1 avril 2014

Le curieux "pas de deux" d'Europe Ecologie les Verts.

C'est un communiqué, tombé ce soir vers 20h30, qui veut dire beaucoup.

EELV ne participe pas à un gouvernement dirigé par Manuel Valls. Après une journée de "discussions", c'est presque heureux pour qui comprend la direction prise et renforcée par François Hollande.

EELV restera un "partenaire vigilant". Quelle jolie formule... Les écologistes ne pouvaient que tenir compte de qui fut leur allié électoral. Mais ils n'ont pas encore tiré les leçons d'une autonomie à portée de main.

EELV reste traversée par des courants. L'un ne supporte plus rien dans cette Hollandie partie en vrille. Elle applaudit Grenoble et ces autres alliances. L'autre reste tentée par l'expérience gouvernementale. On l'entendait s'exprimer à travers Jean-Vincent Placé ou François de Rugy.

A bon entendeur...

Déclaration d’EELV

Les écologistes prennent acte de la volonté du Président de la République de tirer les leçons du scrutin municipal. Ils notent notamment que le Président de la République a annoncé la sortie de la dépendance de notre pays au pétrole et au tout nucléaire.
Toutefois, à ce stade, nous ne pouvons qu’espérer un véritable changement de cap. La non remise en cause des orientations budgétaires ne nous semble pas de nature à permettre cette transition énergétique de grande ampleur que nous appelons de nos voeux.
Les écologistes soutiendront sans faille le gouvernement à chaque fois qu’il s’engagera sur le chemin du progrès et de l’écologie, mais s’opposeront aux renoncements et quand l’écologie ne sera pas au rendez-vous.
 Malgré les propositions faites par Manuel Valls, les conditions en l’état ne sont pas réunies pour qu’Europe Ecologie Les Verts participe au gouvernement. Nous serons des partenaires vigilants et présents pour que cette transition s’incarne dans des mesures d’ampleur.
Emmanuelle Cosse, Secrétaire nationale d’EELV et le Bureau exécutif

8 commentaires:

  1. Ne vous découragez pas, Juan ! Attendons de voir ce qui va se passer. Moi, je vais me poser un peu, parce que ces dernières élections m'ont pris la tête.

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    1. je ne me décourage pas. Mais moi aussi, je devrais sortir un peu...

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  2. C'est bien mieux sans prendre de responsabilité et croire incarner une alternative...

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  3. De l'art de se tirer une balle dans le pied : les écologistes avaient là une magnifique occasion d'oeuvrer pour l'écologie, car MV leur offrait un grand ministère de l'écologie, de l'énergie, voire des transports me semble-t-il, avec comme seule obligation la solidarité ministérielle, ce qui est la moindre chose lorsque l'on fait partie d'un gouvernement. mais non, une majorité a préféré la politique politicienne. Je me demande où est l'écologie la-dedans. Je n'ai jamais été convaincue par les Verts, mais alors maintenant, moins que jamais.

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  4. Ouf! Les Verts et les technophobes dehors, Lauvergeon peut-être au gouvernement, on revient aux choses sérieuses. Parce que les éoliennes, ça va bien pour rigoler un moment, mais ensuite....

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    1. "On revient aux choses sérieuses". Monsieur a le sens comique, mais ne respecte pas beaucoup Hollozy, qui se donne tant de mal pour faire plaisir au Medef et à vos camarades socio libéraux. Par ailleurs, vu votre goût revendiqué pour l'énergie nucléaire, je vous invite à vous installer avec votre copine Lauvergeon à Fukushima. Vous ne serez pas gêné par les éoliennes et vous pourrez réfléchir à loisir à ce qui différencie un guignol, une marionnette politique, comme Hollozy, d'un homme politique de qualité ou ce que pèsent les propos dérisoires d'un type méprisant face à la profondeur de sujets qui le dépassent.

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    2. elie, c'est exactement pour cela que je suis heureux qu'EELV ne soit pas là.

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  5. Sur l'accord transatlantique, la Commission européenne piétine le débat démocratique en menant une parodie de consultation publique sur la protection des investisseurs et le règlement investisseur-État différend (ISDS) dans le commerce transatlantique et Partenariat pour l'investissement (TTIP). L'Union européenne continue à agir pour servir la soupe aux multinationales en nous prenant pour des imbéciles.

    Demos

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