2 mars 2014

L'actualité politique de la semaine, vue par 3 blogs #S01E22

Haro sur Copé dans les blogs politiques cette semaine. On poursuit le tri sélectif et subjectif de quelques billets de la blogosphère politique qu'il ne fallait pas rater.


L'affaire Copé déchaînait nos passions, nos rires et nos commentaires. Une fois n'est pas coutume, la frange furibarde de l'UMP se rappelle au bon souvenir de l'électeur amnésique avec ce qu'elle sait faire de mieux: une sale affaire d'argent.

On oubliait presque la campagne municipale. A Paris, notre confrère el Camino donne un coup de plus, peut-être de grâce, contre celle de Nathalie Kosciusko-Morizet. Cette dernière vient de virer sa tête de liste dans le 2ème arrondissement, à trois semaines du premier tour de scrutin. Fred Camino revient sur sur les déclarations de la candidate à propos du plaisir à voyager en RER en Île de France:  "J'ai donc redécouvert les plaisirs des transports en commun un peu grâce à Nathalie KM, ses aventures dans le métro m'ont redonner l'envie de respirer la sueur des voisins de banquettes et les odeurs d'égout de la station Châtelet-Les Halles m'avaient beaucoup manqué". La campagne NKM ressemble à un désastre.

Mardi, l'altercation entre Valls et Goasguen monopolise l'attention médiatique. Finie l'Ukraine, le chômage, ou le Pacte de responsabilité. Le blogueur historique Authueil, ancien attaché parlementaire, y consacre un billet. Et nous explique pourquoi ce clash Valls/Goasguen à l'Assemblée comment l'emballement médiatique s'est produit: "Comme on se faisait chier à mourir pendant cette séance de questions, et qu'il n'y avait rien de passionnant à se mettre sous la dent, les caméras se sont naturellement jetées sur cet incident comme la vérole sur le bas clergé. Les chaînes d'infos en continu passant l'incident en boucle, les autres médias se sont sentis obligés de traiter de ce sujet."

Plus grave, Margaux Dusquesne anticipe de quelques jours un triste anniversaire, Il y a vingt ans quasiment jour pour jour après le début du génocide rwandais.. Elle rappelle le témoignage  de Roméo Dallair, commandant de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda (MINUAR) en 1994. Ou ce documentaire La justice des hommes, de Jean-Xavier de Lestrade, sur les milliers de Rwandais accusés d'avoir participé au génocide. Vingt ans après, le pays est en paix mais les plaies sont loin d'être cicatrisées.

3 commentaires:

  1. Au sujet de la nécessité de réguler la finance, notamment le trading haute fréquence, Frédéric Ploquin cite dans Marianne Jean-François Gayraud, ancien cadre du contre-espionnage, qui vient d'écrire "le nouveau capitalisme criminel". Gayraud déclare que "la lutte contre le blanchiment et l'argent sale est un échec absolu autant que pathétique. Avec dans le rôle de l'ogre insatiable les banques elles-mêmes, anglo-saxonnes, russes, brésiliennes, chinoises, vénézuéliennes..., servies par un outil révolutionnaire dont le commun des mortels ferait bien de connaître le fonctionnement : le trading de haute fréquence, fruit de l'innovation technologique et de la grande et moderne dérégulation. Une révolution criminogène, un système qui permet une telle accumulation de transactions en un temps aussi restreint rime forcément avec impunité. L'hypervitesse rend les fraudes indétectables, dit-il. Si on les voit, on ne parviendra plus à les démontrer. On a créé un espace d'invisibilité absolue pour la fraude".
    Sans compter le risque systémique dû à de telles pratiques non encadrées (cf. dark pools, paradis fiscaux, produits dérivés ...).

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  2. Jean-Pierre Chevènement sur la politique économique menée par François Hollande :
    • Je ne pense pas que cette politique soit un tournant social-démocrate, parce que la social-démocratie implique un partage. Il faut donc qu'il y ait des avantages pour les salariés. Là c'est tout le contraire qui se profile.
    • Donc c'est plutôt du social-libéralisme. Mais, est-ce même du social-libéralisme ? Mais où est le social ? N'est-ce pas du libéralisme tout court ?
    • Je pense que François Hollande, finalement, est revenu à sa source, qui est le delorisme. Jacques Delors mettait un peu de confiture sur la tartine. Là, il y a pas beaucoup de confiture en perspective.
    • La politique suivie me paraît extrêmement problématique, et je pense qu'il est temps de prendre conscience de la nécessité de changer de politique.
    Est-ce suffisamment clair ? Ou faut-il vous faire un dessin ?

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