11 décembre 2012

UMP divisée, Hollande secoué

L'UMP va gagner trois élections législatives partielles sans le moindre soutien d'une direction divisée. Preuve que l'action du gouvernement ne séduit pas.

L'histoire ni aucun éditocrate ne dit quelle action séduirait en pareille circonstance...

Copé et Fillon hors course ? 
Cela ressemble à de l'enlisement. Fillon et Copé, deux personnes qui espèrent un jour présider aux destinées de la cinquième économie du monde, se sont retrouvé ce lundi pour discuter de l'avenir d'un parti disloqué. Surtout, ils devaient se mettre à nouveau d'accord pour savoir s'il faut voter, ou pas, et quand, pour désigner sans doute ni contestation le président de l'UMP.

Les deux se menacent de poursuites judiciaires, croyait savoir le Figaro dimanche soir. L'ancien président UMP du Sénat, Gérard Larcher, craint le schisme. On croit rêver. C'est un cauchemar démocratique.Le schisme a déjà eu lieu. Il s'agit désormais de recoller des morceaux trop éparpillés. Après l'échec du rendez-vous de lundi, Fillon et Copé ont promis de se revoir mardi soir. Lundi soir en déplacement à Chartres, Copé a des mots d'excuses improbables: « je serais élu pour 200 ans je peux comprendre que ce serait 1 pb mais la c'est pour 3 ans et je propose 2 ans  »... Fichtre...

Les deux compères chutent fort heureusement dans les sondages. La plus belle des sorties de cette pitoyable affaire serait que leurs propres troupes les laissent en rase campagne pour vaquer à leur occupation d'opposants.

Même la presse politique a fini par se lasser.

Il y a encore quelques non-alignés de cette nouvelle guerre froide au sommet pour penser que ces rencontres et échanges ont quelque chose d'important. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui prépare sa propre candidature, n'a pas caché son enthousiasme: « On en est à la cinquième rencontre, j'attends avec très grande impatience l'accord ».

Hollande sanctionné ?
Dimanche, deux élections partielles ont vu l'UMP recouvrer quelques couleurs. Le suspense était modeste et la gauche partait divisée et démotivée. Trois législatives partielles ont placé les candidats UMP largement en tête: dans le fief historique de Sarkofrance, les Hauts-de-Seine, le sortant Patrick Devedjian a frôlé l'élection dès le premier tour. La prétendue majorité présidentielle avait envoyé devant lui un quasi-inconnu du ... MRC. Quelle alliance !

Plus généralement, la défaite programmée des candidats socialistes n'est pas une surprise. Chez Marianne, Maurice Szafran explique que ces trois résultats « confirment que la politique du gouvernement Ayrault apparait illisible, incohérente, sans projet mobilisateur.»  On a envie de répondre... Mouarf !

Quel projet mobilisateur pouvait-on espérer en pareille période ?

Nicolas Sarkozy en son temps s'était pris sa première claque dès les premières élections intermédiaires, en 2008. Sans grande crise mais avec déjà ses propres échecs et ses travers Bling Bling, l'ancien monarque avait déstabilisé son électorat.

Hollande avait gagné de peu, et voici le Figaro qui nous rapporte une juste analyse, livrée par un anonyme conseiller ministériel: «Ces résultats traduisent une déception par rapport à ce qu'on fait au gouvernement. Nos électeurs ne sont pas venus voter.» Et un autre, tout aussi anonyme, d'ajouter: « L'affaire Cahuzac n'a rien arrangé. Le sentiment se répand que les politiques ne peuvent plus grand-chose, excepté pour eux-mêmes.» ça sent la fronde chez certains députés.

Ils ont tous raison.

L'échec de la politique est la plus grande des menaces.

Le danger est inévitable pour Hollande.


5 commentaires:

  1. Ben non pas "Mouarf".
    La seule leçon qu'on peut tirer de cette élection c'est que les électeurs et plus particulièrement ceux de gauche ne se sont pas mobilisés (de 58 à 78% d'abstention !)
    Et là c'est la preuve que ce que fait le gouvernement ne séduit pas. Ce n'est pas un vote sanction. C'est juste que les français ont préféré rester chez eux.
    En ces temps de crise cela montre le peux de confiance que porte les électeurs à la politique du couple Hollande/Ayrault

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  2. les savonneurs de planche sont aux anges , ils ont gagné

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  3. BUISSON :
    "On a la conjonction d'une impopularité chronique et d'un vote-sanction à l'égard du Parti Socialiste. Cette conjonction renvoie à une faiblesse structurelle : la base électorale de François Hollande est très étroite", a-t-il expliqué. "On ne peut pas gouverner durablement dans ces conditions. Le schéma de la dissolution de l'Assemblée nationale devient de plus en plus probable, sinon inéluctable."

    tiens un putchiste

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  4. "Quel projet mobilisateur pouvait-on espérer en pareille période ?". Excellente question qu'on voudrait poser à Hollande et Ayrault.

    Allez, François, au tableau ! T'espères quand même pas t'en tirer comme ça, gros paresseux ![Son successeur, Harlem Désir, fait circuler une pétition pour le mariage gay]. Et toi, Jean-Marc, un peu de bonne volonté. A ton âge, on doit reconnaître la droite et la gauche. T'es pas premier ministre de Sarkozy, Jean-Marc.

    Si ça continue, j'vais être obligé de recruter un coach, Didier Deschamps par exemple. Je sais que vous préférez Domenech, mais zavez pas besoin de lui pour perdre, les gars.

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