5 janvier 2013

Le nouvel Ayrault est-il arrivé ? [296ème semaine politique]

Un peu avant midi, vendredi, il déboule dans la cour de l'Elysée. Jean-Marc Ayrault fait mine d'être optimiste. Il scande son objectif, inverser la courbe du chômage en 2013. Les journalistes présents ne s'attendaient pas à cette prise de parole. Puis il file à Matignon. Un second séminaire sur l'emploi et la solidarité.

Mais que s'est-il passé ?

Le nouvel Ayrault est arrivé... ou bien.

En France, tu t'agites...
Evidemment, c'est de la communication gouvernementale. Les chaînes d'informations sont en manque d'images. A défaut de nourriture médiatique, nos éditocrates brodent sur les francs-maçons (Nouvel Obs, Le Point, Géo), les vrais secrets de la Bible ou les abus de cachets de quelques vedettes du cinéma français. Dans l'édition de Marianne le 5 janvier, Jacques Juillard s'indigne de ces « grands débats sur les sujets mineurs ». Il a raison.

Oubliez de montrer votre bobine un soir de Saint-Sylvestre auprès de policiers, d'infirmiers ou de retraités en maison, et vous risquez l'accusation d'abandon de poste, avec sondages en cascades et éditoriaux en mitraille.

La Fabrique de l'Opinion tourne parfois à vide. Il faut la nourrir.

Tout le monde a encore en tête l'hallucinante séquence estivale. Hollande s'éclipse en train à Brégançon, résidence présidentielle visible aux vues et sus de tous, et voici que l'ancien agité de Sarkofrance, Nicolas Sarkozy lui-même, déboule son communiqué quelques jours après pour condamner l'absence de décisions sur le conflit syrien. Et quelques éditocrates de renchérir alors sur cet été hollandais raté pour cause de vacances...

Observez également la polémique Depardieu. C'est anecdotique et pitoyable. L'ancien acteur est devenu russe, par décret présidentiel de Vladimir Poutine jeudi 3 janvier. Et vendredi 4, il se fend d'une longue lettre d'éloges à Poutine et à la Russie. Fabrice Arfi, journaliste de Mediapart, commente sur Twitter: « 1981: les riches avaient peur des chars russes. 2013: les riches deviennent russes ». Le ridicule rejoint la honte quand Brigitte Bardot menace alors, le même jour, de quitter la France pour la même Russie si deux éléphants malades d'un zoo provincial sont piqués. Il n'en faut pas plus que nos chaînes d'information s'engorgent de débats sur l'affaire, suivant une twittosphère amusée et scandalisée.

La Fabrique de l'Opinion reste immature, il faudra nous y faire.

Donc, le gouvernement met les bouchées doubles... en communication. Le style diffère cependant. Du temps de Sarkozy, nous aimions nous moquer de son agitation médiatique souvent vaine. L'homme aimait autant les longs weekends prolongés que les grandes conférences thématiques hebdomadaires avec estrade, invités et caméras. Cette fois-ci, il n'y avait pas que de l'image, mais également une cascade d'annonces et de textes à digérer.

... tu communiques...
31 décembre, il est temps de publier de notre propre rétrospective exhaustive de l'année achevée. 52 semaines de Sarkozy à Hollande, la relecture provoque un sentiment troublant: le ratage de la campagne de l'ancien monarque - hors sol -, les caprices de l'opinion médiatique, la paralysie du débat politique malgré ou à cause de la Crise.

Devons-nous chroniquer le temps d'une Réforme ou celui d'une dislocation collective ? Sur les blogs, on s'interroge. On aimerait que 2013 soit l'année du respect, qui n'empêche nullement le débat contradictoire.

Lundi soir, on s'arrête sur les voeux de François Hollande. Les premiers du quinquennat, un exercice simple; on retient l'axe fort, la thématique qui nous obsède tous, la lutte contre le chômage. Hollande promet des méthodes nouvelles, se veut économe de l'argent public. La démarche change. Il demande des textes législatifs rapides et complets, mais « point trop nombreux ».

Mardi, on se souhaite la bonne année. Vraiment ? Tous nous la promettent déjà merdique et ratée d'avance. Tous... sauf Hollande. « FH2013 » comme on le surnomme déjà sur Twitter, veut croire que « le déclin n'est pas notre destin.» Il a raison. Le moral des Français est paraît-il en forte hausse. C'est surprenant.

Manuel Valls compte les voitures brûlées.

Mercredi, le nouvel Ayrault déjeune avec son président. Les caméras sont là. On a déjà vu la quasi-totalité des ministres sur tous nos écrans. Il réactive son compte Twitter personnel, ça sent la consigne de conseiller. Claude Sérillon est nommé à l'Elysée, l'ancien journaliste s'occupera de communication.

Jeudi, le Conseil des ministres de rentrée est l'occasion de ... 15 annonces de réformes pour le semestre. Et pas des moindres ! On déroule le programme : la refondation de l'école, avec le retour d'une formation des enseignants, (fin janvier),  « la reconnaissance de la diversité des modèles familiaux» (mars), le non-cumul des mandats pour les parlementaires (seconde quinzaine de février), l'indépendance du parquet vis-à-vis de la chancellerie (avril), la réforme du  Conseil supérieur de la magistrature (mai), la lutte contre la récidive (juin), une réforme de la décentralisation, un nouveau calendrier du Grand Paris (avril), une loi sur les freins à la construction et la régulation des loyers (juin), sans oublier la fameuse réforme des retraites puisque le régime est loin d'être sauvé.

Il manque une loi. Sur la flexibilité et la sécurisation. La pression est revenue. Patronat et syndicats se retrouvent le 20 du mois.

Le même jour, Jean-Marc Ayrault expose son nouveau modèle français dans une tribune dans le Monde. Il veut renouveler « notre organisation politique, sociale et économique, nos relations réciproques et notre rapport à l'environnement, pour rester fidèles à nos principes fondamentaux et retrouver fierté, cohésion et confiance en nous-mêmes».

Vendredi, sur le perron de l'Elysée, « j'ai demandé à tous les ministres d'aller dans toutes les régions de France. » Le nouveau Ayrault réclame du mouvement, aller « à la rencontre des forces vives du pays ¯ entreprises, salariés, élus locaux, associations ». Quand ça va mal, la pédagogie de terrain est nécessaire. Il sort d'un séminaire sur la situation économique du pays. Des ministres confient leur satisfaction. ça permet de se bâcher entre nous, ironise Michèle Delaunay. 

On observe.

La France, tu l'aimes, ou...
Les ministres travaillent.

Jeudi, la ministre de la Santé a supprimé le remboursement des pilules contraceptives dites de 3ème génération. Le scandale grossit. Une femme a porté plainte contre l'un des fabricants après un accident cardio-vasculaire. 

Après ses propres voeux jugés réussis, Vincent Peillon (Education) met en garde les établissements scolaires privés qui seraient tentés d'organiser quelque débat sur le mariage gay dans leurs enceintes. Les dérapages homophobes se multiplient. Le milieu scolaire est un terrain propice. On s'y suicide encore. Sur Twitter, qui vise pourtant une entrée en bourse, une vague de blagues nauséabondes a choqué au point que la ministre Najat Vallaud-Belkacem demande des explications au réseau social. Et une énième manifestation des « anti » antiques que l'on attend agitée est prévu le 13 du mois.

Pour qui voulait un tant soit peu réfléchir et travailler à l'analyse du pays, il y a aussi ses rapports qui sont autant d'éclairages. L'actuel gouvernement les publie en cascade. Où est passé le data-journalisme ? 2013 débute sans Owni, qui a mis la clé sous la porte le 21 décembre dernier, soir de la fin du monde. On se rabat sur autre chose, par défaut.

Chez Marisol Touraine, la DREES a publié pendant la trêve de Noël trois édifiants rapports, sur l'évolution du financement de la Sécurité sociale depuis 50 ans, l'aide aux seniors à domicile, ou l'accueil des jeunes enfants. Chez Aurélie Filippetti, la mission Lescure franchit bientôt le cap de la centaine d'auditions. Tout est consultable, tout est discutable. Mais la Fabrique de l'Opinion s'agite sur d'autres buzz.

Le Monde s'inquiète de ces Français plus nombreux à vouloir s'exiler en Belgique. Puisqu'ils sont riches (surtout en patrimoine), ce sont des talents, qu'une certaine presse pleure de voir partir. Il paraît qu'ils seraient plus de 500 désormais; qu'ils étaient 126 en 2012 contre 63 l'année précédente... C'est-à-dire rien. On s'en fiche.

Qu'ils partent donc, ces damnés de la Thune, comme les appelle Seb Musset. Ils ravivent la lutte des classes, comme l'explique un autre confrère. C'est tant mieux. C'est heureux.

Le Libéral serait en détresse. On n'y comprend rien. On croyait qu'il était sauvé. Car d'autres persistent au contraire à fustiger l'ultra-libéralisme de l'équipe Hollande. Laurent Mauduit s'apprête même à commettre un ouvrage sur sa fallite qu'il compare au comportement munichois de la classe politique d'avant-guerre.

Quelle comparaison fine et délicate ! Les procès en gauchitude vont reprendre, nous sommes en 2013.




A suivre.







PS: si ce blog de Chroniques se fait plus économe en billets de semaine, la chronique du weekend demeure une institution qui restera.

17 commentaires:

  1. "La France, tu l'aimes ou tu la quittes", et sous Sarközy, cela s'adressait aux petites gens modestes. Sous Hollande cela vise les grosses fortunes. Les petits ruisseaux ont toujours fait les grandes rivières. Est ce que des cascades plus ou moins grandes seront-elles en mesure de nourrir le fleuve? Les cascades ne sont rien sans l'eau qui les alimentent et l'eau, c'est le produit du travail de tout un peuple

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  2. la gauchosphère va encore se déchainer

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  3. Un BigUP à Fabrice Arfi, quoique 68 leur a fait plus peur aux salauds de droite, j'aimais beaucoup le col roulé de Cohn-Bendit et sa veste ringarde à la mode polonaise 1950 alors qu'a Londres les Stones avaient des chemises à jabeaux et les cheveux longs, un peu comme Juan le bobo ringard de gauche, Segolèniste, qui nous dit que tout va bien, ils assurent à mort au gouvernement.
    Mais oui Juan tout va bien, si je passe en mode Kaiser Soze cela va te faire mal au cul, je te préviens.

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    1. @Anonyme: ouh, j'ai peur. Je crois que tu n'as pas bien lu le billet. Détends toi.

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  4. Et bobcestmoi toujours aussi bon défenseur du libéralisme . Amen

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  5. Depardieu et Bardot, qui vont devenir russes, n'est-ce-pas la preuve que notre monde marche sur la tête ?
    A part cela, je note la formule de Julliard, qui dit dans Marianne cette semaine que « les grands débats sur les sujets mineurs sont un sport national», tout en ne partageant pas son jugement sur les Français, qui seraient responsables de la démagogie des hommes politiques. Un peu court comme explication !

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  6. @ Juan
    Tu as résumé il y a quelques jours les voeux du Président Hollande en trois mots : (lutte contre le)chômage, compétitivité et pacte social.
    Or, ce qu'a déclaré précisément Hollande est quelque peu différent :"voilà le cap est fixé : tout pout l'emploi, la compétitivité et la croissance. Contre vents et marées, je n'en dévierai pas".

    La croissance, ce n'est pas le pacte social, qui est encore un terme jargonnant de technocrate. Si cette expression fait par hasard référence à un contrat avec et entre les Français, à la solidarité, les socialistes sont en train de le détruire, le pacte social.
    Ce qu'on peut justement reprocher à Hollande et aux socialistes, c'est d'être obnubilés, obsédés par les seules compétitivité et croissance. Impossible de changer de logiciel.

    Quant à la rigueur provoque l'austérité, voire la récession et évidemment pas la croissance (même l'INSEE ne retient pas 0.8% pour 2013 !). Quant à la compétitivité, il faudrait autre chose que 20 Mds pour lutter contre la Chine et même contre l'Allemagne.

    Qu'Ayrault fasse mine d'"avoir la banane" ou pas ne changera rien à l'affaire. Les socialistes font fausse route et continuent imperturbablement sur la voie du libéralisme "normal".
    Aussi normal que le Président de la République.

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  7. Bonjour Juan ,
    Je lis comme tu le sais avec plaisir tes billets .
    Je pense malgré tout que nous sommes confrontés à un système malade qui n'a aucune chance de se réformer spontanément .
    Malade du néolibéralisme , malade de la dérégulation , malade de la libre circulation des capitaux , malade du système bancaire qui pompe nos ressources et prend l'individu lambda en otage , via l'état qui doit venir au secours de ces organismes quand ils affichent pertes ou faillite .
    Et dans ce contexte un gouvernement est bien démuni : de gauche il doit colmater les brèches et tenter de panser les plaies les plus vives .
    Vu la violence du système , de ses représentants arc boutés sur leurs privilèges de tout puissants et de ses porte paroles , c'est quasi mission impossible .
    Nous nous attendons à l'arrivée du cyclone.
    P.I.

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    1. bonjour P.I.. J'espère, j'essaye de rester optimiste. Je n'ai plus d'explication systémique à portée de main. Ce sera l'occasion d'un prochain billet sans doute...

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  8. J'aime bien vos chroniques. Je ne vous trouve plus sur Marianne.
    Vous vous êtes fâchés ou quoi?

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    1. non, nous ne sommes pas fâchés et j'y suis toujours: http://marianne.net/sarkofrance.
      Mais le site est un peu en jachère pour l'instant. Cela va revenir dans l'ordre sous peu, m'a-t-on dit. Merci de votre soutien.

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  9. Dommage que cet espace de liberté sur Marianne, ait été saligoté par quelques malotrus qui ont fini par venir à bout de la patience de Juan.
    La chute de Sarkozy a provoqué une sorte de dépression dans le besoin de commentaires mais il n'en reste pas moins vrai que l'actualité, même moins brûlante, nécessite toujours un décryptage.

    Il est triste de constater que Hollande et Ayrault se soient résignés en dernier ressort, à passer par la communication intensive pour faire passer leur politique. Les medias, pour fonctionner, ont besoin de leur portion journalière d'évènements et de petites phrases. Sarkozy a habitué son petit monde à ce que la communication au jour le jour, devance et remplace souvent les vraies décisions politiques. Sarkozy a réussi à faire croire que brasser du vent, faire des déclarations tonitruantes journellement, c'était faire de la politique.
    Il n'y a plus de place pour le long terme. Il faut que les problèmes soient réglés immédiatement.
    On pensait que Hollande arriverait à inverser ce mécanisme avant la fin de son quinquennat. Ce n'est pas gagné, vu la tournure des évènements.
    Movil


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    1. Je suis d'accord avec vous Movil...
      l'agitation a pris la place de la réflexion...
      Une forme de "cruauté" médiatique a pris le dessus..
      Chaque événement se transforme en une sorte de chasse à l'homme..
      Comment échapper à cette "nouvelle loi de la jungle"
      Sylvie 75

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  10. Autant il était facile d'être blogueur sous le quinquennat de Sarkozy, fondé sur le principe de "une idée de réforme (ou de gadget) par jour",

    autant il doit être difficile de l'être sous celui de Hollande, fondé sur le principe d'un cap à tenir vaille que vaille, et qui ne pourra être jugé qu'en 2017; d'ici là, reste l'"écume des choses"...

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    1. ...sauf cher Elie, que le simple fait de faire voter le TSCG est une continuité inacceptable avec "l'ancien régime". C'est la forfaiture du 4 février 2008 qui continue.

      Oui, des "gauchistes" continuent à proclamer que cette politique n'est pas la bonne, et que chaque décision ou vote auxquels nous n'avons pu qu'assister nous emmènent toujours plus loin sur la mauvaise piste. Il ne s'agit pas de choses pas encore accomplies, mais hélas de choses déjà accomplies.

      On ne pourra pas m'accuser d'être violent, tout au plus d'être désespéré de cette pente très raffarinesque.*

      Plus dure sera la.... chuttttttt !

      * les matières grasses de la laiterie, pas loin de chez la personne citée, n'aideraient-elles pas à cette glissade ?

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    2. L'adoption du TSCG, qui a et aura des conséquences extrêmement dommageables sur les politiques monétaire et budgétaire de notre pays, est d'autant plus scandaleuse qu'elle nous fait perdre notre souveraineté et qu'elle s'est faite contre l'avis du peuple français.

      Ce qui est surréaliste, c'est qu'il est parfaitement admis et courant de parler de la dette en France, surtout pour appeler aux sacrifices et à "la suppression des avantages acquis", la question de ses causes est taboue, comme l'est pour certains électeurs de gauche toute remarque critique envers les socialistes.

      Pour ces partisans du "silence dans les rangs, tous derrière Hollande", nous n'aurions plus rien à dire d'autre que "merci" et "bravo" et nous devrions attendre 2017 pour juger des résultats de sa politique sans nous exprimer, faire la moindre remontrance, ni demander de comptes.

      Conception un brin monarchiste de la démocratie représentative, non ?

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  11. Les politiques,de droite comme de gauche,nous ont tous prouvés leur inaptitude à réformer le "modèle" français,dont personne ne veut,à l étranger.
    Les solutions sont connues de tous ceux qui s intéressent à l économie.
    En France,elles seront prises,comme disait Ferré,un jour,peut-ètre,dans dix mille ans,..
    La solution peut venir de l Europe,en tous cas elle viendra des prèteurs,qui,un jour,obligeront nos dirideants,de quelque bord qu ils soient,à prendre les seules mesures qui fonctionnent et qui ont fait leurs preuves à l étranger,à savoir,une réforme en profondeur du fonctionnement de l état,une formation professionnelle non plus gérée par des gougnafiers des syndicats,mais par des gens réellement compétents,un vote à la suisse pour toutes les questions intéressant les citoyens à chaque échelon décisionnel,une mise à égalité totale et immédiate de tous les travailleurs du public et du privé,une liberté totale d entreprendre,d embaucher et débaucher,la fin du monopole des Urssaf,Sécurité sociale,...
    Un jour,dans dix mille ans,à moins que les prèteurs ne veuillent plus nous prèter,ce qui obligerait à un choc salutaire,...

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