10 octobre 2012

Pourquoi Sarko ne va pas revenir

Honnêtement, je regrette le garçon. On s'amusait bien dans nos malheurs. Il était mauvais, agressif, clivant, inconstant, inégal, bravache, narcissique, agité. Pour un blogueur politique, c'était un régal.

La Fabrique de l'Opinion avait mis quelques temps à le réaliser; puis tout le monde médiatique s'était rallié à notre anti-sarkozysme.

Au moins le temps d'une campagne et d'une défaite. Depuis l'été, les médias conservateurs s'amusent à régulièrement titrer sur l'éventuel retour de Nicolas Sarkozy (Et s'il avait raison ? Et s'il revenait ? Et s'il se déclarait ? etc...).

Nous espérons bien que Nicolas Sarkozy n'est pas loin. Comme Richard Nixon en son temps, nous avons quelques casseroles pour lui. Comme Valéry Giscard d'Estaing en son temps, nous sommes prêts à nous amuser de sa rancoeur philosophale.

Pour l'heure, je préfère lire l'édition de cette semaine de l'hebdomadaire Marianne. Elle prolonge une analyse déjà faite dans ces colonnes. Toutes celles et tous ceux qui célèbrent l'ancien monarque à tire-larigot n'espèrent qu'une chose: qu'il ne revienne jamais.

Et oui.

Ami sarkozyste transi d'adoration et de regrets, il faut te faire à cette cruelle idée: les meilleurs ennemis de Nicolas Sarkozy sont dans son propre camp. Un éventuel retour contredirait trop d'ambitions.

C'est pour cette raison que nous sommes assez confiant sur le sort judiciaire de Nicolas Sarkozy; ça va balancer à droite à chaque fois que Sarkozy fera mine de pointer son bout de nez.

Ami sarkozyste, console-toi.


7 commentaires:

  1. « puis tout le monde s'était rallié à notre anti-sarkozysme. »

    Sauf les quelque 48,5 % de Français qui ont derechef voté pour lui il y a cinq mois… Mais je suppose que ceux-là n'ont aucune existence.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ah Didier Goux, je faisais allusion à la presse (vous savez, "le complot des médias" tant invoqué pendant la campagne). Je vais ajouter cette précision.

      Supprimer
  2. Vous le regrettez, Juan ? Pas possible ! Rappelez- vous les exaspérations du mois d'avril... et les désespérances à l'évocation de son éventuelle réélection.
    Togram

    RépondreSupprimer
  3. Aie, je le regretterai quand il sera bien à la retraite politique définitive, pas avant, on sait jamais...

    RépondreSupprimer
  4. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  5. Certains se pâment devant Lady Gaga, d'autres devant Sarkozy. Chacun ses goûts.

    Mais que les nostalgiques du lider minimo se rassurent, la France pourra se passer de cette caricature d'homme d'Etat pour choisir la voie de la sagesse sur les plans politique, économique, social ..., comme le prouve le vote massif des députés de gauche et de droite pour adopter le TSCG.

    Cela nous démontre au moins deux choses :

    - premièrement que, contrairement au cliché habituellement véhiculé par les médias, la France peut être un pays de consensus, Eh oui, les forces politiques de notre pays savent faire preuve de courage et s'unir quand elles partagent la même vision de l'avenir.

    - deuxièmement que les plats, même les moins appétissants, passent mieux, accommodés avec de la sauce socialo-hollandaise qu'avec de la sauce sarko-piquante.
    Mais ça, on le savait déjà. Ca explique pourquoi plus d'un électeur de droite, y compris patron, n'est pas mécontent de l'élection de François Hollande.

    Hé, hé, pour nous, c'est pas gagné pour stopper "le détricotage des acquis sociaux", comme les appelait Denis Kessler, ancien maoiste devenu un patron ultra libéral.

    Les frontières entre la droite et la gauche sont comme celles de l'UE, pas si étanches que ça.


    RépondreSupprimer

Merci par avance de votre commentaire. Les insultes, les commentaires racistes, antisémites, pornographiques, révisionnistes, sexistes ou en général tout sujet contraire aux valeurs humanistes ne sont pas acceptés.
Les commentaires PEUVENT être modérés et donc censurés.