et réformer les services spéciaux.» Fichtre ! Quel bilan bien résumé. Voici un président spectateur jusqu'au bout. « J'accepte qu'on me dise que j'en ai pas fait assez, mais je croyais que pendant cinq ans le thème c'était : on en fait trop ». Par exemple, « En mai 2007, nous avons mis en place le non-remplacement d'un fonctionnaire à la retraite sur deux. (...)160 000 fonctionnaires de moins en cinq ans, est-ce que c'est déjà arrivé dans l'histoire de la République ? »

Mais... rappela le journaliste Lenglet, « l'écart de compétitivité entre la France et l'Allemagne n'a absolument pas baissé pendant votre quinquennat ».

« J'ai le sens du ridicule, ce n'est pas à moi de juger mon propre bilan, c'est aux Français.»

La formule surprend. Est-ce un lapsus ? Il confia alors qu'une taxe sur les transactions financières serait en place d'ici août. Encore une fois, Sarkozy zappe l'élection présidentielle.

Regrette-t-il quelque chose de son mandat ? « Vous regrettez, Monsieur le président, les réductions fiscales du début de mandat ? » s'inquiéta l'un des journalistes. Certainement pas la défiscalisation des heures supplémentaires. Ou la suppression des taxes sur les « petites successions » qu'il s'attribua indument. En août 2007, Nicolas Sarkozy a détaxé les grosses successions, puisque avant sa loi TEPA, déjà 75% des successions étaient exonérées. Tout juste reconnaît-il que la défiscalisation des intérêts d'emprunts immobiliers de la loi Tepa était une « erreur ».

Le mot est lâché, une seule fois. « Mais enfin... le devoir de lucidité, ça compte dans une vie.» Car Sarkozy est lucide. Il laisse à d'autres le soin de préciser qu'il est aussi courageux, bien sûr. « Vous me demandez si en cinq ans j'ai tout réussi. Je suis lucide : non.»

De temps à autre, on retrouva son arrogance naturelle. A l'entendre, il fut précurseur sur la réforme des retraites... « Quand on a fait la réforme des retraites, tout le monde nous a critiqués, maintenant toute l'Europe nous suit ».


Confessions intimes ?
21h11, les questions économiques sont terminées. « Dans quel état d'esprit vous trouvez vous ? » demanda Claire Chazal. « Je vais vous dire... J'ai bien conscience du ridicule d'avoir des états d'âmes en une telle période de crise » répondit Sarkozy. Le Monarque ne confirme pas la véracité de ses propos Off. « La personne qui a perdu son emploi, qui me regarde, qu'est-ce que ça peut lui faire mes états d'âme ? »


Est-il candidat ? Sera-t-il candidat ? Quand le dira-t-il ? Le Monarque prit un air pincé, presque contris. « Si un jour je dois rentrer en campagne, je serai le candidat. Et parfois, j'en ai l'impatience quand je vois l'arrogance.» Ah ? Il se lâche.

« Chacun devrait comprendre que quand on se met au niveau du caniveau, personne n'y gagne. Chacun d'entre nous, on devrait se respecter.»


A 21h16, le show était terminé. 


Nous pouvions reprendre une activité normale.


On retint que Nicolas Sarkozy avait conscience d'avoir le sens du ridicule.



34 commentaires:

  1. Merci d'avoir subi une heure de ce show pour nous le raconter. Perso, j'ai vraiment du mal. Rien qu'à lire ses citations, il me semble l'entendre et je grince des dents.
    Merci encore...

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    1. pareil pour moi ,c est devenu épidermique ,le voix , l image ,les gesticulations ,je ne peux plus alors bien merci pour le compte rendu

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    2. Moi itou. Merci pour tout Juan, je vous admire. A nous fourguer l'Allemagne, il faudrait vraiment faire un papier sur la situation chez Mme Merkel. Tout n'est pas à jeter, mais tout n'est pas magnifique, loin s'en faut. Mon mari est "teuton", et nous écoutons la radio allemande tous les jours. C'est franchement loin d'être mirobolant. Demandez aux paumés qui vivent avec le programme Harz IV. (abc)

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  2. c'est intéressant cette histoire de show.

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  3. Louis XVI, "Ridicule" ( Patrice Leconte )...la fin du voyage de noce du Monarque approche ...Les 8 000 000 de "gens" qui vivent sous le seuil de pauvreté dans la France de Sarkozy ( 959 € mensuel ) sont heureux d'apprendre que l'Agence Moody's est deux fois plus grosse que Standard and Poors...Pour eux, toujours plus de Courage nécéssaire, de Flexibilité...Leurs "pouvoir d'achat" et salaire seraient encore amputés par la fin des 35 H et l'instauration de la TVA sociale ( anti -délocalisation ...) C'est le prix à payer pour satisfaire les " entrepreneurs" et pour mériter le soutien électoral d'Angela Merckel ( 12 000 000 de pauvres ). Mais, le pire est bien derrière nous, c'est vrai, plus que 82 jours d'ici le 22 avril. Et Alain Minc a raison, c'est vrai aussi,Sarkozy a une toute toute petite chance sur deux...

    Andy

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    1. il espère surtout un 2 eme tour contre marine le pen et alors là tout est possible ,on en reprend pour 5 ans , c est sa seule chance mais elle existe ...

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    2. Il mise peut-être sur une finale contre marine le Pen, c'est sa logique...raison de plus pour voter utile et le priver de finale.... C'est possible si toute la gauche, les verts et les républicains démocrates préfèrent gouverner plutôt que défendre leurs idées en une éphèmère campagne ( ? )

      Andy

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    3. Andy, je respecte votre analyse ; mais ne focalisons pas sur la répulsion que nous inspire le candidat (et si ct en partie l'un des avantages indirect de l'abjecte attitude de celui-ci : se rendre insupportable au point de créer un point de fixation obsessionnel qui empêche le véritable débat politique ...).

      Soyons moraux, condamnons sans faiblesse cet illusionniste qui rabaisse tout ce qu'il approche ; mais ne nous laissons pas abrutir par la situation. Le problème majeur des Français n'est pas l'hôte de l'Elysée mais les valeurs sur lesquelles reposent nos choix de civilisation.

      L'hyper-crise dans laquelle nous sommes plongés depuis 2008 est une crise structurellement anthropologique.

      De ce point de vue, je ne m'avance pas trop en disant que seule l'offre que constitue le Front de Gauche propose une approche globale de nature à aborder franchement le problème. A disposition pour de plus amples développements sur le sujet.

      Alors certes je suis farouchement opposé à l'actuel hôte de l'Elysée, et mes nombreuses contributions sur ce site l'attestent amplement. Cependant, je ne me laisserai pas aveugler par cette hostilité au point de m'interdire de réfléchir en profondeur sur les implications de mon choix. Quitte à décider au dernier moment de voter pour Hollande si les circonstances semblaient devoir l'exiger...

      Débat à suivre ...

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    4. moi j'irais voter holande au 1er tours ,j'ai pas envie de vivre 1 21 avril à l'envers

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    5. @Pascal. Mélenchon et le Front de Gauche appartiennent à la même famille que le PS et dénoncent les mêmes injustices, même si certaines divergences subsistent sur les remèdes immédiats. Néanmoins que le Capitaine Mélenchon ne tire pas trop fort sur le Capitaine Hollande...pour qu'un second tour réunisse toute la famille contre les 200 familles...et son Capitaine de la Paloma...Ou qu'Hollande se range derrière le mieux placé de la gauche des gauches...

      Andy

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    6. Combien de décennies la menace du 21 avril sclérosera-t-elle le débat politique ?

      Andy,

      Je me permettrai de m'inscrire en totale désaccord avec votre analyse sur les liens de parenté idéologique étroite qui subsisteraient entre Front de Gauche et Parti Socialiste. Je ne crois absolument pas dans la volonté et les capacités du PS à affronter la logique inégalitaire du système à la racine.

      Hollande parle (très brillamment) à gauche tandis que son programme est au centre droit.

      Même dans l'hypothèse où je me résoudrais à voter pour lui, je le ferais en connaissance de cause et d'ici là je m'emploierai à participer au débat pour y souligner les différences fondamentales à mes yeux que je perçois entre les approches respectives du PS et du FdG.

      En revanche d'acccord avec vous sur votre ultime conclusion que je trouve très honnête : "Ou qu'Hollande se range derrière le mieux placé de la gauche des gauches..."

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    7. Je ne suis pas obnubilé par un avril à l'envers ....d'ailleurs ma situation ne changera pas fondamentalement après le 6 mai, mais Mélenchon est d'abord un sénateur socialiste, non ? Ne nous trompons pas d'adversaire...C'est tout le problème...Et Mélenchon avec ou sans la Courneuve est d'abord un sénateur....A - t- il connu le chômage de longue durée ? Le SMIC ? Le RSA ? Méluche ne doit pas prendre la grosse tête...J'ai été bercé par les discours de Jacques Duclos...Méluche est un peu jeune.

      Andy

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    8. Euh Andy, Mélenchon n'est plus sénateur ; et peu m'importe ce qu'il a fait dans le passé. nul n'est parfait. Je veux dire par là qu'il est plus crédible à gauche que les gens du PS. Vous avez le droit de ne pas partager ce point de vue. reste que vos arguments ne me convainquent pas.

      Quant à l'adversaire, à mon sens, c'est l'oligarchie capitaliste qui prone une gouvernance technocratique. Qu'elle soit représentée par des représentants UMP ou par des représentants PS. Les gens du PS sont beaucoup moins crédibles de ce point de vue que les gens du fdG.

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    9. Mélenchon est un transfuge tardif du PS qu'on le veuille ou non. Et jai la faiblesse de croire encore qu'il y a une marge entre Sarkozy et Hollande. Mais il est permis pourquoi pas, de les renvoyer dos à dos à leur UMPS...

      Andy

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    10. La marge entre Melenchon et Hollande reste nettement supérieure à la marge entre Sarkozy et Hollande, dont je ne nie pas qu'elle existe. Ceci dit, Hollande parle à gauche et programme au centre droit.

      Sarkozy est une caricature du fait de ses troubles de la personnalité. Ne nous laissons pas troubler par cette dissonance du personnage. Essayons de nous concentrer sur la politique qu'il a voulu mettre en oeuvre avant d'exploser en plein vol à quelques encablures de l'arrivée !

      Pas sûr qu'il soit candidat. L'UMP n'a plus aucune chance de gagner, à la régulière. Mais il faudra songer dans ces rangs-là à préserver l'avenir dans la perspective des législatives en évitant une défaite qui tourne à la déroute en rase France ! Mais ceci est un autre problème qui concerne les personnes engagées sous ces couleurs.

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    11. Forum de Libération à Grenoble : Mélanchon explique en détails ce qui le différencie de la stratégie suivie par la sociale-démocratie. plutôt instructif.

      ==> http://www.dailymotion.com/video/xo5dbj_j-l-melenchon-forum-libe-de-grenoble_news

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    12. Oui, Mélenchon a fait beaucoup de chemin depuis 2005, quand en vue des élections présidentielles de 2007, il appelle à choisir entre deux seuls candidats valables, Fabius ou DSK...Certes en 2007, il finira par accepter Royal. C'est vrai aussi et surtout qu'en 2005, il est en tête et en pointe du mouvement noniste qui recueille 55 % des voix et qui fera l'objet très vite du plus gros hold up de Sarkozy..( Le Traité de Lisbonne simplifié !)C'est toujours vrai, àprès le Congrès " calamiteux " de Reims en 2008, lorsqu'il va quitter les Lieneman, Filoche, Hamon, Emmanuelli et autres Montebourg ou Weber ( Krivine et Bensaïd !!!!). Plus encore que la sociale démocratie, c'est cette Europe de Barroso qui nous mène dans le mur. Alors allons - y pour die Linke. Mélenchon a de la suite dans les idées et même beaucoup de suite dans les idées. Il reste qu'Hollande et Mélenchon ont été désigné par leurs primaires respectives ... primaires superflues à l'UMP, ils sont primaires par essence ?..Il peut y avoir une place pour plusieurs gauches, une linke et une molle ? Mais Aubry es secrétaire ne dit plus molle, elle dit seulement Gauche. Et que dire des troisièmes hommes ( ? )de CENTRE gauche qui ne peuvent dire encore ce qu'ils feront au second tour....Mélenchon et Hollande sont de gauche depuis toujours, élus par des primaires de gauche. La preuve, la panique à droite devant ces intrus arrogants !!

      Andy

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  4. perso, j'ai tenu 10 minutes et je suis passé ailleurs
    j'avais déjà les amygdales qui flottaient dans le vomi qui remontait de mon estomac

    à l'impossible nul n'est tenu

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  5. Moi je l'ai trouvé très nerveux, très menteur comme d'habitude et fendant à avoir envie de le tapper.En plus j'ai découvert qu'il regrettait de ne pas être allemand, je suis allée vérifier sur ma carte de séjour si elle était bien de la France.Bon le principal c'est que vous soyez tous d'accord pour le VIRER.Solange

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  6. Jusqu'au bout de son quinquennat il montrera sa haine envers les classes populaires et les syndicats .Il est temps qu'il dégage

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  7. Son bilan pour la classe ouvrière est catastrophique : huit millions de pauvres, trois millions de précaires, trois millions de temps partiels, cinq millions de chômeurs, et des salaires de misère pour la majorité des salariés....

    http://2ccr.unblog.fr/2011/12/05/ouvriers-sarkozy-vous-salue-bien/

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  8. - Il veut nous mener encore en bateau mais combien de votants préféreraient encore reste à quai ? C'est une fuite en avant, de l'enfumage électoral pour ne pas évoquer son bilan.
    - Il ne s'adressait ni à ses partisans, ni à ses détracteurs mais plutôt aux indécis mais a-t-il bien convaincu ? Pas sûr !
    Il ne faut pas espérer attirer les mouches avec du vinaigre ...

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  9. Je suis un petit retraité je me demande si dans quelques mois je pourrais encore manger. A70 ans j'ai laissé ma voiture pour reprendre mon vélo voila la réalité

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  10. Je suis la femme d'un retraité ; et à 51 ans, sans emploi, je suis déjà dans la misère. Je survis uniquement grâce à la retraite de mon époux (1600 €/mois). Je ne mange déjà plus à ma faim. Et si mon mari devait disparaître bientôt (il n'a que 64 ans ceci dit...) Je prendrais un balluchon et partirai sur les routes ; En aucun cas je ne me retournerai vers la CAF ; car nous n'avons droit à aucune aide. Je hais cet homme

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  11. Je viens de mettre notre logiciel de paie à jour, avec les dernières trouvailles de notre Geo Trouvetou en matière sociale et fiscale :
    Base CSG,
    forfait social,
    modification FNAL qui nous ramène à la situation de 2010 mais faire et défaire c'est toujours travailler dit le sage,
    l'allègement "Fillon" qui s'il n'est changé deux fois par an occasionne sûrement des démangeaisons parmi les membres du gouvernement.
    Hier soir le Président a de nouveaux annoncé d'importants changements affectant à nouveau le calcul des cotisations sises sur salaires et rajouteront une couche supplémentaire.
    1° Le bulletin de salaire, lorsqu'on en reçoit encore un, devient un peu plus incompréhensible pour le commun des salariés malgré les engagements de simplification administrative serinée par certain député (J. L. Warsmann - ump) qui ne fait que cela avec le résultat que l'on connaît ; Tous mettent un point d'honneur à rajouter des strates que Warsmann s'emploie ensuite à réduire... non sans glisser quelques cavaliers législatifs surprenants dans ses lois fourre-tout (mais c'est un autre sujet)
    2° Les boites informatiques se gavent de services complémentaires fort coûteux ;
    3° Les comptables deviennent fous plus vite que nécessaire. Bientôt 20.000 places supplémentaires dans les asiles ?

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  12. Ce type là, est fou, C'EST UN GRAND MALADE, je ne vois pas d'autres explications.

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  13. Tout en étant socialiste à fond, je n'apprécie pas Mde. Aubry critiquer l'augmentation de la CSG, si elle ne l'avait pas instauré, il n'y aurait pas augmentation de cette taxe, que je trouve impopulaire pour les petits revenus dont je fais parti.

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  14. A propose de la TVA sociale.

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/19/y-aura-t-il-de-la-tva-sociale-a-noel_1620349_3232.html

    c'est bien explique dans l'article du Monde; un effet positif nul sur l'economie , mais un nouveau cadeau fait aux services financiers qui ne sont pas assujettis.

    Apres 5 ans de mandat , la boucle est blouclee !

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  15. A Anonyme 05:19 (?)
    C'est Michel Rocard qui est à l'origine de la CSG en 1990 et pas Madame Aubry qui ne traîne que le boulet des 35 h depuis 2001.

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  16. Nicolas Sarkozy m'a plus endormi que convaincu

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  17. C'était il y a trois mois

    http://blogs.mediapart.fr/blog/mathieu-magnaudeix/300112/une-hausse-generalisee-de-la-tva-je-ne-laccepterai-pas-nicolas-s

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  18. Une petite contradiction peu relevée dans l'intervention de Notre Président.

    La TVA S... c'est bien parce que je vous parie qu'il n'y aura pas de hausse de prix ... mais c'est bien parce les anticipations d'achat des consommateurs vont créer de l'activité.

    Bref pour faire court, la TVA S... c'est bien par les gens ne croit pas un mot de ce que je raconte ... ou alors parce que je raconte des conneries.
    Franck

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  19. Finallement, en voulant enfumer les autres, bille de clown, c'est enfumé tout seul. En voulant nous faire prendre des vessies pour des lanternes, il s'est carrément foutu encore plus dedans.
    Ce type ne se representera pas, bien trop trouillard d'en prendre une bonne, il aime pas le messieur perdre dans son jeu, parce que pour lui tout est jeu, il est encore dans le monde d'adolescents boutonneux.

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  20. J'ai trouvé un petit site qui fait un sondage permanent pour 2012 :

    http://resultatselections-2012.over-blog.fr/

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