27 août 2013

Etes-vous prêts à la guerre en Syrie ?

L'ONU suspend sa mission d'inspection sur place. David Cameron convoque le parlement britannique jeudi pour évoquer une intervention militaire en Syrie. Barack Obama est rentré précipitamment de vacances.

Alors, c'est la guerre, n'est-ce pas ?

On se parle au téléphone. Hollande à Obama. Le Drian et son homologue américain. Fabius et Hollande. Les Européens entre eux. Balancer une bombe sur Damas, envoyer quelques commandos dans un pays soutenu par la Russie et la Chine...
"Le massacre chimique de Damas ne peut rester sans réponse. et la France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents." François Hollande, 28 août 2013
Il est sûr de lui, notre Président. "Pépère" va nous amener dans une autre guerre. On aimerait que l'Assemblée en fut saisie. 

Quelques trouillards diront que la cause est incertaine. D'autres expliqueront qu'il s'agit d'obéir à un complot judeo-américain. Tristes caricatures...

Il y a des questions plus sincères, plus directes, plus simples.

Sommes-nous sûrs des coupables de ce "massacre chimique" ?

Non.

Mais à l'Elysée, aux Etats-Unis, la chose est entendue. La détermination est totale mais les options encore ouverte. "Tout va se jouer cette semaine" La formule est de Hollande lui-même, au Parisien. "Il y a plusieurs options sur la table, qui vont du renforcement des sanctions internationales aux frappes aériennes en passant par l’armement des rebelles. Il est encore trop tôt pour se prononcer de façon catégorique sur ce qui va se passer. Les experts de l’ONU vont enquêter sur place. On laissera aussi un peu de temps au processus diplomatique (NDLR : le Conseil de sécurité se réunit mardi soir). Mais pas trop non plus. On ne peut pas rester sans réagir face à l’utilisation d’armes chimiques."

Osons encore une question: avions-nous besoin de cette attaque chimique de trop pour choisir d'intervenir ? Oui et non.

Les opinions ont besoin de symboles, tristes symboles.

La catastrophe syrienne, l'écrivions-nous il y a quelques jours, a déjà eu lieu. Sanctionner Bachar serait toutefois un "geste", un signal, un mouvement qui maintient une idée. Il n'enlèvera pas que le front d'en face est composé d'islamistes al-Qaïdesques. Mais il signifiera que la "Communauté internationale", enfin et encore, sait intervenir quand il le faut.




5 commentaires:

  1. Je te le dis tout de suite je ne serais prêt à aucune guerre, maintenant que faut-il faire, laissez faire des massacres? C'est compliqué.

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  2. Il faut que quelqu'un arrête ce con de Bachar EL Assad...

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  3. Prions pour que Bachar nous débarrasse de cette racaille immonde et nauséabonde! Flamby sera bientôt démasqué pour son alliance avec le terrorisme international et j'espère qu'il finira le reste de ses jours avec un boulet à la cheville, dans un cachot en Sibérie!!

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  4. Il est plus que temps de mettre terme à cette situation est tout moyen est bon à utiliser tant que des innocents n'y perdre pas encore la vie et que les coupables du massacre chimique de Damas ne puissent pas rester impunis.

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  5. Cette escalade publicitaire des "Occidentaux" commence à bien faire. J'avais écrit un truc hier soir, qui n'est en ligne que depuis peu. Après la Libye, après la Côte d'Ivoire, après le Mali, çà commence à bien faire, l'Élysée.

    Je comprends les hésitations de Fred. L'Irak a été tout simplement détruit. La Libye, idem. Nul compte n'est pris des aspirations des populations, de leurs ennuis locaux, de leur situation réelle. Il suffit de se souvenir comment fut tracée la frontière entre l'Algérie, le Mali et le Niger, par deux colonels français, dépendant de deux ministères différents, en plein désert, en 1905. On pourrait croire à un gag. Vous posez un bidon sur le sable. C'est le pivot Algérie-Mali-Niger. Vous prenez un cordeau, et vous tirez un trait sur quelques centaines de kilomètres, délimité de place en place par d'autres bidons.

    Je ne suis pas loin de partager l'avis musclé de Bob. En tout cas une chose est sûre : si Assad n'a pas que des partisans, les islamistes sont détestés de tous. D'où probablement ce va-tout de leur part, à coups de cette horreur qu'est le sarin.

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