13 mai 2012

Les adieux de Sarkozy: la mise en scène jusqu'au bout.

Nous étions déçus. Nous croyions qu'il allait avoir quelques mots pour son départ. Il n'en sera rien. Ses mots d'adieu, il les a gardé pour ses ministres puis les collaborateurs de l'Elysée.

Evidemment, tout nous fut rapporté.

La mise en scène de cette présidence n'en finissait pas.

Le précédent Giscard.
En mai 1981, l'allocution télévisée de Valéry Giscard d'Estaing, pour son départ, avait marqué les esprits. Elle était ridicule et digne à la fois. Il fallait quelque cran ou quelque inconscience, pour procéder ainsi et de la sorte.



Nicolas Sarkozy n'a pas envie d'une telle manoeuvre. L'information a été livrée par Arnaud Leparmentier, du Monde. Il paraît que les cartons sont presque terminés.

Il faudra donc se contenter de quelques bribes.

D'abord, son discours du 6 mai au soir, à ses partisans et non à la France. Un discours de militant où il étalait encore ses doutes sur le patriotisme de son adversaire.

Puis ses confidences aux proches, évidemment très, trop largement relayées à la presse pour qu'elles soient désintéressées. Comme celle où il ne se présenterait pas en 2017.

Sarkozy philosophe
Dans le JDD du jour, on nous confia donc de larges extraits de son discours d'adieu au personnel de l'Elysée. C'était la séquence « Emotion » de cette fin de quinquennat. Sarkozy s'épancha sur la tristesse. Il avait des choses à dire sur la tristesse... Sans rire.
« Elle est autorisée, c’est un sentiment créatif et c’est un sentiment qui a une fin. L’amertume ce n’est pas autorisée parce que l’amertume ne crée rien et l’amertume est inextinguible. Plus on est amer, plus on est haineux, a-t-il poursuivi. La tristesse est un sentiment naturel créatif et qui a une fin.»
Sarkozy philosopha sur la vie et l'humilité.
« Il faut prendre la vie avec appétit parce que si on n’a pas d’appétit, la vie elle passe. Enfin, vous savez, la qualité des gens dans la vie, elle se voit à la façon dont ils gèrent les succès et l’échec : on doit avoir la même attitude passionnée et humble face à cela »
Il philosopha sur l'échec, comme un apprenti Sage. C'en était gênant de ridicule. « Il faut prendre des virages et on s’aperçoit que dans chaque pièce qui s’ouvre il y a des nouveaux bonheurs et en tout cas c’est une question d’état d’esprit. Le bon état d’esprit c’est la reconnaissance de ce que la vie nous a donné, la curiosité de ce que la vie va nous réserver à tous. On a créé un réseau qui ne se détruira pas parce que l’on a perdu les élections ».

5 commentaires:

  1. Sans doute veut-il se faire oublier?
    Il a , semble-t-il, certaines casseroles, qu'il aimerait bien qu'on puisse les oublier.
    Et si Copé se plante aux législatives, il pourrait revenir pour refonder une autre UMP, en arguant qu'il a changé, si jamais les affaires sont oubliées...
    Bonne semaine!

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  2. Etant , depuis le 6 mai dernier , vaccinée contre son français épouvantable , je n'ai rien compris au charabia que vous rapportez dans ce billet Juan ^^
    Et j'en suis fière !

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  3. Entre nous, on se demande où il va chercher tout ça. A voir ses leçons de morale, ses cours d'instruction civique ..., on croirait avoir en face de nous un (mauvais) maître d'école du siècle dernier ou plutôt, si je respecte ses déclarations, à un curé, qui surpasse l'instituteur dans son système de valeurs très personnel. Le plus inquiétant, c'est que l'impression que donnent ses monologues, c'est qu'il ne s'adresse qu'à lui-même. Miroir, ô mon miroir !

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  4. Nous étions déçus. Nous croyions qu'il allait avoir quelques mots pour son départ. Il n'en sera rien. Ses mots d'adieu, il les a gardé pour ses ministres puis les collaborateurs de l'Elysée.
    Evidemment, tout nous fut rapporté.

    je pense que depuis 5 ans on l'a trop entendu
    une cure de silence nous fait du bien

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  5. Rancunier comme il est je crains qu'on ait pas fini d'entendre parler de lui. Et en plus il faudrait également s'occuper de son clone en pire. Copé est plus sournois, plus menteur et manipulateur. Il est plus malin aussi, plus contrôlé. Il fait moins peuple que Sarko, il parle toujours comme si on était pendant la semaine du bon langage. Il sera plus difficile à débusquer et la gauche va en voir de toutes les couleurs avec lui. Bref, rien que du bonheur ! :-))

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