18 octobre 2012

PLF 2013: pourquoi il faut être vigilant


Le projet de loi de finances 2013 est enfin examiné à l'Assemblée nationale. A force de fausses annonces et vraies rumeurs, on avait cru que tout était déjà plié. Il y a aussi ces manoeuvres en coulisses ou la pression de ce que les mauvaises langues appellent les lobbies.

C'est maintenant qu'il faut être vigilant, pour celles et ceux qui veulent l'être.

Ce mardi 16 octobre, le volet fiscalité fait l'objet de l'attention des députés. Quelques amendements ont déjà été adoptés en commission des Finances. Les débats seront fournis. L'UMP a déposé 253 amendements, le PS 156, les écologistes 18 (dorment-ils ?), le FDG 28 (c'est tout ??), et le centre-droit de Borloo 90. Parmi ces nombreux amendements (la liste n'est pas close), il y a des ignominies, comme la franchise de l'aide médicale d'Etat (AME), que plusieurs amendements UMP défendaient par des proches de Jean-François Copé se proposent de rétablir. A l'inverse, les députés communistes et du Parti de gauche proposent de nouvelles tranches de l'IR à 50 %, 60 % et 70 %.

C'est le premier vrai budget de l'ère Hollande.

Concernant les particuliers:
  • L'imposition des plus-values mobilières au barème de l'IR devait rapporter un milliard l'an prochain. La polémique des #Pigeons a eu raison d'une belle fraction de la mesure. Mais le gouvernement a reporté l'effort sur les 20.000 entreprises réalisant plus de 250 millions d'euros de chiffre d'affaires
  • La réduction au titre des frais réels de transport domicile-travail a été plafonnée par amendements en commission des finances pour les véhicules professionnels de grosse cylindrée.
  • Le taux marginal d'impôt à 45 % pour la fraction de revenus supérieure à 150 000 euros par part de quotient familial reste de mise, et l'une des mesures les plus symboliques du rééquilibrage, encore insuffisant, de l'IR: 320 millions d'euros de recettes attendues sur les 50.000 foyers les plus riches (soit une imposition supplémentaire moyenne de l'ordre de 6.400 euros).
  • Suppression du prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) sur les dividendes et intérêts,  désormais soumis au barème progressif de l'IR: +2 milliards (avec décote pour les dividendes inférieurs à 1.000 euros/an et non plus 2.000 euros comme dans le projet initial du gouvernement)
  • La décote pour les ménages modestes (ceux imposés à la première tranche, soit 5,5%) pour neutraliser l'effet du gel du barème de l'impôt sur le revenu (de 439 à 480 euros, soit + 9 %). -345 millions pour 7,4 millions de contribuables.
  • Les gains procurés par les stock-options seront soumis au barème de l'IR : +45 millions d'euros. gageons qu'il y aura des tentations pour les exclure.
  • Le plafonnement des niches fiscales (de 18 000 euros + 4 % du revenu imposable du foyer fiscal en 2012 à 10 000 euros "secs") a été durcis. On a regretté que les niches en faveur de l'outre-mer restent soumises à l'ancien plafond. de même, les dispositifs Malraux et les Sofica ne sont pas soumises à plafond.
  • La contribution de 75 % sur les revenus d'activité supérieurs à 1 million d'euros, inchangée en commission des finances, rapportera 210 millions d'euros prélevés sur 1.500 personnes. Certains ont moqué la mesure. Mais qui a 210 millions d'euros en trop ? les rumeurs d'un plafonnement par ménage ... n'étaient que des rumeurs.
  • Réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune : +1 milliard d'euros. Le barème a été un peu durci, mais la mesure proposée n'est pas un retour à la formule pré-Sarkozy. Les oeuvres d'art, réintégrées à hauteur de 50.000 euros et sous conditions d'exposition privée, seront vraisemblablement exclues de l'assiette de l'ISF malgré la proposition de la commission des finances. Au ministère de la Culture et ailleurs, on plaide pour la sauvegarde des oeuvres en France... hum hum...
  • La redevance audiovisuelle augmenterait de 2 euros par an. L'idée d'une redevance pour les résidences secondaires a été censurée par le gouvernement.
  • Le dispositif de malus automobile a été prorogé, mais ses tranches abaissées.
Au final, l'UMP n'est pas avare en caricatures et approximations, très justement démontées par la cellule Desintox de Libération. Car oui, il y aura bien quelque 10 milliards de réductions de dépenses publiques.

Sur les entreprises, les mesures ont été peu amendées: 
  • Mardi 16 octobre, les députés socialistes ont réintégré le projet de taxe dite "Google", proposée en 2011 par un député UMP mais censurée par l'ancien gouvernement Fillon, puis re-proposée en juillet dernier mais censurée ... par la gauche. cette taxe vise la publicité en ligne ( 1% sur le chiffre d’affaires des régies publicitaires dépassant 250 millions d’euros; 0,1% en-deça).
  • La limitation de la déductibilité des intérêts d'emprunt à partir de 3 millions d'euros de charges financières par an (85 % pour  2012 et 2013; à 75 % au-delà) devrait toujours générer 4 milliards d'euros de recette attendue. Un dispositif moqué par François Fillon mercredi 17 octobre sur France Info.
  • La réforme de la niche Copé sur l'exonération des plus-values à long terme réalisées par les entreprises à l'occasion de la cession de titres de participation est prévue pour 2 milliards en 2013 ; 1 milliard à compter de 2014.
  • L'extension du crédit d'impôt recherche innovation, pour un coût de 200 millions annuels a été outrageusement négligée par les Pigeons.
  • Le durcissement du report en avant des déficits des sociétés (sous réserve d'une franchise de 1 million d'euros): 1 milliard en 2013 ; 500 millions annuels après.
  • La modification du régime des acomptes d'impôt sur les sociétés : le plafond d'exonération du cinquième acompte est abaissé de 500 à 250 millions d'euros de chiffre d'affaires. 1 milliard d'euros attendu en en 2013.
  • La contribution exceptionnelle sur la réserve de capitalisation des sociétés d'assurance (taxation supplémentaire de 7 % sur les sommes placées dans cette réserve), représente 800 millions de rendement.

36 commentaires:

  1. Vous avez raison, appelons les lobbies des groupes de pression ce sera au moins français.
    Appeler un chat un chat ne devrait pas surprendre le maître de Bidule pourtant.

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  2. "Le taux marginal d'impôt à 45 % pour la fraction de revenus supérieure à 150 000 euros par part de quotient familial reste de mise, et l'une des mesures les plus symboliques du rééquilibrage, encore insuffisant, de l'IR"

    Sachant que seulement un ménage sur deux est soumis à l'IR vous avez raison de parler d'un effort insuffisant de réequilabrage. Pourquoi la moitié des Français échappent-ils même de manière symbolique à l'IR? Mauvais patriotes?

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    1. Hé, le volatile qui cancane. Chapeau pour l'hameçon. Tu vas p'tête bien créer la polémique.

      En attendant, j'ai une question pour ta cervelle de moineau : un milliardaire qui planque son pognon dans les paradis fiscaux, un autre, patron d'Hermès et de VHLM, un Belge y paraîtrait, un troisième qui vit en Suisse et vient se faire soigner en France, t'appeles ça comment toi ?
      Des bons patriotes ou des fraudeurs, qui devraient prendre le chemin du tribunal, voire de la prison ?

      Allez, l'oiseau, chante-nous, comme tes amis les privilégiés, la Marseillaise. C'est pas cher, le patriotisme à ce prix-là !

      Mais, surtout, arrête de te moquer du monde !

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  3. Tout à fait d'accord avec "Coin le Salopard" faisons payer, allez soyons grand prince 1 euros symbolique, tout ces traines savates de RSAstes, SDF, stagiaires non rémunéres, retraités à 452 euros par mois de retraite, intérimaires-précaires, étudiants à mi-temps et autres gôchos afin de dédommager moralement les grands hommes de droite comme Bernard Tapis, ce grand patriote exilé en Belgique.

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    1. le jeu, c'est cherchez l'intru ? Si oui, c'est intérimaires-précaires. De toute la liste, ce sont les seuls qui ont choisi leur situation.

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  4. La moitié des Français n'est pas que constituée de RSAstes, SDF, stagiaires et autres retraités. De même, les dépenses de l'état ne consistent pas qu'en des versements à Monsieur Tapis.

    Pourquoi ne demander qu'à une partie de la population de faire preuve de patriotisme en ces temps difficiles? Pourquoi continuer à offrir des avantages fiscaux a certaines profession comme celle des journalistes?

    Et vous, justice, vous payez l'IR?

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    1. Je paie l'IR, et cela ne me choque pas particulièrement que la moitié des contribuables ne soit pas soumis à l'IRPP. La précarité en justifie une bonne partie, les réductions et crédits d'impôts expliquent le reste.
      C'est un marronnier qui revient chaque année au moment de la discussion sur le budget.
      Personne de sensé ne peut croire le premier ministre lorsqu'il affirme qu'un français sur dix seulement sera mis à contribution.

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    2. ce n'est pas ce qu'il a dit
      toujours du hollande bashing

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    3. Oups oui pardon, il a dit neuf français sur 10 seront épargnés par les hausses d'impôts.

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    4. Le volatile, qui caquète, est une énième version, volante cette fois-ci,du troll de droite.

      Remballe tes hameçons avant de faire abattre par des chasseurs pas trop attentifs. A gauche, on a aucune leçon à recevoir de pourris de droite, qui s'en mettent plein les poches en délocalisant, en ouvrant toutes grandes les portes aux multinationales et aux actionnaires étrangers.
      A ce propos, vous savez à qui appartiennent les plus beaux fleurons du CAC 40 ?

      Pauvre bestiole qui veut créer le buzz. Retourne voir tes amis, qui rêvent de Ministère de l'immigration et de l'Identité nationale.

      La prochaine fois, un conseil, attaque sur l'islam ou le vote des étrangers, ça marche pas mal par les temps qui courent.

      Ou parle-nous de tes amis, ces minus qui s'entredéchirent pour arriver au sommet !

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    5. Et bien que de clichés, et d'attaques ad hominem. Les idées fusent... au ras des paquerettes.
      Démos vous qui avez des ressources, des finances, le secret d'un Etat bien géré, des comptes équilibré, partagez donc vos recettes que le débat progresse au lieu de lancer l'anathème à tout bout de champ.

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  5. Un coup d'Etat se prépare.

    Un coup d'Etat anti-démocratique se prépare.

    Lisez cet article :

    Angela Merkel affiche sa fermeté. Alors que doit s'ouvrir ce jeudi 18 octobre un nouveau sommet européen à Bruxelles, la chancelière allemande fait savoir qu'elle souhaite que l'Union Européenne puisse rejeter le budget d'un pays membre.

    "Nous pensons, et je le dis au nom de l'ensemble du gouvernement allemand, que nous pourrions faire un pas en avant en accordant à l'Europe un véritable droit d'ingérence sur les budgets nationaux", a-t-elle déclaré. Angela Merkel appuie l'idée de confier un droit de veto dans ce domaine au commissaire européen aux Affaires économiques.

    (Dépêche AFP)

    Vous avez bien lu : ce ne seront plus les députés et les sénateurs français qui décideront du budget de la France.

    Ce sera le commissaire européen aux Affaires économiques.

    Ce sera un technocrate non-élu, sans aucune légitimité démocratique, qui décidera finalement quel doit être le budget de la France.

    En clair : ce sera Olli Ilmari Rehn qui décidera finalement quel doit être le budget de la France.

    Olli Ilmari Rehn, né le 31 mars 1962 à Mikkeli en Finlande, est un homme politique finlandais et européen membre du Parti du Centre (Kesk).

    Après avoir été brièvement commissaire européen pour les Entreprises et la Société de l'information en 2004, il a occupé pendant cinq ans le poste de commissaire européen pour l'Élargissement. Depuis 2010, il est titulaire du portefeuille des Affaires économiques et monétaires.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Olli_Rehn

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    1. merkel a des relents d'autoritarisme et de centralisme démocratique qui prévalaient au temps de l'allemagne de l'est dont elle est issue

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    2. Elle montre ses petits muscles pour les gens qui comme vous se laissent impressionner.

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    3. les biscottos de la merluche sont pas plus gros que les miens

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    4. "merkel a des relents d'autoritarisme et de centralisme démocratique qui prévalaient au temps de l'allemagne de l'est dont elle est issue"
      Si on devait tirer les mêmes conclusions hâtives pour Hollande après qu'il eu foutu le PS cul par dessus tête...

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    5. C'est malheureusement la suite logique du fameux TSCG mis au point par Merkel et son toutou Sarkozy, puis approuvé par une majorité écrasante de députés de gauche et de de droite.

      Lisez Coin le Canard, il est content, rassuré, prêt à jouer le jeu, lui : "pourquoi ne pas donner sa chance à Monsieur Rehm ?","Que risque-t-on ?".
      Franchement, c'est à hurler de rire. Renoncer à la souveraineté de notre pays avec le sourire et des remerciements, c'est-y pas merveilleux, ça ! On serait pas les premiers Français à le faire.

      Ca vous rappelle rien, cherchez bien ... en 1938 !

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    6. Bon alors pas de TSCG c'est vilain d'essayer de limiter les déficits et la dette. Alors quid de l'Euro qui reste ou pas dans les tiroirs caisse de votre estaminet préféré ? Et si non, les risques de dévaluation sont considérables, renchérissant le coût de nos approvisionnements énergie en premier (déjà que ça rouspète avec un litre à 1.37 pour le gazole et 1.56 pour le sans-plomb), les épargnants perdront une part importante de leur capital, 1.700 Mrds placés en assurance-vie seulement par des amis de Coin le Canard. Mais aussi des gens inquiets de leur retraite future ou soucieux de transmettre une partie de leur patrimoine sans souci enfin jusqu'ici. Bon passons sur ces milliardaires qui ne méritent pas tant d'égard. Les fonds d'épargne entreprise fondront comme neige au soleil. Merde mon PEE, mon joli PERP, et mon entreprise qui ne vaut plus que la moitié de sa valeur. Bien fait pour elle, heureusement que ce n'est pas une multinationale elle n'arriverait plus à rembourser ses dettes contractées en Euro. Ah mais on s'en fout on est français, tant qu'on ne franchit pas la frontière on reste riche entre soi. Mais l'Europe ce grand dessein ?

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    7. Il y en a certains qui se couchent aussitôt après avoir épanché leur colère et d'autres, comme toi, qui se lèvent à l'aube, n'est-ce-pas Brucolaque ? Des horaires de travail exigeants ou l'insomnie du rentier ?
      En tout cas, des horaires matinaux, qui ne te rendent pas plus lucide.

      Crois-tu sérieusement que ceux qui sont contre le TSCG sont frileux et timorés ? Ils ne sont tout simplement pas d'accord pour remettre leur destinée et leur souveraineté entre les mains de technocrates européens au service des privilégiés, des multinationales. Il est question de dénoncer et de rejeter un traité, qui n'apporte aucun avantage, ni aucun solution nouvelle, si ce n'est de transférer le contrôle budgétaire, donc le pouvoir à un organisme soi-disant indépendant. Aussi indépendant que la BCE, qui ne joue pas son rôle de prêteur et qui enrichit les banques privées.
      As-tu noté que les conservateurs allemands, par la voix de Mme Merkel, étaient en train de pousser leur avantage pour mettre les
      budgets des pays européens sous tutelle ?

      Gérer les budgets européens en "bon père de famille", est-ce cela ton grand dessein européen ? Une Europe pauvre abritant des rentiers protégés de leur pire ennemi, l'inflation. Aucune ambition, aucun projet d'envergure !

      Les arguments contre cette union européenne, qui va nous convaincre qu'il faut travailler à son approfondissement après nous avoir imposé son élargissement, sont innombrables.

      Prenons quelques exemples sur les politiques menées par cette union européenne. Que fait-elle dans les faits :
      - contre les spéculateurs (le marché), responsables de la crise, rien
      - pour permettre la création monétaire et le rachat des obligations d'Etat européennes, comme toute banque centrale, rien
      - pour se doter d'un budget digne de ce nom, rien
      - pour mener une politique industrielle européenne, rien
      - pour réagir et défendre ses produits et son commerce contre les abus de certains pays, notamment asiatiques et la sous-évaluation du yuan, rien
      - pour mettre en place une défense européenne, rien

      La liste est longue des choix ultra-libéraux, des démissions, des renoncements de nos dirigeants européens ...
      Reste leur ritournelle, qui passe en boucle dans des médias complaisants, répétée par des experts amis dûment rémunérés.

      Alors, venir nous parler de grand dessein, de nationalisme, c'est à pleurer. Il faut réellement être aveugle pour plébisciter des politiques malthusianistes, de restriction, de récession, qui entraînent nos pays dans une spirale infernale.

      La seule réponse de ces politiques et technocrates, aussi dogmatiques qu'intéressés, est de nous dire qu'il faut réduire les dépenses et ne pas accroître la fiscalité confiscatoire. Aïe, aïe, tant pis pour des dépenses de santé, d'éducation, de solidarité. Aïe, aïe, tant pis pour tous les "assistés", les fainéants qui ne veulent pas travailler, les petits revenus, les malades.

      Autant de braves gens qui ne comprennent pas le grand dessein européen, c'est ce qu'avait déjà perçu le think tank socialiste Terra Nova. C'est fou comme le peuple ne sait pas prendre de hauteur, ni accepter les sacrifices. On ne peut pas lui faire confiance

      Alors, peut-être faut-il changer de peuple ? ou de dirigeants ?

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    8. C'est là tous vos arguments ? Qu'avons nous fait de notre souveraineté, nous l'avons nous même sacrifiée à l'incurie, l'impécuniosité, le clientélisme électoral en refusant d'entreprendre de grandes réformes lorsque cela était possible.
      Le système de santé est en faillite depuis 15 ans, celui des retraites de base doit être discuté tous les 5 ans, trois ans de crise et c'est celui des retraites complémentaires qui menacent de s'effondrer, l'assurance chômage "espère" ne pas dépasser les 12 Mrds de déficits en 2012.
      Mais croyez vous continuer de la sorte encore longtemps ?
      Ce qui a été fait est fait, allez vous ressassez encore longtemps ou bien organiser des tribunaux de salut public pour châtier les politiques qui ont décidé la libéralisation des contrôles des marchés, les hommes d'affaires qui se sont exagérément enrichis en profitant de ces aubaines ?
      Cela ne règle en rien le problème qui se pose ici et maintenant. Lever l'impôt, réduire les dépenses sans réformer les systèmes de santé, retraité, chômage, revient à poser un cautère sur une jambe de bois ou a tenter de remplir un tonneau percé.
      L'Europe est aussi la somme des Etats, j'ai déjà expliqué ce que c'est pas, tel que vous la dépeignez une sorte de "machin" désincarné, lointain et abstrait, ce sont les mêmes qui dirigent l'Europe et qui dirigent nos pays respectifs. Ils sont élus, vous les avez élus, vous n'avez plus confiance dans votre bulletin de vote ?

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    9. C'est là tous vos arguments ? Qu'avons nous fait de notre souveraineté, nous l'avons nous même sacrifiée à l'incurie, l'impécuniosité, le clientélisme électoral en refusant d'entreprendre de grandes réformes lorsque cela était possible.
      Le système de santé est en faillite depuis 15 ans, celui des retraites de base doit être discuté tous les 5 ans, trois ans de crise et c'est celui des retraites complémentaires qui menacent de s'effondrer, l'assurance chômage "espère" ne pas dépasser les 12 Mrds de déficits en 2012.
      Mais croyez vous continuer de la sorte encore longtemps ?
      Ce qui a été fait est fait, allez vous ressassez encore longtemps ou bien organiser des tribunaux de salut public pour châtier les politiques qui ont décidé la libéralisation des contrôles des marchés, les hommes d'affaires qui se sont exagérément enrichis en profitant de ces aubaines ?
      Cela ne règle en rien le problème qui se pose ici et maintenant. Lever l'impôt, réduire les dépenses sans réformer les systèmes de santé, retraité, chômage, revient à poser un cautère sur une jambe de bois ou a tenter de remplir un tonneau percé.
      L'Europe est aussi la somme des Etats, j'ai déjà expliqué ce que c'est pas, tel que vous la dépeignez une sorte de "machin" désincarné, lointain et abstrait, ce sont les mêmes qui dirigent l'Europe et qui dirigent nos pays respectifs. Ils sont élus, vous les avez élus, vous n'avez plus confiance dans votre bulletin de vote ?

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    10. Voilà si nous sommes dans la panade c'est la faute à l'Europe. Pas à nous qui persistons à croire que le modèle social français est éternel y compris dans le fracas des crises économiques qui tarissent ses sources de financement.
      Pas plus que vous je ne suis pour une austérité trop forte qui étrangle la croissance. Mais bon sang qu'on revienne simplement sur terre.
      Dépenser bon an mal an, 100 Mrds de plus que les recettes vous semble normal, où alors vous ne vous posez tout simplement pas la question. Trop triviale sans doute pour vous esprit élevé.
      On s'endette, et à force d'endettement et d'impécuniosité on finit par lasser les créanciers qui réclament alors des mesures. Et là vous dites niet, touche pas à ma souveraineté affreux étranger riche.
      Bon très bien et maintenant que fait-on ? on continue ainsi ? Car vous n'en dites toujours rien vous contentant de ressasser vos antiennes, l'Europe c'est des nuls, les banques c'est des rapaces, la BCE c'est des incompétents, gniagniagnia.
      Evidemment que Merkel tente de contrôler les budgets des autres Etats qui se comportent en paniers perçés. Elle ne demande pas la tutelle sur le budget du Danemark ou de la Suède qui sont excédentaires. Elle en a marre de payer pour les autres. A juste titre. Sauf qu'elle n'est pas tout à fait le chevalier blanc qu'elle essaye de faire croire. Ses hésitations durant la première année de crise ont aggravé la situation. Ce qui n'empêche que sur le fond elle a raison, les finances des Etats qui le nécessitent doivent être assainies. Reste à fixer le rythme et ce n'est pas l'Europe qui a pris l'engagement de revenir à 3 % de déficit en 2013 pour la France c'est François Hollande.
      Alors oui je me lève tôt, vous savez ce qu'on dit sur ceux qui se lèvent tôt : l'avenir leur appartient.

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    11. Mais, dis-moi, camarade, qui s'attaque aux "salopards" de droite, question arguments, t'es un petit peu court.
      Ce n'est pas en dénigrant ce que j'écris sur le mode : "l'Europe c'est des nuls, les banques c'est des rapaces, la BCE c'est des incompétents, gniagniagnia" que tu démontres quoi que ce soit de sérieux. Tu dois être un ancien révolutionnaire reconverti, robespierriste peut-être, pour me faire le coup du Comité de salut public.

      Si j'ai bien compris ton raisonnement, le système, qui est en place, et les décisions qu'il a prise ne peuvent pas être remises en cause ou alors on ressasse. "L'avenir qui t'appartient, c'est de maintenir l'existant, fût-ce t-il mauvais et destructeur".

      A ta question de savoir si "dépenser bon an mal an, 100 Mrds de plus que les recettes me semble normal", je te rappellerai que nous en sommes là pour de nombreuses raisons : les recettes de l'Etat ont diminué et continuent à diminuer à cause de la crise et surtout grâce aux cadeaux fiscaux faits aux privilégiés et aux grandes entreprises depuis de nombreuses années, et également à cause de dépenseses non maîtrisées, tout cela ajoutée à une procédure budgétaire, qui amène à reconduire systématiquement dépenses et recettes d'une année sur l'autre.

      Au pouvoir depuis six mois, Hollande a commencé à prendre des mesures, qui vont dans le bon sens, mais nous sommes encore loin du compte, comme on dit. En plus de la frilosité du pouvoir, les résistances s'organisent, comme les fameux pigeons pour ne pas subir "une fiscalité connfiscatoire" (marque déposée par la droite, comme "les marchés").

      Est-ce que tu te souviens du taux d'imposition marginal appliqué dans les années 70 en France et aux Etats-Unis avant l'arrivée de Reagan ?

      Avant la prise en main des économies occidentales par les ultra libéraux, les traitement de chox assénés par le FMI aux pays en développement et avec la participation active des sociaux-libéraux, version Strauss-Kahn.

      Réjouis-toi, Brucolaque, les dirigeants et technocrates européens vont imposer la rigueur pour punir les mauvais éléves, les pas gentils, ceux qui dépensent trop. Il n'y a qu'à regarder du côté de la Grèce et de l'Espagne pour en être convaincus.


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    12. Mais cessez donc les analyses psycho-machin truc bidule en tentant de deviner ce que j'étais ou si je me lève tôt, tard ou pas du tout, à personnaliser le débat vous ne le faites nullement progresser. Vous vous couvrez en plus de ridicule. Et soit dit en passant nous n'avons pas gardé les cochons ensembles, je vous remercie donc d'éviter tout tutoiement intempestif.
      Occupez vous plutôt de produire des arguments sérieux au lieu de ce galimatias gauchisant qu'on peut entendre dans tous les bistrots.
      Cessez aussi de ressasser le passé, s'il explique la situation actuelle il ne vous aide visiblement pas à trouver d'autre solution que la désignation de boucs émissaires qui ne nous sortirons pas de la crise actuelle.
      Pour tenter de conserver un peu de cette souveraineté qui nous tient tous tant à coeur mieux vaudrait ne pas perdre le contrôle de nos finances en les laissant déraper si nous ne voulons pas de la tutelle budgétaire européenne et du "vigile" (quel mot affreux) qui surveillerait les comptes.
      Les impôts en plus c'est nécessaire mais pas condition suffisante pour parvenir à contenir les déficits. De plus les besoins sont tels que les hausses d'impôts n'y suffiront pas. Vous pouvez tenter le choc d'une ponction fiscale importante une année mais pas deux. Les contribuables font des arbitrages qui limitent ensuite le rendement de l'impôt.
      Il faut donc des mesures d'économie et donc réformer structurellement. Louis Gallois chargé par le président de la République d'une mission de réflexion sur la compétitivité vient de rendre un rapport accablant. Accablant pour les citoyens en proposant le transfert de 30 à 50 Mrds de charges patronales sur les contribuables.
      J'espère que vous avez une meilleure idée sinon nous passerons tous un sale quart d'heure.

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    13. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  6. Pas folle, la mère Merkel. Elle ne veut pas payer pour nos dettes (et celle de l'Espagne et de l'Italie) sans que soit exercé en retour une forme de contrôle. Ça ne vous fait pas très plaisir mais vous devez quand même reconnaitre que cela se tient de son point de vue. Et puis le peuple allemand ne veut pas payer pour l'Europe du sud. Pourquoi lui demander dans ces conditions de faire preuve de plus de courage politique que messieurs Sarkozy ou Hollande.

    Quant au droit de regard de Monsieur Rhen sur le budget, reflichissez-y un peu. C'est quoi l'alternative: laisser un parlement qui a beau être l'émanation du peuple mais qui en pratique n'a pas été capable d'approuver un budget à l'équilibre depuis 40 ans. Puisque nos députés de droite comme de gauche ont fait preuve d'autant de retenu qu'un adolescent moyen face à sa première carte de crédit, pourquoi ne pas donner sa chance à monsieur Rehn? Que risque-t-on? Qu'il ose poser les questions qui fâchent?

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    1. laisser un parlement qui a beau être l'émanation du peuple mais qui en pratique n'a pas été capable d'approuver un budget à l'équilibre depuis 40 ans

      +1

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    2. Parisien libéral, t'as dû te tromper de site. Les exercices de calcul pour les enfants de ton âge, c'est pas ici.

      Prend ton robot guerrier, maître du monde, et va jouer dehors. Te mêle pas des histoires des adultes !

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    3. Encore une explusion manu militari. C'est une obsession, une manie, un toc ?

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  7. Cela ne me générait pas que les Citoyens soient tous redevables de l'impôt national. Il faudrait changer son nom car impôt sur le revenu pour ceux qui n'ont pas de revenus c'est pas drôle.
    Contribution à l'effort national. CEN

    Pour les ex non soumis à l'impôt un minimum de 2 euros par mois : 24€
    maintenant combien coûtera ce ramassage ?

    Que l'on me nomme rapporteur de cette brillante idée et je vous nommerais membres de la commission....
    mais pas d'illusion faudra payer pour en faire partie....

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    1. moi je suis d'accord pour en faire parti mais je veux 10 000 euros par mois, un bureau, une voiture, un chauffeur et une secrétaire comme la salope de Christine Boutin - Catho et Corrompue jusqu'à l'os.

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  8. Sympa ! Vous m'affectez 10 000 € mois et une voiture !
    Je vous laisse le chauffeur et la corrompue....grattez l'os... et allez à la messe.... :-)))

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  9. Une mère perd son enfant en accouchant sur l'autoroute.

    Une mère a perdu vendredi son enfant en le mettant au monde dans sa voiture sur l'autoroute A-20 alors qu'elle faisait route vers une maternité de Brive, faute de maternité dans le nord du département du Lot où elle réside, a-t-on appris de sources concordantes.

    Les pompiers ont constaté la mort du nouveau né peu après 12h00.

    La jeune femme, accompagnée de son compagnon, avait pris la direction de Brive, soit un trajet d'un peu plus d'une heure, sur les conseils de son gynécologue qu'elle avait consulté peu avant à Figeac (nord-est du Lot).

    Pour un médecin lotois, contacté par un correspondant de l'AFP, ce drame pose la question du manque de maternités dans le Lot.

    Ce département de 170.000 habitants ne compte qu'une maternité à Cahors, depuis la fermeture en 2009 de celle de Figeac et de celle de Gourdon quelques années plus tôt.

    Lors de la fermeture de la maternité de Figeac en 2009, de nombreux médecins et agents hospitaliers du Lot avaient alerté contre les risques liés à la désertification médicale.

    (©AFP / 19 octobre 2012 21h12)

    Qui était ministre de la Santé en 2009 ?

    Qui a voulu la fermeture de la maternité de Figeac en 2009 ?

    Réponse : c'est Roselyne Bachelot, ministre de la Santé entre 2007 et 2010.

    Mais aujourd'hui, Roselyne Bachelot ne subit pas les conséquences de sa politique inhumaine et criminelle.

    Aujourd'hui, Roselyne Bachelot gagne 20 000 euros par mois pour dire des futilités sur la chaine de télévision D8.

    http://www.rue89.com/2012/10/09/lunettes-de-pulvar-20-000-euros-de-bachelot-plus-le-temps-de-sindigner-236004

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  10. Excellente réponse de Brucolaque.

    Pour info, la France va devoir emprunter EUR200 mds en 2013 simplement pour ré-échelonner sa dette et financer ses déficits (et oui le plus grand tour de vis fiscal depuis la deuxième guerre mondiale ne permettra même pas de commencer à rembourser notre dette) ... Vous pensez qu'on va pouvoir le faire sans donner de sérieux gages à nos créanciers?

    Moi. Non

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