15 avril 2013

Moralisation: les sondages clandestins de Sarkozy plombent Fillon

C'est une nouvelle petite bombe, une mauvaise affaire pour celui qui voulait s'échapper du bilan sarkozyen, le bien nommé François Fillon.

D'après le Parisien, l'ancien premier ministre est visé par une enquête menée par la brigade de répression de la délinquance économique,  depuis le 11 octobre dernier, pour favoritisme et détournement de fonds publics dans l'affaire des sondages de l'Elysée. Le parquet de Paris, à l'origine de cette instruction, le soupçonne, comme d'autres anciens ministres de Sarkofrance, "d’avoir recouru abusivement à des instituts de sondages et de conseils en communication lors du précédent quinquennat, sans respecter les règles des marchés publics, et aux frais des contribuables".

En 2009, nous nous étions tristement régalés des révélations du premier rapport de la Cour des Comptes sur les dépenses élyséennes. Comme d'autres observateurs médusés, nous avions alors appris que Nicolas Sarkozy avait confié une mission de supervision et commande d'enquêtes d'opinion à deux fidèles, Patrick Buisson (1,1 million d'euros la première année) et  Pierre Giaccometti (725 000 euros), sans procéder à un quelconque appel d'offre pourtant obligatoires.  Que plusieurs centaines de sondages politiques avaient été ensuite commandés (plus de 3 millions d'euros la première année, un sondage tous les trois jours en 2008, soit 134 sondages au total, dont 110 auprès  Opinion Way). Qu'ils avaient été publiés par des médias (Le Figaro, LCI) sans que ces derniers n'évoquent le financement élyséen - contrairement à la règlementation. Que nombre de ces sondages avaient peu à voir avec l'activité présidentielle («le climat politique en Ile-de-France», «le premier tour des élections municipales», etc). A l'époque, Michèle Alliot-Marie est cette Garde des Sceaux qui refuse toute enquête au nom de la séparation des pouvoirs.

L'OpinionGate ne faisait que commencer.

Secouée par le scandale médiatique, l'administration présidentielle supprima ces onéreuses dépenses pour mieux les transférer sur le budget du premier ministre. Un joli tour de passe-passe qui affecte aujourd'hui François Fillon. Sur la durée du quinquennat, Nicolas Sarkozy aura dépensé plus de 9 millions d'euros de sondages politiques.






4 commentaires:

  1. Rien à voir avec l'affaire Cahuzac et Augier le trésorier de campagne d'Hollande qui avait des comptes dans des paradis fiscaux qui sont des affaires de voyous.

    Là, c'est une gestion au sommet de l'état relativement confidentielle qui justifie peut-être la procédure choisie ; l’enquête le dira ; Sarkozy ou Fillon n’ont pas tapé dans la caisse pour leur profit et il n’y a pas de rétro commissions au profit des intéressés.

    Pour apprécier la méthode, il faudrait remonter à Mitterrand, Jospin et Chirac et comparer avec l'ère Sarkozy. Manifestement, celui qui a le plus exagéré fut Mitterrand et Sarkozy est certainement le plus honnête des Présidents.

    On pourrait citer des réfèrences;

    Le livre de Catherine Nay sous l’ère de Tonton : Mitterrand et les 40 voleurs,

    Les sous évaluations de patrimoine d’Hollande et de Ségolène pour minorer leur ISF (canard enchaîné)

    Etc Etc…. Il faut être prudent Juan, le boumerang revient très vite ; rappelez-vous le sénateur Guérini toujours membre du parti socialiste (il en sait de trop sur Hollande) qui déclarait que c’est au parti socialiste qu’il y a le plus de condamnés en justice : à commencé par le 1er secrétaire du PS, 18 mois de prisons.

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  2. Rien à voir avec l'affaire Cahuzac et Augier trésorier de la campagne d'Hollande qui avait des comptes dans des paradis fiscaux

    Nous ne sommes pas dans une affaires de voyous; Là c'est une gestion au sommet de l'état relativement confidentielle qui justifie la procédure choisie.

    Pour apprécier la méthode , il faudrait remonter à Mitterrand, Jospin et Chirac et comparer l'ère sarkozy. Manifestement, celui qui a le plus exagéré fut Mitterrand.

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  3. si c'est au PS qu'il y a le plus de condamnés c'est parce qu'il n'entrave pas la justice...
    à l'UMP il préfère étouffer les affaires les concernant ...

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  4. LES PAUVRES DE LA GAUCHE

    Les patrimoines du premier ministre et des 37 ministres ont été mis en ligne sur un des sites du gouvernement.

    Ces déclarations recensent, par pôles ministériels, les biens immobiliers, bijoux, oeuvres d'arts ou encore véhicules que possèdent les ministres.

    Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré un patrimoine total net de 6,07 millions d'euros. Ce patrimoine est composé notamment d'un appartement à Paris (2,7 millions d'euros), de deux maisons de campagne et de nombreuses valeurs mobilières. Il déclare également des valeurs mobilières de 1,32 million d'euros, composées essentiellement d'une participation dans la maison d'enchères Piasa.

    Jean-Marc Ayrault déclare lui un patrimoine net de 1,55 million d'euros. Il est composé notamment d'une résidence principale à Nantes (650.000 euros), d'une résidence secondaire à Sarzeau, dans le Morbihan (540.000 euros), et de contrats d'assurances-vie à son nom et celui de sa femme, pour près de 200.000 euros.
    Les montants déposés sur les comptes bancaires du couple Ayrault (courants, épargne, livrets et autres) s'élèvent à 110.733 euros.

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