13 janvier 2014

Quand Sarkozy attaque Hollande sur l'affaire Gayet

C'était prévisible, trop facile, si facile qu'il aurait eu tort de s'en priver. Nicolas Sarkozy, par quelques proches interposés, a lancé l'offensive.

Brice Hortefeux, puis Jean-François Copé, et même quelque "proche anonyme" se sont confiés dans la presse à l'encontre de François Hollande et de cette affaire Gayet.

Boum ! Que la démarche est bien concertée !

A droite, une fraction de l'UMP s'est décidée à porter l'attaque. Sans doute Sarkozy était-il effrayé à l'idée qu'Hollande puisse sortir politiquement indemne de cette affaire, à en croire les premiers sondages.

Il y eut d'abord Eric Woerth, qui ouvre le débat, dimanche:  Il faut admettre que lorsqu’on est président de la République, il n’y a pas de vie privée possible. On peut le regretter, mais c’est comme cela.".  

Si Juppé jugeait obscène ce voyeurisme, Copé n'a plus d'états d'âme. Dimanche, il a repris des éléments de langage concoctés rue de Miromesnil.
"Quand on fait la liste des 'moi président' qu'il nous avait assénés, avec rétrospectivement beaucoup de prétention, il ne reste plus grand-chose de tout cela et c'est la fonction présidentielle qui est profondément atteinte ".

Alexandre Lemarié, pour le Monde, complète le tableau: 
"Sur le fond, M. Sarkozy se réjouit de voir que l'actuel président peine à incarner le changement de style qu'il avait promis pendant la campagne présidentielle. « Nicolas Sarkozy constate les 'moi président' qui s'effondrent les uns après les autres », indique un de ses proches. "
Lundi, Brice Hortefeux, "l'ami de 30 ans", reprend les mêmes expressions: "Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire. (...) Sur les dix-sept 'moi président' égrainés pendant quatre minutes, combien en reste-t-il aujourd'hui ? "

L'offensive est si claire, si marquée, que l'on ne peut s'empêcher, à l'Elysée, de penser à la piste d'une jolie manipulation. Non pas que cette relation entre l'actrice et le président fut fausse - elle a été confirmée. Mais sa révélation tombe à pic, quelques jours avant une conférence de presse, alors qu'Hollande a repris la main, au moins sur sa droite.


Un complot ? Non, une offensive politique.


3 commentaires:

  1. Ce pauvre Monsieur Hollande, c'est l'histoire de Caliméro, à qui tout le monde veut du mal.
    Maintenant, il faut bien dire qu'en ne tenant pas les promesses qu'il avait faites à ses électeurs, en ne respectant pas les principes républicains, en déroulant le tapis rouge à ceux qui ne voulaient surtout pas de lui, en "suçant la roue" de Merkel sans oser lever la tête, Monsieur Hollande y a mis du sien et il continue. Alors, si Valls est contre-productif (voir le post de Juan), que peut-on dire de Monsieur Hollande, qui l'est à la puissance 100.

    Au final, il ne nous reste qu'à attendre la prochaine échéance pour faire comprendre à Monsieur Hollande et à ses amis qu'on ne s'assied impunément pas sur les principes républicains et sur ses engagements. La duplicité a un prix.


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    1. c'est bien dit même si je ne suis pas d'accord. Mais il faudra changer un jour préciser l'argument

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  2. C'est l'hôpital qui se moque de la charité. On est mal barrés.

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