23 octobre 2012

Droite: l'UDI sera-t-elle le refuge anti-Buisson ?

Dimanche 21 octobre, le nouveau parti centriste tenait une espèce de congrès fondateur à Paris. A l'UMP, on s'agace de cet affranchissement soudain du centre-droit.

L'Union des démocrates et indépendants (UDI)  est née au lendemain des élections législatives de juin dernier quand Jean-Louis Borloo parvint à rassembler une soixantaine de parlementaires sous cette étiquette. 

Dimanche 21 octobre, Valéry Giscard d'Estaing et Simone Veil ont apporté leur soutien. L'UDI rassemblait ses troupes à la Mutualité de Paris.

Deux leaders de la droite parisienne s'énervèrent contre Chantal Jouanno. La jeune sénatrice UMP venait d'annoncer son ralliement à l'UDI. «Désormais, sur le plan politique mais surtout sur le plan moral, il appartient à Chantal Jouanno de tirer toutes les conséquences de sa décision, s'agissant des mandats de sénateur et de conseiller régional qui lui ont été confiés, et ce d'autant plus qu'elle fut choisie par l'UMP pour conduire aussi bien la liste régionale que sénatoriale» ont ainsi clamé Philippe Goujon et Jean-François Legaret.

C'était de la petite jalousie partisane, et le signe d'un gros stress politique avant les prochaines échéances municipales. Car Jouanno a fait comme une grosse cinquantaine d'ex-élus UMP en juin dernier. Sans que personne ne réclame à ces derniers de rendre leur mandat.

Surtout, l'électeur n'a rien à craindre. Les responsables de l'UDI ont largement expliqué qu'ils restaient à droite. C'est justement pour cela que François Bayrou et son MOdem n'ont pu se joindre à la fête. Borloo leur a expliqué que sa ligne était claire... et à droite.

Le véritable enjeu de ce reboot de feu-l'UDF est la question nationale. Depuis les années 2000, l'UMP s'est progressivement radicalisée à droite, pour finalement coucher avec la plupart des thèses du Front National. Sous l'emprise de Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy avait achevé cette conversion à coup de ministère de l'Identité nationale, de débat éponyme, d'un fameux discours à Grenoble puis d'une campagne présidentielle à la droite de Marine Le Pen.

L'UDI sera-t-elle le refuge anti-Buisson de la droite républicaine ?

« Redevenir la première force politique française comme l'était l'UDF au début des années 90 : voilà notre objectif » s'est contenté de déclarer Jean-Louis Borloo.

Pourquoi alors garantir une inféodation à l'UMP ?




14 commentaires:

  1. Gangsters affairistes, alcooliques et expatriés fiscaux, elle est belle la droite, un beau tas de merde.

    Et converser avec ces étrons çà flatte ton égo ami de goooche ?

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  2. pourquoi un refuge anti-Buisson
    l'homme est paré pour se prétendre le seul représentant de

    LA CAUSE DU PEUPLE

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  3. J'y vois surtout une posture pour premier ministrable d'un gouvernement de "cohabitation"....
    pb : il y a pléthore sur ce créneau !

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  4. L'UDI du centre à droite sera à l'UMP ce que le Front de gauche radical est au PS : un rabatteur !

    Ainsi l'uMP aura son rabatteur au centre et essaie de devenir son propre rabatteur à l'extrême droite !

    La politique française cherche à opérer un subtil déplacement sur la droite de son centre de gravité, chaque camp essayant de ratisser le plus large possible afin de ne pas y laisser trop de plumes ! Sans que cela ne se voit trop ! Reconfiguration la plus délicate possible dans le meilleur respect des diverses sensibilités ... Que donnera cette tambouille ?

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    1. non car l'équivalent à l'extreme droite, pour l'UMP, de ce qu'est le Front de Gauche, à l'extreme gauche, pour le PS, c'est le Front National.

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    2. Je crois que la situation mérite une analyse plus subtile car le réel ne se conforme pas systématiquement à des règles de symétrie que je n'ai pas évoquées :) J'ai juste parlé de rabatteurs ; l'UMP se chargeant d'être son propre rabatteur sur son aile droite qd l'UDI rabattra du centre vers une droite UMPoisonnante assez fortement extrême-droitisée !

      Tandis que le Front de gauche rabat de la gauche vers le centre puisque le PS s'est recentré, cad droitisé ! Mais en catimini ; aggiormamento inavouable ... car une partie du peuple français a encore son âme à gauche !!! D'où d'improbables contorsions ...

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    3. hum ... les électeurs centristes ne votent pas pour l'UMP. Aux elections locales type régionales 2010, on l'a bien vu, vu l'abstention.

      D'autre part, le PS s'est recentré ? Ah ? Avec les quelques députés qui refusent la regle d'or, avec Montebourg qui se bat pour un retour du protectionnisme, avec Flamby et ses nouvelles taxes, ça n'est pas exactement l'impression qu'ils donnent ...

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  5. j'ai une autre lecture: créer un parti permet d'avoir des fonds publics.La vision politique est tout de même très floue, mais ils auront un groupe à l'assemblée.Combien çà rapporte ?
    Le seul qui va pas être content, c'est Copé, moins d'adhérents, moins de sous, et le modem, mais lui, c'est déjà fait.
    Créer un micro ou un macro parti,

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  6. je finis ma phrase: Créer un micro ou un macro parti, le but est globalement le même: des sous.

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  7. Les politiciens sont plus forts que les mathématiciens, mais eux ont au moins disposent de méthodes pour comprendre. Pour le citoyen lambda, impossible de comprendre comment le centre peut se trouver à droite ou alors, c'est que l'ensemble se déplace ! Vous me suivez : si le centre glisse vers la gauche, l'ancien centre se retrouve sur la droite. C'est peut-être pour ça que des élus de droite ont crée le nouveau centre.

    Il va bientôt falloir être un expert en géométrie pour comprendre la politique.

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