6 mars 2014

Buisson, la nouvelle affaire Clearstream de Sarkozy ?

L'affaire Buisson est d'Etat, et peu surprenante. D'Etat, puisque l'on parle de l'espionnage d'un président de la République. Peu surprenante, tant la sarkofrance nous a habitué à la décomplexion la plus totale.

Cette affaire ne serait-elle pas autre chose qu'un #Sarkoleaks, une fuite organisée par Nicolas Sarkozy lui-même pour se débarrasser d'un encombrant néo-frontiste trop proche de son ancienne image ? Cette affaire nuit-elle véritablement à l'ancien  monarque ? Est-ce encore un coup dur pour l'UMP ?

Nous pourrions répondre trois fois oui. Cette affaire Buisson nous faisait penser à Clearstream, autre occasion de victimisation accélérée et opportune de Nicolas Sarkozy lors de l'avant-2007.

Twitter se régale, les blogs politiques s'en mêlent.

"Et si Hollande avait, lui aussi, été enregistré ?" Sur le site collectif StopBashing, Grandulo rédige un dialogue théorique entre Hollande et son conseiller Aquilino Morelle.

"L'épineux Buisson" : Nicolas enfonce le clou, et les questions: "Depuis quand ce retour est-il préparé ? Qui nous dit que la fuite est fortuite ? Comment les enregistrements sont-ils arrivés jusqu'à la presse ?"

"#Sarkoleaks: une fuite organisée par Sarkozy himself?…" Bembelly met les pieds dans le même plat: "Et si ce n’était qu’une nouvelle «carte postale» pour endosser l’éternel costume de victime, comme jadis dans l’affaire Clearstream?"

"Coucou c'est encore Sarkozy": Captain Haka s'interroge sur les Pieds Nickelés qui dirigeaient récemment la France: "Comment se fait-il que ce type, quelques soient les raisons pour lesquelles il avait été recruté,  avait eu la possibilité d'enregistrer les conversations du président de la république sans porter atteinte à la sûreté de l'état et par conséquent à notre sécurité à tous ?"

"Un Judas nommé Buisson": la blogueuse Rosaelle questionne la première: "cela tombe à point nommé pour celui qui doit se débarrasser de celui qui l'a torpillé grâce à sa ligne frontiste".

Seb Musset résume bien: "La propulsion médiatique de Patrick Buisson au rang de "félon au dictaphone" offre à Sarkozy une opportunité de se dédouaner de sa politique et d'une campagne très FNlike en 2012 (largement inspirée par Buisson, gourou intouchable et vénéré à l'époque, et les trigolos de la droite forte)."

Plus sobrement, Guy Birenbaum publie une video musicale, "Chain Reaction", des Crusaders.


Réactions en chaîne ?

Exactement.


4 commentaires:

  1. L'affaire Buisson devient l'affaire Sarko, puis celle de toute la Sarkozie, qu'on le veuille ou non : Patrick Buisson ou l'arrière Sarkozie

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  2. En bon auteur de polar je me pose toujours la question :"À qui profite le crime?" Et je dois dire que pour le moment le nain hydrocéphale est épargné. Dons votre théorie n'est peut-être pas impossible. Sachant que le Narkozy s'il s'est montré d'une duplicité totale pendant cinq ans est capable de tout et surtout du pire !...

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  3. Buisson n'est-il pas l'arbre, qui cache la forêt ? Bon, d'accord, je sais, je recommencerai plus, promis, craché, juré ... Et pourtant, c'est peut-être pas faux, mais bon !

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