10 février 2012

Nicolas Sarkozy ne veut pas de référendum sur le nucléaire ni sur lui-même

Jeudi, le président Sarkozy a détruit le candidat Nicolas. Le premier était à Fessenheim, l'une des plus anciennes centrales du pays par ailleurs posée sur une faille sismique.

L'hypothèse d'un tremblement de terre est aussi improbable qu'un tsunami à Fuskushima. mais personne n'entendit ce que le Monarque avait à dire. Le candidat Sarkozy faisait un buzz drôlatique. Quelques bons extraits de son entretien, enregistré le weekend d'avant par le Figaro Magazine, faisaient la joie des commentateurs.



Pas de référendum atomique
Jeudi, Nicolas Sarkozy visitait la centrale nucléaire de Fessenheim. Ses deux réacteurs ont 34 ans, et l'installation est sur une zone sismique, sous le niveau du Grand Canal, et en fin de vie, comme l'ont rappelé 6 associations antinucléaires. ces dernières souhaitaient rencontrer le Monarque à cette occasion. Quelque un million de voisins de cette centrale ont réclamé la fermeture de cette doyenne des centrales françaises.

Mais Nicolas Sarkozy ne voulait pas débattre du nucléaire.

Pour ses 30 minutes de discours, on lui avait quand même installé une gigantesque estrade dans la centrale, avec l'habituelle armature métallique, les projecteurs, le fond bleu et le petit pupitre. L'assistance était assise. Le déplacement fut expresse mais il était en terrain conquis.

Chaque jour depuis cette vague de froid polaire, inédite depuis 26 ans, les médias rappellent combien la France électrique bat ses records de consommation. A Fessenheim, Nicolas Sarkozy ne s'interrogea pas sur notre originalité européenne: nous sommes obligés d'importer à nos voisins, y compris allemands. Ces derniers sont pourtant plus régulièrement exposés à ces températures extrêmes que nous. Mais la France n'a jamais fait des économies d'énergie une priorité nationale.

A Fessenheim, le Monarque confirma, sans surprise, qu'il ne souhaitait pas la fermeture de cette centrale, contrairement à François Hollande. Son argument fut caricatural, au milieu de quelques employés de la centrale: « On ne la fermera pas, cette centrale, il n'en est pas question (...) pourquoi est-ce qu'on la fermerait pour des raisons politiques. (...) On a besoin de la centrale pour le chauffage et l'industrie, c'est 70 % de l'électricité nécessaire en Alsace. Où est-ce qu'on irait la chercher ? » Ces propos n'étaient plus ceux d'un Président mais d'un candidat. Car seul un candidat s'inquiète des propositions d'autres candidats. Il n'osait désigner ses adversaires, puisqu'il voulait jouer au Monarque: « Ceux qui veulent fermer Fessenheim, c'est pour une petite combine politicienne. Ils ne sont pas venus le dire ici. Ils ne savent même pas qu'il y a des gens qui travaillent ici ».

« S'il y avait eu le moindre doute sur la sûreté de la centrale, si les autorités indépendantes avaient pointé la moindre faiblesse sur la centrale, je n'aurais pas hésité une seconde à demander à EDF de fermer Fessenheim ». L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a recommandé quelque 10 milliards d'euros de travaux pour l'ensemble du parc nucléaire français. Dans son rapport du 31 janvier dernier, la Cour des Comptes s'inquiétait: « La construction et l'exploitation des premières installations de recherche, de production de matières fissiles, ainsi que des premières centrales n'ont pas été réalisées à une époque où la sûreté nucléaire était le premier souci. »

Mais Sarkozy n'en avait cure: « Vouloir fermer Fessenheim, c'est un scandale, parce que c'est sacrifier l'emploi qui est le vôtre à des arrière-pensées politiciennes. » Fukushima n'est pas passé par lui.

Fin janvier, la Cour des Comptes avait aussi tué l'un des mythes de la filière largement relayé par les nucléocrates du pouvoir en place: le nucléaire français n'est pas bon marché. Il sera hors de prix de le mettre à niveau comme de le démanteler. Un par tout, la balle au centre ? Pas tout à fait, puisque les deux questions centrales - sûreté et économies d'énergie - peuvent enfin être remis au coeur du débat.

Depuis 1970, la filière a coûté 228 milliards d'euros d'investissement public. Et la Cour des Comptes a réévalué à 49,50 euros le prix du Megawatt/heure. Soit un niveau proche de l'éolien si décrié... Pour l'EPR de Flamanville, le tarif est rude, entre 70 et 90 euros.

De tout cela, il n'en était pas question dans le discours du Monarque.

Dans un mois, on célèbrera un triste anniversaire, Fukushima.

Agitations
On nous avait promis une grande idée pour démarrer la campagne en fanfare. Ce fut ce jeudi 9 février, c'était le Sarkorendum, le référendum sauce Sarkozy: un président non-candidat annonce deux référendums d'après scrutin, sur des sujets hors sol. Jugez plutôt.

Jeudi après-midi, les bonnes feuilles et la couverture du Figaro Magazine de samedi 11 février ont fait la joie des commentateurs traditionnels et numériques.

1. La couverture, en premier lieu, semblait une affiche de campagne. Sarkozy souriait, et cachait sa chevalière. La veste trop serrée le boudinait. L'affiche sera allègrement placardée sur des centaines de milliers de kiosques à journaux. Pour ce premier affichage électoral du candidat Sarkozy, c'était donc le Figaro qui régale ! Coïncidence, la Société des Journalistes du Figaro venait d'écrire à son patron pour réclamer davantage de respect de son indépendance. Au final, la dépense sera-t-elle décomptée des frais de campagne ?

2. L'angle d'attaque, ensuite, était attendu. Faute de propositions concrètes sur l'économie, Nicolas Sarkozy cherche à focaliser le débat sur les valeurs, les siennes, qu'il croit solides. Il en a tellement changé depuis 2007! Il fut écolo puis anti-écolo, libéral puis étatiste, etc. De son programme de 2007, il reste si peu. La réalité l'a fracassé. Et sa mandature est parsemée Alors il s'affiche sur les valeurs:  travail, responsabilité, autorité. Il refuse aussi l'euthanasie ou le mariage homosexuel avec de grandes formules: «En ces temps troublés où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu'il faille brouiller l'image de cette institution sociale essentielle qu'est le mariage»..

3. Les annonces, enfin. Sarkozy voulait de « la Rupture dans la Rupture ». La moins attendue fut sa candidature: Sarkozy annonce qu'il annoncera sa candidature plus tard. Quel scoop ! Sa formule fut drôlissime: « Comme pour toutes les décisions importantes, je prends le temps d'une réflexion longue et approfondie ». Ses conseillers auraient réservé le parc Chanot à Marseille pour le 19 février.

Ensuite, deux référendums, car, dixit le candidat, «Je crois que la meilleure façon de surmonter des blocages dans notre société, c'est de s'adresser directement au peuple français». Et il a déjà choisi les sujets: l'indemnisation chômage et le droit des étrangers. Sur le premier, Sarkozy recycle la posture de Laurent Wauquiez contre l'assistanat. Il reprend à son compte des vieilles lunes libérales:

« Je propose de créer un nouveau système dans lequel l'indemnisation ne sera pas une allocation que l'on touche passivement, mais la rémunération que le service public de l'emploi versera à chaque demandeur d'emploi en contrepartie de la formation qu'il devra suivre. Passé un délai de quelques mois, toute personne au chômage sans perspective sérieuse de reprise d'emploi devra choisir une formation qualifiante. A l'issue de cette formation, qui sera obligatoire, le chômeur sera tenu d'accepter la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé ». 

Et c'était tout.

En fait, Nicolas Sarkozy voulait éviter un référendum sur son bilan.

Il était candidat, nous le savions. Même le Figaro le savait.





Crédit illustration: le Pudding Arsenic

30 commentaires:

  1. « S'il y avait eu le moindre doute sur la sûreté de la centrale, si les autorités indépendantes avaient pointé la moindre faiblesse sur la centrale, je n'aurais pas hésité une seconde à demander à EDF de fermer Fessenheim ».
    un rapport d'experts a approuvé la prolongation pour dix ans du fonctionnement de ce réacteur mais a assorti cette autorisation d'un certain nombre de prescriptions techniques.
    "la cuve du réacteur no 1 de la centrale a été construite sur une dalle de béton, le radier, qui est, de l'aveu d'EDF, la plus mince du parc nucléaire. Et, à Fessenheim, le radier d'environ 1 mètre d'épaisseur contre 3 à 4 mètres à Fukushima, est situé juste au-dessus de la nappe phréatique du Rhin. En cas d'accident grave avec fusion même partielle du cœur radioactif, la dalle de béton pourrait être percée" et alors "le Rhin serait contaminé, jusqu'à Rotterdam", prévient une source gouvernementale
    http://www.lefigaro.fr/societes/2011/06/22/04015-20110622ARTFIG00662-dix-ans-de-plus-pour-la-centrale-de-fessenheim.php
    Le coût des travaux pour épaissir le radier est estimé à 100 Mo d'euros.

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  2. Merci Juan de ce très bon article (encore un), dommage que vous n'ayez pas commenté le second référendum envisagé sur l'immigration ? Il y a certainement là matière à réagir...

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  3. **Prenons la proposition qui concerne les chômeurs.

    M. SARKOZY voudrait soumettre aux Français une proposition référendaire qui interdirait à ceux ci de refuser une formation et surtout le premier emploi (quelque soit les garanties de ce dernier : job été, CDI, CDD, etc. et les éléments y afférents (par ex : comment accepter un emploi sur Paris quand on n’a pas les moyens de payer un logement dans et autour de la Capitale ?)) y faisant suite…Sous peine de perdre l’indemnisation de leur activité de recherche. (Les chômeurs sont des actifs en recherche d’emploi)

    En France, c’est la Sécurité Sociale (appelée Sécu) qui gère l’indemnisation des actifs en recherche d’emploi (offreurs de service à un sens beaucoup plus positif que chômeur qui laisse à penser que le salarié chôme ses journées, autrement dit passe son temps à ne rien faire), via un système de cogestion par les employeurs et les salariés.

    Demander aux Français d’interdire tout refus à une proposition d’embauche à l’aveugle, sous peine de sanction pécuniaire, consisterait donc à leur demander – in fine – s’ils veulent rester dans le système bismarkien de la Sécurité Sociale (dans lequel seul le monde du travail gère sa sureté) ou s’ils préfèrent opter pour un système plus beveridgien…Où l’Etat seul décide.

    Comme il s’agit là d’une révision constitutionnelle – on révise le préambule de 1946, l’article 1er de la Constitution et nos engagements internationaux (envers le BIT, à l’endroit de l’ONU -le Président devra donc avoir recours (dans ces conditions) à l’article 89 de la Constitution. Lequel prévoie un référendum à l’issue d’un débat parlementaire et d’un Congrès.

    On peut, déjà s’interrogerer ici sur la cohérence d’un Président, qui loue le modèle allemand…Et fustige la Sécurité Sociale française qui en découle ! (Bismark est Allemand à la base !)

    Si j’étais son porte parole d'un candidat, je serais étonné qu’un Président désireux de porter un tel coup au préambule de 46…Puisse prétendre être le défenseur d’une vision gaulliste de la France.

    Si j’étais la voix d'un candidat, je trouverais étrange qu’une personne qui louait, en 2007, les hommes de gauche et se prétend défenseur de la République, parle d’assistanat pour parler du social, lequel est inhérent aux valeurs de la France, puisqu’on le trouve dans chacune de nos Constitutions et qu’il fait – au titre de la sureté – partie des principes non révisables de notre charte de valeurs publiques !

    Je terminerais en demandant à M. SARKOZY si, au final, son intention est de proposer aux Français, la résurrection de la loi Le Chapelier, qui rejetait les corps intermédiaires.

    En effet, proposer de courcircuiter les syndicats et le patronat signifie très clairement remettre en cause le système de co gestion du système de sécurité sociale adopté en 1945. (Et par là même aussi mettre en péril celui des Alsaciens et Lorrains puisque la solution bismark a été adoptée chez eux au commencement)

    M. SARKOZY peut donc proposer aux Français de renoncer à ce modèle « social » – c’est son droit le plus strict – mais il doit s’expliquer sur ses raisons, puisque le faire porterait atteinte à bien des éléments du corps constitutionnel français.

    Un référendum se justifie, en principe, par le fait qu’on demande aux Français de faire un choix sociétaire. Si M. SARKOZY propose un tel choix, pourquoi pas un référendum…Si c’est juste parce qu’il a peur des syndicats et craint le Parlement, cela n’a pas de sens. On peut même dire que c’est très peu digne de sa fonction. Louis XVI, lui…A au moins convoqué les Etats Généraux !

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    1. le chomage est une assurance financée par les travailleurs et les employeurs , le déficit de crise étant couvert par l'emprunt garanti par l'état

      en matière d'assurance automile on n'impose pas à un conducteur de remplacer sa mercedes detruite dans un accident par une fiat 500

      pourquoi le faire dans le cas du chomage impoosé par le capitalisme ?

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    2. Vous avez raison - enfin pas tout à fait : tout dépend de savoir si la cotisation que vous aviez payée était suffisante pour que l'assurance vous remplace la voiture perdue !
      Et vous connaissez le principe de la proportionnelle : si vous avez déclaré une valeur inférieure à la réalité, l'assureur vous dédommagera en proportion du rapport valeur déclarée divisée valeur réelle.
      Je pense qu'il y a de meilleurs exemples - et des formes de calcul d'indemnisation du chômage à affiner, certes, mais c'est plus complexe que de remplacer de la ferraille tordue !
      Cordialement.

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  4. **Voyons à présent la question du « droit des étrangers ».

    Pour commencer, il est sans doute bon de rappeler au Président que si la France reconnaît, effectivement, les Français et les étrangers, la loi, elle, ne fait pas de distinction. Elle est – comme le dit fort clairement la DDHC ou le manuel CM2 d’éducation civique – la même pour tous qu’elle protège ou qu’elle punisse.

    Un candidat pourrait s’étonner que M. SARKOZY, ne serait ce qu’en respect de ses devoirs constitutionnels, ignore la Constitution et les traités dont il est censé être le garant.

    Il ne saurait donc y avoir de « droit des étrangers » puisque le seul droit que la France reconnaît est la loi républicaine, qui s’applique à tous, sans discrimination aucune…Sauf distinctions sociales ayant une utilité commune. (DDHC)

    Vouloir interroger les Français sur un droit inexistant prouve donc, dès le départ, le sérieux de la démarche et le peu de respect du Chef d’Etat envers le Souverain de France.

    M. SARKOZY voudrait, pour pouvoir expulser plus rapidement les étrangers non communautaires – les communautaires étant protégés par leur statut de citoyens européens (même s’ils sont Roms) et les traités en vigueur – en appeler à la seule justice administrative, qui est sous la tutelle du Ministre des Sceaux.

    Le « souci » c’est que M. SARKOZY, si virulent quand on se propose de renégocier un accord non ratifié, violerait par ce biais le traité de Lisbonne. Notamment la « Charte des droits » qui – par décision notable de la CEDH et de la CJUE – considère que les magistrats du parquet (et donc ladite justice administrative) ne sont pas des juges indépendants. (arrêt moulin)

    Autrement dit, si M. SARKOZY souhaitait faire un référendum, il lui faudrait – encore – réviser la Constitution. D’où, une fois de plus, le recours à l’article 89.

    Il est certain qu’à cette occasion, le Conseil Constitutionnel – ou plus simplement encore – le Conseil d’Etat, aurait à se prononcer sur ce « projet de loi » d’initiative présidentielle. Or, ces deux corps républicains ne pourraient que constater la violation de nos engagements internationaux !

    Alors oui…Bien sur, les Français ont la possibilité de dénoncer lesdits engagements. Ils sont souverains. Mais n’est il pas malhonnête, de la part du président actuel, de leur laisser entendre qu’ils pourront (éventuellement) rendre plus « expéditive » la Justice…Sans violer les traités ?

    S’ajoute à cela que M. SARKOZY – décidemment peu versé dans le droit (bien qu’avocat de profession) – violerait (ce faisant) la DDHC de 1789 ! Laquelle est non révisable. Que dit celle ci ? Sinon que…Les HOMMES sont LIBRES et EGAUX en DROIT ?

    Si la DDHC considère que les « distinctions sociales » peuvent être possibles, quand l’utilité commune le justifie…Elle n’en considère pas moins l’égalité en droit comme la règle et non l’exception.

    Autrement dit, sauf à considérer que les étrangers sont, par principe, nuisibles à la Société (en ce qu’ils nuisent à ses quatre principes fondamentaux)…Une telle distinction, sur le plan judiciaire, ne se justifie en rien.Là encore, ce « référendum » surprise est plus un acte de lâcheté qu’autre chose. Si l’immigration est un « problème » pour la France, pourquoi M. SARKOZY ne fait il pas venir le commissaire à l’immigration en France, pour qu’il s’explique ? Pourquoi, également, M. FILLON a t il signé (mais pas ratifié) la Stratégie de Lisbonne II, qui va accroitre d’autant plus les flux migratoires ?

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    1. Maître Sarkozy....est très peu versé sur le droit sauf le droit immobilier dans le 92. En 1987, Maître Sarko crée à Paris le cabinet « Leibovici - Claude - Sarkozy » .... Avec une petite maîtrise en droit et encore moins de maîtrise de soi... Par contre, Sarko, c'est bien connu, est Docteur es estime de soi...et Docteur es esbrouffe...

      Andy

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  5. C'est bon il se tire lui même dans le pied, laissons ce petit garçon à sa crise existentielle. solange

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  6. Nucléaire. On attend avec une certaine impatience le grand face à face entre Sarkozy et " Atomic Anne "...Pour l'occasion, le pic d'audience devrait être largement dépassé...Proglio surveille ses tableaux de bord ...il y a du sismique en vue...

    Andy

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  7. Sarko, cherche une salle pour s'excuser devant les français. De l'ampleur de cette crise, du jamais vu depuis 1929. Sarko, le Frank Michael de la droite civilisationnelle ... n'intéresse plus que les figurants de la nostalgie ....Un conseil au présumé candidat, doucement sur la rupture, sur les ruptures...Le cardio du Val de Grâce joue sa place...

    Andy

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    1. Sarkozy au soir du 22 avril : "Je prend acte de ce vote et j'annonce officiellement que je me retire de la vie politique"

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    2. Une bonne initiative, enfin, du candidat putatif et épidermique, Sarkozy ...pour 2017. Son duel face au débatteur compulsif JF Copé promet beaucoup. Mais ne boudons pas notre plaisir .. 60 / 40 contre Buisson, Giacometti, Euro RSCG, Mougeotte and Co ou le PDG de Rafale .... C'est bien. Place à l'alternance, un président normal après un ministre de l'intérieur atypique...

      Andy

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  8. International. Primaires US; Nick Sarkozy ( GOP )remonte irresistiblement dans les sondages ...Désormais, il talonne Newt Gingrich, Mick Romnney et Rick Santorum ....Nick le fûté se présente sous le pseudo de Donald Rumsfeld...But Nobody is fooled...by the artist...

    Andy

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  9. Il est gonflé ce mec de faire de tels propositions, il faut juste se souvenir qu'il s'est assis sur 2 référendums, avec son entourage du château il prend les français vraiment pour des demeurés.

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/10/le-referendum-n-est-pas-un-mode-de-gouvernement-selon-des-juristes_1641433_1471069.html

    "Recourir à cet outil quand un accord avec les partenaires sociaux échoue, c'est un passage en force et cela revient à acter l'échec du dialogue social", juge Pascal Jan, vice-président du Cercle des constitutionnalistes.

    "Ce n'est pas opportun car cela revient à court-circuiter les corps intermédiaires, en reniant la qualité des représentants des employeurs et des syndicats de salariés", selon ce dernier, qui précise au passage que l'organisation d'une telle consultation populaire "coûte cher".

    "Recourir au référendum pour trancher une question, qui n'a pas d'enjeu politique direct et majeur n'est pas le meilleur outil", renchérit Bertrand Mathieu

    Un référendum sur l'indemnisation des chômeurs pourrait autant "opposer les Français que la question de l'éducation", observe Pascal Jan. "Imaginez que le résultat soit de 51 % pour et 49 % contre ? Il y aura effectivement une majorité qui se sera dégagée mais de facto, le résultat opposera les Français",

    "le plus souvent, les Français ne répondent pas sur la question posée et cela peut remettre en cause la légitimité du président au pouvoir".

    "La vraie question est : si le non l'emporte, Nicolas Sarkozy engagera-t-il sa responsabilité ?", demande Pascal Jan. Avant de prévenir : "Si M. Sarkozy n'en tire aucune conséquence personnelle, contrairement au général de Gaulle qui avait mis sa démission dans la balance en 1969, cela risque d'accroître l'irresponsabilité du président de la République."

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    1. Faut que Nabot 1er fasse un réferendum sur la gastro avec la diarhéé verbale de connerie qui trimbale, cela serait parfait, je trouve !

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  10. Il a touché le fond.
    Ses réformes pour les chômeurs sont ridicules....
    formation boucher, équipier MacDO, je vois le genre.....
    Il est temps qu'il PARTE !!!!!!!

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    1. Il y a longtemps qu'on aurait dû le DEGAGER ! Voir Tunisie, Egypte, Libye...

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    2. Dans son pays de l'est ou le salaire est une misère et la vie est loin d'être l'élysée....

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  11. Avant la présidentielle, Nicolas Sarkozy courtise les chasseurs:

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/07/avant-la-presidentielle-la-chasse-gagne-du-terrain-en-france_1639815_3244.html


    Le Monarque ne sait plus quoi faire pour espérer être au second tour. Quitte à mettre en danger certaines espèces animales. Atterrant.

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  12. Ah la poilade mes aïeux que cette macédoine concoctée avec la collaboration du Fig Mag : quelle rigolade ; fou rire pendant 5 mn ! J'exagère à peine ; j'en ai les larmes aux yeux tellement c'est triste et risible à la fois !

    Le Saint-Bernard de service, j'ai nommé le bon Gaino, est dépassé par la situation ! Il a perdu le nord et c'est l'Elysée qui sombre ! Tout doit être cul par dessus tête là-bas !

    Faut vraiment qu'ils soient acculés, pris à la gorge pour pondre pareille sottise : draguer les salauds en allant leur demander de s'afficher en tant que tels ! Ils ont qd même un minimum de dignité à préserver !

    Je pense que même les salauds doivent être plutôt génés d'avoir été ainsi pris au sérieux par bcp plus salaud qu'eux ! Tous les salauds de France et de Navarre ont trouvé leur maître incontesté !

    Finalement, l'hôte de l'Elysée restera dans l'Histoire comme le président-monarque des salauds et salopards !

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  13. j'ai écouté cadre du fn cet après midi sur RMC et le fabuleux sarkosyste de service : surprise surprise le fmiste ne disait pas de bêtises sur la sauce électorale pour chômeur de notre ignoble Ubu.
    J'en suis encore le cul par terre, bon n'a pas chanté l'internationale...

    Je suis surpris que peu d'auditeurs ne fassent pas remarquer que la "formation" existante est réduite à la portion congrue et que celle promise sera riquiqui !

    Le fils d'un ami il y a deux ans, saute sur une promesse de stage - électricien - très content le jeune homme attend quelques mois le début du stage et patatras : stage pas ouvert. Il change donc de région, enchaine les petits boulots entre chômage et de nouveau stage électricité promis.... attente... et de nouveau peau de zobi ....
    Il y aurait de quoi à péter deux plombs !

    Vivement qu'on soit débarrassé de ce triste individu ! Vite, Vite !!!

    jpd83

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  14. Les indemnités de chômage n'ont strictement rien à voir avec l'assistanat ...L'assurance chômage est versée à ses bénéficiares sous de strictes conditions de cotisations et d'affiliation ... et ce pour une durée limitée dans le temps. 40 % des inscrits ne touchent d'ailleurs pas un centime d'euro.Il ne s'agit pas d'un service public ( ! )qui paye des gens qui se lèvent à midi. Compte tenu du chômage de masse que Sarkozy n'a pu enrayer, bien au contraire, pôle emploi n'est pas en mesure de fournir des offres raisonables d'emploi suffisantes ...C'est le régime actuel. Au quotidien c'est le règne de l'intérim court non choisi ou des CDD..Si fraude il y a que des sanctions soient prises ...Mais alors envisagerait - on aussi d'organiser un référendum sur les fraudeurs dans le métro ? Sarkozy perd les pédales. Pire, il insulte ue nouvelle fois plusieurs millions de français en difficulté.

    Andy

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  15. Des stages de formation, laissez moi rire.... Apprendre à rédiger un cv, une lettre de motivation et roule ma poule...Z'êtes formés, de quoi vous plaignez vous?

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  16. Je demande l'extension du referendum, du droit de vote des étrangers au droit de vote des canards. La chasse aux voix de Chasse&Pêche de Sarközy, surnommé rotter, menace en effet ma propre survie de papy canard.

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  17. Qu'on arrête de désigner "chômeurs" des personnes mises en précarité malgré elles, du fait de la politique d'un incompétent. Si l'on pouvait les considérer autres que "chômeurs" mais plutôt comme "chercheurs actifs à la recherche d'emploi" peut-être, la doctrine communicante Sarközyste s'arrêterait faute d'arguments crédibles de matraquage. Qu'on arrête de nous bassiner comme quoi les supposés "feignants se levant à midi" ne méritent pas indemnisation.
    En se retournant sur "celui qui l'a dit", que penser de son après-vie politique annoncée?: travailler mardi matin pour s'arrêter jeudi après-midi? Hélas, confirmation d'un président feignant! élu suite à une erreur de casting.

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  18. Cette bande de bras cassés de droite ne savent plus quoi faire pour essayer de garder le pouvoir en essayant de faire éventuellement appel aux bas instants d'une frange de la population, le pauvre qui pense qu'il y a un plus pauvre que lui qui profite du système.

    Mais qui est fautif !

    Celui qui met au chômage ou celui qui le subit !!

    Peut être un peu les délocalisations et les patrons (Comme Renault) les font et ceux qui laissent faire (les politiques)

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  19. Martine Aubry vise juste lorsqu'elle évoque la stratégie du bouc émissaire adoptée par Sarkozy en dernier recours dans cette campagne. " La désignation d'un bouc émissaire est un comportement observé dans plusieurs sociétés : un groupe choisit une personne qui est ensuite ostracisée ou doit endosser à titre individuel une responsabilité collective ". Sarkozy voudrait faire du neuf avec de l'ancien. "Le terme de « bouc émissaire » provient de la traduction grecque de « bouc à Azazel », un bouc portant sur lui tous les péchés d'Israël "....Martine Aubry vise juste, Sarko c'est bien de la droite dure... Un ersatz de little iron man, un homme de fer...sans gant de velour..Plus grave encore, " au carrefour de la sociologie des organisations et de la psychiatrie, le Dr Yves Prigent dans son livre La Cruauté ordinaire analyse le comportement de petits groupes menés par un pervers envieux. Ces phénomènes sont attestés par Gustave Le Bon dès la fin du XIXe siècle dans Psychologie des foules et par Sigmund Freud qui, lui, expose la violence d'un groupe piloté par un pervers envieux " ! Bigre, on comprend encore mieux maintenant le sous - préfet au champ de tir, Guéant, ethnologue de super marché à ses heures ou à ses heurts .. Demandez le programme de Sarko ! Demandez le testament de Sarko...

    " Pensez - y, celui que l'on punit n'est plus celui qui a commis l'action..c'est le bouc émissaire " Wilhelm Nietzsche

    Et plus à la portée de Sarkozy : " Tibéri, c'est le bouc émissaire de Seguin ! Laurent Ruquier

    Andy...

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  20. A propos de référendum les Grecs en voulaient un récemment, et notre minimo d'illégitime président de sa ripoublique s'est bien démené pour que ce référendum n'ait pas lieu.
    Chiche un référendum à l'islandaise!

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  21. Si Sarkozy a tort de "stigmatiser" les chômeurs, je préfère le mot demandeur d'emploi, ses opposants ont tort de dire simplement que les demandeurs d'emploi ont des droits à préserver. En tenant ce discours, ils incitent au statisme des gens concernés, au lieu de les inciter à bouger tant qu'ils peuvent - autrement dit, au lieu de les regarder comme des assistés, les regarder comme des hommes dont la difficulté n'a pas remis leur dignité en cause.
    Curieusement, je n'entends pas d'hommes politiques faire un discours à l'intention des demandeurs d'emploi - ou alors ils sont bien discrets ! On en parle comme d'une abstraction, dont la seule existence est justifiée par un enjeu politique : je le regrette profondément!

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