20 février 2014

Sarkozy, Hollande, quand le président joue aux VRP

François Hollande termine une séquence patronale tournée vers l'international. Un voyage aux Etats-Unis la semaine dernière pour mieux séduire quelques entreprises et entrepreneurs, une réunion à l'Elysée avec une trentaine de patrons de multinationales étrangères...

Hollande veut rassurer, comme nombre de ses ministres.

Politique de l'offre oblige, il s'agit d'expliquer combien la France est un pays séduisant. Et oui, pour le coup, le pays reste attractif, n'en déplaise aux grincheux. Mais la démarche toute commerciale de notre président français pouvait en rappeler une autre, rappelez-vous.

Elle avait même inspiré les deux trublions de la Chanson du Dimanche, il y a longtemps.



Nicolas Sarkozy jouait au VRP comme avant lui Jacques Chirac. Il était brouillon, arrogant, vantard. Tee-shirt mouillé, il savait "jogguer" comme un business man. Avec ses Ray-Ban au G8, il surjouait le Bling-Bling.

Hollande est plus classique, plus souriant, il parle un peu mieux, à peine mieux l'anglais.

Il préfère le fond - des annonces - à la forme, cette vraie-fausse familiarité avec le monde patronal international.

Hollande rencontre toujours des dictateurs, Sarkozy leur déroulait un tapis rouge.

Cette chanson nous rappelle que tout était à vendre dans l'ancienne Sarkofrance. On moque encore Arnaud Montebourg qui empêcha Yahoo de mettre la main sur Dailymotion. On néglige Sarkozy qui vendit une fraction du pays au Qatar avec l'aide d'un nouveau régime défiscalisé pour investisseurs des Emirats.



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