vendredi 27 avril 2012

260ème semaine de Sarkofrance: pour Sarkozy, sa fin justifie des moyens

Le choc est venu, dimanche soir. Les courbes ne s'étaient pas croisées. Nicolas Sarkozy restait second au palmarès de son premier tour, à 600.000 voix de François Hollande. Marine Le Pen frôlait les 20%, avec plus de 6 millions de suffrages. François Bayrou était bon dernier, et Jean-Luc Mélenchon avait tout de même créé la surprise, avec 11% des suffrages.

Les commentateurs se lamentaient d'une campagne démotivante, la participation fut au contraire exceptionnelle, à plus de 80%.

Lundi matin, Nicolas Sarkozy avait la gueule de bois. 

Les digues ont rompu
Dès dimanche soir, il agita une proposition qu'il croyait décisive: il voulait trois débats de l'entre-deux tours avec François Hollande. Il fallait le comprendre, il venait tout juste de publier son programme... La manoeuvre fit choux blanc. La ficelle était si grosse.

Puis choisit une voie incroyable: chiper une à une les propositions les plus emblématiques de l'extrême droite en matière sécuritaire ou d'immigration, et les développer avec une violence verbale inédite sur les estrades de ses meetings. Cette course, Nicolas Sarkozy la menait tambour battant, « ventre à terre » vers l'extrême droite,  comme la qualifia François Bayrou, déstabilisa tout le monde, et surtout son camp. A gauche, on ne croyait possible de voir Nicolas Sarkozy singer les pires de ses caricatures. Dans la presse, on doutait de cette improbable et si dramatique stratégie. A droite, des voix se multiplièrent, d'abord anonymes puis plus officielles, pour s'inquiéter. Dès dimanche soir, un propre ministre de Nicolas Sarkozy s'énerva devant un journaliste du Parisien: « Avec ses conneries, il va nous envoyer droit dans le mur ».

Depuis 2007, le Monarque avait régulièrement cassé ses digues - rappelez-vous les tests ADN, ou le discours de Grenoble. Mais il s'était « récupéré » avec un discours quasi-gauchiste post-crise et quelques mesures d'apparence humaniste ou solidaire, telles le RSA. Mais pour cette campagne, le candidat sortant avait décidé de démolir les quelques frontières qui lui restaient avec le FN. Ce n'était que tactique, nous expliquait-on chez certains UMP ou centristes qui se cherchaient des raisons de loyauté.

Nicolas Sarkozy ne choisissait pas de s'adresser à un électorat désorienté par la crise, la précarité, le chômage et la souffrance. Il plongea dans la caricature, l'insulte, la raillerie systématique, le mensonge sans limite. Il faisait exprès d'utiliser des formules quasiment inusitées depuis la Collaboration.

Mensonges ou absences ?
Etait-il fatigué au point d'avoir des absences ? Ou est-il si désespéré au point de mentir si effrontément ? Lundi, il promit une manifestation le 1er mai pour le « vrai travail », une expression malheureusement clivante et pétainiste qu'il nia avoir prononcé alors que quelques centaines de journalistes en avaient la preuve filmée. « j'ai voulu dire une vraie fête du travail » s'excusa-t-il jeudi soir sur France2. Puis, à Saint-Cyr-sur-Loire, il s'acharna contre le système « politico-médiatique », la « technocratie » et les « élites » qui l'empêcheraient de parler d'immigration... « La Burqa, ce n'est pas anecdotique ! ».

Mardi, il déclara que «Le Pen était compatible avec la République ». Libération en fit sa une. L'UMP s'indigna, Sarkozy démentit mais il mentait: sa déclaration avait été enregistrée. A Cernay, dans le Haut-Rhin, rien n'était trop gros pour faire peur: «si vous ne nous rejoignez pas, alors vous aurez le droit de vote pour les immigrés en France ! ».

Mercredi, il attaqua François Hollande et son prétendu soutien de Tariq Ramadan et de 700 imams de France. Et pourquoi pas Ben Laden ? Tout était faux, archi-faux et rapidement démenti. Mais il s'obstina encore jusqu'à jeudi, comme s'il voulait imposer la figure de Tariq Ramadan comme l'épouvantail de cette avant-dernière semaine.

A celles et ceux qui lui reprochaient, y compris dans son camp, sa dérive droitière, il mentit à nouveau, et en public. C'était à Dijon, en meeting, « Je n'ai pas fait une seule proposition nouvelle depuis lundi ». C'était faux. Il s'était saisi d'un fait divers - la mise en examen d'un policier pour homicide - pour annoncer une mesure, une nouvelle, la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre. Il eut d'autres idées, jamais entendues dans sa bouche ni lues dans son programme pour cette campagne: imposer la maîtrise de la langue française aux bénéficiaires du regroupement familial, ou leur retirer le bénéfice de leurs cotisations sociales pendant 10 ans.

Et les vrais sujets ?
Courir après Le Pen sans l'argument d'un succès sur ses thèmes essentiels n'était pas risqué mais suicidaire. Car que retenir du bilan du Monarque en matière de lutte contre l'insécurité sinon la progression constante des atteintes aux personnes depuis 2002 ? Que comprendre des déclamations aux relents xénophobes dans la dernière ligne droite quand on gouverne depuis 10 ans ?

La France ne manquait pas de vrais sujets.

Le futur judiciaire de Nicolas Sarkozy, en cas de défaite, inquiétait jusqu'à l'agence Reuters, qui promettait audition voire inculpation à l'ancien Monarque. Un ancien proche, Ziad Takieddine, fut mis en examen une seconde fois, cette fois-ci pour blanchiment, dans le volet financier du Karachigate. A la presse, il confia sa rancoeur et dénonça le « triumvirat de la corruption » constitué, selon lui, par Claude Guéant, Alexandre Djouhri et Bernard Squarcini.

Il y avait le chômage, dont les statistiques à fin mars furent publiées ce jeudi. Le soir sur France2, la question fut à peine évoquée. Le sous-emploi frappe plus de 5 millions de personnes, avec la plus forte hausse depuis 3 mois.

Il y avait aussi la croissance, qui s'invitait enfin dans le débat partout en Europe, sauf chez Sarkozy. Le patron de la BCE lui-même, Mario Draghi, devant le Parlement européen, a déclaré qu'il fallait « revenir en arrière et en faire un pacte de croissance.».  Angela Merkel promettait un « agenda de croissance » pour le sommet européen de juin. L'Espagne, pourtant sous politique austère depuis 3 ans (avant même le changement de gouvernement), s'enfonçait dans la crise et fut dégradée de deux crans par l'agence Standard & Poor's.

De tout cela, il n'en fut jamais question dans les discours du candidat sortant. Nicolas Sarkozy était ailleurs, hors sol. Il semblait emporter la droite parlementaire vers les bas-fonds. Vendredi, Villepin se dit effrayé. Il y avait de quoi.

Mais qui réagirait enfin ?

La « France forte » était affolée.

Ami sarkozyste, es-tu encore là ?



18 commentaires:

  1. Sarkozy se plaint qu'on lui fait un procès Stalinnien.

    C'est plutôt le procès de Nuremberg qui lui faudrait pour ses propos dégueulasses .

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    1. Je ne trouve pas ta formule injurieuse, mais ne nous laissons pas aller aux bassesses, vilénies, injures et provocations de ceux qui n'ont d'autre recours que ces moyens. Il y a d'autres choix. S'il se plaint qu'on lui fait un procès stalinien, je lui réponds qu'il ne connaît rien à l'histoire. Les procès staliniens étaient mis en scène pour condamner les opposants au dictateur Staline et non pour s'en débarrasser. Cherchez l'erreur. Ceci dit, lui et son équipe débitent tant d'âneries à longueur de journée relayées par des médias amis ou avides de sensationnel, qu'il faudrait travailler à temps complet pour y répondre.

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  2. Tu oublies parmi les mesures surprises (piochées chez la marine) la fin de l'accès libre de la pilule aux mineures, qui devront désormais avoir le consentement des parents.

    Mais bon, c'est vrai que ça devient compliqué de suivre :)

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  3. C'est vrai que cela me choque vraiment, cette histoire de contraception. Si certains ont de la mémoire, qu'ils se rappellent cette adolescente violée qui avait avortée condamnée pour l'avoir fait, il me semble à 5 ans de prison.
    On soulève à nouveau des fantômes du passé qu'on aimerait vraiment appartenir à l'histoire.
    Le Pen n'est pas un candidat anti-système: c'est un discours rétrograde stérile que celle-ci défend, le vrai système conservateur, il n'y a aucun combat contre ceux qui font que les petites gens sont pauvres de plus en plus et que les classes moyennes vont lui emboiter le pas....
    Mais combien doivent se sentir floués ceux qui ont voté Marine, qui se retrouvent , selon Sarko, dans le même camps que lui.
    Un vote protestataire qui n'en est en fait pas un, puisque le candidat-président estime que ceux-ci sont d'accord avec sa politique et son bilan.
    Il aurait donc fallu voter Cheminade, Artaud, Poutou etc...mais ni Marine ni Dupont-Aignan, pour que l'autiste président soit obligé de reconnaître que les protestataires étaient contre lui.

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    1. et bien sûr Mélenchon, tellement évident que je ne l'ai pas mis.

      Je précise que ma réflexion sur les électeurs de Marine Le Pen porte sur les trublions protestataires et non pas ces racistes islamophobes fanatisés haineux qui sont, pour moi, minoritaires dans l'expression de ce vote

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  4. Il a du être emmerdé avec la publication de Ramadan "Votez Sarkozy". Allez plus qu'une semaine Juan ! Tu vas nous manquer ... ou pas.

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  5. Bonjour,
    Heureuse de pouvoir commenter à nouveau:
    Pour méditation, je vous transcris un morceau de l'Histoire.

    "MESSAGE
    DE COMMENTRY
    1er MAI 1941


    MES AMIS,


    J'AI tenu à passer au milieu de vous cette journée du 1er Mai, la première depuis l'Armistice, afin de bien marquer le sens et l'importance que j'attache à l'idée du travail, autour de laquelle doit s'opérer, selon moi, la réconciliation de tous les Français.

    Le 1er Mai a été, jusqu'ici, un symbole de division et de haine. Il sera désormais un symbole d'union et d'amitié parce qu'il sera la fête du travail et des travailleurs.

    Le travail est le moyen le plus noble et le plus digne que nous ayons de devenir maîtres de notre sort. Un homme qui sait accomplir une tâche avec courage et expérience, représente toujours une valeur pour ses semblables.

    La plus saine fierté que l'on puisse éprouver est de se sentir utile par un travail bien fait. Aucun privilège de rang ou de fortune ne donne à quelqu'un autant de confiance dans la vie et de bienveillance à l'égard d'autrui.

    Le travail répond à cette loi sévère de la nature que rien ne s'obtient sans effort.

    Cette loi du travail a été marquée par une formule de malédiction : « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ». C'est donc à tort qu'on a fait luire à vos yeux le mirage d'une cité future où il n'y aurait plus de place que pour le loisir et pour le plaisir.

    Mais si le travail est pour l'homme un fardeau, il est aussi un bienfait ; il est, en effet, une condition de la bonne santé morale et physique, de l'équilibre et du développement des facultés humaines.

    C'est une erreur de croire que l'on puisse conserver intacts ses dons ou ses facultés dans l'oisiveté. Nous ne développons nos capacités et n'augmentons nos forces que par l'exercice que nous leur donnons.

    La même expérience vaut pour les nations et pour les individus. Une grande nation ne se fait pas par un privilège ou une faveur de la chance : elle se fait par le travail continu de tous ses enfants de génération en génération.

    Un chef d'industrie, un patron, pour mériter le commandement dont il est investi, doit se considérer comme ayant charge d'existences et même, en un certain sens, charge d'âmes ; il doit avoir le souci majeur de la dignité, du bien-être, de la santé, du moral de ses collaborateurs et de leurs familles."

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    1. Suite:
      "Il doit même faire un pas de plus, et, respectant, la liberté de ses ouvriers, ne pas vouloir à toute force leur bien tel qu'il le conçoit, lui, mais tel qu'ils le concoivent, eux.

      Que veulent-ils donc au juste, les ouvriers, lorsque, délivrés de leurs mauvais bergers, ils s'interrogent dans l'honnêteté de leur conscience et dans la sincérité de leur coeur ?

      Ils veulent d'abord :

      S'évader de l'anonymat où ils ont été jusqu'ici trop souvent confinés ; ne pas vendre leur travail comme une marchandise, mais comme des êtres vivants, pensants, souffrants ; avoir avec leurs chefs des relations d'homme à homme.

      Ils veulent ensuite :

      Échapper à l'incertitude du lendemain ; être protégés contre les aléas du chômage ; trouver dans leur métier une sécurité ou, pour mieux dire, une propriété ; avoir la possibilité d'y avancer jusqu'à la limite de leurs aptitudes.

      Ils veulent en outre :

      Participer dans une mesure raisonnable aux progrès de l'entreprise à laquelle ils sont associés ; avoir une sauvegarde efficace contre les misères qui les guettent, lorsque survient la maladie ou lorsqu'arrive la vieillesse ; pouvoir élever leurs enfants et les mettre en état, selon leurs capacités, de gagner honorablement leur vie.

      Toutes ces aspirations sont légitimes, et, dans l'ordre nouveau que nous préparons, elles devront être satisfaites. Elles pourront l'être sans grever les prix de revient d'une charge trop lourde, pour peu que l'esprit de collaboration porte son fruit naturel sous la forme d'un accroissement de la production en quantité et en qualité."

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    2. Suite:
      "Cet ordre nouveau, en quoi consiste-t-il ?

      Abandonnant tout ensemble le principe de l'individu isolé en face de l'État, et la pratique des coalitions ouvrières et patronales dressées les unes contre les autres, il institue des groupements comprenant tous les membres d'un même métier : patrons, techniciens, ouvriers.

      Le centre du groupement n'est donc plus la classe sociale, patronale ou ouvrière, mais l'intérêt commun de tous ceux qui participent à une même entreprise.

      Le bons sens indique en effet, lorsqu'il n'est pas obscurci par la passion ou par la chimère, que l'intérêt primordial, essentiel, des membres d'un même métier, c'est la prospérité réelle de ce métier.

      Les artisans ont été les premiers à comprendre cette grande vérité et à la mettre en pratique. Il existe déjà parmi eux de nombreux essais de précorporations qui n'attendent que la consécration légale, pour devenir des corporations véritables.

      Moins répandue dans les milieux industriels, l'idée y a fait pourtant depuis quelques années des progrès sensibles. Partout où elle s'est introduite, elle a eu les effets les plus heureux.

      L'expérience a montré que partout où des hommes de bonne foi, même issus de milieux sociaux très divers, se rencontrent pour une explication loyale, les malentendus se dissipent pour faire place à la compréhension, puis à l'estime, puis à l'amitié.

      Lorsque dans chaque entreprise, ou dans chaque groupe d'entreprises, patrons, techniciens, ouvriers, auront pris l'habitude de se réunir pour gérer en commun les intérêts de leur profession, pour administrer en commun leurs oeuvres sociales, apprentissage, placement, qualification, allocations familiale, secours de maladie, retraites, logements ou jardins ouvriers, il ne tardera pas à se créer entre eux une solidarité d'intérêts et une fraternité de sentiments indestructibles.

      Dès lors, l'union de la nation ne sera plus une formule trop souvent trompeuse, mais une réalité bienfaisante.

      L'ordre social nouveau, tenant compte de la réalité économique et de la réalité humaine, permettra à tous de donner leur effort au maximum dans la dignité, la sécurité et la justice.

      Patrons, techniciens et ouvriers, dans l'industrie comme dans l'artisanat, formeront des équipes étroitement unies qui joueront ensemble, pour la gagner ensemble, la même partie. Et la France, sur le plan du travail comme sur tous les autres, retrouvera l'équilibre et l'harmonie qui lui permettront de hâter l'heure de son relèvement."

      Désolée de reproduire ce texte franchement horrible mais:

      ALORS, EVA JOLY, RAISON OU PAS?
      Je pense que oui, à la lecture de ce texte.

      Toute ressemblance avec des personnages ayant existé n'est ni fortuite ni imaginaire

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    3. Lien ici: http://www.marechal-petain.com/appel27.htm
      pour dénoncer les idées de Sarkozy

      A faire circuler
      Bises à tous et à Noum

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    4. Ouais:
      "Mais que veulent les Français? je vais vous le dire: Les Français veulent..."
      Signé sarko, coppé, bertrand etc........
      affligeant quand ça fait 5 ans qu'on nous bassine avec
      cette phrase!

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  6. Même merkel commence à se rallier au discours de hollande, tout comme la bce!
    Hollande n'est pas élu que déjà, ses (bonnes)idées le précèdent!
    Le signe d'un bon leader.

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  7. Sarko est mort vive SILcéron

    http://republicoin.blogspot.fr/2012/04/presidentielle-2012-le-grand-discours.html

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  8. Quel niveau, ce type fait honte à la France, jamais ceci ne c'était produit auparavant, jamais!

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  9. Mon cher Juan, quand tu termines tes articles par : "ami sarkozyste, es-tu là ?", je me demande s'il en reste encore des sarkozystes mais,oui, je vois qu'il en reste, accrochés comme la moule au rocher, tournés vers le sauveur comme le tournesol vers le soleil, ils sont toujours là. Désemparés parfois, injurieux souvent, ils résistent pour défendre les vraies valeurs du candidat sortant jusqu'au 6 mai. Et à partir du 7 mai, me direz-vous ? Nous le verrons enfin préparer son déménagement, merci à TF1 et à France 2 pour les jolies images. Aussi, pour celles et ceux, qui comme moi, l'ont toujours rejeté, il faudra rester vigilant et exigeant avec son successeur. La partie continue.

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  10. La presse en ce moment parle abondamment du retour de DSK et que ce personnage "s'invite dans la présidentielle", il faut faire attention, ce personnage n'est toujours pas accusé, mais il n'est aussi toujours pas blanchi, personnellement je n'aime pas trop ce retour et je ne dois pas être le seul, c'est peut-être une tronche de la finance mais c'est aussi un homme avec ses pulsions et ses défauts, l'arbre ne cache pas la forêt.

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    1. Moi ce que j'aime pas c'est les mecs qui piquent leur pseudo sur le forum Marianne2.fr

      Trouve toi un pseudo à toi !

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    2. Eh, je vais prendre le tiens que tu caches si bien, maintenant mon pseudo, va être tête de noeud, ou alors débile, ou alors cretin, comme tu veux, ok, allez vas te coucher tu es ridicule

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