2 décembre 2012

Les dernières nouvelles du cirque UMP



Nicolas Sarkozy est-il en passe de réussir l'impossible ? Non pas la résolution de la crise syrienne, ni un rapprochement des positions israélo-palestiniennes... Non, quelque chose de plus grave, de plus profond, de plus urgent, le psychodrame à l'UMP.

L'ex-parti présidentiel, ce rampe de lancement politique vers les plus hautes sphères du pouvoir sarkofrançais est devenue la risée du pays et du monde démocratique. Il y a donc urgence.

Vendredi, il paraît que Sarkozy a haussé le ton. Oh mon Dieu ! Il a menacé de disqualification les deux candidats Copé et Fillon s'ils ne se mettaient pas d'accord avant mardi ... Finalement, les statuts de l'UMP, ça tient à peu de choses....

Dimanche, Luc Chatel s'est déclaré ouvert à la tenue de nouvelles élections interne. Venant d'un proche de Jean-François Copé, la démarche vaut son pesant de cacahouètes. Et François Fillon a rapidement embrayé sur la proposition. « Mes équipes sont prêtes, dès demain, à se réunir avec celles de Jean-François Copé pour réfléchir ensemble à ces modalités ».

Le JDD publiait justement quelques témoignages de témoins gênants, des collaborateurs du parti évincés par l'équipe Copé alors qu'ils travaillaient aux services juridique ou informatique. «  Je prépare un dossier pour licenciement abusif contre l'UMP, je ne souhaite faire aucun commentaire » a explique David Biroste, qui, d'après ses collègues, « sait tout sur la façon dont s'est préparé le vote ». Christophe Laroche, le patron de l'informatique, a lui aussi été débarqué.Et le directeur général de l'UMP - oui, l'UMP a un directeur général comme une entreprise - était paraît-il « ivre de rage » de découvrir que Laroche s'inquiétait des SMS pro-Copé envoyés en masse par le parti aux militants. « Il hurlait sur Laroche, lui disant qu'il ferait ce qu'on lui dirait de faire… Laroche, qui est un ancien militaire, n'a pas bronché. Il a ensuite été en congé maladie, puis est parti.»

Fichtre...

Ami sarkozyste... es-tu encore adhérent ?


MAJ 21h40: Ah mince... Finalement, la chose s'est encore embourbée en fin de journée. Fillon a refusé les modalités proposées par Copé. Et il est bien parti pour maintenir son groupe, avec 72 députés qui ont réduit, du coup, le contingent UMP à 122 élus... Copé voulait un référendum sur les statuts dans un mois et une éventuelle nouvelle élection... en 2014.

La belle arnaque !


6 commentaires:

  1. Ami sarkozyste... es-tu encore adhérent ?


    OUI , mais ailleurs

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  2. UMP et PS = même merde mondialiste à la solde de Goldman Sachs.

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  3. Mais je croyais qu’ils avaient un comité des sages?

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  4. Dimanche 2 décembre 2012 :

    Fillon rejette la proposition Copé, le blocage se poursuit à l'UMP.

    François Fillon a rejeté la proposition d'un nouveau vote à l'UMP en 2014, proposition que venait de lui faire Jean-François Copé dimanche soir lors d'une réunion publique à Nancy.

    20h15 :

    Copé regrette la réaction de Fillon.

    La réunion publique de Nancy n'était pas achevée que les fillonistes annonçaient une fin de non recevoir aux propositions de référendum de Jean-François Copé et d'une nouvelle élection en 2014, après les municipales.

    "En tout cas il ne sera pas dit que je n'ai pas fait preuve d'un grand esprit d'ouverture", a réagi Copé, la mine dépitée. "Je regrette de ne pas avoir été entendu. Ma porte a toujours été ouverte, ma main a toujours été tendue et elle continuera de l'être", a-t-il poursuivi en précisant qu'il ne voyait "pas le lien" avec la réunion du comité des sages que les fillonistes demandent.

    Interrogé sur le possibilité d'autres propositions, Copé a expliqué : "je ne vois pas très bien lesquelles".

    "Je ne connais pas beaucoup de gens qui, ayant été proclamé deux fois de suite, injurié comme j'ai été injurié, non seulement accepte de tendre la main mais propose que les militants votent par référendum pour la modification des statuts et accepte de remettre leur mandat en jeu à mi-mandat", conclut-il.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/12/02/97001-20121202FILWWW00207-cope-regrette-la-reaction-de-fillon.php

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  5. Suite du feuilleton pitoyable qui démontre au moins deux choses :
    - que le combat politique, ici comme ailleurs (suivez mon regard), n'est qu'une affaire d'ambitions personnelles et non d'idées. A aucun moment, les deux candidats n'ont présenté la moindre différence de programme
    - que ce parti UMP, soi-disant si puissant, est irresponsable, incapable de réagir ; Il n'est en fait qu'un outil de combat, un levier pour conquérir le pouvoir, à la main de celui qui le dirige

    Ceci dit, le battage médiatique est démesuré pour un fait politique insignifiant, qui sera aussi vite oublié que l'élection troublée d'Aubry après le congrès PS de Reims.

    Sauf si, cela reste possible mais peu probable, Co(ui)llon et F(l)lipé s'entêtent et provoquent une recomposition du paysage politique à droite.

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