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4 mai 2012

261ème semaine de Sarkofrance: alors, c'est la fin. Ou pas?

Il nous avait promis de « l'exploser » en plein vol et en plein débat. Bien sûr, c'était une confidence en off à quelque journaliste du Figaro. Mais ce fut l'inverse. Son agressivité ne porta pas. Cette semaine, la dernière de sa présidence active, se termina sur François Bayrou rejoignant le référendum anti-Sarkozy.

Désarçonné, le Monarque faisait mine d'attendre, encore fois, une vague, cette fois-ci qualifiée d'immense.

Voici la dernière chronique de la dernière semaine du dernier quinquennat de Nicolas Sarkozy.

J-7: Sarko et les officines
A Dimanche+ sur CANAL+, le Monarque zigzagua une fois de plus, une fois de trop. Il sentait qu'il était aller trop loin contre l'Immigré. Non pas qu'il avait renoncé à convaincre un maximum des électeurs frontistes du premier tour. Mais son propre camp avait fini par être gêné. Et François Bayrou ne s'était pas encore prononcé.

Il se félicita donc de la France accueillante, mais ne put s'empêcher de raviver le cliché d'une immigration profiteuse de notre Sécurité sociale: « Je ne peux pas accepter – dans la situation économique, fiscale, sociale de la France – une immigration qui ne serait motivée que par le seul attrait de prestations sociales parmi les plus généreuses d’Europe. Qu’y a-t-il d’antirépublicain à cela ? » Qui y avait-il de républicain à ne jamais parler des bénéfices, notamment économiques, de l'immigration ?

Ensuite, il fila à Toulouse. Son meeting fut retransmis en direct dans 6 autres villes de France, dans des salles parfois à moitié vides.

A Toulouse, il fit peur avec la Grèce, l'Espagne, le drapeau rouge, et l'immigré. 
Encore.

Nicolas Sarkozy s'était aussi énervé contre la récente révélation de Mediapart, qualifiant le site d'« officine au service de la Gauche ».. Mediapart avait commis l'infâme sacrilège de publier un courrier de l'ancien patron des secrets libyens, daté de 2006, adressé à un autre dignitaire libyen, et confirmant le don de 50 millions d'euros à la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007. L'auteur, incarcéré au Royaume Uni, et le destinataire, protégé d'Interpol par les autorités françaises, nièrent avoir écrit/reçu ce courrier. Sarkozy dénonça l'« infamie » et, le lendemain, porta plainte contre Mediapart.

Durant le weekend, Dominique Strauss-Kahn avait été surpris rue Saint-Denis, à l'anniversaire de Julien Dray. Et quelques extraits d'un ouvrage sur DSK avaient été publiés par The Guardian. L'occasion fut trop belle pour le clan sarkozyste. Avec un sens de l'opportunité et du contrefeu médiatique parfait, le Figaro publia quasiment de larges extraits du PV d'audition de DSK devant les magistrats dans l'affaire du Carlton de Lille. Une audition vieille de 5 semaines. Nous nous interrogions: Le Figaro est-il une officine de Nicolas Sarkozy ? Mieux, la DCRI de Bernard Squarcini demanderait-elle les fadettes de la journaliste du Figaro pour identifier l'origine de cette violation du secret de l'instruction ?

La riposte sarkozyste passait aussi par Nathalie Kosciusko-Morizet, la porte-parole du Monarque Celle qui écrivait tout son désaccord à l'encontre du FN il y a 6 mois abusait désormais de tous les excès de langage et amalgames pour fustiger François Hollande, sans trouver rien à redire à la course vers l'extrême droite de son mentor. 

J-6: Sarko élève le débat
« Chaque fois que je m'adresse aux Français, je veux élever le débat.» Nicolas Sarkozy avait toujours de curieuses et schizophrènes formules, comme ce lundi 30 avril, en Avignon. Les observateurs notèrent que Sarkozy semblait cramé, grippé, épuisé. Il faisait trop chaud.

Mais Sarkozy continua dans la surenchère de dernière ligne (d'extrême) droite: « moi, je n'accepterai jamais l'euthanasie ». Sur la dépénalisation du cannabis, « je laisse à Monsieur Hollande et ses amis ces idées-là ».

A Avignon, il fit peur avec la Grèce, l'Espagne, le drapeau rouge, et l'immigré.

Encore.

J-5: Sarkozy chez les Riches 
Pour le 1er mai, Nicolas Sarkozy fit le meeting qu'il souhaitait. Ou presque. C'en était drôle. D'abord le lieu, place du Trocadéro, au coeur du riche XVIème arrondissement. Célébrer « le vrai travail » chez les Rentiers, quelle curieuse idée ! Ensuite la foule. Sarkozy, sur l'estrade, annonça 200.000, soit près du double de son meeting de la Concorde, dans un espace cinq fois plus petit. Au mieux, ses supporteurs étaient 30.000, ce qui était déjà bien. Pourquoi toujours en rajouter ? Il y avait Jean-Christophe Lagarde, Nadine Morano, Alain Juppé et François Fillon. Mais Jean-Louis Borloo, un temps promis sur l'estrade, boudait encore. N'assumait-il plus ? Il restait caché. Il pensait aux législatives.

Deux heures avant, Marine Le Pen avait promis de voter blanc au second tour. Contre Sarkozy. Elle lui disputait le leadership de la droite. Sarkozy avait si bien légitimé la plupart de ses thèses, qu'il ne lui restait plus qu'à dénoncer l'hypocrisie du clan Sarkozy. Soit Sarkozy assumait sa démarche jusqu'au bout, et donc appelait à voter FN en cas de duel FN/PS au second tour des législatives, soit il fallait l'achever.

Contre le « faux travail » et les « vrais assistés », il eut ses habituelles caricatures. Comme celle sur la prétendue injustice «que les aides soient trop souvent réservées à ceux qui n’ont pas travaillé et que ceux qui ont travaillé soient moins aidés.» Il défendit sa TVA sociale, « une TVA pour freiner les délocalisations, pour protéger l’emploi français.» C'était faux, car la baisse de charges sociales bénéficiera marginalement aux secteurs exposés à la concurrence étrangère (notamment l'industrie). Et la hausse de TVA en octobre prochain - +1,6 point - restera trop dure pour le plus grand nombre (après celle de 1,5 point pour la TVA réduite, les déremboursements médicaux, la hausse des taxes sur les mutuelles, etc), et trop faible pour changer quoique ce soit pour le coût du travail.

Il tenta aussi de propager un nouveau concept,« un nouveau modèle français». Il était trop tard, à 5 jours du second tour, de s'inventer des gadgets électoraux.

Au Trocadéro, il fit peur avec la Grèce, l'Espagne, le drapeau rouge, les médias et l'immigré.

Encore.

J-4: Caliméro au Grand Débat
C'était le Grand Débat, le Grand oral. Nicolas Sarkozy attaqua dès ma première minute. François Hollande répliqua dès la dernière minute. Au final, la presse conclut au match nul ou à la victoire du candidat socialiste. Ce qui voulait dire que la victoire avait été sacrément franche. Nicolas Sarkozy avait surpris jusqu'à son camp. Il semblait usé, incapable de sortir du terrain de son adversaire. Il voulut passer pour une victime, énumérant toutes les méchancetés et énormités prononcés contre lui depuis 5 ans. Dans le même paragraphe, il se félicitait d'avoir réussi à rassembler la France. La preuve, aucune violence, aucune émeute. C'était faux, on se souvenait de la bataille de Grenoble.

Il voulait qu'on oublie son bilan, les atteintes aux personnes qui augmentent, l'éducation en berne, le bouclier fiscal, la précarité en hausse, la désindustrialisation, le chômage qui explose, les déficits aggravés avant la crise, etc. Etc. Etc. Fallait-il répéter, une à une, toutes les promesses non tenues ?

Il répéta des pans entiers de ses discours de meetings. Mais ce qui passait devant des supporteurs survoltés fut démonté pièce par pièce par François Hollande. Sarkozy avait commis une immense erreur d'appréciation sur son adversaire. Il avait fini par croire aux mensonges qu'il proférait lui-même.

En fait, nous réalisâmes que pour la première fois depuis 5 ans moins deux jours, Nicolas Sarkozy était face à un contradicteur, contraint de répondre sur son bilan et ses propos. Souvent, il usa de termes violents, tels « mensonge » ou « calomnie ». Souvent, il fut à court d'arguments quand Hollande démontait ses outrances.

J-3: Sarko sent la « vague immense »
Nous étions jeudi. Nicolas Sarkozy semblait apaisé. Ses proches lui avaient dit qu'il avait été génial, immense, fantastique. Ses proches, ce sont son premier problème. Son dernier grand meeting était pour Toulon, en fin d'après-midi. Durant la journée, il confiait sa satisfaction après le débat d'hier. Il était plus calme, il ne regrettait pas la violence, la tension (« une campagne, c'est dur »).

Il ne fallait pas chercher bien loin, pourtant, pour comprendre combien le trouble était manifeste au sein de l'équipe de campagne. Les éléments de langage étaient mal rodés et confus. Nadine Morano expliqua que 3 débats d'une heure (tiens, d'une heure seulement ?) auraient mieux qu'un débat de trois heures. Guillaume Peltier qualifia Hollande d'agressif. Benjamin Lancard l'avait au contraire trouvé pas assez punchy.

Sarkozy voulait se rassurer, et promettait à ses soutiens et son public, « la plus grande surprise de la Vème République » pour dimanche soir. A Toulon, il éructait encore sur une estrade: «Deux jours de mensonges, et des années pour régler la facture, voilà le projet socialiste » ! Il reprit ses accusations habituelles, contre les « tribus » étrangères, contre la presse, contre la « gôche ». Ses discours étaient si agressifs, qu'une vingtaine de supporteurs se crurent autoriser à cracher et crier sur deux journalistes de BFM-TV présents dans l'enceinte du meeting. Le lendemain sur Europe 1, Sarkozy les excusa: « il faut les comprendre ».

La vraie (et seule) nouveauté de cette campagne était celle-là: après le chômeur, le pauvre, l'immigré, le banquier, le trader, Sarkozy s'était trouvé un nouveau bouc-émissaire: le journaliste.

Mais le soir, ce fut le coup dur. François Bayrou annonçait qu'il voterait François Hollande. Le centriste avait franchi le Rubicon. Et non pas par adhésion au programme du candidat socialiste. Mais par rejet de la dérive extrémiste de Nicolas Sarkozy. L'appel au référendum anti-Sarkozy était complet.

Le Monarque avait su rassembler une large coalition arc-en-ciel, mais contre lui. Il fallait le virer, et que notre espace démocratique reprenne son cours normal.

J-2: Sarko ensablé ?
Vendredi matin, sa rage était sourde. Contre Bayrou, étrillé de critiques venant du clan Sarkozy depuis la veille au soir, l'attaque fut directe et sans inspiration: « Bayrou manque de cohérence ». Sarkozy se voulait encore combattif. « Vous verrez dimanche soir, vous verrez une grande surprise ». Il se prenait encore pour la France: « le peuple de France ne s’est jamais senti comme ces dernières semaines, injurié, acculé, manipulé ». Il s'en prit encore aux journalistes, au « monde médiatico-politique » évidemment de gauche, un « monde égocentrique qui se regarde le nombril ». Il se croyait encore candidat du peuple.

Bizarrement, il avait encore un meeting, mais dans une petite salle municipale, aux Sables-d'Olonnes, devant 2.000 militants à peine. « Je sais bien qu'aujourd'hui, le classicisme en politique, c'est de faire peur. Ce n'est pas mon intention. » Et le voici qui enchaînait sur ... l'Espagne. Il se répétait, c'était normal. Il enrageait contre des ennemis imaginaires: « je déteste l'égalitarisme !», mais qui était pour ? «Je pense que la chasse aux Riches est une absurdité ! », mais qui pensait le contraire ?

En coulisses, la cellule Riposte de l'UMP propageait ses dernières boules puantes contre Hollande. Leur campagne s'enfonçait un peu plus dans les égouts. Le candidat socialiste était qualifié de « Malhonnête, mou, parachuté, mauvais gestionnaire, mal entouré » sur un faux site de campagne. Un autre communiqué de presse dénonçait la « tricherie », la « manipulation », ou la « paresse » du rival socialiste.

Ils pouvaient être énervés, à l'UMP. Mediapart avait ouvert son site au public.

J-1: Sarko au repos.
Les dés sont-ils jetés ? Samedi, la campagne est terminée. Chaque camp surveillait l'autre.
Nicolas se reposait avec Carla. Il ferait du vélo, au Chateau de la Lanterne, à Versailles. Ou il regarderait un classique de Dreyer, puisqu'il adore cela. Il était confiant, il ne pouvait pas croire à sa défaite.

Ami sarkozyste, je sais où tu es.

Quitte ton mentor et rejoins-nous.

Il est encore temps. La République mérite mieux

 

37 commentaires:

  1. La dernière ?

    En tous cas, merci Juan pour ces cinq ans où ton travail(avec d'autres...) nous a permis de supporter l'insoutenable.

    JL

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    1. Oui, merci à Juan, qui nous a aidés à supporter, à comprendre et, surtout, à rester éveillés face à des médias, pas très ...,disons, critiques.

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  2. " la dernière chronique de la dernière semaine du dernier quinquennat de Nicolas Sarkozy." Qu'il en soit ainsi !
    Tant a été perdu... mais, pas encore complètement, l'espoir.
    Merci pour ces années de veille partagées.

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  3. enfin le terme de ces 5 longues années
    tout renouvellement du bail est interdit

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    1. bien d'accord ! le renouvellement du bail est interdit , il est devenu fou . Ll se victimise et divise .

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    2. l'introduction de son meeting d'hier à ne pas manquer .

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  4. Bon ben si c'est l'une des dernières chroniques, faudrat-il malheureusement enlever ce lien vers ton blog Sarkofrance? Ce lien, qui à force de cliquer dessus depuis 5 ans (!), brille tellement sur mon ordinateur (effet d'usure) qu'il me rappelait chaque matin par où commencer la lecture des analyses. "C'est la fin. Ou pas?", j'ose espérer que oui, la fin approche.

    Un grand merci!

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  5. Un grand merci pour tous ces commentaires lucides et tellement "vrais". Je dirais que ces analyses critiques vont bien me manquer et je m'en sentirai surement orphelin. Mais a contrario, comme vous je suis heureux que cela finisse et ne souhaite plus qu'une chose, c'est que ce genre de blog n'ait plus lieu d'être.
    Tout n'est pas gagné, nous allons vers des jours incertains. Mai si les français peuvent être traités avec un peu moins de dédain et si le peuple n'est plus pris pour la vache à lait des riches et puissants, ça adoucira la dureté de notre vie.
    Conservez cet esprit critique, et si les circonstances vous le permettent, revenez nous raconter encore vos combats.

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  6. D'accord avec 1984 pour tout ce qu'il a dit
    J'ajouterai un grand merci pour vos "éclairages" sur la sarkofrance.
    Le combat n'est pas terminé pour autant. Ne soyons pas aveugles et restons vigilants. Les promesses...etc... vieux dicton populaire.
    Hasta la victoria siempre

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  7. Je suis venu te dire que je m'en vais ...

    Le dernier commentaire de la dernière semaine du dernier quinquennat de Nicolas Sarkozy : chapô bas mister Juan !

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  8. Merci, encore, plus que 2 jours, et l'espoir de reprendre une vie normale, sans les outrances, les outrages à la vérité:
    mensonges, appels à la haine,entre autres.
    Mais surtout, si nous pouvons dire adieu à cette Sarkofrance honteuse, ne faudra-til pas être vigilants envers les médias? Qu'ils reprennent une vraie neutralité? ne vont-ils pas être tentés pour l'audimat de mettre en valeur un autre monstre médiatique qui ne s'appellerait pas Sarkozy mais aurait la même couleur, la même outrance?
    Si Hollande a réussi sa bataille numérique, c'est grâce à la force des leftsblogs et des autres personnes libres de gauche ou d'ailleurs, libres et courageux. Des électrons libres qui se sont rassemblés pour barrer la route à ces dévoreurs de liberté, qui nous aspiraient toutes celles que nous avions gagnés par la lutte au nom des idéaux révolutionnaires de 1789.
    Cette liberté que Hadopi, puis encore plus terrible ACTA veulent nous prendre sur le Web, culminant avec le projet de "Patriot Act" d'après Toulouse:
    Car sous prétexte de sécurité, on ose assimiler terrorisme, pédophilie et téléchargement aux mêmes gravités.
    Nous avons un devoir envers nos enfants, il est vrai.
    Notre Jeunesse a le droit de pouvoir s'amuser, explorer, inventer sa vie sans la terrible chape de plombs que 5 ans de régime liberticide lui ont infligés. Nos enfants n'auraient-ils aucun choix à part savoir que peu auront un travail, rarement un vrai logement, donc aucune chance de réellement fonder une famille, n'avoir plus le droit d'aimer un étranger, devoir se cacher pour s'amuser, organiser des soirées avec alcool sans cadre social réel, être sur la route tel un futur délinquant....
    Des questions qui sont évidemment non.
    Comme l'a dit Hollande, nos enfants doivent avoir droit à un vrai avenir, pouvoir être libres de leurs choix sans dépendre des agences de notation ou des lois anti-terrorisme.
    Et n'oublions pas:
    Contre Sarkozy ou pour Hollande, continuons à nous mobiliser , allons voter!
    Car chaque voix compte: dans l'urne, elles sont toutes égales!!!

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  9. Vendredi 4 mai 2012 :

    Kadhafi-Sarkozy : la justice tunisienne savait dès octobre 2011.

    Selon plusieurs avocats joints par Mediapart, l’ancien premier ministre libyen Ali al-Mahmoudi a parlé devant la justice tunisienne dès le mois d’octobre 2011.

    Il a détaillé son rôle dans le financement politique de Nicolas Sarkozy en 2007, évoquant des transferts de fonds en Suisse : « En tant que premier ministre, j’ai moi-même supervisé le dossier du financement de la campagne de Sarkozy depuis Tripoli. »

    http://www.mediapart.fr/journal/international/040512/kadhafi-sarkozy-l-aveu-la-justice-de-l-ex-premier-ministre-libyen

    Les journalistes de Mediapart font le point sur ce scandale dans cette vidéo :

    http://www.mediapart.fr/journal/france/040512/mediapart-2012-sarkozy-kadhafi-le-grand-soupcon-libyen

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  10. Bravo Juan pour ton combat numérique de 5 ans.
    c'est un combat de résistance contre la Sarkozy qui ne devrait pas laisser quelqu'un comme Stephane Hessel indifférent.

    encore quelques heures et Un Maréchal Pétain sera à terre, bientôt la libération.
    Dark Ozy

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  11. merci, grand merci à juan pour ce travail d'éclairage et de résistance dans cette période difficile qu'a été ce quinquennat de NS, en espérant que cette observation fine et critique des agissements de ce monarque minable n'aura pas trop laissé de traces sur la psychologie de notre patient commentateur (cauchemars, syndrome de stockholm ?...).

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  12. Juan, jusque a la fin des législatives, si ce n' est trop te demander...

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  13. Moi aussi Juan je me joins aux remerciements de tous. Merci pour toutes ces analyses au jour le jour ; mais dis-moi, avec ce que Mediapart dévoile sur les casseroles que traine encore notre supra-vedette, peut-être q'uil y aurait encore matière à écrire ! oh ! pas tous les jours tu as dois au repos mais juste pour notre dimanche ! s'il te plait Juan ! dis oui !

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  14. ...Juan, il faudrait peut-être continuer ce blog jusqu'aux législatives... J'ai fait un cauchemar : l'UMP et ses complices gardaient la majorité et François Hollande était obligé de prendre Copé comme 1er ministre...

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  15. Merci Juan pour l'espoir que tu nous as donné au cours de ces années.Je t'ai lu tous les dimanches matin et puis ensuite tes chroniques quasi- quotidiennes si bien que tu vas me manquer. Je te souhaite bonne chance dans le journalisme car je sens que maintenant tu ne pourras plus te passer d'analyser les évènements qui vont se produire après la déflagration du 6 mai.Mon plus grand plaisir serait que tu fasses éditer les chroniques des cinq années de malheur pour que nous nous rappelions (et que nos enfants sachent) ce que nous avons subi.
    Roan

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  16. bonjour,
    fidèle lecteur, je te remercie pour ton travail pendant ces années.
    j'ai envoyé les liens à plusieurs amis pour les éclairer.

    espérons que dimanche, ce blog n'est plus lieu d'être ....

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  17. Cher Juan, je ne vous ai connu que récemment et je le regrette. Celà m'aurait fait du bien de vous lire tout au long de ces cinq années que j'ai trouvées interminables. J'espère ne plus avoir à vous lire à partir de lundi, parce que François Hollande aura gagné. S'il perd (quelle catastrophe !) je continuerais à vous lire si vous continuez à écrire. Amitiés à vous que je ne connais pas mais que je considère comme un ami, récent certes, mais réel.

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  18. Juan, vous allez nous manquer.

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  19. Nous savons que rien ne sera facile demain, mais, déjà, nous respirerons mieux. Enfin débarassé(e)s de ces attaques quotidiennes contre les uns et les autres, de cette frénésie mégalomane, qui confine parfois à l'hystérie, de cet amour de soi :"cher miroir, suis-je le plus beau (des présidents) ?". "oui ....". Il était le plus beau, mais on connaît la fin de l'histoire. L'épilogue, c'est demain à 20h ...
    Merci à toi, Juan, pour tes articles.

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  20. La dernière chronique de la dernière semaine du dernier quinquennat....nous y sommes ...enfin!
    Un grand merci pour ces 5 années de veille et d'analyse qui m'ont aidé à tenir le coup!!
    Bravo Juan!

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  21. Un vif merci à vous Juan. Tous les matins, je me suis réjouie de pouvoir lire vos commentaires, puisque vous m'évitiez d'écouter le nabab. J'espère de tout coeur que vous pourrez prendre de longues vacances à partir de ..... Mais vous nous manquerez :-( peut-être pour surveiller le nouveau président, faudra-t-il quand même continuer votre blog...disons hebdomadaire! En attendant à tous, demain VOTEZ

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  22. Bravo pour ta ténacité Juan !
    Quel travail !
    Wildo - anciennement blogueuse sur "CNPMP" (ce n'est pas mon Président), l'Archipel Rouge et Pushs.

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  23. Excellent commentaire encore. Merci Juan. Espérons que demain soir nous serons délivrés de ce lutin malfaisant.

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  24. j'attends avec impatience la réction du "détrôné" explosé dimanche soir!
    à qui va-t-il s'en prendre? quelles insultes va-t-il proférer?
    à moins qu'il ne se terre pour commencer à préparer sa défense dans les (trop) nombreux dossiers que la justice va -je l'espère- ouvrir sans tarder!
    quant à Juan que je sais comment remercier d'avoir été pendant 5 ans mon premier "éclaireur" des scandales de la bande du monarche, qu'est-ce qu'il va me manqer lundi matin !
    mais je me réjouis vu que ça fait tellement longtemps que j'attends ce moment tant espéré.
    bon vent Juan, à toi et ta famille.

    Nivobode

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  25. JUAN,

    J'espère que vous avez commencé à engranger et sauvegarder les perles de Copé en prévision de. ...La copie risque d'être pire que l'original!

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  26. J'ai u tes chroniques chaque jour comme un livre pendant 5 ans. J'ai apprécié. Sans oublier les coulisses de SarkoFrance

    David75

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    1. A propos de livre, je pense que c une excellente idée qui s'impose par devant l'Histoire. j'en réserve d'ores-et-déjà plusieurs exemplaires. Ca aurait de l'allure. Un ouvrage par année ! Avec une version condensée rassemblant les cinq années ! "Cinq ans en Sarkofrance par Juan" le livre !!!

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    2. J'ai adoré les chroniques de Juan et les commentaires (sauf ceux des trolls)depuis près de 2 ans que je suis en pré-retraite, mais je ne suis pas maso et j'espère que dans une poignée de minutes, Sarkosy entrera dans les poubelles de l'histoire et que l'on entendra plus parler de ce sinistre individu, sauf à la rubrique Justice. Les moments difficiles, on les oublie pour ne plus se rappeler que les bons moments : le ouf de soulagement ce soir et le champagne qui attend dans la cave. Dans le cas contraire, p... encore 5 ans et le combat devra continuer!

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  27. Demain SARKOFRANCE est morte!
    Vive Juan!

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  28. il se peut qu'au bout du bout la présidence de Sarkozy, en faisant une forte unanimité contre elle, e, provoquant un rejet fortement partagé, ait été un formidable générateur de lien social, ressoudant des pans entiers de la société auparavant plus ou moins désagrégés.

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  29. bravo juan depuis le début je lis ton blog quel travail!!!!! Marianne a fait un article sur ton blog tu est à l'honneur je te remercirai jamais assez,un vrai travail de titan,s'il te plait mon AMI ne ferme pas ce lien avec la raison et la vigilance citoyenne. tu sait il y aura surement des choses à dire sur les bandits de l'UMP ils vont tous bavés sur le noboléon,et les affaires de corruptions qu'il traine derriere lui!!!! cordialement

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  30. Sarkozy, c'est fini! (http://www.youtube.com/watch?v=J5jYxmm8xAk)

    Mais Sarkofrance c'est pas fini, heureusement parce qu'avec Hollande il n'est pas certain qu'on en est fini, sinon avec le style épouvantable du précédent résident de l'Élysée, du moins avec sa politique...

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  31. Je crois que c'est terminé pour le méchant petit président. Bienvenue au nouveau. Plus de calme, de pondération, moins de discours plus ou moins haineux. Voilà, c'est dit et toujours merci Juan.

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