17 mars 2014

#Sarkogate: la connivence médiatique


Le cliché est terrifiant. Nous n'avons pas été les seuls à le faire. Pour qui passait dans une maison de la presse ou un kiosque à journaux, il devait chercher la différence entre nos hebdomadaires. Les couvertures se ressemblaient les une aux autres. Il y avait bien Marianne, Politis ou l'Humanité-Dimanche. Mais le reste nous donnait le tournis.
" Unis face à l'épreuve" (VSD),
"Mort ou Vif" (Valeurs Actuelles),
"Leur couple plus fort que la trahison" (Point de Vue),
"Carla veut se battre pour lui" (Paris Match).
Dimanche, c'est au tour du JDD de contribuer au story-telling sarkozyste: François Hollande a eu un "rendez-vous secret" avec les deux journalistes du Monde auteurs de l'enquête qui, le 7 mars dernier, dévoilaient le contenu de cette enquête sur les soupçons de trafic d'influence qui pèsent sur Nicolas Sarkozy. Les adeptes du complot élyséen sont réjouis ! Qu'importe si la rencontre intervient après la publication...

Ce n'est pas la première fois. Ce ne sera pas la dernière. A chaque fois, la même question: les responsables de ces journaux se coordonnent-ils ? Y-a-t-il une malédiction collective qui explique une telle convergence servile ? Une proximité politique, certainement. Un aveuglement corporatiste, rien n'est si sûr.

5 commentaires:

  1. qui sont les propriétaires de ces journaux ?
    poser la question c'est expliquer cette "malédiction"

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  2. Y a-t-il une coordination, une malédiction ou une proximité politique ? Les questions de Juan sont toujours aussi savoureuses parce que d'une naïveté déconcertante ou alors s'agit-il d'une nouvelle méthode de communication ?
    Dans le même registre, on pourrait se demander si les patrons de journaux ont des intérêts économiques communs, si les puissants servent le pouvoir, si les seuls journaleux qu'on voit en permanence dans les médias font partie du Siècle par accident ? A votre avis, tous ces faits sont-ils le fruit du hasard ou y a-t-il quelque chose qui ressemblerait à une lutte des classes, un vieux concept ringardos en démocratie libérale (oxymore) ?


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  3. Hé, hé, vous voulez rire. V'là Fabius qui vient dans la p'tite lucarne dire avec force que ce que fait la Russie en Crimée n'est pas légal. Parce que tout le monde sait que renverser un président, même corrompu, est légal. De plus, c'est le gars qui devait pas vivre en France quand les élus ont violé le vote populaire des Français en ratifiant le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance, synonyme d'abandon de notre souveraineté nationale. C'est le gars qui sait pas que le journaliste en face de lui raconte des bobards : ça va être dur pour la Crimée, qui a besoin de 800 millions d'euros ! Ah bon, et l'Ukraine elle a besoin de combien d'euros à ton avis ? 25 milliards que l'Union européenne ne va pas lui donner même si elle va l'"aider". Comme elle a aidé la Grèce ou l'Espagne, ouille, ouille, ouille.
    Ce qui est réconfortant pour un libéral français, c'est que les journaleux de télé, que les chaînes soient publiques ou privées, racontent les mêmes énormités. Est-ce si difficile de ne pas caricaturer la réalité ? Sommes-nous si cons et méprisables ?

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  4. Vous avez oublié "L'homme à abattre", couv" du Figaro Magazine. Il ne faudra pas oublier tout ça en cas de réélection de Sarko, ne pas oublier la responsabilité qu'auront eu ces titres de presse dans l'émergence d'un berlusconisme à la française (la victimisation des crapules), leur responsabilité dans le nivellement du débat, dans le renforcement du "tous pourri" et, au bout du compte, dans le renforcement du FN et de l'abstentionnisme.

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