7 mars 2014

Pacte de responsabilité: si peu d'embauches

Non mais allo, quoi ?

Cent ou trois cent mille embauches, et pas une de plus.

Les simulations les plus officielles publiées ces derniers jours laissent rêveur.

Dix milliards d'euros d'euros d'allègements de charges pour à peine 300.000 embauches, dans les versions les plus optimistes.

Le Haut Conseil au financement de la Protection Sociale a en effet livré 3 scénarios.
1. Une baisse uniforme des charges sur tous les salaires, pour environ 2 points de cotisation.
2. Une baisse des charges limitée aux salaires moyens, jusqu’à 2,1 SMIC (3.000 euros brut)
3. Un allégement supplémentaire sur les revenus en dessous de 1,75 SMIC (soit 2.500 euros brut).

Les résultats, pour 10 milliards d'euros de réductions de cotisations sociales, sont modestes: entre 134 et 303.000 créations d'emplois. 

Source: Les Echos

Mercredi, trois syndicats de salariés (CFDT, CFE-CGC et CFTC) font mine de crier victoire, après la signature d'un premier accord dit de responsabilité avec le MEDEF. Force Ouvrière ou la CGT protestent. Le texte signé, nous explique-t-on, fixerait des "contreparties" au pacte de responsabilité de François Hollande: contre la baisse des cotisations familiales (30 milliards d'euros d'ici la fin du quinquennat), les contreparties seraient de « demander aux branches professionnelles » d'ouvrir « des discussions » ou « des négociations » « sur des objectifs quantitatifs et qualitatifs en termes d'emploi ». Les objectifs seront chiffrés, et dans toutes les branches (dixit la CFDT).

Mais ce ne sont... que des objectifs, et nullement un engagement de résultat.

Bref, rien.

Du côté des entreprises, on peut comprendre l'argument: qui peut garantir des embauches ? Du côté des opposants aux réductions de cotisations sans contreparties, on ne peut que louer l'inquiétude: sans contreparties, ces réductions sont un ... cadeau.

Le Pacte de Responsabilité cher à Hollande était mort-né. 

Le premier accord qui s'en réclame signe son acte de décès.





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14 commentaires:

  1. et si on ne change rien , il se passe quoi
    la dégringolade continue ?

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    1. jusqu'au chaos final oui. On aura certainement l'occasion de bien rire encore avant.
      Les atterrés sont quand même atterrants, 24 pages pour expliquer pourquoi le pacte les terrasse autant. Résultat on est quasi contraint de survoler l'argumentaire sans en retenir un gramme de sa substantifique moelle. Quel gâchis.
      http://econoclaste.org.free.fr/econoclaste/?p=11971

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    2. Changer, ce n'est pas se contenter de déplacer un curseur, en l'occurrence faire reposer les dépenses sur l'un ou sur l'autre des catégories sociales sauf si on est un petit boutiquier sans vision et sans projet comme Hollozy.

      Je suppose que tu as conscience qu'il existe des alternatives. Ou pas. Car si la méthode consiste à faire des cadeaux aux entreprises sans rien changer au cadre, aux règles du jeu, n'importe qui, je dis bien n'importe qui, peut diriger le pays. N'importe quel imbécile capable de lire un discours creux écrit par un communicant lambda, aussi nul que ceux qu'on connaît aujourd'hui, fera l'affaire.
      Et dans ce cas, qu'Hollozy ne change rien. Il est parfait dans le rôle de toutou de l'UE et de clone de Sarkozy.

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    3. La CGT, FO bien que n'étant pas pour l'ANI signent des accords dans l'entreprise... Manifestement comme toi adepte du chaos final et malgré tout tu ne t'interroge pas .

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    4. Manifestement elles ne sont pas adepte du chaos final et malgré tout tu ne t'interroges pas .

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  2. Et si on fait cela la dégringolade s'arrête? Depuis le temps qu'on allège le charges et qu'on fait des cadeaux aux entreprises quel a été le résultat?
    Petit histoire édifiante, venur de la Cour des comptes: l'entreprise Manurhin (fabrication d'armes ) , entreprise privée en difficulté, a demandé en 2011 le soutien de l'état et a reçu 4 millions d'Euros de ses concurrentes nationalisées Giat et la Sofired qui ont pris des participations. Mais sur cette somme , les intermédiaires (dont l'ex beau-frère de Sarkozy), ont reçu 1 200 000 €. Voila un bel exemple d'utilisation des aides par une entreprise, non?
    On peut avoir confiance. Ces types de plans sont toujours morts nés

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    1. "Ces types de plans sont toujours morts nés" sauf pour les particuliers qui les financent au travers des prélèvements divers et variés.

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  3. Et dans ce cas, que Demos ne change rien. Il est parfait dans le rôle de toutou du FdGet de clone de Merluche.

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    1. Dis-moi, bob, t'es pas très inspiré pour reprendre mes formules mot à mot. On voit que t'as dû être formé aux relations médias, mais il est temps pour toi de te renouveler. Pour ce qui concerne la merluche, c'est bien toi qui as écrit sur ce blog que tu étais proche de lui. Donc, il faut que tu assumes tes turpitudes et ton soutien à ces guignols socialos, bob. Pour ma part, je n'ai rien à eu à voir hier, pas plus qu'aujourd'hui avec la merluche, ni avec son équipe, pas plus qu'avec ses méthodes, ses analyses ou son programme (la 6ème république, le soutien à l'Europe et à l'euro). Chacun ses goûts. D'ailleurs, j'aime pas plus les méthodes staliniennes que la gauche d'opérette, c-a-d les socialos, qui ont chaque fois trahi la classe ouvrière et les gens modestes. De la répression des mineurs au début du siècle dernier à la trahison d'Hollozy en passant par le virage de la rigueur de Mitterrand en 83. Les socialos ne valent pas mieux que la droite conservatrice et je comprends le choix d'Hollozy de vouloir être le prochain candidat de droite à la présidentielle de 2017. Je lui souhaite bonne chance dans sa lutte contre le meilleur ennemi (épouvantail) de Juan.

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    2. c'est bien toi qui as écrit sur ce blog que tu étais proche de lui.

      proche , mouarf ...
      un mec qui voulait m'exclure du PS parce que je gênais le jeune loup aux dents longues qui rayaient le parquet qu'il avait mis dans mes pattes pour m'empêcher de succéder au maire de ma ville

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    3. Ton appartenance au PS doit, comme la plus grande partie de tes camarades actuels ou passés, t'aveugler. D'où ta bienveillance si touchante vis-à-vis d'Hollozy. Concernant ta merluche, à ce que je sache, la merluche, il a fait partie du PS pendant près de trente ans, de1977 à 2008, en occupant des postes élevés de la République, ce qui explique pourquoi à part ses quelques 'bons" mots ou déclarations outrancières, il est resté proche du PS dans ses choix. D'ailleurs, a-t-il quitté le PS par conviction ou parce qu'il n'avait pas d'avenir digne de lui ? A ton avis ?

      Pour ma part, je suis libre et n'ai aucune histoire en commun avec Mélenchon, ni avec qui que ce soit du même milieu même si je dois avouer que j'ai une légère préférence pour les politiciens de droite, comme Hollozy, qui était socialiste, à ce qu'il paraît. Comme la merluche et comme toi. Hi, hi ...

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  4. De toute façon, les entreprises ne créent pas l'emploi. Ça n'a jamais été leur rôle.

    http://blog.mondediplo.net/2014-02-26-Les-entreprises-ne-creent-pas-l-emploi

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  5. Placé sur écoute, Nicolas Sarkozy menacé par une nouvelle affaire.

    L'affaire est sans précédent. Un ex-président de la République et deux de ses anciens ministres de l'intérieur placés sur écoutes téléphoniques. Gilbert Azibert, l'un des plus hauts magistrats français, suspecté de renseigner discrètement Nicolas Sarkozy sur l'affaire Bettencourt, en échange d'une sinécure à Monaco. La Cour de cassation, plus haute juridiction de l'ordre judiciaire, accusée d'être sous influence, ses principaux membres susceptibles d'être interrogés par les policiers. Tous les ingrédients d'un scandale d'Etat sont réunis.

    1- Sarkozy placé sur écoute.

    Le point de départ de l'affaire remonte au 19 avril 2013, lorsqu'une information judiciaire pour « corruption » est ouverte à Paris. Confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman, elle vise un éventuel soutien financier de la Libye à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007. Discrètement, les magistrats prennent une décision forte : ils mettent l'ancien président sur écoute, ainsi que deux de ses anciens ministres de l'intérieur, Claude Guéant et Brice Hortefeux.

    En décembre 2013, plusieurs conversations enregistrées entre M. Hortefeux et l'ancien patron de la police judiciaire de Paris, Christian Flaesch, fuitent dans Le Monde. Elles révèlent une proximité gênante entre l'homme politique et l'enquêteur, entraînant la mise à l'écart du policier.

    L'épisode inquiète les sarkozystes. M. Sarkozy lui-même devient laconique sur son téléphone « officiel ». Les juges s'interrogent, et finissent par découvrir que l'ex-chef de l'Etat dispose d'un second portable, enregistré sous un nom fictif. A son tour, cet appareil est placé sous surveillance. Les écoutes révèlent des échanges avec un autre téléphone mobile acquis avec une identité d'emprunt : il s'agit du portable acheté par Me Herzog pour échanger en toute confidentialité avec son client.

    2- Un magistrat renseignait le camp Sarkozy.

    Un épisode crucial se joue au même moment à la Cour de cassation. Le 11 mars, la haute juridiction doit dire si la saisie des agendas privés et officiels de M. Sarkozy, au cours de l'enquête Bettencourt, était licite ou non. Or, ces agendas sont décisifs dans l'affaire Tapie/Lyonnais, dans la mesure où ils révèlent sa proximité avec Bernard Tapie. Si la saisie initiale de ses agendas devait être invalidée, c'est tout un pan de la procédure qui s'écroulerait. D'où le pourvoi déposé en septembre 2013 par Me Herzog auprès de la Cour de cassation.

    Or, les conversations téléphoniques entre M. Sarkozy et son avocat, Me Herzog, retranscrites par les enquêteurs, montrent que les deux hommes sont très bien renseignés sur la procédure en cours. Et pour cause. Gilbert Azibert, avocat général près la Cour de cassation, affecté à une chambre civile, est un vieux routier de la droite judiciaire. Nicolas Sarkozy l'a reçu au moins une fois, lorsqu'il s'est agi de le nommer, en 2008, secrétaire général de la Chancellerie. Et Thierry Herzog le connaît depuis longtemps. M. Azibert, qui a accès au service intranet de la haute juridiction, renseigne le camp sarkozyste sur l'évolution des tendances au sein de la Cour de cassation, les écoutes en font foi.

    3- Des renseignements en échange... d'une sinécure.

    Me Herzog s'en ouvre au téléphone auprès de M. Sarkozy. Et lui confie au passage que M. Azibert serait ravi de bénéficier d'un coup de pouce professionnel. En effet, proche de la retraite, celui-ci postule pour un poste de conseiller d'Etat à Monaco. Il aimerait bien, aurait-il glissé à l'avocat, que l'ex-chef de l'Etat, doté d'un fort pouvoir d'influence, intervienne en sa faveur.

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/03/07/nicolas-sarkozy-sur-ecoutes-la-justice-soupconne-un-trafic-d-influence_4379307_3224.html

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    1. Oui enfin Maître Herzog se fait fort de démontrer, le moment venu (quand, quand ?) qu'il s'agit d'une affaire politique.
      http://lemonde.fr/politique/article/2014/03/07/thierry-herzog-je-demontrerai-le-moment-venu-qu-il-s-agit-d-une-affaire-politique_4379425_823448.html
      J'espère qu'il est grassement payé pour cela en prenant la suite devant les caméras et les micros inquisiteurs de l'avocat de P. Buisson qui faisait, en vérité, un peu peine à voir.

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