31 octobre 2012

35/39 heures: retour sur un désastre médiatique


Le buzz médiatique nous a-t-il tué ? C'est la réflexion que l'on pouvait se faire en écoutant, même distraitement, les commentaires de ce mardi sur une déclaration du premier ministre. Ayrault répondait à une question d'un lecteur du Parisien sur les 39 heures payées 39 dans une interview publiée ce mardi 30 octobre. Il expliqua qu'on pouvait débattre de tout et que cette option ferait débat.

Sur Twitter, la "Tweet-critique" s'excita dès potron-minet d'indignation; ça éructait, ça grinçait des dents, ça couinait; ça oubliait même d'évoquer la signature des premières conventions d'emploi-avenir. Valérie Pécresse ou d'autres UMPistes enfonçaient le clou, c'était de bonne guerre.

Le ministre du travail, sur une autre antenne, rajouta qu'il n'était pas prévu de remettre de cause les 35 heures. Et voici que la chose s'emballa encore davantage. Et Ayrault se sentit obligé de faire la déclaration suivante sur France info:
Ce n’est pas un débat qui est relancé.  Il y a toujours débat dans la société française. On est dans une démocratie. Est  ce qu’on a le droit de parler de tous les sujets ? Un lecteur du Parisien dans un débat que j’ai eu avec plusieurs d’entre eux me pose cette question.
Je dis il n’y a pas de sujet tabou. Simplement ce n’est pas le point de vue du gouvernement. Voilà, je vous  le dis ce matin, il n’est pas question de revenir sur les 35 heures, d’abord parce que  ce n’est pas la cause de nos difficultés économiques, il y en a beaucoup d’autres.
Et donc ce n’est  pas parce que je respecte mes interlocuteurs, qui ont le droit de poser toutes les questions et de défendre tous les points de vue, que pour autant c’est le point du vue du gouvernement. Donc je vais vous faire une confidence. J’ai rencontré hier Loui
s Gallois. il termine son rapport qu’il me remettra lundi. Et bien il n’y aura rien concernant les 35 heures dans son rapport. Il m’a indiqué que, contrairement à ce qu’avait dit le Parisien la semaine dernière, ce n’est pas une proposition qu’il fera. Et en tout état de cause, même s’il l’avait fait, le gouvernement ne l’aurait pas retenu. Ce n’est pas la position du gouvernement.
Il fallait simplement lire la fameuse interview au Parisien pour comprendre combien ce buzz était crétin et raccourci.

En quelques heures, quelques journalistes avaient donc sombré dans un ridicule assez rapide, et de nombreux twittos avec eux. Le soir, sur le Grand Journal de Canal+, Jean-Michel Aphatie tenta encore d'en remettre une couche sur « l'affaiblissement » du premier ministre. A minima, nous aurions aimé pouvoir discuter de cette idée de 39 heures payées 39 si cher à cet aimable lecteur du Parisien. Franchement, qui connaît le nombre de salariés réellement aux 35 heures ?

D'autres analystes, au contraire, ont résisté à cet absurde déchainement, tels Patrick Roger (Le Monde), Bruno Roger-Petit (Le Plus du Nouvel Obs) ou Roland Cayrol (sur LCP).

Pendant 5 ans, nous avons critiqué la fausse urgence installée par Sarkozy comme technique de "management" de l'agenda politique, les faux buzz et fausses annonces, sa boulimie législative qui gâchait nombre de débats, son utilisation systématique de la fébrilité médiatique. Que l'UMP continue dans cette voie-là, avec le soutien de quelques supports médiatiques, est à peine surprenant.

Qu'une fraction de la gauche n'ait pas le recul ni l'envie pour y résister est assez confondant.

Si l'actualité n'était pas si grave, c'en serait même drolatique.

Sur ce, pour celles et ceux qui s'intéressent réellement aux plans du gouvernement, je leur conseille la lecture, au fil de l'eau, des lois de finances pour l'Etat et la Sécurité sociale, ainsi que les transcriptions des débats parlementaires.

Cela prend du temps, c'est plus fastidieux qu'un buzz facile, mais c'est sacrément instructif.



Lire aussi:

24 commentaires:

  1. Autant je te suis sur le fait que tout le monde s'est engouffré dans la brèche sans réfléchir autant il y a quand meme quelque chose qui me gene dans ton billet (Aparté : je n'arrive pas à faire d'accent circonflexe chez toi c'est très étrange ^^ )

    Je veux bien que nous soyons tous des intoxiqués de la mécanique sarkozyste mais jamais vraiment tu ne remets en cause les méthodes de com du gouvernement. Si je t'accorde que finalement ce n'est pas pour ça qu'on les a élus, il n'empeche que ça compte.

    Une fois ?
    Deux fois ?
    Trois fois ?
    Combien de fois ?

    Si je caricature tes propos (no offense) c'est toujours la faute des journalistes qui ne font pas leur taf et de twitter qui se cherche un os en permanence à ronger. Sauf qu'à un moment donné, la répétition devrait engendrer une remise en cause des membres du gouvernement. On pourrait résumer ça au phénomène suivant : ils n'arrivent pas à entériner le fait qu'ils ne doivent plus parler en tant qu'individus mais en tant que force gouvernementale avec des objectifs clairs.

    Si on peut arguer que les gens n'ont qu'à faire la différence, je crains que ça ne soit vraiment une perte de temps. Il faut qu'ils s'adaptent à notre époque de gré ou de force et de préférence vite.

    Ils sont en train de perdre la bataille de la confiance. Pr le type lambda, ça donne trop l'impression d'une improvisation permanente alors que concrètement, j'ai l'impression qu'ils tiennent à peu près leur carnet de route. (après on peut être d'accord ou pas sur son contenu, là n''est pas la question)

    Bref, si je comprends que tu prennes leur défense, il me semble que tu les épargnes trop. A ce stade de pouvoir, on peut légitimement espérer qu'ils soient professionnels jusqu'au bout et la com en fait partie.

    Je ne sais pas, Ayrault aurait pu répondre "heures sup" à ce monsieur. Il ne l'a pas fait, créant de fait un malentendu.

    Ca fait beaucoup depuis mai. Et je crois que tu oublies que les gens ont peur et ont besoin d'avoir des gouvernants qui croient en ce qu'ils font et qui ont l'air de savoir où ils vont. Nous sommes dans un climat très particulier et anxiogène.

    Tu ne peux pas demander aux gens de faire preuve de recul, voire de maturité en ce moment. Oui je sais ce ne sont pas des gosses mais n'oublie pas que nous assistons en ce moment à la dégringolade de quelques pays européens (voir la grève générale qui se prépare ds trois pays) et que les Français sont angoissés. C'est de la psychologie de bazar certes mais c'est ainsi. Quant aux journalistes, bon, je t'accorde que c'est une autre histoire... Mais reste que c'est au gouvernement qu'il faut demander d'être "stable" sur ses postulats.

    Depuis le début, ce qui se joue, c'est est-ce que " nous" avons eu raison de faire le choix des socialistes dans un monde qui biberonne au libéralisme ? Toute brèche crée le doute, le doute crée l'angoisse.

    J'espère avoir été claire :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Très claire (et sans accents): je ne nie pas qu'il n'y ait pas de couacs, loin de là. J'en ai fait un long billet, publié également chez RAGEMAG (pub) vendredi dernier: http://sarkofrance.blogspot.fr/2012/10/communication.html

      Supprimer
    2. J'encourage les lecteurs du blog à consulter les archives de SARKOFRANCE à l'époque du mandat précédent; ils verront que SARKOFRANCE était bp moins indulgents sur les couacs de l'époque, et plus explicite sur les cotes de popularité quand elle chute (courbes à l'appui): c'est ce qu'on appelle la partialité...

      Supprimer
  2. Bien dit Catnatt , rien à rajouter..Je pense qu'un "méchant" comme Cahuzac , qui sait parler clair, saurait mieux tenir Matignon.

    RépondreSupprimer
  3. Ps Excellent résumé du Pb par Bernard Guetta ce matin sur Inter.

    RépondreSupprimer
  4. les journalistes ne sont pas blancs quoiqu'en dise Catnatt

    ce matin BFMTV , télé gôchiste bien connue passe son temps à décrire le scénarion catastrohe deu retour aux 39 heures comme si c'était déjà décidé

    y en a plus que marre de la subjectivité d'une certaine presse où la proposition Peltier n'aurait pas à être mise en oeuvre

    RépondreSupprimer
  5. le meilleur... : Larrouturou plaide pour les 32 heures.....
    s'engouffrant dans la brèche.

    il est revenu au PS pôvre de lui....

    RépondreSupprimer
  6. Et bien, en ces temps anxiogènes il est bon de rire un peu, certes par de quoi s'en faire péter la sous-ventrière quand même mais bon. De la presse d'abord qui s'est jetée sur la nouvelle bourde comme la vérole sur le bas clergé breton au point de commencer à paraître suspecte, et du premier ministre qui même pas rétabli de sa précédente bourde (loi Duflot foirée par les services v. Conseil Constitutionnel) glisse sur une belle peau de banane avant de s'enferrer dans un beau pataquès avec l'enthousiasme d'un débutant.
    Si maintenant il pouvait se ressaisir et mettre les grands talents dont on le pare au service de l'Etat et des Français, il serait peut-être possible d'avancer au lieu de se perdre en explications oiseuses sur la très grande faute des médias de droite qui vendent du papelard avec ces bétises ?

    RépondreSupprimer
  7. Et si tout le monde la "bouclait" pour quelques temps, gouvernement et "journaleux"?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien dit, en outre, ça nous ferait des vacances

      Supprimer
  8. Réponses
    1. Ce n'est quasiment plus que la référence à la durée légale du travail. Dans les faits les salariés travaillent bien davantage, en moyenne plus de 37 h/hebdo s'il m'en souvient.
      Il en reste les rtt pour les cadres qui s'y cramponnent fort et le seuil de déclenchement des hres supp. pour les autres s'ils ont la chance de les voir comptabilisées sur des compteurs, de pouvoir les récupérer ou se les faire payer plus rarement.
      Il reste aussi les allègements de charges patronales, fusionnées au fur et à mesure des détricotage en "réduction bas salaire".
      Vous voulez qu'on en parle ? Tout doit alors être mis sur la table.

      Supprimer
  9. Notre Premier ministre déclare que le sujet des 39 heures n'est pas tabou. Faire ce genre de déclaration, alors qu'on est inaudible sur l'action de son propre gouvernement et puis répondre qu'il s'agit de respecter son interlocuteur, c'est du professionnalisme.

    Il y a d'autres sujets qui ne devraient pas être tabous, comme la fiscalité. En effet, si le pouvoir veut réduire le déficit de notre pays, il est nécessaire de rablir réellement la progressivité de l'impôt et de demander plus d'efforts à ceux qui peuvent payer plus avant de se retrouver dans la même situation que la Grèce et l'Italie. Ca s'appelle la solidarité et, dans l'histoire des démocraties, les taux d'imposition ont déjà été bien plus élevés. Le cynique Copé a bien compris qu'il fallait allumer des contrefeux, lui qui ne cesse d'aboyer et qui met la pression sur le gouvernement en faisant croire que l'effort fiscal est déjà insupportable. D'ailleurs, que font les 98 grands patrons de multinationales qui se prennent pour les représentants de la Nation si ce n'est mettre en cause ce pouvoir en prenant les Français pour témoins ? Ceux qui déclarent qu'on est dans une période post-démocratique ont-ils vu juste ?



    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il est intéressant de noter que parmi ces 98 patrons il y a des hommes de gauches, voir certains qui sont carrément passé par les cabinets ministériels quand la gauche était au pouvoir?

      Alors, ne faut-il que y voir une manipulation de la part des méchants de l'UMP ou il y a véritablement un problème avec la compétitivité en France

      Supprimer
    2. Il est intéressant de noter que parmi ces 98 patrons il y a des hommes de gauches, voir certains qui sont carrément passé par les cabinets ministériels quand la gauche était au pouvoir?

      Alors, ne faut-il que y voir une manipulation de la part des méchants de l'UMP ou il y a véritablement un problème avec la compétitivité en France

      Supprimer
    3. Le rétablissement de la progressivité de l'IRPP à lui seul ne suffira pas à rétablir les comptes. Alors oui il faut le faire. Sans doute autrement que de rajouter des feuilles au mille-feuilles fiscal ainsi qu'il est fait actuellement. Et là ça craint pour ceux qui l'appellent de leurs voeux, parce que jusqu'ici le gouvernement Ayrault n'a pas su vendre une seule de ses idées correctement.

      Supprimer
  10. Franchement, Ayrault s'est bien fait avoir sur ce coup là mais la faiblesse appel la faiblesse. Savoir communiquer fait effectivement parti des attributions du Premier Ministre.

    Quant au 35 heures, si on en est encore à se demander 15 ans après si c'était une bonne idée, c'est qu'il y a probablement un probléme. Pour ma part, je pense que leurs vertus ont été très variables (cela dépend du post et de l'entreprises) et qu'elles n'ont pas créer tant d'emplois que cela tout en coûtant cher. Bref, une mauvaise idée qui trahit une vision assez verticale de l'économie et du rôle de l'état dans cette dernière.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "Qsi on en est encore à se demander 15 ans après si c'était une bonne idée, c'est qu'il y a probablement un probléme"
      ==> qui se le demande ? Les névrosés obsessionnels de la droite décomplexée, l'espèce de droite aux pratiques de parvenus qui exhibe sa bêtise sans vergogne ?

      Supprimer
  11. programme socialiste


    Petit récapitulatif, mais restez calme les Ami(e)s, surtout:

    La taxation des heures supplémentaires pour 9 millions de salariés,

    L’augmentation de 23% de l’impôt sur le revenu pour 16 millions de foyers.

    La hausse de la fiscalité pour 7,5 millions de retraités,

    La taxation de l’épargne salariale pour 8 millions de salariés,

    L’augmentation des taxes sur la bière, sur le tabac et de la redevance télé,

    L’augmentation de 30% de l’impôt sur les sociétés,

    La hausse des cotisations sociales pour tous les salariés afin de financer le retour partiel à la retraite à 60 ans.

    La hausse des cotisations sociales pour 2,5 millions d’artisans, commerçants et professions libérales,

    La remise en cause du quotient familial,

    La réduction des aides fiscales pour les emplois à domicile,

    La hausse des droits de succession.

    Abrogation programmée des peines-plancher contre les multirécidivistes et de la

    Rétention de sûreté contre les criminels les plus dangereux ;

    Suppression des tribunaux correctionnels pour les mineurs récidivistes ;

    Renoncement à l’objectif d’atteindre 80 000 places de prison ;

    débat sur la dépénalisation du cannabis et expérimentation de salles de shoot, pour les drogues les plus dures,

    28 juin, arrêt des placements en centres de rétention administrative pour les familles

    de clandestins.

    4 juillet, assouplissement des critères de régularisation des sans-papiers.

    20 juillet, suppression des 30 € de franchise pour bénéficier de l'aide médicale d'Etat.

    22 octobre, baisse de plus de 50% du coût d'un visa pour obtenir un titre de séjour.

    çà va toujours calmes mes amis ???

    RépondreSupprimer
  12. Tempête dans un verre d'eau qui en dit long sur la fébrilité de celles et ceux qui se sont précipités sur un zest d'ambiguité pour monter en épingle des propos qui à l'analyse laissait entendre assez sereinement que Ayrault pas l'intention d'interdire de débattre d'un sujet quel qu'il soit si certains veulent débattre ! Pas davantage à celui-ci qu'à un autre. En aucun cas il ne laissait entendre qu'il était lui demandeur d'un tel débat en tant que chef du gouvernement ! Après qu'il eut s'agit d'un ballon d'essai, pourquoi pas ; mais franchement très timide ! Ainsi, ce fut l'occasion de préciser qu'il n'est pas question de remettre en cause la durée légale du travail, ni son plafond actuel !

    RépondreSupprimer
  13. "Est ce qu’on a le droit de parler de tous les sujets ?" demande Ayrault. Est-il prof de philo dans un lycée ou Premier ministre d'un pays qui traverse une crise ?

    Comme le dit Catnatt, les Français ont besoin de gouvernants qui savent où ils vont, de gouvernants qui donnent du sens à leur politique, même si tous les français ne sont pas d'accord.

    La propension de Sarkozy à cliver a rendu la situation insupportable et l'a conduit à sa perte. Il ne s'agit pas de faire le contraire aujourd'hui alors que, par ailleurs, les socialistes ont bien plus qu'une petite idée de ce qu'ils veulent faire, comme ils l'ont montré le TSCG sans aucun état d'âme.

    Alors, improvisation, navigation à vue ou dissimulation ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. A ^propos du TSCG on pourrait aussi bien dire que les socialistes suivent le mouvement que tout le monde suit parce que tout le monde le suit parce que c'est tendance dans les sphères dirigeantes de s'arcboutter sur cette orthodoxie ! Nul de sérieux ;) n'espérait sérieusement voir les socialistes enfourcher une position hétérodoxe ! Personne ne sait quoi faire dans la situation présente car nous sommes dans une crise de civilisation majeure semble-t-il !

      Une comme on n'en vit pas tous les siècles ! La pire de toute vraisemblablement car elle concerne la totalité de la planète et elle est générée par des forces sans commune mesure avec ce que l'on a connu au cours des siècles précédents avec des niveaux de complexité et d'interdépendance faramineux et des vitesses décoiffantes !

      Avec en prime le nucléaire civile et militaire aux quatre vents ! Plus un petit réchauffement climatique ! Sans oublier la fin des grands récits de l'Occident post-moderne ! Manque aussi le pic oil et autre diminution relative des ressources naturelles ! Et une démographie prospère à ne point négliger !

      Enfin bref un coktail inédit dont le mélange est susceptible de produire bien des situations propres à dépasser nos capacités d'absorption et de maîtrise ...

      Nonobstant le fait que tout le monde, pour sa tranquillité d'esprit, préfère regarder ailleurs avec une pointe de fatalisme et feindre de croire qu'on saura tjrs faire ... face en temps et en heure au fur et à mesure que les défis se présenteront ! La preuve en est ...

      Supprimer
    2. "Personne n'espérait voir les socialistes enfourcher une position hétérodoxe". Non, personne, sauf les socialistes eux-mêmes dans leur programme présidentiel.

      Maintenant, la plupart des électeurs ayant voté Hollande soit par conviction, soit pour mettre Sarkozy dehors attendent au moins d'avoir une équipe, qui a une vision d'avenir. Une vision inspirée par la justice sociale et la solidarité nationale différente du projet conservateur ou social-libéral qu'on trouve dans de nombreux pays européens aujourd'hui.

      On n'a pas voulu d'un produit fort et amer avec des objectifs dévastateurs, ce n'est pas pour se retrouver avec le même en version light.
      Le light : plus facile à ingérer, mais aussi dangereux pour la santé.

      Supprimer

Merci par avance de votre commentaire. Les insultes, les commentaires racistes, antisémites, pornographiques, révisionnistes, sexistes ou en général tout sujet contraire aux valeurs humanistes ne sont pas acceptés.
Les commentaires PEUVENT être modérés et donc censurés.