23 octobre 2012

Le Petit Journal, la main dans le sac

Comme l'ont relevé Nicolas et Romain, il n'est pas si courant que le Petit Journal de Yann Barthès soir pris la main dans le sac de flemmardise ou d'approximation.

L'émission humoristique de canal+ s'est moquée de Jean-Marc Ayrault à Singapour. Le premier ministre aurait pompé un paragraphe entier du discours de François Hollande.

Quel scoop ! Quel scandale ! Quelle horreur !

Le Petit Journaliste du Petit Journal avait simplement oublié l'essentiel: c'était bel et bien une citation dudit président, comme l'expliquait Ayrault dès l'introduction.

Jugez plutôt.

(vers la 4ème minute de l'émission)

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


Puis écoutez le début du discours de Jean-Marc Ayrault...

Quelle supercherie !


Mise à jour 17h50: Le Petit Journal s'est finalement excusé pour ce montage "trompeur" : « C’est une erreur de notre part même si souligner ce que disait le Président et pomper intégralement son discours n’est pas tout à fait la même chose».

Merci à eux.

7 commentaires:

  1. Ayrault dit à 4'26" : " je vous remercie de m'accueillir aujourd'hui dans votre grande école universitaire, et de me donner l'occasion de vous faire part de mon analyse de la situation du monde tel que je le vois aujourd'hui..."
    Bon, hum....SARKOFRANCE est-il le "GARDIEN" de Hollande ? (Genèse 4.9)

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  2. À ce sujet, voir ces analyses des mensonges du Petit Journal sur l'OPIAM : http://opiam2012.wordpress.com/category/le-petit-journal/

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  3. @Ulysse: ce n'est pas ce que je dis ! Ayrault commence par citer explicitement Hollande !

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  4. @Ulysse: sinon, préviens aussi l'AFP de ta remarque. cf. http://www.leprogres.fr/loisirs/2012/10/23/le-petit-journal-s-excuse-apres-un-montage-trompeur-d-un-discours-d-ayrault

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  5. Mardi 23 octobre 2012 :

    Affaire de Karachi : les juges établissent le rôle central d'Edouard Balladur.

    Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, chargés du volet financier de l'affaire de Karachi, en ont acquis la certitude : l'ancien premier ministre Edouard Balladur et l'ex-directeur de son cabinet Nicolas Bazire auraient été les architectes d'un vaste réseau de financement politique occulte, à travers des contrats d'armement. Nicolas Bazire, déjà poursuivi pour "complicité d'abus de biens sociaux", risque une nouvelle mise en examen, pour "recel" de ce même délit.

    Celui qui fut aussi directeur de la campagne présidentielle de M. Balladur en 1995 est convoqué à cette fin, lundi 29 octobre, par les deux juges. Nicolas Bazire n'est plus seulement soupçonné d'avoir supervisé la signature de contrats d'armement douteux, mais aussi d'avoir détenu des fonds illicites issus desdits contrats. Fonds qu'il aurait eu pour mission de remettre à M. Balladur...

    DEVANT QUELS JUGES ?

    Ce nouvel épisode d'une enquête portant sur les dessous de ventes d'armes négociées par le gouvernement dirigé, entre 1993 et 1995, par M. Balladur, confirme l'implication de ce dernier et pourrait bientôt le contraindre à répondre judiciairement de ses actes. Mais devant quels juges ? Ceux de la Cour de justice de la République (CJR), seuls compétents pour enquêter sur des faits commis par des ministres pendant l'exercice de leurs fonctions ? Ou ceux du droit commun, en l'occurrence les juges d'instruction qui enquêtent sur l'affaire ? L'ex-premier ministre pourrait en fait devoir répondre devant les deux juridictions.

    En effet, si les actes relatifs aux ventes d'armes conclues par son gouvernement relèvent à l'évidence de la CJR – s'agissant d'Edouard Balladur à Matignon et de son ministre de la défense, François Léotard –, les faits d'enrichissement personnel éventuels, postérieurs à 1995, peuvent continuer à être instruits par les deux juges du pôle financier. Ces derniers enquêtent notamment sur l'acquisition, en 1996, d'une propriété en Normandie par le couple Balladur.

    Les derniers développements de l'enquête mettent un peu plus en lumière le rôle décisif joué par les duos Balladur-Bazire (à Matignon) et Léotard-Donnedieu de Vabres (à la défense) dans la mise en place d'un réseau d'intermédiaires, dans des marchés d'armement portant sur des milliards d'euros, en contrepartie de financements occultes. Questionné le 17 octobre sur l'arrivée suspecte en avril 1995 de plusieurs millions de francs sur le compte de campagne de M. Balladur, dont il était le trésorier, René Galy-Dejean a ainsi directement mis en cause l'ancien candidat et M. Bazire. Et cet été, l'ex-femme de Thierry Gaubert, un proche de Nicolas Sarkozy, a déclaré à la police judiciaire que les rétrocommissions étaient destinées à M. Balladur.

    Récemment versée à la procédure par la police judiciaire, une "chronologie non exhaustive" de 35 pages retraçant les principaux événements intervenus entre 1989 et 2000 s'agissant des contrats d'armement suspects atteste que, à leurs postes respectifs, MM. Balladur et Léotard s'activèrent à partir de 1994 pour décrocher de juteux marchés avec le Pakistan et l'Arabie saoudite. Et surtout imposer dans ces marchés deux intermédiaires d'origine libanaise (Ziad Takieddine et son associé de l'époque Abdul Rahman El-Assir), qui auraient eu pour mission principale de rapatrier en France une partie des commissions perçues lors de la vente de sous-marins à Islamabad (contrat Agosta) ou de diverses armes au royaume wahhabite (contrats Sawari II, Mouette, Shola et SLBS).

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/10/23/affaire-de-karachi-les-juges-etablissent-le-role-central-d-edouard-balladur_1779606_3224.html

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  6. Bj SARKORANCE : Chacun sait que l'objet des émissions du Petit Journal c'est pas de livrer une info. BARTHES pratique la dérision, souvent de mauvaise foi, par le jeu de découpages, de montages et d'extraits qui dénaturent le message original. BARTHES est un bouffon, et tous les hommes politiques ont été ses victimes, aussi pourquoi se scandaliser quand la victime est AYRAULT ?.

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  7. Juan, as-tu écouté Martin Hirsch le 23 dans le pitoyable 7/9 de FranceInter ?
    Il a donné des chiffres cinglants !
    http://www.franceinter.fr/emission-le-79-martin-hirsch-1

    Si tu as lu des articles qui reprenaient ça, peux-tu nous les envoyer ?
    Merci !!!!

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