14 mars 2013

Ce qu'il fallait retenir de la visite de Hollande à Dijon

La poussière est retombée. Les éditocrates ont livré leur jugement sur le déplacement pendant deux jours. Un épisode neigeux a achevé de brouiller l'atmosphère médiatique. Scènes de survie automobile et de cauchemards piétons. Mercredi matin, c'en est fini. Nous sommes dans l'attente d'une fumée blanche au Vatican où quelques cardinaux se sont réunis. Le soir, un nom est lâché, ce sera François Ier, le cardinal choisi est argentin.

Il faut donc revenir sur ce déplacement pour nettoyer nosmémoires, faire le tri après le bruit, retenir l'essentiel,l'inquiétant et le rassurant. En deux jours passés en Côte d'Or, Hollande a beaucoup livré, et, paradoxalement, l'éditocratie s'enest peu régalée.

1. François Hollande a rencontré des Français mécontents de son action. C'est une nouvelle assez folle, si l'on en croit les cotes sondagières de popularité que l'on octroie au capitaine dunavire France. Même l'envoyé spécial du Figaro a été surpris de constater qu'il n'y avait nulle rage ni révolte: « Peu de soutien dans les rues, quelques mécontents, beaucoup d'attente dans les auditoires. » Si vous suiviez l'actualité dans quelques médias dits dominants, votre compte-rendu de ce séjour s'est sans doute arrêté là.

2. Hollande a des objectifs. Pourrait-on parler de cela plutôt que du reste ? « Le cap que j’ai fixé pour la France tient en trois points : rééquilibrer les comptes publics, redresser la production française et réduire le chômage. » Ces trois priorités sont « indissociables », et « doivent être conduites dans le même temps. » Pour ce, il espère la croissance en Europe et de la rigueur en France. Ce n'est pas neutre.

3. Nulle incantation à la mère Reprise qui-réglerait-tout. Hollande semblait tel un mécano devant une voiture qui a coulé une bielle, le capot encore fumant. « Si c’était simple, il n’y aurait qu’à laisser faire, il n’y aurait qu’à rester les bras ballants, il n’y aurait qu’à attendre je ne sais quelle reprise… Elle viendra, mais si nous voulons qu’elle porte le plus d’emplois possibles, alors nous devons anticiper. » Mais il espère quand même que la croissance viendra de l'Europe. Il a pourtant échoué à convaincre Merkel d'un plan de relance - nous y croyions en juillet, mais la réduction budgétaire adoptée en fin d'année dernière a douché tous les espoirs. Hollande croit trop en l'Europe. Sur le fond, il aurait presque raison: le mal vient de là. Pouvait-on lire ou écouter ce diagnostic ? « c’est l’Europe qui connait une panne de moteur qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde. (…) En Europe, nous sommes frappés d’un mal qui tient aux dérèglements qui s’y sont produits notamment financier, à la lenteur pour les traiter et à l’accumulation des politiques d’austérité qui ont été imposées à des Etats qui étaient en très grande difficulté. »

4. Hollande reconnait combien son objectif d'inverser l'évolution du chômage d'ici Noël est tendu. On imagine Jean-Michel Aphatie, dans le Grand Journal en clair d'une chaîne crypté agiter encore ses bras de satisfaction: « J’ai fixé un objectif : inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année. C’est difficile, je le sais, et c’est pourquoi j’ai voulu qu’il y ait cette perspective, cet engagement.»

5. Répétons: Hollande croit trop en l'Europe. On a certes oublié qu'on est sorti de la crise de l'euro: « celle qui touchait des pays vulnérable ».  « Le problème n’est plus là. Le problème, il est maintenant dans le bon dosage entre l’ajustement budgétaire et le soutien à la croissance. » expliqua-t-il. Mais que dire de la Grèce, du Portugal ou de l'Espagne, livrés à d'abscons plans de régression économique ?

6. Le programme politique de l'année est incroyablement chargé: une réforme des retraites (printemps ?), une nouvelle loi de décentralisation (été), un plan Logement (bientôt). Ce dernier devrait être un plan de sauvegarde du bâtiment: « La première priorité en ce moment, c’est la construction de logements, c’est l’activité du bâtiment parce que, là, ce sont des emplois localisables, c’est l’activité de beaucoup d’entreprises artisanales ou plus grandes. » Hollande veut qu'on allège les contraintes - comme Sarkozy. Mais pour pour réduire la durée de constructions - plus précis que Sarkozy. Il faut croire que ses prédécesseurs ont mal fait leur travail.

D'ici la fin du mois, le gouvernement redéfinira aussi les « incitations financières dans le cadre d’un plan de rénovation des bâtiments existants aussi bien pour les prêts que pour les dispositifs fiscaux. » L'objectif est d'améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments existants et à construire. Il y aura aussi ce plan pour le haut-débit, mais avance un chiffre : 20 milliards d'euros pour l'Etat. L'objectif, une couverture à 100% dans 10 ans.

7. Hollande rappelle que le déficit budgétaire de la France ne serait pas ramené à 3% du PIB cette année 2013. Pour la première fois, il a lui-même fixé une prévision: 3,7%. Un effort inédit en si peu de temps, dixit la Cour des Comptes. On se réjouit ? Oui, on se réjouit. La dette est un fardeau, plus de 50 milliards qui aggravent chaque année notre budget. L’endettement de notre pays a doublé en dix ans. Chaque année de déficit budgétaire est un accroissement de dette publique supplémentaire, une tannée.

8. Pour 2014, la rigueur frappera plus les dépenses que les impôts: « je sais que les augmentations d’impôts, qui ont représenté les deux tiers de l’effort [en 2013], doivent être limitées. Nous avons donc à faire plus d’économies. C’est ce que nous ferons en 2014 ». Certains ont cru que 2013 était l'année d'une rigueur social-libérale. Pourtant, rappelle Hollande, cette rigueur a été plus juste que d'autres « les grandes entreprises ont été plus sollicitées que les petites et les moyennes ; les revenus du capital davantage prélevés que ceux du travail et les plus hauts salaires davantage que les plus petits.»

C'est un fait. 

Pour 2014, les trois priorités - éducation, sécurité, emploi - seront épargnées.

9. François Hollande inquiète quand il déclare:  « De même pour les prestations sociales qui sont nécessaire, qui sont indispensables pour assurer la justice et la redistribution, là encore, il y a des évaluations à faire et des choix courageux à engager. »  L'expression fait tâche. Quand un homme politique, fut-il qualifié de pépère, assemble les mots courage et prestations sociales, en général, on sait comment il termine son action. Dans la coupe et la découpe. Sans surprise, on a râlé un peu partout à gauche, y compris parmi des soutiens du chef de l'Etat.

10. Hollande promet donc une réforme des retraites. Puisque Sarkozy nous a menti (« La réforme de 2010 était supposée assurer, pour toujours, pour toute éternité, au moins jusqu’en 2020 – c’est ce qui nous était annoncé –, l’équilibre de notre régime par répartition. »), il faudra se remettre à l'ouvrage. La réforme Sarkozy reposait sur des hypothèses farfelues.
« Alors chacun devra prendre ses responsabilités : l’Etat et c’est pourquoi il a confié à une commission le soin de fixer les pistes que nous devrons emprunter ; mais aussi les partenaires sociaux qui négocient d’ailleurs en ce moment même pour les régimes complémentaires. Ils seront associés à ce processus parce que, sans les partenaires sociaux, il ne peut pas y avoir pas avoir de cohésion. Nous aurons à faire ces choix dans l’année, des décisions à prendre, à la fois, pour régler les urgences financières mais aussi pour assurer une réforme structurelle de nos régimes de répartition en tenant compte de la pénibilité et en réduisant les inégalités. » 
Nos régimes de retraites vont donc subir une nouvelle réforme. Leur financement est insuffisant. Le déficit chronique mais aggravé par la Crise, que Nicolas Sarkozy nous avait assuré avoir réglé, serait encore abyssal. A Dijon, Hollande a choisi un ton grave. La question n'est pas tant de savoir si la réforme est nécessaire mais comment elle sera conduite.

11. La compétitivité, mot qui heurte chez certains à gauche, est plusieurs fois prononcé: « L’investissement, c’est aussi les entreprises, les entreprises privées. » Hollande fait-il du socialisme de l'offre ? On l'entend évoquer les difficultés d'accès au crédit. Il rappelle le crédit impôt recherche (un dispositif créé … il y a 30 ans, mais moultes fois modifié), et son jeune cousin, le Crédit Impôt Compétitivité (CIC), versé dès 2013 « pour toutes les entreprises qui en feront la demande »: « Plus l’entreprise, en réalité, embauchera, plus elle sera soutenue. » C'est bon de le rappeler.

12. La réforme bancaire, sujet sensible. On lui reproche den'avoir pas démembré les banques. Dans son intervention, le paragraphe est court. Il enchaîne: « Toutes les banques ont aujourd’hui les moyens et les ressources pour prêter davantage ». Pour le coup, c'est faux. Il leur manque la confiance ou la coercition, au choix. Car les banques ont la sainte trouille des entreprises, de la crise, et surtout de leurs consoeurs.

13. Hollande n'est pas libéral quand il explique que la compétitivité extérieure n'est pas une question de coût. Il énonce: « Notre commerce extérieur est en fait affecté non pas tant de problème de coût, mais de problème de spécialisation. » La formule devrait donner du baume au coeur chez certains: « nos exportations ne portent pas sur les biens qui sont recherchés par les économies nouvelles.» On applaudit. Il a raison. Hollande s'affiche comme un libéral qui défend l'Etat. Fichtre ! Il veut un Etat fort donc simple ; un Etat puissant donc rapide ; un Etat efficace donc « qui fait confiance et qui inspire confiance.»

14. Sur l’accord du 11 janvier sur la sécurisation de l’emploi, Hollande s'en félicite, sans surprise. « Ce texte (...)  donne des droits nouveaux aux salariés : le droit individuel à la formation, la Complémentaire santé, la représentation des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises. Il limite la précarité de l’emploi, il renchérit les CDD. Ce sont déjà des avancées que dans une période de crise, nul ne pouvait imaginer. » Il défend cette régulation sociale auto-gérée. Mais il reconnaît que le bas blesse bien quelque part: « Mais c’est vrai qu’il y a une contrepartie, cet accord doit donner plus de souplesse aux entreprises et notamment permettre qu’il puisse y avoir une adaptation. » Il a raison sur un argument: « le droit actuel ne protège personne, il n’empêche aucun plan social, il peut le faire traîner au risque d’ailleurs de sacrifier l’entreprise. » Au passage, il se félicite de l'accord signé chez Renault.

15. Hollande est pressé. L'année 2012 a déjà été chargée en lois et réformes. Mais il s'agace. Il faut « être rapides dans l’action. » Un exemple ? Les emplois d'avenir – 500.000 prévus sur le quinquennat. « 100 000 seront créés à la fin de l’année, et chaque mois je ferai la vérification de la montée en charge de ce dispositif. » Il loue ses contrats de génération, également votés et en place car, en cumulant l'avantage du CIC (4%), « c’est 25% du coût salarial complet, pour un jeune, qui est ainsi allégé pour l’entreprise » Hollande en espère 80.000 à la fin de l'année.

Il martèle: « La bataille contre la lenteur c’est une bataille pour la croissance. » Pour 2013, le gouvernement va procéder par ordonnances, notamment sur le Logement. Comme Mauroy, Fabius, Rocard, Chirac, Balladur, Villepin, et Fillon réunis.

16. Ses trois ennemis sont donc la lenteur, la lourdeur, la torpeur. Trois blocages qu'il dénonce. Sur le dernier, un court paragraphe est là pour tacler certains de ces critiques: « Ce blocage, (...) la torpeur, c’est celui qui saisit les esprits à un moment, dans une crise, et aussi un certain nombre de nos concitoyens qui pensent que cela devient trop dur, que c’est trop difficile, que la France n’a plus de place, qu’elle n’a plus d’avenir, parce qu’ils vivent eux-mêmes un déclassement. Ils pensent que l’on peut se recroqueviller, se barricader, se retrancher dans des frontières, éliminer l’euro, éliminer la mondialisation, comme cela d’un trait de plume, éliminer le chômage aussi.»  D'autres diront que cette courte explication est très sociale-libérale.

Hollande récuse la chasse aux bouc-émissaires,  en France, ou ailleurs; ça nous change d'avant.

Il conclue au contraire sur un rappel à l'ordre de l'éminent Roosevelt: « ce que nous devons craindre le plus, c’est la peur ».

La peur.


16 commentaires:

  1. Très bon billet ! Nous on a plus de travail que l’année dernier le problème et que l’ont ne gagne pas d’argent pour investir et même embauché alors que nous avons besoin de personnels. Ont a les prix de 2006 2007 et aussi on a fait quelque erreurs d’investissement, mais bon ils sont sans conséquence, c’est juste des dépenses inutile alors que ça aurais put être distribué en participation pour le personnel. Sarkozy nous a trompés à l’époque ! Nous ont achète beaucoup d’acier et ont sais qu’une pénurie volontaire est organiser pars le secteur pour être livrais en temps et heur il faut faire d’énorme commende on a de plus en plus de mal d’être livrais en petit quantité. Puis ; tous les petits pièces de fonderies vienne d’Asie et même les produis de sécurité imposé pas l’Europe sont fabrique en Asie. Nos fournisseurs ont les usines en Asie, alors que se sont eux qui ont poussé l’Europe a des normes de sécurité en Europe pour maintenir leurs marchés !

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  2. D'un seul coup Hollande serait pressé ? Il aurait remarqué que le feu couvait partout. Bel effort de lucidité, aussi soudain qu'improbable lorsqu'on examine les premiers mois de son mandat. Lorsqu'il était encore urgent de consulter, d'entendre, d'obtenir le consensus, l'agrément. Au fond il n'attendait sans doute qu'un frémissement du PIB qui lui permettrait de claironner Oyez, voyez, la croissance au bout du chemin.
    Il n'en fut rien, il faut donc agir et prestement. Dégainons les ordonnances !
    Bon foin de baratin, l'on devient fou dans ce pays avec les annonces successives et imprécises sur la TVA sur le logement. De 5.5 % on grimpe à 7 % on prévoit 10 % pour 2014 et patatras on se rend compte qu'on a fait l'imbécile (et oui l'embellie économique n'arrive pas) et l'on reparle de 5 % sur le logement social et les travaux de rénovation en faveur des économies d'énergie.
    Savent-il seulement combien de temps nécessitent de tels projets, à imaginer, concevoir, trouver les financements et les aides, coordonner tous ceux qui sont concernés (copropriétés, ADEME, Région, banque) ? Qu'on puisse en quelques mois faire varier les taux de TVA concernant ces travaux comme un yoyo ? Ils trouvent cela amusant et drôle ?
    Des crétins oui !

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  3. J'ai commandé votre canne blanche ... Vous la recevrez sous peu..
    Courage!!!

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    2. Au sujet de la réforme des retraites du gouvernement FILLON, SARKORANCE dit que SARKOZY nous a menti ; non, la réforme s'était appuyée sur des hypothèses de croissance et de chômage trop optimistes, tout comme l’a fait le gouvernement actuel dans ses prévisions au début.

      Les retraités bientôt au régime crétois ?

      - La revalorisation des pensions de retraites complémentaires ne sera plus alignée sur l’inflation. C’est une première. On dit que c’est pour trois ans. A voir. On sait ce que deviennent les mesures provisoires.
      Les retraités du privé vont perdre entre 3% et 4,5 % de pouvoir d’achat. En même temps, ils continuent, par leur impôt, à financer les retraites privilégiées des fonctionnaires!

      - Cette mesure vient après un prélèvement de 0,3 % sur les retraites pour financer la dépendance. Mais beaucoup de retraités s’auto-financent déjà leur dépendance ; les cotisations annuelles vont de 300 à 700 euros, non déductibles des impôts.

      - Ajoutons à ça la menace que fait peser le gouvernement de supprimer l’abattement fiscal de 10% sur les pensions imposables, et le taux réduit de CSG.
      Mais là, il faut tout dire, et parler des charges supplémentaires que supportent les retraités par rapport aux actifs : pendant la période d’activité, 60 % des cotisations pour les assurances complémentaires sont prises en charge par le patronat, et la cotisation du salarié n’est pas incluse dans son revenu imposable.
      Mais une fois à la retraite, les cotisations sont en totalité à la charge du retraité ; ces cotisations sont lourdes, supérieures à 1000 euros par an, et elles sont soumises à l’impôt !

      - A cela, il faut bien parler du tarif personnalisé de l’électricité qui fait peser d’autres menaces sur les personnes qui vivent seules dans leur logement : le quota de consommation « au tarif normal » sera fonction du nombre de personnes, aussi un retraité qui vit seul et qui est chauffé par l’électricité se verra appliquer un malus, il paiera le courant plus cher !

      - Et on sait bien que le retraité, à l’état de dépendance, devra dépenser plus de 2000 euros par mois pour être pris en charge dans un établissement spécialisé …

      C’est paradoxal de voir que c’est un gouvernement de gauche qui s’attaque au pouvoir d’achat des retraités, ce que la droite n’a jamais fait depuis la réforme BALLADUR de 1993.
      On est bien loin du temps ou le notre gouvernement affirmait que les efforts ne seraient supportés que par 10 % des français les plus riches !

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    3. Mais tout cela c'était la semaine dernière, juste avant que le Chef de l'Etat et ses commensaux ne découvrent enfin l'ampleur et la profondeur de la crise.
      Depuis il brandit fièrement ses ordonnances, reste à espérer qu'elles ne foudroient le malade.

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    4. BRAVO ! SARKOFRANCE assure, avec talent, le SAV de HOLLANDE

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  5. 1. 30% de cote de popularité pour Hollande, la pire des Présidents de la Veme République.
    2. Les objectifs ne sont pas fixés pour être affichés dans les bureaux de l'Elysée, mais pour être atteints.
    3. Réduire les dépenses publiques en augmentant les impôts et taxes est le plus sûr moyen de tuer la croissance. De plus, pour Hollande, ce serait la faute des autres pays européens, qui mènent la même politique que lui : l'austérité. La plus grande partie de nos problèmes vient des règles mises en place par l'UE : libre circulation des capitaux, absence de protection douanière, refus de réglementer la finance, monnaie unique ...
    4. L'inversion de la courbe du chômage ? Vers le haut alors ! 30 à 40000 chômeurs de plus chaque mois et on annonce 500 à 600000 chômeurs de plus en un an.
    5. Que fait-il pour que ça change à part geindre ?
    6. Le programme de régression sociale est chargé : ANI, retraite au nom du sérieux et de la rigueur. Du sang et des larmes aujourd'hui, du miel et des fleurs en 2017 !
    7. Le déficit budgétaire ne sera pas ramené à 3%. Aucune chance avec une telle politique d'austérité qui tue l'investissement, assèche les recettes fiscales, anéantit la consommation ...
    8. "Cette rigueur a été plus juste que d'autres". Encore l'effet Sarkozy ?
    9. Bravo au "pépère" courageux, qui ne recule jamais et fonce droit dans le mur. Il l'annonce, il le fait et ce qu'en pensent les Français, il s'en moque.
    10. C'est encore la faute "à" Sarkozy, qui nous a mentis, mais là, il y a Quelqu'un qui va prendre ses responsabilités.
    11. Vive la compétitivité qui va sauver l'économie française. Donner 20 Mds aux entreprises (même à celles qui ne sont pas confrontés à la concurrence internationale) pour les aider à produire et à exporter ne sert à rien avec un euro trop cher. Le coût du travail est 10 fois moins élevé y compris dans certains pays de l'UE et ce ne sont pas les balivernes de Lamy, autre libéral-socialiste pantouflant à l'OMC, qui y changeront quelques chose.
    12. La séparation des activités bancaires est une réussite pour tous, mais surtout pour les banquiers qui se marrent bien des mesures homéopatiques que les méchants socialistes ont arrêtées.
    13. "La compétitivité extérieure n'est pas une question de coût, mais de spécialisation". déclare Hollande. Si c'est le cas, pourquoi donner 20Mds d'€ aux entreprises ?. L'accroissement du déficit commercial est dû notamment à un euro trop cher face au renmibi, au dollar, au yen, par la concurrence des pays à bas salaires, par le dumping pratiqué et par les barrières douanières fixées par certains pays pour protéger leur économie (ce qu'on refuse de faire).
    14. Sur l'AIN, lisez le détail de ses conséquences sur le blog de Gérard Filoche et vous pourrez en mesurer les effets néfastes. Madame Parisot, on dit merci à qui ?
    15. Nouvelle perle : Monsieur Hollande est pressé de lancer ses emplois d'avenir (voir ci-dessus le bilan de sa politique de l'emploi). C'est bien le seul sujet sur lequel il est pressé d'agir avec le mariage homosexuel.
    16. Pour Monsieur Hollande, demander à revoir, voire à modifier les règles et les principes édictés par l'UE, y compris contre le suffrage universel, c'est "se recroqueviller, se barricader, éliminer d'un trait de plume ...". Voilà que le suiviste, qui a renoncé à se battre pour changer la politique de l'UE, se mue en courageux capitaine. Capitaine de ceux qui suivent en rangs serrés les diktats de l'UE. Un comble d'autant qu'ils nous fait la leçon à nous, qui sommes peureux, rétrogrades, pas modernes. Vive la mondialisation socialiste heureuse, ouvrez portes et fenêtres de la France !
    En résumé, rien n'est de la faute de Monsieur Hollande, les responsables sont les autres pays européens, Sarkozy et enfin les Français. Citer Roosevelt quand on est le fils de Thatcher, il fallait oser !






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    1. Dommage, j'ai dû supprimer de grands passages de mon texte (4096 caractères maximum) avec des exemples édifiants sur les formidables résultats obtenus par Monsieur Hollande et ses équipes.

      En tout cas, je félicite Juan pour son excellente apologie digne des plus belles années de La Pravda. Les temps passent, mais les habitudes restent.

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    2. Plutôt que de ruminer votre aigreur, vous devriez faire un blog où vous détaillerez vos préconisations pour sortir un pays de la crise en moins d'un an (allez, disons 3 ans !)...

      Depuis 1974, qui correspond au début de cette crise, ou plutôt à la fin de cette ère industrielle européenne qui aura duré 200 ans, je n'ai vu AUCUN gouvernement, quel qu'il soit et dans quelque pays que ce soit, réussir à enrayer les difficultés économiques en quelques mois. Ceux qui l'ont fait ont laissé du temps au temps en imposant des mesures sociales et économiques, libérales ou non (ultra libérale chez Thatcher, plus sociale chez Olof Palme, entre les deux chez Schröder).

      En France vous continuez à penser qu'il suffit que... Le grand Yaka ! NON. On sait très bien que les recettes miracle n'existent pas (Mitterrand en 83 fut obligé de faire machine arrière; Jupé-Chirac se sont rétamés en 97; Villepin en 2005 a fait croire aux français qu'il sauverait le pays en 100 jours (sic), Sarkozy a multiplié les effets d'annonce, mais aucun des deux n'y est parvenu.

      Le seul qui aurait pu incarner ce changement progressif tout en défendant une politique solidaire, c'était Jospin. Mais les français ont préféré le désavouer en éparpillant leurs votes de "protestation" en 2002...

      Hollande et Ayrault sont sur la même ligne que Jospin. Laissons les travailler et attendons au minimum 3 ans avant d'en tirer des leçons. Croyez moi, le pays sera nettement moins abîmé que si on laisse je ne sais quel irresponsable - de gauche ou de droite - arriver au pouvoir avec sa baguette magique !

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    3. comme dirait Nicolas : Voilà

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  6. De toute manière Hollande gère la crise. Le "changement c'est maintenant" résonne de plus en plus comme l'équivalent social démocrate de "travailler plus pour gagner plus". Il s'agit d'articles de foire vendus pour être élus. Ensuite, l'Europe de Bruxelles tranche à droite néolibérale. Sarkozy baignait dans l'huile, Hollande se débat sans convictions. Pendant ce temps rien ne change, il faut payer la dette, les délocalisations continuent, les médias racontent la même chanson. Il faut donc croire que le capital a définitivement gagné, il n'existe pas d'alternative, les banquiers ont raison, nous avons tort. Les sondages concernant le PS donnent une idée de la réussite du gouvernement.
    Juan, si pertinent du temps du bonimenteur Sarko, semble lui aussi plongé dans la marmite du PS.

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  7. Jospin n'a pas été élu en 2002 parce que les Français ne voulaient pas de lui, ni de son socialisme. Point final.

    Depuis cette date, bien évidemment, les choses ne se sont pas arrangées pour le vieux parti. Ainsi, après avoir adopté le modèle économique anglo-saxon, les libéraux-socialistes continuent à mettre en place le système politique anglo-saxon, mais là n'est pas le problème. Le problème, pour les lib soc, ce sont les Français, qui sont conservateurs, rétrogrades, qui ont peur (rires) d'après Hollande.

    Quant à Hollande, il n'a pas été élu Président grâce à son charisme, mais uniquement parce que la plupart des Français en avait assez de l'olibrius Sarkozy. Sans Sarkozy, pas d'Hollande Président. Pas brillant, hein !

    Alors, attendre ? Oui, nous attendrons la fin des mandats des élus pour les remplacer en respectant les règles et principes constitutionnels contrairement à eux qui bafouent la volonté des Français exprimée dans les urnes.

    La plupart des gens de gauche ont compris qu'il n'y avait rien à attendre des lib soc. UMP = PS ? Oui, on a testé et c'est vrai UMP = PS.

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