18 avril 2014

Comment Hollande aurait du mal avec Valls

Elles ont fini par l'agacer, ces couvertures qui qualifiaient Valls de co-président.

Puis les premiers sondages sont tombés. Valls était si populaire qu'on oubliait que Hollande était président. D'autres lui promettaient la disqualification dès le premier tour si la présidentielle avait lieu aujourd'hui.

"Le président, c’est lui. Et il ne se met pas dans une posture passive "
(Un conseiller, 11 avril)

"Cote de popularité : Valls plane, Hollande chute" constatait Libération,  ce 13 avril.  Sans blague ? Le "grand écart" commente le Point. Hollande n'est pas épargné d'un nouveau bashing, bien au contraire.
"A titre de comparaison, Dominique de Villepin en juin 2005 enregistrait un indice de popularité de 44%, et Laurent Fabius de 29% en août 1984. Celui-ci venait alors de succéder au premier Premier ministre de François Mitterrand, Pierre Mauroy.
Surtout, relève l'Ifop, un tel écart de 40 points entre les cotes de popularité du président de la République et du Premier ministre n'a jamais été vu depuis 1958 (hors cohabitations). Le plus important jusqu'alors était le différentiel de 21 points enregistré entre Nicolas Sarkozy (37) et François Fillon (58) en mars 2008." (Libération)
Effectivement, ils pouvaient énerver, ces sondages et autres couvertures de presse. Cette popularité sondagière semble tourner la tête à l'impétrant de Matignon. Dans une brève information publiée par l'Express, on découvre que Manuel valls aurait demandé à Hollande de "calmer ses collaborateurs". Sans rire...

En coulisses, on fait savoir qu'Hollande ne s'inquiète pas. "Valls est là pour faire réussir le quinquennat". S'il échoue, cela fera un rival de moins. S'il gagne, cela profitera à Hollande, et Valls s'effacera devant la candidature du président sortant qu'on nous annonce déjà comme évidente pour 2017.

Mais voici que Julien Dray propose des primaires à gauche, y compris si Hollande se représente. Sacrilège des sacrilèges ! Notre confrère Nicolas critique la position. Tout en rappelant aux éditocrates en tous genres qu'une nouvelle candidature de Hollande n'est pas acquise ("Sans compter qu’il en aura probablement ras la casquette."), le blogueur prévient: si Hollande devait concourir à des primaires, ill faudrait qu'il "entre en campagne un an avant la fin de son mandat, de même que les autres candidats, dont probablement Arnaud Montebourg et Manuel Valls. Ca serait du grand guignol."

Mais au final, le plus important n'était-il pas ailleurs ?

Ici, par exemple.


L'Observatoire des inégalités rappelait récemment, le 10 février dernier, que les 10% des plus pauvres du pays ont perdu environ 150 millions d'euros de revenus entre 2008 et 2011. A l'inverse, les 10% les plus riches ont augmenté leur revenu net disponible de 18 milliards !

Allez comprendre.





Crédit illustration: DoZone Parody

3 commentaires:

  1. Finalement Valls va s'user et ses bonnes réformes profiteront à Flamby...

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  2. L'économiste Bernard Maris était pour l'euro depuis 25 ans.

    Aujourd'hui, il vient de changer d'avis : il est pour la sortie de l'euro.

    Il explique pourquoi dans l'hebdomadaire Charlie Hebdo, dans une série d'articles tous plus explosifs les uns que les autres.

    Mercredi 9 avril, puis mercredi 16 avril, puis mercredi 23 avril 2014, etc, lisez ces articles d'un économiste qui vient juste de comprendre son erreur : c'est édifiant.

    Pour lire le premier article de Bernard Maris du mercredi 9 avril 2014, cliquez ici :

    http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2014/04/18/bernard-maris-vire-sa-cuti-1/

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