24 septembre 2013

Municipales: la nausée, déjà.

Le scrutin municipal approche. C'est déjà la nausée.

A Paris la capitale, la candidate UMP souffre tant qu'elle en dérape. Elle s'est lâché contre les Roms qui "harcèlent les Parisiens", en accompagnant Rachida Dati quelque part dans l'un des quartiers les plus chics de la capitale.

Quelques jours après, effroi et consternation. Anne Hidalgo, la rivale PS, avait un temps raison d'attaquer les "réseaux" mafieux qui empoisonnent de leurs trafics la cité dont elle brigue la mairie. Puis, dans la même séquence sur RMC, devant l'efficace Jean-Jacques Bourdin, la voici qui lâche:
"Paris ne peut pas être un campement géant".
Mon dieu...

Que fallait-il retenir d'une pareille bêtise ?

En une phrase, Anne Hidalgo validait donc les craintes de l'électorat le plus âgé, le plus craintif de cette capitale.

Formidable.

Elle n'a d'ailleurs aucune chance de gagner sur ce terrain-là, celui qui est labouré par une extrême fascisante.

Anne Hidalgo.

A Paris, donc.

La candidate socialiste a publié, lundi, son "brouillon de campagne". Cette interview radiotélévisée, ce lundi 24 septembre, en faisait-elle partie ? 

Mardi, c'est au tour de l'Opinion, ce journal neo-libéral, de publier sa "carte des camps Roms en France". France Inter, radio de service public, consacrait sa matinale au même sujet. Et voici l'emballement... 

15 commentaires:

  1. Oui, on a du mal à croire que le vieille guerre entre sédentaires et nomades puisse être un programme de campagne municipale à Paris... Sans même évoquer le fait que ça vient de la gauche...

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  2. De plus en plus difficile de marquer des différences surtout si on va dans le sens le plus détestable que l'on croît le plus efficace.

    Bref.

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  3. Hidalgo-NKM , Hollande-Sarko , Merkel-Steinbruck..etc...que des clones qui font semblant de s'opposer , pour la galerie et les médias , juste pour le gâteau . Les adultes ne croient pas au père noël , ils votent . Comme disait Desproges .

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  4. C'est quand même bizarre : l'UE verse des milliards à la Roumanie et à la Bulgarie pour les aider à règler leurs problèmes de pauvreté et ne demande pas des comptes sur l'usage qui est fait de ce fric (le notre, en l'occurence ) . Et nos politicards clientèlistes qui bèlent sur les méchants roms, générateurs d'insécurité mais la boucle devant Barrosso et consorts !

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  5. Hidalgo fait comme Valls, elle regarde les sondages et... D'autant que ce n'est pas une maladresse, elle a répété strictement la même chose le soir même dans un meeting. Franchement dégueulasse.

    Ces gens-là n'ont aucune conviction sinon l'envie d'être calife à la place du calife. Je me souviens qu'en 2001, au-delà du plaisir de virer la droite, sa politique désastreuse et ses affaires de corruption de Paris, Delanoë avait un souffle, un projet pour la Capitale, une envie. Dans ce qui est appelé le "brouillon" de campagne d'Hidalgo, pas un mot sur la culture, pas un mot sur la vie nocturne, du creux, du vide, ça oui, beaucoup... Sérieusement, comment voter pour ces "socialistes-là" (à ne pas confondre avec ceux à qui il reste, heureusement, quelques convictions) ?

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    1. Je rajoute que cet opportunisme minable consistant à acter les (supposées ?) phobies de la société pour en retirer un douteux bénéfice électoral, ne servira qu'à faire monter un peu plus le Front National... Même à Paris, l'extrême droite risque de frôler les 10% aux prochaines municipales.

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  6. avec le soutien de Gaudin, y a bien appel au meurtre , non ?

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  8. Votre "discours" me fait un peu penser à celui de Chirac quand il allait se balader dans les cités au début des années 90, "et si vous rajoutez à ça, le bruit et l'odeur..."

    Et puis, ce bon sens "populaire" dont vous vous prévalez en opposition aux "bien-pensants" (vous avez oublié "bobos déconnectés de la réalité" dans votre bréviaire...).

    Les anathèmes xénophobes, réactionnaires, la pulsion du repli du soi seraient donc la "vraie vie" ? Et bien évidemment, ce ne serait pas du tout stigmatisant... Il se trouve que jusqu'à un temps récent, des roms, j'en côtoyais tous les jours et ça ne rendait en rien mon quartier invivable au contraire de votre description apocalyptique... Reconnaître qu'il existe un problème (à ce point préoccupant ? Et sérieusement, pourquoi n'y-a-t-il aucune réponse à la hauteur ? Pourquoi les réseaux mafieux continuent à prospérer ?) est une chose, faire appel à des discours simplistes et bas du front par pur cynisme électoral (l'homme politique dirait tout haut ce que le brave citoyen penserait, lui aussi, de plus en plus haut) en est une autre (De la droite, plus rien ne surprend. De la part de certains "socialistes", c'est... Le FN, lui, se contente d'engranger).

    Si le tout répressif fonctionnait, si la fermeté matamore était la solution miracle, ça se saurait... Le verbe s'exprime, parfois éructe mais dans les actes, ce qui est surtout signifiant, c'est l'impuissance des pouvoirs publics.

    Quant au fait que les roms dans votre quartier, vont jusqu'à "s'inviter dans vos poubelles" (sic), non seulement, leur misère ne vous touche manifestement pas mais elle vous dégoûte. Comme aurait dit Jean Gabin, salauds...de roms !

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    1. L'association Roms-poubelle est fréquente. D'une façon ou d'une autre, le Rom est associé aux déchets, ou à un déchet: il est soit un être vivant dans la saleté et les ordures, soit lui-même une ordure, un déchet.

      Pour un exemple d'association du Rom à un déchet (Rom=ordure):

      "La France n'est pas la poubelle de la Roumanie" affirmait ainsi, ici même, une internaute dont j'ai oublié le nom, sous un article récent.

      L'association à laquelle se livre Ulysse est du second type: le Rom vit dans les ordures.

      "a la tombée de la nuit, les Rroms s’invitent dans nos poubelles"

      Remarquons la mise en scène du propos ("à la tombée de la nuit") qui non seulement fait référence à la noirceur et au côté inquiétant des ténèbres que nous impose la rotation de la Terre par cycle de 24H mais évoque aussi le caractère interlope de la tombée de la nuit, qui est ce moment où le jour cède progressivement la place à l'obscurité: c'est un moment de transition.

      Enfin, il y a cette pointe d'ironie: ils s'invitent dans nos poubelles. Il y a un jeu entre le côté assez malpoli de la chose (s'inviter quelque part n'est pas poli) et l'endroit où cela se produit: la poubelle. Le Rom est ainsi celui qui force notre volonté (il s'invite) mais, irrésistiblement attiré par son envie de crasse, il ne s'invite pas chez nous, dans notre foyer, dans les bras de nos compagnes, dans notre lit, il n'endosse pas nos habits, ne boit pas dans notre verre, non, il s'invite dans nos poubelles.

      Et, puisque dans cette affaire nous ne renonçons à rien, il est utile de signaler que les poubelles dont il est question sont bien les nôtres: "nos poubelles". Comme s'il fallait encore revendiquer la propriété des ordures que les Roms ont l'audace de nous voler.

      Le propos ulyssien, assez classique, fait donc appel à la puissance d'évocation de l'ordure et on voit bien que le thème est riche.


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