14 juin 2013

Retraites: le rapport Moreau est sorti.

Le fameux rapport Moreau est sorti. Ce n'est pas la loi de réforme des retraites, faut-il le préciser ? Oui, certainement.

Pour l'heure, il faut le lire.

Et se faire son opinion avant la concertation qui a été annoncée.

La loi, rappelons-le, est pour ... cet automne.


5 commentaires:

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  2. Au cas où le rapport Moreau et Juan omettraient d'aborder le problème par cet autre bout de la lorgnette, nous nous autorisons à verser au débat quelques autres éléments propres à nourrir la réflexion, à secouer la torpeur, à nous sortir de la sinistrose, de la résignation et du défaitisme ambiants :



    Une video pédagogique et ludique ==> http://www.youtube.com/watch?v=Y8zWQrsBZ_8



    Par ailleurs, le 20 mai dernier Juan écrivait ceci :
    Répétons la question:
    "Faut-il augmenter de 20 milliards d'euros, par an, les cotisations vieillesse pour résorber le trou de nos régimes de retraites ?"

    Nous répondions alors ==> on croirait entendre Sarkozy ... avec sa rhétorique malhonnête consistant à poser le problème de manière simpliste et prétendument responsable pour cadrer et enfermer le débat dans certaines limites et éviter de poser d'autres questions !


    Tiens par exemple en 1945, 15 millions de paysans nourrissaient 45 millions de Français ; aujourd'hui 1 million d'entre eux nourrissent 65 millions de Français ! Et pas de famine en vue !! Because les gains de productivité !

    Appliqué aux retraites le raisonnement donne :
    - aujourd'hui, il faut 13 % du PIB pour financer les retraites ; soit 260 milliards de 2000 (restent donc 1740 milliards.)
    - en 2050, à prestations égales, il faudra 18 % du PIB ... qui entre temps avec une hypothèse de croissance de 1,7% par an aura doublé. Soit 720 milliards de 4000. Restent donc 3280 milliards. Ajoutons 2% pour récupérer le préjudices des réformes entamées depuis Balladur, et il reste encore 3200 milliards. [ Il n'en restait que 950 en 1960 quand les retraites pesaient pour seulement 5% du PIB ! ]

    - Entre 1950 et 2000 le poids des pensions est passé de 5 à 13% du PIB, soit une multiplication par 2,6 ;
    - Entre 2000 et 2050, le poids devrait donc passer de 13 à 18%, soit une progression de 1,4 seulement.

    ==> il n'y a donc pas accroissement du poids des pensions mais réduction contrairement à ce que laisse entendre la rhétorique fantasmatique du choc démographique !


    Par ailleurs, depuis 1980, ce sont près de 10 points du PIB qui sont passés des revenus du travail (de 70 à 60%) au profit (de 30 à 40%) (et pas que dans les investissements loin s'en faut). Soit près de 200 milliards par an.

    Autrement dit bien plus qu'il n'en faut pour ramener les différents comptes sociaux à l'équilibre.

    Tout ça pour dire qu'il faut se méfier des pièges des présentations arithmétiques tendancieuses. Qui ne doivent pas occulter que la politique obéit avant tout aux rapports de forces. Et que ce rapport de force commence avec la propagande qui vise à paralyser le débat.

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    1. belle démonstration. Mais... je ne crois plus à la croissance. Plus du tout. Et pas seulement parce qu'il y a la crise. Et les gains de productivité laissent sur les carreau des milliers de personnes; qui donc n'ont pas assez de cotisations complètes pour leur retraite. Les 20 milliards de déficit sont une prévision d'horizon proche, la fin de ce quinquennat.

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    2. La démonstration vise bien évidemment les arguments du pouvoir ... Plus précisément la logique et la cohérence globale de l'argumentation du pouvoir ...

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    3. Par ailleurs qu'est-ce que 20 milliards rapportés au 200 milliards qui chaque année, à croissance étale, abondent les profits au lieu d'aller aux salaires (directs et indirects (cotisations sociales et donc comptes sociaux).

      A tous les niveaux nous avons assisté au cours des trois dernières décennies à un détournement en règle, systématique, organisé, de la richesse nationale au bénéfice des plus aisés et des rentiers et aux détriments des comptes publics.

      Par un phénomène de vases communicants qui ne doit rien au hasard, l'endettement généralisé de la Nation par la baisse des recettes a permis l'enrichissement du décile le plus favorisé. Grâce à la dépense fiscale d'une part, et à la spoliation des salariés, les plus fortunés de ce pays ont pu placé leurs fortune augmentée sur les marchés obligataires auquel l'Etat s'est auto-acculé à devoir s'adresser pour boucler ses fins de mois.

      Autrement dit, l'Etat a organisé les conditions de sa faillitte au bénéfice des plus aisés.

      Coup double donc pour la frange minoritaire qui a tiré parti de l'accroissement des inégalités.

      Cette démonstration est suffisamment limpide dans ses linéaments pour qu'elle constitue d'ores-et-déjà, indépendamment de toute perspective de croissance, un mobile suffisant pour rejeter en bloc toute tentative indécente d'intoxication sur le thème du : la population vieillit alors il va falloir travailler plus longtemps.

      Avant même d'envisager les mesures préconisées puis retenues par le gvt, il convient de dénoncer cette escroquerie intellectuelle !

      Il est du devoir intellectuel des blogueurs de faire connaître cette présentation : une toute autre façon d'envisager le problème ; une autre manière de définir la problématiser la situation.

      ...

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