26 septembre 2013

Noël Mamère, Jean-François Copé: deux abandons en cours d'étape

L'un a davantage fait parler de lui que l'autre. Et pourtant les deux illustrent cette crispation générale né d'un climat politique qui reste tendu.

Noël Mamère quitte les écologistes
Noël Mamère, député-maire de Bègles, quitte Europe Ecologie Les Verts. Furax contre les dirigeants historiques, en rage contre la politique du gouvernement qu'il soutenait hier, en colère contre Hollande, Duflot et quelques autres.

L'homme suit donc ses convictions, mais pour aller où ? Un député seul n'a pas grande utilité collective. Jean-Luc Mélenchon lui a presque tendu la main. Cette décision n'est pas qu'une affaire de désaccord politique avec la majorité hollandaise. Bien au contraire... Il y a de la rancoeur interne et des rivalités de pouvoir pour l'animation ou le contrôle d'EELV.
"J'ai décidé de quitter EELV parce que je ne reconnais pas le parti que j'ai représenté à la présidentielle en 2002. Notre parti ne produit plus rien : il est prisonnier de ses calculs et de ses clans. Nous sommes devenus un syndicat d'élus." Noël Mamère. 
Mamère moque une "Firme" qui contrôlerait en son désormais ex-parti. Mais il reste prudent, qualifiant Cécile Duflot de "bonne ministre."

Le désaccord serait politique. On dira que Mamère en marre d'avaler des couleuvres. Chacun a sa propre ligne jaune.

Jean-François Copé abandonne 2017
L'autre abandon du jour concernait Jean-François Copé. Une journaliste infiltrée, oeuvrant pour RMC, croyait savoir que le président contesté de l'UMP avait renoncé à se présenter à la présidentielle de 2017. Quelle surprise !

Copé aurait fait le deuil, provisoire, de cette ambition présidentielle à cause de mauvais sondages. Dépassé sur sa droite par Fillon, abimé par l'image de tricheur qui lui colle à la peau depuis la présidentielle interne ratée de l'automne 2012, effacé par son ancien modèle Sarkozy qui térpigne en coulisses.

Copé, donc, aurait décidé de jeter l'éponge pour la prochaine course. Il s'imagine encore jeune. Il se réserverait pour 2022.

Quel est donc ce pays où le paysage politique est bouché aussi longtemps à l'avance ?

C'est la France.






9 commentaires:

  1. La France serait donc le seul pays où des politiques développeraient des stratégies personnelles pour la conquête du pouvoir suprême vingt ans à l'avance, ou davantage?
    Vous croyez que Kennedy, Nixon, Blair, Merkel, etc., n'y pensaient pas depuis des décennies chaque matin en se rasant?

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    1. "Vous croyez que Kennedy, Nixon, Blair, Merkel, etc., n'y pensaient pas depuis des décennies chaque matin en se rasant?"
      Surtout Angela Merkel, je l'imagine très bien en jeune fille est-allemande devant son miroir chaque matin dans l'austère salle de bain de Stralsund, se badigeonnant vigoureusement le menton avec un blaireau plein de savon et le couvrant d'une mousse épaisse, puis saisissant le coupe-chou d'une main à la fois légère et sûre, s'arrêtant un instant, songeuse... ach, bientôt je me raserai dans la salle de bain de la Kanzlei, ça ressemblera à autre chose que ce clapier !

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    2. Je vous signale que la plaisanterie était volontaire...

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    3. Je vous envierai presque d'être dans la tête des gens pour savoir ce qu'ils pensent. Encore que ces deux là ne présentent pas d'intérêt particulier : à force de rouler des mécaniques avant chaque scrutin puis de se dégonfler telles des baudruches tristes pour un poste quelconque histoire de rester dans la lumière des projecteurs. Bien tristes sires.
      PS : le chaton a bien prospéré.

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  2. En ce qui concerne Kennedy, je crois que son bootleggers de père, ce bon Joseph, y pensait pour lui !

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    1. Le papa avait programmé pour la conquête de la Présidence des États-Unis le fils aîné, Joseph Patrick Kennedy Jr , et ce n'est qu'après la mort de celui-ci, tué le 12 août 1944, pendant la deuxième guerre mondiale, que la mission a été confiée au deuxième de la fratrie, John Fitzgerald Kennedy, qui, jusque là, s'orientait vers une carrière de journaliste.

      C'est donc un projet de conquête de la Présidence qui remontait...à la génération précédente.

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  3. Deux abandons, certes, mais pas avec les mêmes conséquences...

    CASTOR

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  4. "Deux abandons en cours d'étape", c'est ce qu'on appelle un non-événement d'autant qu'il y a "du monde au portillon" pour remplacer ces insignifiants. D'autant que ce geste n'a aucun sens, ni portée politique et qu'on peut parier sans se tromper que leur traversée du désert sera plus courte que ce qui sépare l'ambition dévorante du dévouement à l'intérêt générale.

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  5. @Elie Arié
    Et comme en plus, John a faillit y rester lui aussi, pendant la seconde guerre mondiale ( voir son problème de dos ), le père Joseph a dut se faire de la mousse !

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