3 septembre 2013

Où l'on débat du vote pour mieux oublier la guerre en Syrie...

Intervenir ou pas en Syrie ? La question semble être passée au second plan par l'un de ses tour de passe-passe médiatique dont nos démocraties malades et incertaines ont le secret.

En France, oppositions de droite et de gauche ont multiplié les appels à un vote de l'Assemblée nationale lors de sa consultation, mercredi, par le gouvernement sur une éventuelle intervention en Syrie.

Comme toujours, tout est venu des Etats-Unis. Pire, c'est tombé un dimanche, le premier du mois. Barack Obama déboule sur son pupitre. Et montre qu'il savait avoir la trouille de passer à l'acte ou le respect de son Congrès en décidant... de ne pas décider d'une intervention avant le vote de ce dernier. On attendra donc le 9 septembre ou même plus tard, que le Congrès américain fasse sa rentrée.
Trouille des sondages ou respect du parlement... choisissez l'option qui vous convient. Les plus bellicistes trouveront qu'Obama a manqué de courage. Il est vrai que son propre secrétaire d'Etat John Kerry lâchait la veille combien son gouvernement était sûr de ces preuves.

En France, évidemment, cela change pas mal de plan. Assez vite, nos éditocrates se sont succédé pour résumer le nouveau drame: Hollande aurait été piégé par Obama !

Damned !

Jean-Marc Ayrault prend donc son batton de pèlerin. Le voici qui reçoit un à un les responsables des différents partis et, en fin d'après midi, une cohorte de parlementaires pour les convaincre de l'arsenal chimique détenues par les autorités syriennes.

Lundi vers 19h, les preuves du danger avéré sont déclassifiées. On les connaît un peu. On sait leur insuffisance sur cette question prétendument centrale - mais qui a donné l'ordre de gazer 1400 personnes le 21 août dernier ? Cela reste une démarche inédite sous la Vème République.

A Damas, l'envoyé spécial du Figaro, Georges Malbrunot, décroche une interview de Bachar El-Assad. Mi-moqueur, mi-sérieux, un confrère de Mediapart, sur Twitter, rappelle à juste titre qu'en mars 2011, le colonel Kadhafi affirmait de façon similaire, dans le même Figaro, "je vais gagner car le peuple est avec moi."

Cette fois-ci, c'est Assad qui nous menace. Primo, il ne conteste pas détenir des armements chimiques ("Je ne dis nullement que l'armée syrienne possède ou non de telles armes"). Secundo, il affirme que c'est à la France et aux Etats-Unis de fournir les preuves. Tertio, il dit qu'utiliser des armes de destruction massive à cet endroit-là et à ce moment là aurait été "illogique" : "est-il possible qu'elle le fasse dans une zone où elle se trouve elle-même et où des soldats ont été blessés par ces armes comme l'ont constaté les inspecteurs des Nations unies en leur rendant visite à l'hôpital où ils sont soignés? Où est la logique?" Lire ce dictateur suggérer qu'il a en tête des lieux et des occasions où gazer des civils serait plus efficace avait quelque chose de glaçant.

Enfin, l'homme de Damas menace: "Dans la mesure où la politique de l'État français est hostile au peuple syrien, cet État sera son ennemi. Cette hostilité prendra fin lorsque l'État français changera de politique. Il y aura des répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France."

Mais nos ténors nationaux, tous ceux qui ne sont pas aux commandes, ont purement et simplement déplacé le débat sur la question du vote, plutôt que sur le fond lui-même.

Pour certains, c'est une parade assez basse pour masquer un désarroi stratégique ou une nécessité politicienne. On pense à François Fillon (UMP), Gérard Longuet (UMP), ou à Jean-Louis Borloo (UDI). L'UMP est traversée de courants contraires. Jean-François Copé ou Christian Estrosi se la jouaient "gaullistes". Alain Juppé, attendu comme le Messie par des ouailles désemparées, n'a rien trouvé de mieux à dire que de tirer un trait sur l'héritage de l'ancien monarque ("ce serait la première fois, par rapport à ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire, en Libye ou au Mali, que la France interviendrait sans un feu vert des Nations unies. C'est donc une sorte de rupture avec la ligne diplomatique qui est la nôtre traditionnellement et je pense que ceci justifierait un vote au Parlement"). Bref, c'est le bordel le plus complet...

Pour d'autres, - François Bayrou (Modem), Jean-Luc Mélenchon (PG), André Chassaigne (PC) - comme souvent en pareil cas, l'éventualité d'un conflit armé est l'occasion de rappeler l'urgence à revenir à davantage de parlementarisme dans notre gouvernance politique. Au PS même, cette affaire de vote parlementaire agite.

Toute la journée de lundi, l'attention médiatique fut donc concentrée sur cette dramatique question. Il ne s'agit plus de savoir s'il fallait punir, attaquer, stopper un boucher en action, une escalade désormais chimique, mais si nos députés et sénateurs auraient l'occasion de ... voter

Et bien votez.


18 commentaires:

  1. et pendant ce temps là
    la méditérranée qui se trouve à deux pas
    joue avec les galets

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  2. Mais oui, on vote: la majorité est socialiste.
    Cela va régler tout cela.
    C'est quand même mieux que d'attendre que le Congrès décide, non?
    Sacrée ambiance...

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  3. "Lire ce dictateur suggérer qu'il a en tête des lieux et des occasions où gazer des civils serait plus efficace avait quelque chose de glaçant."

    Je suis désolé, mais ce n'est pas du tout ainsi que j'interprète la citation. Ajoutons aussi que des preuves ont été données concernant la trajectoire des deux fusées incriminées, qui accusaient à coup sûr les islamistes. Je rappelle aussi que des armes chimiques, la France en possède, la Grande Bretagne également, quant aux États-Unis leur stock est tout simplement monstrueux. Pas de leçons à donner.

    Enfin, les "attaques humanitaires" ont fait largement la preuve de leur inhumanité : ne serait-ce qu'en Libye, ou plus près de nous encore au Mali. Il faut que notre gouvernement cesse de nous prendre pour des imbéciles.

    Si nos représentants sont autorisés à voter, j'espère qu'ils auront la même sagesse que leurs homologues britanniques. Et s'ils ne le sont pas, cela donnera une haute idée de la tête de l'État.

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    1. Merci pour ces rappels élémentaires Babelouest


      "Lire ce dictateur suggérer qu'il a en tête des lieux et des occasions où gazer des civils serait plus efficace avait quelque chose de glaçant."

      ==> volontairement je colle le passage que j'avais moi-même extrait, bien qu'il soit en tous points semblable au vôtre, pour mieux illustrer la pertinence de votre remarque au sujet de l'interprétation à laquelle elle donne lieu.
      C'est une des caractéristique du personnage "Juan" de prendre une citation et de soutenir avec aplomb une interprétation fantaisiste et tronquée mettant au premier plan un contenu émotionnel propre à susciter l'indignation et à paraliser la réflexion en introduisant un ferment de doute et de culpabilité dans l'esprit de la personne qui aboutirait à une conclusion divergente bien que logiquement conforme à la situation.
      Notons comment ici l'usage des mots "dictateur" et "gazer" ainsi que de l'expression "a en tête" vient parasiter totalement le raisonnement et permet de renverser une situation. Comme l'usage des mots homophobes, antisémite, négationniste, complotiste. Les ressorts de la manipulation sont tjrs les mêmes.

      ==> j'ajouterais que nous nous en remettons aussi à la sagesse et à la sagacité des lecteurs de ce blogue pour ne pas se laisser enfumer et abrutir par la vulgarité des analyses ici proposées qui sont proprement des atteintes au débat démocratique de part l'indigence de l'analyse et des offenses à l'intelligence. Sans parler de la duplicité de la manoeuvre qui relève de la propagande aux gros sabots !

      ==> ce site est un laboratoire du genre où l'on peut observer quasiment chaque jour les manifestations de la suffisance et du cynisme en action. On peut s'y exercer à la distanciation !

      Conclusion : le dénommé "Juan" tient désormais sur certains sujets un discours stupide et irresponsable ; ce qui n'exclut bien évidemment pas une malhonnêteté viscérale et originelle dans la démarche que constitue ce blogue dont la vocation politique ... motive, justifie et légitime nos commentaires.

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    2. Il ne manque plus que Jeanne Birkin avec un petit Syrien gazé au sarin dans les bras!Snif! Snif!

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    3. Desmocratie, c'était peut-être votre dernier commentaire ici. J'apprécie la critique, pas l'outrance.

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    4. @babelouest: sur l'interprétation des propos de Bachar el-Assad, ce n'est que la mienne, je te l'accorde: il explique cependant noir sur blanc qu'il trouve pas logique d'utiliser des armes chimiques dans tels parages.

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    5. Tolérer que de pures allégations pro domo sua soient produites à titre de preuve n'est pas outrancier peut-être !

      Je suis qq1 de plutôt mesuré. Ce qui ne signifie pas inconditionnellement complaisant. L'outrance que vous me prêtez n'est que le reflet des libertés que vous prenez avec la complexité des faits. Mes commentaires pour sévères qu'ils soient sont juste à la mesure des propos auxquels ils se rapportent et de la situation à laquelle la dérive de ce blogue nous confronte.

      Je regrette mais un simple souci d'honnêteté et de bon sens finit par obliger tout lecteur un tantinet soucieux d'exactitude, et par ailleurs plutôt patient, à souligner d'un trait ferme les distorsions et autres divagations ici observables ... sur certains sujet.

      A défaut de vous expliquer et, au lieu de soliloques quotidiens, d'engager un authentique débat sur les points où vous vous estimez injustement mis en cause, à tort ou à raison, censurez si cela vous chante :) Ce blogue n'en sera que plus pathétique sous certains aspects outrageusement partisans et insultant pour l'intelligence des lecteurs attachés à une lecture critique et contradictoire

      Le problème avec ce site c'est qu'il arbore une ligne citoyenne caractéristique de la libre expression engagée d'un quidam, alors que depuis le commencement il fait oeuvre de propagande outrancièrement orientée, non avouée et masquée par une habile entreprise de dissimulation. Ce en quoi il encourre un reproche d'insincérité manifeste.

      Alors pensez bien que la menace de se voir censuré dans pareilles conditions constitue une éventualité hautement probable, voire inéluctable, et constitue un titre de reconnaissance pour l'ensemble du travail critique ici accompli dans le cadre d'un débat démocratique soucieux de certaines valeurs ... qui peuvent en faire un sport de combat !

      Il est par ailleurs évident que la tonalité ne vise pas tant une personne qu'une démarche dont on ignore à quelle fin et par qui elle est mise en oeuvre. Que "le" responsable de la ligne éditoriale de cet espace d'expression se sente mis en cause est une conclusion pertinente.

      A ceci prêt encore une fois que nous ne dénonçons rien d'autre que les ressorts d'une démarche manipulatoire qui nuit gravement à la sincérité des débats à laquelle toute personne attachée à la probité des réflexions engagées se doit de veiller en dénonçant les écarts qu'elle peut être amenée à constater !

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    6. je ne comprends rien à ce que vous écrivez (blog s'écrit "blog"). Je ne cache rien, je suis même trop transparent. Allez lire mes coulisses si besoin est. On peut être en désaccord, mais si cela vous est trop insupportable, barrez vous et ne revenez pas.

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    7. Si on devait fuire à chaque fois qu'on est en désaccord avec une ligne éditoriale et politique sur le fond mais aussi et surtout sur la forme, on ne progresserait pas bcp. La confrontation est bénéfique qd elle donne lieu à un engagement sincère ... Je me comprends ;)

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    8. "Je ne cache rien, je suis même trop transparent."

      ==> que penser d'une réponse qui met en avant une prétendue transparence, par définition invérifiable, quand l'interpellation récurente porte sur l'insincérité de la démarche qui préside à la tenue de ce blogue ... de nouveau manifeste ici !

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  4. Que signifie "intervenir militairement mais en prenant bien soin de ne pas renverser el-Assad"?

    Que signifie "punir" (terme emprunté au langage de la morale), en termes d'objectifs politiques ou militaires?

    Que va-t-on bombarder, en dehors de lieux prévus et évacués à l'avance (voire peuplés de boucliers humains)?

    Si,demain,les forces de la révolution anti-el-Assad utilisaient des gaz toxiques, va-t-on les bombarder aussi?

    Espérons que le Congrès américain mettra fin à tous ces non-sens, et que l'on reviendra à la recherche d'une solution politique...ne faisant pas la part trop belle aux djihadistes.

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    1. Il est bon de lire des propos prudents et sensés !

      A c epropos, Arlem Désir a parlé d'esprit munichois pour caractériser l'attitude prudente de certaines personnalité politiques ! Faisons juste observer qu'à l'époque le gouvernement allemand était l'aggresseur et l'envahisseur. Et qu'accessoirement, l'Allemagneest aux portes de la France et que nous restions sur deux conflits entre la France et ce pays ! Et que l'Allemagne réarmait en dépit des mesures décidées à ce sujet dans le cadre du traité de Versaille.

      Munichois, encore un mot censé paraliser la réflexion.

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  5. http://allainjules.com/2013/09/03/interview-de-bachar-al-assad-au-figaro-syrie-lintegralite-de-linterview/

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  6. @Desmotscratie: excellent pseudo qui vous qualifie pleinement. J'aime certes la "belle langue", et la vôtre est relativement habile et élégante, mais à la condition expresse qu'elle soit au service d'une idée. Pour ce qui est des vôtres, et de vos propositions concrètes pour remédier à cette tragique situation, a l'instar de Juan, j'avoue avoir bien du mal à les cerner. Je ne vois dans vos propos, où l’insulte est à peine cachée sous la rondeur de votre aisance épistolaire, qu'un galimatias de phrases pompeuses, un onanisme intellectuel qui démontre une grande estime de soi, et un profond mépris des autres. En un mot comme en cent, et trivialement assumé, vous nous gavez ! Tout juste comprend-on clairement que vous n'aimez pas Juan et ses idées. Et en effet, si cela se résume à cela, pourquoi perdre votre temps à nous faire perdre le nôtre ? Il y a des endroits pour cela. Je peux me tromper bien entendu : alors dans ce cas, pouvez nous dire ce que vous proposez concrètement pour sortir la Syrie et les syriens de cette abomination et de cette souffrance ? Situation qui par ailleurs, sur un plan purement et froidement géopolitique, est d’une terrible gravité. Oubliez un peu votre mépris pour ce « blog » s’il vous plait et faites-nous donc profiter de vos lumières pour élever le débat si vous le pouvez. Encore que : s'agit-il bien encore de débattre quand des populations sont massacrées, et ce quelque fusse l'auteur des massacres? Ce que dit Juan c'est tout simplement que, dans le cas qui nous occupe, nous nous cachons derrière notre petit doigt et que tous ces débats sur le Débat ne sont guère motivés que par la volonté de ne surtout rien faire tout en donnant bonne conscience aux salonnards et politiciens de tous bords.

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    1. Vatokely,

      1/ chacun est libre de lire ou de ne pas lire qui il veut sur ce blogue

      2/ chacun est libre d'y développer les opinions qu'il souhaite et d'adopter les positions qui lui conviennent

      3/ pourriez-vous nous dire depuis quand vous fréquentez ce blogue ...

      4/ pourquoi poser d'emblée que nous blogueurs serions dans l'obligation d'apporter des solutions à un problème que nous n'avons pas déclenché et sur lequel nous n'avons pour ainsi dire aucune prise

      5/ pour ma part il me semble que la blogosphère doit être un espace au service de la réflexion où la sincérité doit présider aux échanges. Cette sincérité fait défaut sur ce blogue ultra-partisan. j'en veux pour preuve que quand on y adresse une interpellation sur le thème de l'insincérité on vous répond sur le thème de la transparence

      6/ je ne pense pas que le ton et la tournure de votre propos soit propice à la réflexion

      7/ si je me trompe, vous m'en verrez ravi et me trouverez tjrs disponible pour échanger. Mais sans concession. Par quoi commence-t-on ?

      8/ si cela vous semble sans intérêt alors épargnez-vous la peine de me lire ... Ainsi vous éviterez-vous d'inutiles désagréments :)

      9/ j'aime bien votre style

      10/ si vous êtes un lecteur régulier de ce blogue il ne vous aura pas échappé que je ne me contente pas d'invectives circonstanciées visant l'insincérité de la démarche qui y a cours. J'y fournis des éléments d'information qui en eux-mêmes fournissent d'autres clés de compréhension interprétables comme autant de pistes en vue d'une solution à cette tragédie humaine. En premier lieu cesser de mentir et reconnaitre une bonne fois pour toute que c'est le bloc USA-France-Angleterre qui entretient le feu en alimentant à jet continu ce qui nous est présenté comme une rébelion à caractère politique mais qui est avant tout, à la base, un conflit de pouvoir entre allaouites et sunnites. Si donc les Etats-Unis ne jouaient pas les piromanes il n'y aurait pas besoin de pompiers ! Pardonnez moi de ne pas faire dans le compassionnel même si bien évidemment je suis sensible comme tout un chacun à l'horreur engendrée par ce conflit dans l'existence quotidienne des Syriens. Mais qui a déclenché ce chaos mortifère ? Et avec le soutien (indispensable) de qui ? De qui se moque-t-on ? :)

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    2. 11/ tolérez que des personnes puissent développer un propos dans une continuité dont l'origine remonte à plusieurs années et qui de ce fait vous échappe peut-être. Sans que vous puissiez être tenu responsable de cette méconnaissance, elle peut néanmoins expliquer l'analyse assez sommaire que vous proposez au sujet de mes interventions. Dans ce cas une élémentaire prudence s'impose invitant à un échange préalable et nécessaire avant l'établissement d'un jugement honnête. Surtout lorsqu'il se veut aussi expéditif que celui dont vous me gratifiez.

      12/ en démocratie nous ne sommes pas astreint à une obligation de résultats. En revanche nous devons nous donner les moyens de la faire vivre. Et la sincérité des débats constitue de ce point de vue une exigence première selon moi.

      13/ certainement êtes-vous sincère ; mais ensuite il convient de tendre vers le juste et se donner les moyens de sa manifestation. Se sont là les deux valeurs qui inspirent ma démarche ...

      14/ l'heure n'est pas selon moi à proposer des solutions clé en main à tous les problèmes mais à se doter des moyens de comprendre au mieux les problèmes en remontant le plus possible au carrefour où ils prennent leur source principielle. Une sorte de démarche généalogique telle celle préconisée par Nietzsche et suivie par Foucault et nombre de ses épigones.

      15/ alors peut-être parviendrons-nous un jour, un nous très impersonnel, à remettre à l'endroit ce qui fonsdctionne à l'envers. Je veux parler, entre autres, du dévoiement total de la démocratie où l'on aboutit à l'évocation de la transparence communicationnelle en lieu et place de la sincérité des débats. Vous connaissez certainement le rôle central joué par la communication dans les modes de gouvernance des années 90 et 2000. Autrement connu sous le nom de storry telling ou narative.

      17/ dans ce contexte il me semble en tant que blogueur que c'est faire oeuvre utile que de contribuer tant bien que mal à cet effort de redressement d'une réalité distordue par ces scénaristes à l'oeuvre dans le champ du marketing.

      18/ etc.

      19/ bien à vous :)

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