18 février 2013

La Firme a placé ses taupes à l'Elysée


C'est le titre d'un mauvais feuilleton.

Impossible de rater l'information. C'est pavlovien, disent les critiques. Il nous fallait donc décortiquer cet article de Denis Jeambar et Frédéric Ploquin publié dans la dernière édition de Marianne.

Les deux auteurs ne sont pas des novices, ni des gauchistes invétérés. Denis Jeambar a sa carrière derrière lui. Frédéric Ploquin est l'expert ès police du journal, et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet.

L'argument est simple: Une décennie de contrôle de l'appareil policier a permis à la Firme(*) de placer nombre de fidèles dans tous les recoins importants des rouages de l'Etat.

Une droite s'inquiétait récemment d'une prétendue chasse aux sorcières. Qu'elle se rassure, la réalité est tout autre. C'est bien cela qui reste inquiétant.

La liste des taupes est édifiante. Mais nous l'avons complétée, plusieurs noms et pas des moindres manquaient à l'appel sarkozyste.

Placardisés
Il y a ceux qui sont au placard, mais toujours dans les parages.

Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, ami d'enfance de l'ancien monarque. Il bosse à la sécurité routière.

Christian Frémont, préfet. Ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Elysée entre 2008 et 2012.

Michel Gaudin, ce préfet si sarkozyste qu'il rejoignit l'ancien monarque rue de Miromesnil pour chapeauter l'organisation de ces conférences.

... ou actifs
Il y a ceux qui sont encore actifs. Ils sont nombreux. Il paraît que le service de l'Etat exige de la neutralité. Espérons.

Ange Mancinicoordonnateur national du renseignement auprès de l’Élysée. Nommé par Sarkozy, conservé par Hollande.

Hugues Parant, préfet de la région PACA depuis 2010.

Frédéric Perrin, directeur central de la police des frontières.

Christian Lambert, préfet de Seine-Saint-Denis. Les auteurs de Marianne soulignent que Sarkozy serait déçu que cet ancien proche ait fait allégeance au nouveau pouvoir. Quelle curiosité...


Amaury de Hauteclocque, patron du RAID, à l'oeuvre lors de l'affaire Merah.

Christian Flaesch, directeur de la PJ parisienne, nommé par Sarkozy, maintenu par Valls.

Alain Bauer, président de l'ONDPR, également proche de Manuel Valls.

Pierre Lieutaud,  préfet et adjoint d'Ange Mancini. En 2007, il espérait la direction de la DGSE, en vain.

Jérôme Poirot, autre adjoint d'Ange Mancini, conseiller technique aux cabinets de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, puis de Dominique Bussereau, secrétaire d'État au Budget sous Chirac, puis du cabinet de Rachida Dati quand elle officiait comme Garde des Sceaux de Sarkozy.

Renaud Vedel, ancien directeur de cabinet de Michel Gaudin, est passé au cabinet de Manuel Valls. Une incongruité ou une complicité...

Thomas Andrieu, directeur adjoint de cabinet de Manuel Valls. Son épouse a enchaîné les cabinets de Raymond Soubie (Elysée) puis Xavier Bertrand (ministre de la Santé de Sarkozy). Thomas Andrieu

Aux aguets
Qu'il est donc difficile de raccrocher. Nicolas Sarkozy, grâce à ces hommes qui sont aussi les siens, parvient donc à se tenir au courant des faits principaux de l'actualité du Château, notamment en matière de sécurité. A dire vrai, c'est effrayant.

Cela nous fait regretter qu'une purge - osons le terme - n'est pas eu lieu depuis mai dernier.

Depuis quelques jours, certains tentent de faire croire combien l'ancien Monarque est encore dans le coup. Les sondages persistent à lui être majoritairement hostiles. Nul état de grâce de popularité comme pour ses prédécesseurs après qu'ils aient quitté le pouvoir (Mitterrand, Chirac). Sarkozy demeure comme Giscard en son temps, un homme de parenthèse que les Français voulurent évacuer rapidement.

Pourtant, ses "Amis" font des efforts pour conserver Sarkozy en tête de gondole des préoccupations de nos concitoyens. Ces derniers jours, Brice Hortefeux ne cachait pas qu'il était en "promo" pour cette vieille soupe. Mercredi 20 février, le voici qu'il organise une journée de commémoration sur "le rôle et la place de la France dans le monde durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy" à Paris...




(*) La Firme désigne le cercle sarkozyste rapproché, un groupe de fidèles qui jusqu'en 2007 que l'on retrouve dans cette fumeuse association nostalgique baptisée les Amis de Sarkozy.

4 commentaires:

  1. la Firle c'est Goldmann Schas, et en filigranne, les Rothschild , monsieur !

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  2. La FIRME, pardoN... c'est quoi cette obsessios pour Sarkö, ce n'est qu'un pion de la Haute-Finance et d'Usraël !

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  3. Pendant que les séides de Sarko sarkonnent et que la firme cherche un repreneur, notre bon gouvernement va se réunir mercredi pour chercher des synonymes à "austérité" et "rigueur" pour nommer les nouvelles mesures qu'il va prendre. Pour l'instant, Monsieur Moscovici propose "sérieux". Bof, pas terrible, creuse-toi un peu les méninges, mon Pierrot, et trouve nous par la même occasion un mot ou une expression pour désigner la politique socialiste anti-sociale d'Hollozy.

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  4. Aux USA ils changent toute l'administration, ils ont compris la logique et ils ont le FBI genre de Police des polices proche et fiable pour les citoyens.
    Encore faut-il qu'il y est encore des citoyens, c'est çà qui est effrayant.

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