16 février 2012

Sarkozy: la dernière journée du président des Riches

Donc il est candidat. Quelle surprise ! La journée fut curieuse. Nous fûmes déçus. Le suspense était faible, et donc on attendait des « mesures fortes ». Mais le soir à 210 heures et quelques minutes, le candidat sortant n'avait pas grand chose à dire. Il était même aisément contredit.

Adorait-il les référendums pour « débloquer » la France ? Que n'avait-il tenté la chose sur quelques mesures phares et rares de son quinquennat comme la réforme des retraites (imprévue) ou la TVA sociale ? Après tout, ni l'une ni l'autre n'était prévu dans son programme de 2007... Et l'une Et l'autre ont suscité de larges blocages et indignations.

Finalement, en quelques minutes, on s'interroge: mais qui donc allait décider du sujet des référendums ?

Interrogé sur la valeur de son intervention, votre serviteur dut répondre, très sincèrement: « Nul ».

Très sincèrement.


Le premier recul
Il «  improvise largement », une jolie formule d'Arnaud Leparmentier pour dire qu'il navigue à vue. Mardi, lors d'un déplacement en Isère dans une entreprise de matériel photvoltaïque, le Monarque a fait volte-face sur l'une des ses propositions phare du weekend, le référendum sur l'indemnisation des chômeurs.

En Isère, il n'évoqua plus qu'une une consultation sur « le droit à la formation à tout âge ». Il fait mine de ne pas avoir changé d'avis, mais c'est carrément une volte-face.

Sur TF1, le candidat sortant fut interrogéb sur le sujet par Laurence Ferrari. On eut quelque peine à comprendre. Ce n'était plus aussi violent que le weekend dernier dans son interview au FigMag. ll n'était plus question (ou pas ?) de sanctionner les chômeurs récalcitrants
Ou pas. 

Sarkozy bafouilla. Il cita le sauvetage de Lejaby, sans mentionner l'intervention de son ami Arnault, pour justifier son référendum. Nous étions perdu: « le premier portera sur la question du chômage, de son indemnisation, et de la formation des chômeurs ». Ou encore « Je veux que l'on protège les chômeurs en les indemnisant, mais surtout en leur donnant les moyens d'exercer un nouveau métier.»

Le premier Tweet
Mercredi, dernière journée d'hypocrisie présidentielle, le candidat sortant se fit créer un compte Twitter, quelque part vers 8h15 du matin: « Bonjour à tous, je suis très heureux de lancer aujourd’hui mon compte #Twitter. Merci à ceux qui voudront bien me suivre! ». Quelque 2.000 comptes fictifs avaient été créés pour rapidement gonfler la liste de « followers ». D'autres milliers, et parfois les mêmes, n'avaient pas eu le temps de personnaliser leur compte. C'était drôle, presque touchant. Le maître d'ouvrage de Loppsi II était tombé dans Twitter.

Pour son second tweet, le candidat sortant se fichait carrément de nous: « J’ai accepté l’invitation de TF1 au journal de 20h de ce soir et je vous y donne rendez-vous - NS ».

Un peu plus tard, on nous expliqua que ce compte n'était qu'en fait que propagande. Seuls les tweets conclus par cet énigmatique NS étaient vraiment écrits par le candidat sortant.

Sur Facebook, le candidat sortant s'était concocté une « page morte », un machin publi-rédactionel qui n'accepte aucun commentaire, pas même positif. Un vrai désert social.

Les inquiétudes
Discrètement, son directeur de cabinet, Christian Frémont, avait pris contact avec la Commission des comptes de campagne. Il envisage de réintégrer certains frais de déplacements du Monarque.

La saisie de la dite Commission par l'équipe de campagne de François Hollande a fini par inquiéter le Palais.

Le Couac
Quelques minutes plus tard, premier couac de campagne, et gros stress à l'UMP. Dans une video diffusée par un site chrétien, le député UMP du Nord Christian Vanneste, héraut de la Droite Populaire, estimait que la déportation des homosexuels par les nazis était une « légende ». « En Allemagne, il y a eu la répression des homosexuels et la déportation qui a conduit à à peu près 30 000 déportés, (...) il n'y en a pas eu ailleurs. Et notamment en dehors des trois départements annexés, il n'y a pas eu de déportation des homosexuels en France.»

Immédiatement, ce fut le tollé. Au sein de l'état-major du candidat Sarkozy, on trembla. Ce dérapage révisionniste et homophobe était en passe d'occulter l'annonce du candidat sortant. Un à un, tous les ténors de l'UMP et de l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy
 fustigèrent les propos de leur collègue. En fin de matinée, l'UMP annonçait des sanctions, et voire une possible exclusion. « Et ils se rendirent compte que Vanneste était homophobe
»...

Le slogan
Ce sera « la France forte », concoctée par une agence publicitaire. Un site existait déjà, un blog d'artisan. L'équipe élyséenne n'avait pas pensé à le racheter.

Plus tard sur TF1, Nicolas Sarkozy répéta 7 fois so,,n slogan. 

Il y avait pire, le slogan était aussi celui de Valéry Giscard d'Estaing, président sortant, entre les deux tours de l'élection présidentielle de 1981.

L'autre couac
La veille, l'équipe de campagne du candidat sortant s'inquiétait de ne plus mettre la main sur les archives des promesses et déclarations de 2007. Le déménagement du siège de l'UMP en 2011 est en cause. On se souvient que l'UMP avait discrètement effacé de son site l'abécédaire des promesses du candidat de 2007. Un abécédaire rapidement conservé, archivé et enrichi par quelques blogueurs vigilants.

 Sylvain Lapoix, pour Owni, résuma l'angoisse élyséenne: « Selon un témoin des bureaux politiques du mercredi matin où sont décidés les axes stratégiques de la campagne, l’équipe recontacte aussi des anciens de 2007 pour reconstituer les archives des interventions du candidat Sarkozy afin de “savoir tout ce qu’il a promis pendant la dernière campagne”

La manipulation
Le candidat sortant attendait beaucoup ce rapport sur la délinquance étrangère. Il l'avait commandé à la fin de l'année dernière à son ancien conseiller Alain Bauer, l'actuel président de l'Observatoire National de la Délinquance (ONDPR). Cela faisait plus de 5 ans (2006) que l'ONDPR n'avait publié de telles statistiques. Même au plus fort de la chasse anti-Roms de l'été 2010, l'institut n'avait rien publié de la sorte, alors que le contexte politique nauséabonds s'y prêtait.

Le rapport tombait donc à pic, et ses conclusions également: les étrangers représenteraient 17,3% des mis en cause de crimes et délits (contre 12,8% en 2006). Laurent Borredon, sur son blog, a rappelé les précautions d'usage: (1) il est impossible de comparer ces chiffres avec la part des étrangers en France, puisque le nombre de « mis en cause » intègre les clandestins; (2) les mis en cause ne sont pas nécessairement des

Sur Europe1, Alain Bauer expliqua tout de même que les étrangers étaient plus rarement mis en cause sur les atteintes aux personnes. Ils se contentaient de délits de « subsistance » expliqua l'ancien conseiller.


La déclaration
20 heures et quelques minutes, le Président-candidat devient candidat-Président. Quelle surprise ! Laurence Ferrari se lance: « avez décidé de vous présenter ? » Le Monarque sourit ou grimace: « oui, je suis candidat à l'élection présidentielle.» Curieusement, il portait un costume noir et une cravate noire. Comme pour un enterrement.

Laurence Ferrari enchaîna : « depuis quand êtes vous candidat ? » Nicolas Sarkozy dut avouer qu'il avait pris sa décision depuis « plusieurs semaines ». Le mensonge avait assez duré. Pourquoi être candidat ?

Cette décision, « je l'ai prise parce la situation de la France, de l'Europe et du monde" l'impose, déclare Nicolas Sarkozy. "Ce serait un abandon de poste, un capitaine de navire

Sarkozy parla d' « abandon de poste ». La France était le Titanic et Sarkozy son capitaine.

Il faut que les Français comprennent

L'hésitation
C'était l'un des points faibles mais majeurs de cette déclaration de candidature. On sait qu'il rêve d'un second mandat depuis le 7 mai 2007 au matin. Mais il fallait avouer qu'il en était autrement ce mercredi soir.

Le candidat sortant choisit une voie improbable. Il a promis, encore une fois. « Ce quinquennat ne sera pas conforme au premier. (...) On en a beaucoup fait mais on ne peut pas tout faire en 5 ans ». Il s'est à peine excusé de son bilan. « C'est la crise ».

Il a confié qu'il a hésité, on le croyait plus volontaire. Il était menteur OU hésitant. Au choix.
« J'ai réfléchi parce que je voulais savoir si j'en avais la force. Ce n'était pas une décision automatique ».

Il a enfoncé quelques portes ouvertes: « Je crois au travail, à la responsabilité, à la solidarité ». Il tenta de ressortir son hymne au travail, 1 million de chômeurs plus tard: « La base de tout, c'est que depuis 30 à 40 ans, on a dévalorisé le travail. Et mon but c'est de le revaloriser. »

Il était candidat, mais il n'osa pas évoquer le nom de François Hollande. Il mentit à deux reprises, en direct et sans contradiction. D'abord sur la croissance économique, elle n'était pas en France « supérieure à l'ensemble des pays européens ». Sarkozy est souvent approximatif, ou il ne comprend pas. Autre mensonge, il accusa sans le nommer Hollande de vouloir créer 60.000 postes de fonctionnaires de plus. C'était dommage d'être aussi caricatural. Hollande avait dit et répéter qu'il n'augmenterait pas le nombre de fonctionnaires. « Je comprends qu'il me critique, mais il n'a pas des idées à mettre sur la table? » Il était mauvais joueur ou bien il n'avait pas lu les 60 propositions du candidat socialiste. Et les autres candidats ? Sarkozy n'eut aucun mot.

Le référendum
La presque-surprise fut sa nouvelle et universelle promesse: il voulait « redonner la parole au peuple français par le référendum ».
«Ça sera une façon pour le peuple de France d’être comptable des engagements que je vais prendre et la certitude pour eux que les grands arbitrages en France seront tranchés par le peuple français»
«Chaque fois fois qu’il y aura blocage, je ferai trancher le peuple français.»
On n'a pas compris. Le Monarque candidat n'avait pas voulu de référendum pour nombre de sujets clivants comme sa réforme des retraites ou la TV sociale. Les députés UMP venaient justement de voter cette dernière mesure.

C'était sa façon de parler au « peuple ». Cela fait 4 ans qu'il essaye de faire oublier le yacht, le Fouquet's et les vacances à Marrakech.

La seconde manipulation
En apprenant qu'il irait sur le plateau des Glières se faire photographier devant le monument qu'il affectionne tant, on avait craint le pire.

Et si, comme à Lavaur il y a 15 jours, il allait réclamer la présence de jeunes enfants du coin pour se faire acclamer ?

Juste avant, Nicolas Sarkozy visitera une fromagerie en Haute-Savoie.

Fantastique.

La déception
Quelques ténors et de multiples communiqués de l'UMP furent évidemment laudateurs sur l'intervention du Monarque devenu candidat. Même en coulisses, et parfois publiquement, quelques soutiens s'estimaient déçus.

Nicolas Sarkozy avait raté sa déclaration. Bastien Millot, sur l'émission Des Clics et Des Claques (Europe1), ancien conseiller de Jean-François Copé, ne cacha pas son désarroi.

Nous aussi.?

Ami sarkozyste, reviens.


18 commentaires:

  1. comment peut il nous polluer autant ,pas moyen d ouvrir quoi que ce soit sans tomber dessus
    vite que ça se termine et que les rats quittent le navire

    RépondreSupprimer
  2. Alain Bauer ? Un vrai fauçon ou un faux franc - macon ? Pour le conseiller du Los Angeles Sheriff Department ..." La Guerre ne fait que commencer"....

    Andy

    RépondreSupprimer
  3. L'acteur n.s. a changé de réalisateur ou de com... emmanuelle.. ., et ça parait. Il était très inconfortable, parce que ce n'est plus lui qui mène, c'est sa réalisatrice qui est sensée être son cerveau, donc ce n'est plus lui qui a le contrôle. Jaime mieux voir cet acteur qu'un président avec tous les pouvoirs. maintenant c'est aux francais de virer ce comédien de caniveau. Solange

    RépondreSupprimer
  4. Jeudi 16 février 2012 :

    Démission de 30 jurés de l'agrégation de mathématiques.

    Trente professeurs du jury d'agrégation de mathématiques ont démissionné pour protester contre "la destruction" du système de formation et de recrutement des enseignants, selon un communiqué publié hier.

    Trente professeurs du jury de l'agrégation externe de mathématiques, soit plus d'un quart du jury, estimant qu'il n'est "plus possible d'assister passivement à la destruction" du système, "ont pris la grave décision de démissionner" et de ne pas participer au jury de la session 2012.

    L'une des "forces" du système éducatif français était "sa capacité de formation et de recrutement des enseignants, garantissant de très solides bases scientifiques et humanistes", rappellent-ils.

    "Or, dans sa frénésie de réformes, le ministère de l'Education nationale est en train de détruire sciemment cette capacité", depuis la mise en oeuvre en 2010 de la réforme dite de la "masterisation", déplorent les professeurs démissionnaires.

    La réforme a entraîné une "accélération brutale" de la "désaffection croissante" des étudiants pour le métier de professeur, et "l'attribution d'un service d'enseignement à temps plein aux lauréats, juste après le concours", est l'un des aspects "les plus graves" de la masterisation, selon eux.

    "Cette mesure n'a aucune autre justification que l'exigence d'économies budgétaires", rappellent-ils.

    Ils dénoncent en outre un calendrier "extrêmement serré" des concours que les membres du jury 2011 avaient déploré en "alertant" le ministère. Mais "un nouveau diktat ministériel concernant la session 2012 a mis le feu aux poudres" car le calendrier allait être "encore plus resserré", selon les professeurs démissionnaires. Ils dénoncent "le mépris" du ministère, qui "va bien avec le fond et la forme des réformes récentes". "C'est contre tout cela que les démissionnaires protestent aujourd'hui", ajoutent-ils.

    Plus généralement, ils déplorent "l'asphyxie des moyens" qui entraînent des suppressions de classes, les universités "précipitées dans une course effrénée aux financements", "la baisse alarmante des effectifs dans les études scientifiques et les filières professionnelles", et les mesures "indignes" prises à l'encontre des étudiants étrangers.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/16/97001-20120216FILWWW00364-demission-de-jures-de-l-agreg-de-maths.php

    RépondreSupprimer
  5. En ce jour important, se rendre à Annecy permet à N.S. (ne pas confondre avec notre seigneur ou sauveur)de retourner aux Glières commémorer le sacrifice des maquisards en 1944. Une simple question : les quelques centaines de "fusillés pour l'exemple de 14-18" MORTS PAR LA FRANCE en ayant combattu pour ELLE ne méritent-ils pas eux aussi de rejoindre la mémoire collective de la République ??? Se défausser sur les historiens sur ce sujet est un manque de courage Monsieur le Président.
    Pourvu qu'une avalanche conséquence d'une volonté suprême ne ternisse pas le bilan du pélerinage savoyard.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Darrieutort Linda16 février 2012 à 10:44

      Je n'en peux plus de voir ce type partout! L'avez-vous entendu au diner du CRIF, raconter que les pays d'Europe s'étaient " envahis" ( comprenne qui pourra!!) et que,horreur historique suprême, c'était la France ET l'Allemagne qui avaient eu l'idée de la Shoa! Je n'en crois ni mes yeux ni mes oreilles ni mon cerveau. J'espère qu'il va être bien reçu aux Glières.
      lien:http://www.youtube.com/watch?v=_in0gf7CF1c à partir de 6'50 environ.

      Supprimer
    2. Voilà une bonne idée de referendum

      Supprimer
  6. Peut-on espérer qu'en visitant une fromagerie en Hte Savoie, il puisse se noyer dans les cuves du lait qui fermente, ou mieux dans un immense caquelon de fondue savoyarde, Oh les fils de fromage..... (abc)

    RépondreSupprimer
  7. Philippe Poutou (NPA) : "Il faut jeter le capitaine par-dessus bord " "Il faut dégager toute l'équipe ".

    Le marin d'eau douce SERKEL entame sa campagne par le lac d'Annecy...A l'extrème tribord toute !

    Andy..

    RépondreSupprimer
  8. Je lui propose de faire des référendums sur le traité européen SarkoMerkel ou sur le bouclier fiscal ou encore sur les retraites ou encore sur la TVA ...

    La liste est longue des sujets à soumettre a référendum, on passerait son temps à voter, et à dépenser des milliards d' €uros pour les organiser et ainsi creuser la dette mécaniquement.

    RépondreSupprimer
  9. Cet homme aux abois est dangereux pour la république !

    Cette proposition de recours systématique au référendum plébiscitaire, "chaque fois qu’il y aura blocage, je ferai intervenir le peuple Français", a déjà été utilisée dans notre histoire récente.

    Le référendum est un instrument de l'accession au pouvoir de Bonaparte qui, aidé d'une administration zélée et omniprésente, obtient ainsi en 1800 le Consulat après son coup d'État du 18 Brumaire, puis le Consulat à vie, puis sa transformation en Empire.

    Tout pareillement, Napoléon III fait entériner son coup d'État de 1851, puis le rétablissement de l'Empire où apparaît clairement constitutionnalisée la technique plébiscitaire.

    Ceci explique que sous la IIIe République, le référendum passe pour être l'instrument du despotisme...

    A méditer, citoyens !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le petit caporal va très bientôt être renvoyé à Charenton. Au pont de Charenton, son pont d'Arcole à lui ...près de l'école vétérinaire pour Teckels et Serkels convulsifs...Sarko, viens chercher ta muselière...Sarko, tu vas venir, oui ?

      Andy ..

      Supprimer
  10. Pour ce qui est des Glières, inutile de penser faire du ramdam dans cette région BOUCLÉE PAR PLUS DE 5 BARRAGES DE CRS pour y parvenir.
    Ne pas compter non plus sur une avalanche, c'est trop plat dans ce secteur.
    De plus, il arrive en élico presque posé devant le monument. Juste le temps de se faire photographier.
    On prendrai les archives de plus de 5 années de passage dans ce lieu, cela ferait des économies à cette France surendettée.
    Je pense qu'il vient surtout pour la fameuse fondue Savoyarde en emmenant ses cuisiniers particulier (on ne sait jamais!!!) Bien que la région lui est toute acquise sauf quelques anciens combattants qui commencent à en avoir assez de ce pitre.

    RépondreSupprimer
  11. La Francfort avec Angela

    RépondreSupprimer
  12. La France Morte avec Sarkosy

    RépondreSupprimer
  13. Sarkozy sur Woerth : «J’ai pas envie de parler de ça»

    En déplacement à Annecy, le candidat UMP apprécie visiblement peu d'être interrogé sur la mise en examen de son trésorier pour la campagne de 2007: «Ecoutez on est en démocratie, et on a bien le droit de ne pas répondre aux questions». Mediapart.

    Démocratie, démocratie, admettons. Si alors on parlait du conseiller Carignon ou de Gaubert, l'impayable parapheur du 1% logement ...

    Andy...

    RépondreSupprimer
  14. Les consequences juridiques de l'avantage indu obtenu de la part de Facebook pour editer sa page Timeline a l'epoque ou le candidat pas n'est encore en campagne vont etre interessantes a suivre, et tout autant au regard du probleme du paiement du prestataire avec un compte de campagne non encore ouvert.
    (cf article de l'express


    "
    Il reste à déterminer qui a rémunéré l'agence Emakina (est-ce l'Élysée, l'UMP ou les comptes de campagne du non-encore candidat Nicolas Sarkozy ?) et comprendre quel rôle a joué dans la création de cette Timeline un conseiller du président de la République à l'Élysée, Nicolas Princen. Enfin, s'interroger sur le fait que seul Nicolas Sarkozy a pu bénéficier de conseils dont personne n'avait jusque là pu disposer. "

    RépondreSupprimer
  15. La France est forte

    L'enfant : Mam, tu as vu l'affiche? C'est gros comme une maison
    Mère : Qu'est-ce qui est gros comme une maison? Le Président, la mer ou le slogan?
    L'enfant : la France Forte... je dirais... qu'il lui manque quelque chose... pour qu'elle soit forte.
    Mère : Il lui manque quoi?
    L'enfant : le verbe être... j'aurais dit : la France EST forte pour faire plus fort.
    Mère : un sujet : le France... un attribut : la force... et comme le lien n'est pas évident... ils l'ont passé sous silence...
    L'enfant : ils se sont trompés ou ils ont fait exprès ?
    Mère : disons qu'ils se sont trompés en faisant exprès, si on dit la France forte, qu'on le veuille ou non, on sous-entend qu'elle n'y est pour rien. Comme quand on dit : la coupe pleine... ou la bouteille vide... c'est un constat d'huissier... un fait qui s'impose et non l'effet d'une quelconque volonté.
    L'enfant: ou peut-être qu'ils veulent nous faire rêver d'une France forte parce qu'ils savent qu'on sait qu'elle ne l'est pas... qu'elle ne l'est plus.
    Mère : dis-donc, tu fais des progrès... parce qu'il doit y avoir de ça... parce que ça résonne comme un songe et non comme une réalité... tu as raison.
    L'enfant : j'ai un copain qui a vu sa mère se donner la mort sous ses yeux
    Mère : elle s'est immolée par le feu...je le sais et je suis profondément choquée, retournée et ... scandalisée.
    L'enfant : la France est morte... morte... morte et je ne la verrai plus
    Mère : tu as lu Claudel ?
    L'enfant : oui... c'est beaucoup moins compliqué que Faudel
    Mère : c'est Claudel qui dit qu'on peut aussi mériter "l'injustice"... quand on est mal gouverné par exemple.
    L'enfant : ou quand on a mal voté.
    Mère : c'est parfait. Je n'ai plus rien à t'apprendre...
    L'enfant : si... tu vas m'apprendre à ne jamais abandonner
    Mère : j'aurais du mal... je peux tout au plus t'apprendre à désapprendre, à ne pas retenir ce que tu as appris et à renouveler sans arrêt ta vision des choses.
    L'enfant : mais parfois j'ai du mal...
    Mère : raison de plus pour se faire du bien
    L'enfant : en se demandant pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien ?
    Mère : s'il n'y a RIEN, faisons quelque chose pour ceux qui n'ont rien... c'est aussi ça le défi en politique
    L'enfant : ou alors la France faible ?
    Mère : par exemple. Parce que les forts c'est à dire les puissants ne sont jamais assez forts pour être toujours les maîtres... ni les faibles, trop faibles pour être toujours dans les chaînes...
    L'enfant : mais il y a des larbins même au sommet de l'État.
    Mère : et il y a des héros au plus bas niveau de l'échelle... ça veut tout dire
    L'enfant : non. Ça ne veut plus rien dire.
    Mère : ça veut dire que l'on peut toujours remonter la pente, reprendre la main et changer son destin.
    L'enfant : la France forte est faible. La France riche est pauvre.
    Mère: ce n'est pas bête... si demain tu affiches "la France faible", il y a des chances pour que tu récoltes plus de suffrages parce qu'il ne nous reste plus que le rire pour parler d'avenir.
    L'enfant: et qu'est-ce qu'on fait pour cette dame qui s'est jetée dans le feu
    Mère: chiche ! On en fait une affiche à la veille des élections... ça pourrait faire fléchir ou réfléchir
    L'enfant : qu'est-ce que je mets? La France est morte et c'est vous qui l'avez tuée ?...
    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/02/la-france-est-forte/

    RépondreSupprimer

Merci par avance de votre commentaire. Les insultes, les commentaires racistes, antisémites, pornographiques, révisionnistes, sexistes ou en général tout sujet contraire aux valeurs humanistes ne sont pas acceptés.
Les commentaires PEUVENT être modérés et donc censurés.